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Société de médias Internet en faveur d’Israël
Tue, 29 Sep 2026 00:20:38 +0000
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Le rabbin Hirsch fixe l’objectif des ultra-orthodoxes pour les élections : « La gauche se renforce »
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Tue, 29 Sep 2026 16:15:23 +0000
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Le rabbin Moshé Hillel Hirsch, dirigeant de la faction ultra-orthodoxe Degel HaTorah, a prononcé samedi soir, à l'issue du chabbat, un discours d'une rare gravité devant les responsables et les…
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Le rabbin Moshé Hillel Hirsch, dirigeant de la faction ultra-orthodoxe Degel HaTorah, a prononcé samedi soir, à l’issue du chabbat, un discours d’une rare gravité devant les responsables et les candidats de son parti. À un mois des élections, l’objectif de la rencontre ne laissait guère de place au doute : mobiliser les troupes avant un scrutin que le rabbin Hirsch lui-même a qualifié d’exceptionnel. Parmi les personnes présentes figuraient les députés Yaakov Asher et Yitzhak Pindrus, aux côtés des nouveaux candidats inscrits sur la liste : les rabbins Rosenthal, Weispish et Zaltz.
Le rabbin Hirsch a ouvert son intervention par une mise en garde sévère. « En fait, nous sommes confrontés à une campagne comme il n’y en a pas eu depuis que je suis en terre d’Israël », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que la situation actuelle des Juifs en terre d’Israël n’avait, selon lui, jamais été telle qu’aujourd’hui. Le ton était donné : pour le dirigeant de Degel HaTorah, l’enjeu de ce scrutin dépasse largement les habituels calculs de sièges.
Le cœur de son propos a porté sur la relation d’Israël avec son allié historique. « Le monde entier est contre nous, y compris l’Amérique, dont nous pensions qu’elle était de notre côté — ce n’est pas vrai », a-t-il tranché devant l’assistance. Le rabbin Hirsch a affirmé que de larges pans de l’opinion publique américaine adoptent aujourd’hui des positions hostiles à Israël. Il a poussé le raisonnement jusqu’à évoquer un scénario de guerre : si, à Dieu ne plaise, un conflit éclatait et qu’Israël avait besoin que l’Amérique lui envoie du matériel pour l’aider, « ils nous diront qu’ils ne peuvent pas », a-t-il averti. Israel Hayom a diffusé des extraits vidéo de cette partie du discours, sous le titre : « Les Américains sont contre nous, il faut arrêter le renforcement de la gauche ».
C’est à partir de ce constat que le dirigeant haredi a articulé son appel au vote. Selon lui, le peuple juif a besoin aujourd’hui d’une « grande assistance divine », et c’est précisément le renforcement de la gauche qui prive Israël de cette protection venue du Ciel. « Cela vient du renforcement de la gauche », a-t-il insisté, appelant les personnes présentes comme l’ensemble des électeurs à tout mettre en œuvre pour empêcher ce renforcement.
Le rabbin Hirsch a également tenu à répondre aux voix, au sein même du public haredi, qui expriment lassitude ou colère envers le système politique. « Il y a des gens qui disent que cela ne sert à rien, qu’ils n’agissent pas et n’agiront pas — ce n’est pas vrai ! », a-t-il martelé, jugeant qu’il n’y a pas de place pour l’amertume. Il a appelé chaque électeur à fournir, selon ses mots, « le maximum du maximum » de participation au scrutin en faveur de la liste ג’ (Guimel).
Vers la fin de son intervention, le rabbin Hirsch a fixé un objectif électoral chiffré et sans ambiguïté pour la liste Yahadout HaTorah : « Si, à Dieu ne plaise, il n’y a pas ici quelque chose de grand, moins de dix mandats pour nous, ce n’est pas bon », a-t-il déclaré. À ses yeux, un vote massif en faveur du parti, capable d’accroître son poids politique, reste « le seul moyen d’empêcher la gauche d’exercer son pouvoir en Israël ».
Ce discours intervient dans un climat déjà tendu au sein de Degel HaTorah. Plus tôt dans le mois, les députés sortants Moshé Gafni et Ouri Maklev avaient été écartés de la liste du parti, une décision qui avait suscité de vives critiques dans la communauté haredie, tant sur le fond de ce choix que sur la manière dont il avait été mené.
Le rabbin Hirsch a conclu son allocution par une bénédiction adressée aux militants et aux participants du rassemblement. « Que le Ciel aide chacun d’entre vous », a-t-il souhaité, promettant à chaque militant de recevoir une assistance divine dans son engagement. Il a terminé sur ces mots : « Nous l’emporterons largement, et il y aura sanctification du Nom des Cieux. »
Sur alyaexpress-news.com, plusieurs articles éclairent le climat politique haredi à l’approche du scrutin : le candidat ultra-orthodoxe qui dérange Deri et Gafni, la règle religieuse pour les déserteurs ultra-orthodoxes qui a provoqué une tempête, et l’établissement qui a prédit les élections.
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Judée-Samarie : Elisha Yered dénonce la procédure qui met en danger les soldats et permet aux terroristes de se préparer
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Tue, 29 Sep 2026 14:15:12 +0000
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Elisha Yered n'est pas du genre à se taire. Militant des collines installé à Ramat Migron, en Judée-Samarie, il vient de lancer une alerte qui met en cause directement la…
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Elisha Yered n’est pas du genre à se taire. Militant des collines installé à Ramat Migron, en Judée-Samarie, il vient de lancer une alerte qui met en cause directement la sécurité des soldats de Tsahal sur le terrain. Selon lui, une procédure censée éviter les frictions avec les forces palestiniennes finit, dans les faits, par prévenir les terroristes eux-mêmes.
Le mécanisme qu’il dénonce porte un nom précis au sein de Tsahal : le « pliage des Shou »fim », autrement dit des policiers palestiniens. Avant l’entrée des forces israéliennes dans un village pour une opération, un message est transmis aux mécanismes de sécurité palestiniens afin qu’ils retirent leurs hommes de la zone. L’objectif affiché est simple : éviter tout accrochage entre policiers palestiniens et soldats israéliens.
Sauf que, selon Yered, l’information ne s’arrête pas là. Quand une opération porte sur plusieurs villages à la fois, ce sont les emplacements précis où les forces sont censées intervenir — et parfois même leur itinéraire — qui filtrent. Et ces détails, assure-t-il, se retrouvent en quelques minutes sur des canaux Telegram arabes qui surveillent en continu les mouvements de Tsahal.
Interrogé par Canal 7 à la suite d’un message qu’il avait publié sur les réseaux sociaux, Yered explique suivre ces témoignages depuis des années sans jamais les avoir vus se produire sous ses yeux — jusqu’à cette semaine. « C’est quelque chose à la fois connu et méconnu, explique-t-il. Tout soldat qui a servi dans le secteur de la Judée-Samarie, si vous lui en parlez, va s’en souvenir, il va dire : ah oui, nous aussi on a eu ça — mais tout le monde ne relie pas les points. »
Cette semaine justement, Yered affirme avoir observé le phénomène de ses propres yeux. En patrouillant sur la route de sécurité qui contourne Ramat Migron, il repère deux véhicules militaires à proximité du carrefour reliant la route 60 au village de Deir Dibwan. Les soldats sont dehors, chargent leur matériel, tout indique une sortie imminente en opération.
Quelques minutes plus tard, Yered consulte l’un des canaux Telegram arabes qu’il surveille habituellement pour suivre l’actualité de la région. Il y découvre, dit-il, un message publié un peu plus tôt listant sept villages où les forces étaient censées intervenir. « Dix minutes avant que les soldats ne commencent à s’organiser ici, au carrefour, le message décrivait déjà l’itinéraire à venir des forces », raconte-t-il.
Il cite en particulier le cas du village de Maalikh. D’après lui, l’annonce de l’arrivée de Tsahal dans ce village a été publiée à 12h15, alors que les forces ne sont arrivées sur place que plus d’une heure après. Un tel délai, estime-t-il, laisse largement le temps aux personnes recherchées de s’enfuir, de dissimuler des armes ou de se préparer à l’arrivée des soldats.
Dans le message qu’il avait publié, Yered présente aussi les horaires d’une autre opération de Tsahal menée pour rechercher des armes. Selon les données qu’il expose, une demande de « pliage des Shou »fim » a été formulée à 1h09 du matin, la confirmation « Shou »fim pliés » est arrivée à 1h28, et les forces ont commencé à pénétrer en zone A dès 1h29. Résultat, précise-t-il : malgré la fouille, aucune arme n’a été retrouvée lors de cette opération.
Yered ne tranche pas : il n’affirme pas que la notification préalable aux mécanismes palestiniens explique, à elle seule, l’échec de cette perquisition. Mais il pointe ce qu’il présente comme une contradiction qui mérite d’être éclaircie — d’un côté, des rapports faisant état de grandes quantités d’armes circulant en Judée-Samarie ; de l’autre, des opérations où les forces atteignent leurs objectifs sans jamais mettre la main sur les armes recherchées. « Je pense qu’il faut au minimum se demander si cette notification anticipée n’est pas, à chaque fois, l’une des raisons pour lesquelles on ne trouve rien », affirme-t-il.
Depuis la publication de son message, Yered assure avoir reçu de nombreux autres témoignages de soldats ayant servi en Judée-Samarie. Certains racontent être partis en opération sur la base de renseignements précis, pour ne rien trouver une fois sur place — ayant, dans plusieurs cas, repéré au préalable des informations sur leur propre opération publiées sur les canaux Telegram arabes.
Selon Yered, l’anticipation de l’information ne se limite pas à permettre la dissimulation d’armes ou la fuite de suspects recherchés : elle pourrait aussi permettre à des habitants hostiles de se préparer à affronter les forces. « On arrive et soit on nous attend carrément avec des pierres, des cocktails Molotov, en sachant qu’on va arriver, soit on est simplement à des mois de retard sur ce qui se joue réellement », rapporte-t-il, citant les propos des soldats qui l’ont contacté.
Yered conclut l’entretien par une mise en garde sévère sur la menace que représentent, selon lui, les mécanismes palestiniens eux-mêmes. Il affirme que certains de leurs membres sont impliqués dans le terrorisme et que des dizaines de milliers d’hommes armés se trouvent aujourd’hui en Judée-Samarie.
« Je pense que nous sommes déjà, aujourd’hui, un 6 octobre », lance-t-il, en référence à la veille du massacre du 7 octobre 2023. Il appelle Israël à agir de façon préventive face à la menace qu’il décrit comme grandissante sur le terrain : « Israël doit lancer une frappe préventive contre cette chose. »
Sur ce sujet, Alyaexpress-News a également rapporté l’attaque au couteau contre un Israélien dans une ferme de Samarie, ainsi que l’avertissement explicite que Netanyahou aurait reçu quelques jours avant le 7 octobre et le retour de 5 000 policiers palestiniens vers Gaza dans le cadre des accords d’Oslo.
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Rapport : le Hamas compte toujours 30 000 terroristes armés et reconstitue son arsenal
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Tue, 29 Sep 2026 12:15:06 +0000
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Près de trois ans après le massacre du 7 octobre, et un an après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu imposé par l'administration Trump, le Hamas est loin d'avoir disparu du…
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Près de trois ans après le massacre du 7 octobre, et un an après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu imposé par l’administration Trump, le Hamas est loin d’avoir disparu du paysage de Gaza. C’est le constat que dresse un rapport diffusé par la chaîne israélienne Channel 12, signé par le correspondant aux affaires palestiniennes Ohad Hamo. Loin de l’image d’un mouvement à genoux que certains voudraient voir, le tableau qu’il dépeint est celui d’une organisation qui a payé un prix lourd pendant la guerre, mais qui a su préserver l’essentiel : des hommes, des armes et des tunnels. Le titre même du rapport ne laisse guère de doute : le Hamas ne se contente pas de survivre, il reconstitue activement son arsenal.
Le premier chiffre parle de lui-même. Entre 25 000 et 30 000 combattants armés seraient encore opérationnels dans les rangs du Hamas, un total qui intègre des recrues récentes venues combler les pertes encaissées depuis le 7 octobre. Le rapport s’appuie notamment sur des images tournées lors d’un enterrement à Gaza : on y voit des dizaines d’hommes défiler ouvertement armés dans le cortège funéraire, sans se cacher des caméras, une scène où, selon Hamo, une large part des participants appartiendrait au mouvement terroriste. Ces images, à elles seules, contredisent le récit d’un Hamas réduit à la clandestinité.
Le Hamas ne se contente pas de préserver ses effectifs humains : il continue d’investir dans ses infrastructures souterraines. Le réseau de tunnels, que beaucoup pensaient très affaibli après deux ans de guerre, continue au contraire d’être entretenu, voire étendu, en particulier dans les secteurs situés au-delà de la « ligne jaune », la ligne de déploiement fixée à l’armée israélienne dans le cadre du cessez-le-feu. Cette ligne délimite les zones où Tsahal maintient une présence au sol de celles qu’elle a quittées ; ce sont précisément ces dernières qui servent de couverture à l’activité souterraine du mouvement, menée à l’abri des regards et des drones de surveillance.
Même logique du côté de la production d’armements. Les ateliers de fabrication de roquettes que décrit le rapport tournent dans ces mêmes secteurs non parcourus par les manœuvres terrestres israéliennes, mais aussi au cœur de zones densément peuplées, où le Hamas mise sur la présence de civils pour se mettre à l’abri d’une frappe. Pour l’instant, précise le reportage, ces roquettes ne sont pas tirées : le mouvement redoute une riposte israélienne qui viendrait fragiliser l’équilibre, déjà précaire, du cessez-le-feu en vigueur depuis un an. L’arme est prête, mais elle reste au fond du tiroir, comme une carte gardée pour plus tard.
L’organisation ne garde pas non plus son arsenal pour elle seule. Elle distribue des armes à feu à des habitants qui lui sont affiliés, sans que ceux-ci soient nécessairement des membres officiels de ses rangs. La logique décrite par le rapport est limpide : garantir un accès à des armes même si le Hamas devait, un jour, être contraint de rendre son propre arsenal dans le cadre d’un futur accord. Disperser le stock, en somme, pour ne jamais s’en retrouver totalement privé, quelle que soit l’issue des négociations en cours sur le désarmement du mouvement.
Le Hamas complète cet arsenal par une filière d’approvisionnement venue de l’extérieur. Des armes sont acheminées vers la bande de Gaza par drones en provenance d’Égypte, une méthode de contrebande dont l’ampleur exacte reste, selon le rapport, indéterminée à ce stade. Ni le volume des livraisons ni leur fréquence n’ont pu être établis avec certitude par les services qui suivent ce dossier, ce qui laisse planer une zone d’ombre sur la réalité du réarmement en cours.
Au bout du compte, la conclusion que tire Ohad Hamo de son enquête ne laisse guère de place au doute. Le Hamas forme aujourd’hui, selon ses mots, « une organisation gravement endommagée », mais qui conserve malgré tout « des dizaines de milliers de combattants, des infrastructures souterraines, une capacité de production locale et des canaux de renforcement ». Autrement dit, un mouvement laminé par deux ans de guerre, mais loin d’être neutralisé, et toujours capable de se régénérer sous les yeux de l’armée israélienne, un an après l’arrêt des combats. Le cessez-le-feu a mis fin aux tirs ; il n’a pas mis fin, lui, à la reconstruction discrète de la force du Hamas.
Sur ce sujet, alyaexpress-news.com a déjà publié plusieurs enquêtes sur la capacité de nuisance persistante du mouvement : sur le creusement de nouveaux tunnels pendant que le monde regarde ailleurs, sur le contrôle total exercé par le Hamas sur le centre de Gaza, et sur la condition posée par Netanyahou à toute reconstruction de Gaza.
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Le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei : « Bientôt, la mer d’Arabie sera purifiée de la présence ennemie »
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Tue, 29 Sep 2026 10:15:21 +0000
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Le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a fait publier, ce lundi 28 septembre, un message écrit sur son canal officiel, dans lequel il affirme que les forces iraniennes ont repoussé…
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Le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a fait publier, ce lundi 28 septembre, un message écrit sur son canal officiel, dans lequel il affirme que les forces iraniennes ont repoussé « les forces ennemies » des eaux situées au sud du pays jusqu’à la mer d’Arabie. Khamenei promet que cette étendue maritime sera, elle aussi, bientôt débarrassée de leur présence.
Le texte, relayé par les médias iraniens puis repris par la presse israélienne et internationale, tient en quelques phrases mais frappe par sa fermeté. « Certains nous considèrent comme la quatrième puissance du monde, écrit Khamenei. Aujourd’hui, les forces ennemies n’osent plus s’aventurer au-delà de la mer d’Arabie. Le jour approche où cette mer, elle aussi, sera purifiée de leur présence. Les membres de notre peuple remplissent les places et les rues à travers tout le pays, avec leur présence responsable. »
La formule est calculée. En évoquant une « quatrième puissance mondiale », le Guide suprême iranien reprend une rhétorique déjà entendue à Téhéran, où le rang de l’Iran sur la scène internationale est régulièrement mis en avant dans les discours officiels. Mais c’est surtout la promesse martiale qui retient l’attention : Khamenei ne se contente pas de revendiquer un repli des forces adverses des eaux méridionales du pays, il annonce une étape suivante, la mer d’Arabie, sans toutefois préciser de calendrier ni de moyens militaires.
Aucun élément indépendant ne vient, à ce stade, corroborer l’affirmation d’un retrait des forces « ennemies » des eaux du sud de l’Iran. Le message de Khamenei se présente comme une déclaration unilatérale, diffusée directement depuis son canal, sans intermédiaire ni contradicteur. C’est cette absence de vérification tierce qui a poussé plusieurs rédactions, dont celle du site Zman Israël et celle du Times of Israel, à traiter l’information avec prudence, en l’intégrant à leur couverture en direct de la situation régionale plutôt qu’à la présenter comme un fait acquis.
Le second volet du message, consacré à la mobilisation populaire, complète le tableau. Khamenei y assure que les habitants du pays « remplissent les places et les rues » de « leur présence responsable ». Cette phrase, glissée immédiatement après l’annonce militaire, donne au message une lecture à deux niveaux : une fermeté affichée face à l’extérieur, doublée d’une image de cohésion interne. Le choix des mots, « responsable » accolé à « présence », n’est pas anodin dans un contexte où le pouvoir iranien cherche à démontrer, y compris à sa propre opinion publique, la solidité du front intérieur.
Le canal choisi pour cette déclaration mérite d’être relevé. En optant pour un message écrit diffusé sur son propre canal plutôt que pour une allocution filmée ou un discours public, Khamenei s’assure un contrôle total sur la formulation exacte de ses propos, sans risque d’interprétation liée au ton ou à la gestuelle. Le texte a ensuite été repris par les médias d’État iraniens, avant de circuler dans la presse étrangère, selon le schéma habituel de diffusion des communiqués du Guide suprême.
Ni le nom des forces « ennemies » visées ni la localisation précise des eaux évoquées au sud de l’Iran ne sont détaillés dans le message. La mer d’Arabie, vaste étendue qui borde le sud de l’Iran, le Pakistan et la péninsule arabique avant de rejoindre l’océan Indien, est un axe maritime stratégique pour le trafic pétrolier et pour la présence militaire étrangère dans la région. C’est précisément cette zone que Khamenei désigne comme la prochaine cible de ce qu’il présente comme une reconquête.
Le vocabulaire employé, « purifier », renvoie à un registre volontairement solennel, plus proche de la proclamation que du communiqué militaire classique. Ce choix rhétorique, associé à l’absence de détails opérationnels, place la déclaration de Khamenei dans le registre de l’avertissement politique autant que dans celui de l’annonce stratégique.
Pour l’heure, aucune précision supplémentaire n’a été apportée par Téhéran sur la nature de l’opération annoncée, ni sur son calendrier. Le message reste, à ce stade, une déclaration d’intention diffusée par la plus haute autorité du pays, dont la portée réelle sur le terrain reste à vérifier.
La rapidité avec laquelle ce court message a circulé illustre à elle seule l’attention que suscite désormais chaque prise de parole de Khamenei. Publié initialement en quelques lignes sur son canal, le texte a été traduit, résumé et repris en l’espace de quelques dizaines de minutes par des rédactions israéliennes et internationales, avant même que son contenu ait pu être vérifié de manière indépendante. Ce délai très court entre la publication d’origine et sa reprise mondiale traduit le degré de surveillance dont fait l’objet la parole du Guide suprême iranien, dans un climat où chaque déclaration est scrutée pour ses implications militaires potentielles.
Sur ce sujet, Alyaexpress-News avait déjà évoqué le témoignage de l’ancien condisciple de Mojtaba Khamenei, les coulisses du bureau du Guide suprême ainsi que les armes déployées dans la guerre contre l’Iran.
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Sur le Mont du Temple, Itamar Ben Gvir affirme : « Nous sommes les maîtres ici »
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Tue, 29 Sep 2026 08:15:21 +0000
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Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, est monté ce lundi matin sur le Mont du Temple, à Jérusalem, à l'occasion de la fête juive de Souccot.…
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Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, est monté ce lundi matin sur le Mont du Temple, à Jérusalem, à l’occasion de la fête juive de Souccot. Sur l’esplanade, il a prié et renouvelé son appel à l’instauration de la souveraineté israélienne sur ce site, l’un des plus disputés de la région.
Le ministre a ouvert ses propos en revenant sur les trois années écoulées depuis le massacre du 7 octobre. « Le 7 octobre a été une douleur immense, une douleur terrible. Mais aujourd’hui, trois ans plus tard, c’est la fête de Souccot, une fête de joie, et nous pouvons nous réjouir de beaucoup de choses qui se sont produites depuis », a-t-il déclaré, donnant le ton d’une intervention mêlant recueillement et revendication politique.
Évoquant le Hamas et les mesures prises par Israël depuis l’attaque, Ben Gvir a ensuite revendiqué un contrôle total, aussi bien sur le lieu saint que sur le sort des prisonniers du mouvement islamiste. « Nous sommes les maîtres du Mont du Temple ! Nous sommes les maîtres des prisons. Nous avons transformé la vie de leurs terroristes en enfer », a-t-il lancé, dans une formule qui résume l’essentiel de sa ligne politique depuis trois ans.
Le ministre a conclu son intervention par une déclaration à portée nationale, assurant que le pays tout entier se trouve engagé sur une trajectoire de victoire. « Trois ans plus tard, le peuple d’Israël est sur le chemin de la victoire totale ! », a-t-il proclamé, avant de redescendre du site.
Selon le Times of Israel, qui a suivi la visite en direct, le ministre a également mis en avant son propre bilan à la tête du ministère de la Sécurité nationale pour justifier ce satisfecit. Il a notamment cité la distribution d’armes à feu à des civils et la mise en place d’escouades de sécurité civile, deux chantiers qu’il porte personnellement depuis son entrée en fonction.
Cette nouvelle montée relance, une fois de plus, la question sensible du statu quo sur le Mont du Temple. Considéré comme le lieu le plus sacré du judaïsme, le site reste officiellement fermé à la prière juive : Israël y assure la sécurité, mais c’est le Waqf, l’autorité islamique, qui administre les activités religieuses sur l’esplanade. Or, selon le Times of Israel, Ben Gvir affirme à plusieurs reprises que la prière juive y est désormais autorisée dans les faits, une position qui contredit ouvertement les déclarations publiques du premier ministre Benjamin Netanyahu sur ce même dossier.
Ce n’est pas la première fois que le ministre tient de tels propos sur le terrain. Le Times of Israel rappelle que Ben Gvir a déjà, à plusieurs reprises par le passé, affirmé que la prière juive était désormais permise sur l’esplanade, alors même que le gouvernement, par la voix de Netanyahu, continue officiellement de s’en tenir à l’interdiction historique. Ce grand écart entre le discours du ministre sur place et la position affichée par le chef du gouvernement nourrit, à chaque nouvelle visite, les mêmes interrogations sur qui, au sein de l’exécutif israélien, fixe réellement la ligne concernant le lieu le plus sacré du judaïsme.
Chaque montée d’un responsable politique de premier plan sur le Mont du Temple est scrutée de près, tant par les autorités religieuses que par l’opinion publique israélienne. Le choix du jour n’est pas non plus anodin : Souccot, fête de pèlerinage dans la tradition juive, voit traditionnellement affluer sur le site un nombre important de fidèles, ce qui donne un écho particulier aux prises de position tenues sur place ce lundi.
En resituant son intervention trois ans après le 7 octobre, Ben Gvir a cherché à dresser un bilan personnel de la période écoulée depuis le massacre, entre la gestion des prisonniers du Hamas, la situation sur le Mont du Temple et l’objectif affiché d’une « victoire totale » pour Israël. Ses propos, tenus depuis l’un des lieux les plus symboliques et les plus surveillés du pays, s’inscrivent dans la continuité de ses prises de position répétées sur le dossier, telles que rapportées par le Times of Israel.
L’information a d’abord été rapportée par Israel National News, en tout début d’après-midi, heure d’Israël, avant d’être reprise et détaillée par le Times of Israel dans sa couverture en direct de la journée de Souccot. Les deux médias s’accordent sur la teneur des propos tenus par le ministre sur l’esplanade, ainsi que sur le contexte des trois ans écoulés depuis le massacre du 7 octobre.
Sur des sujets proches, Alyaexpress-News a suivi Un rabbin ultra-orthodoxe crée la surprise : « Je ne monte pas encore sur le Mont du Temple, mais il y a une zone où c’est parfaitement permis », ainsi que « Larmes de crocodile et hypocrisie » : Ben Gvir furieux contre l’Université de Tel Aviv et Jérusalem : l’inauguration de la voie des pèlerins vers le Temple, une découverte majeure célébrée à la Cité de David.
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Netanyahou a dit la vérité face à l’antisémitisme
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Tue, 29 Sep 2026 06:29:43 +0000
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Il y a environ 2 500 ans, le théoricien militaire chinois Sun Tzu conseillait : « Quand l'ennemi est en colère, exaspère-le davantage. » C'est très exactement ce qu'a fait…
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Il y a environ 2 500 ans, le théoricien militaire chinois Sun Tzu conseillait : « Quand l’ennemi est en colère, exaspère-le davantage. » C’est très exactement ce qu’a fait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou jeudi devant les Nations unies, en se levant pour condamner les propos et les actes du maire de New York, Zohran Mamdani. C’est ce que raconte le chroniqueur Benjamin Kerstein dans une tribune publiée sur le site JNS, où il salue un discours qu’il juge d’une efficacité rare face à l’antisémitisme.
Le passif de Mamdani en matière de diffamation est, selon Kerstein, largement connu. Le maire a qualifié de « monstres » des militants juifs américains comme ceux de l’AIPAC, contesté le droit d’Israël à exister, accusé à plusieurs reprises Israël — et Netanyahou personnellement — de génocide, refusé de condamner le slogan terroriste « globalize the intifada », et encouragé des manifestations qui menaçaient de tourner à l’émeute antijuive. De telles émeutes, souligne le chroniqueur, ne se sont heureusement pas produites pendant le discours de Netanyahou à l’ONU — au grand regret, ironise-t-il, de Mamdani lui-même — mais la rhétorique du maire a déjà provoqué une hausse des crimes de haine antisémites visant les habitants de sa propre ville.
Kerstein avoue une certaine ambivalence à l’égard de Netanyahou. Il le compare à un « Nixon israélien » : brillant, efficace, doté d’un esprit politique et stratégique hors norme, mais aussi sans scrupules, souvent amoral, avec un complexe de persécution démesuré. Il n’empêche, écrit-il, qu’on ne peut nier son génie de rhétoricien et sa capacité à défendre la cause d’Israël en des termes sans compromis. Rien d’étonnant, donc, à ce que son discours à l’ONU ait montré, selon lui, Netanyahou à son meilleur niveau.
Le discours du Premier ministre a abordé de nombreux sujets, mais c’est en évoquant Mamdani que ses talents ont, d’après Kerstein, le mieux brillé. Netanyahou a qualifié ouvertement le maire d’« antisémite » sur la scène internationale ; il l’a accusé d’« inverser la victime et l’agresseur » à propos de la guerre déclenchée le 7 octobre et de « cracher au visage de la vérité » ; il a rendu tangibles les effets de l’incitation de Mamdani en affirmant que « beaucoup de Juifs ne se sentent plus en sécurité à New York » ; et il a démoli l’argument favori du maire sur le génocide en déclarant : « Israël n’a pas commis de génocide. Israël a empêché un génocide. Et c’est exactement ce que les amis du Hamas de M. Mamdani nous auraient fait si nous ne les avions pas arrêtés. Ils nous auraient tués jusqu’au dernier. »
Plus significatif encore selon Kerstein, Netanyahou a retourné contre Mamdani ses propres prétentions à la vertu en déclarant : « Les mensonges que vous et d’autres antisémites propagez sur les Juifs et sur l’État juif ont des conséquences bien réelles. À New York, des Juifs sont menacés sur le chemin de la synagogue. Des Juifs ont été poignardés dans la rue. Des Juifs sont diabolisés. Ils sont pris pour cible simplement parce qu’ils sont juifs. » Pour Kerstein, Netanyahou disait en somme à Mamdani et au mouvement qu’il représente : nous n’acceptons pas votre arrogance morale, vos prétentions à la sainteté sont risibles, vous n’êtes pas des saints, vous êtes le diable.
Kerstein dit espérer qu’il y aura « deux, trois, un million » de discours comme celui-ci. Mais l’importance la plus grande de cette intervention, selon lui, tient peut-être ailleurs : en humiliant Mamdani, Netanyahou a aussi, indirectement, mis en cause de nombreux responsables juifs américains.
Alors que les États-Unis connaissent, écrit Kerstein, la montée du premier mouvement de masse antisémite de leur histoire, ces responsables — en particulier ceux des organisations les plus grandes et les plus riches — ont accepté, ne serait-ce que par une soumission silencieuse, les prétentions à la sainteté des antisémites. Ils ont retenu leurs coups, édulcoré leur discours, se sont cantonnés à des déclarations de lamentation et de compassion, et ont généralement refusé d’appeler les antisémites par leur nom : le diable.
Ce n’est pas seulement lâche, insiste Kerstein, c’est aussi extrêmement dangereux. Pendant que les responsables juifs américains couvrent leurs arrières et retiennent leurs coups, les antisémites d’Amérique, eux, n’ont aucun scrupule de ce genre. Leur rhétorique est fondamentalement et consciemment trompeuse et diffamatoire, mais elle est aussi ardente, féroce et sans compromis.
Dans une société façonnée par ses médias, où tout est spectacle et où plus c’est spectaculaire, mieux c’est, cette rhétorique est, selon Kerstein, terriblement efficace. Le public tire une forme d’euphorie de cette violence verbale ; il y croit parce que c’est divertissant, et il embrasse les haines tout aussi excitantes qu’elle justifie. Rien ne plaît davantage à une audience, écrit-il, qu’une « guerre nucléaire », verbale ou non, tant qu’elle reste cantonnée au fil des réseaux sociaux.
Cette guerre, note toutefois Kerstein, ne se joue pas totalement à sens unique. Des organisations plus petites, comme End Jew Hatred et le Lawfare Project, n’ont aucune inhibition à mener un combat rhétorique tout aussi féroce — avec, selon lui, l’avantage d’une rhétorique sincère et exacte. Mais les grandes organisations historiques, elles, ont fui l’affrontement et se sont retrouvées, écrit Kerstein, complètement écrasées par la mauvaise foi implacable de leurs adversaires.
Par son discours à l’ONU, Netanyahou a montré, selon Kerstein, qu’il existe une autre voie : dire la vérité et argumenter de bonne foi tout en parlant avec la même intensité et la même vigueur que l’adversaire. Ce discours affirme, dans sa forme comme dans son fond, que les Juifs peuvent non seulement s’exprimer, mais s’exprimer avec la plus grande fureur.
Cela compte, insiste Kerstein, parce que dans notre société du spectacle, les mots ne sont jamais de simples mots. La parole n’est peut-être pas plus puissante que l’épée, mais elle peut être tout aussi puissante. Aujourd’hui, les mots sont des instruments de guerre, et les Juifs d’Israël, des États-Unis et du monde entier sont engagés dans une guerre, qu’ils le veuillent ou non. Netanyahou a montré, conclut Kerstein, que dans cette bataille du spectacle, les Juifs peuvent se défendre — et gagner.
Pour les sionistes comme lui, ajoute Kerstein, cet épisode souligne aussi une vérité fondamentale : ce qu’a fait Netanyahou est précisément la raison d’être d’Israël et du sionisme — donner une voix aux Juifs devant le monde, parler pour le peuple juif quand tant d’autres veulent le faire taire, et s’assurer que le monde les entendra, ne serait-ce que parce que, face à une colère raciste et démente, ils continueront à exaspérer ceux qui la portent.
Benjamin Kerstein, l’auteur de cette tribune, est écrivain, éditeur et romancier, ainsi que chercheur associé au Z3 Institute. Son dernier ouvrage, « Self Defense: A Jewish Manifesto », est paru en 2025.
Sur ce même sujet, alyaexpress-news.com a déjà suivi plusieurs épisodes de cette confrontation : notre article sur l’admor qui défend Mamdani et dénonce une « provocation », celui consacré à la hausse des incidents antisémites à New York, ainsi que le récit de cette star de NBA qui a défendu Netanyahou face à Mamdani avant d’être elle-même prise pour cible.
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Tal Gilboa, triathlète surnommé « l’homme de fer », tué à vélo dans le Golan
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Sat, 26 Sep 2026 20:27:46 +0000
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Un samedi matin comme un autre s'est transformé en drame sur la route 98, près du carrefour Magshimim, dans le sud du Golan. Tal Gilboa, 47 ans, membre du kibboutz…
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Un samedi matin comme un autre s’est transformé en drame sur la route 98, près du carrefour Magshimim, dans le sud du Golan. Tal Gilboa, 47 ans, membre du kibboutz Kfar Haruv, a été percuté par un véhicule alors qu’il roulait à vélo. Des passants se trouvaient sur place et ont immédiatement entamé des gestes de réanimation. Les secouristes de Magen David Adom, arrivés peu après, ont poursuivi les tentatives pour le ramener à la vie, sans succès. Gilboa a été déclaré mort sur les lieux de l’accident.
La nouvelle a d’abord circulé de façon anonyme, comme celle d’un cycliste tué au carrefour Magshimim. C’est son entraîneur, Dan Alterman, l’un des plus grands noms du triathlon israélien, qui a raconté comment il a appris le drame. « Ce matin, un peu avant 9 heures, la nouvelle est publiée d’un cycliste tué dans un accident au carrefour Magshimim, écrit-il. La première chose qui est sortie de ma bouche : \ »Waouh… juste pas Tal, s’il te plaît.\ » Je t’ai envoyé un message. Tu ne réponds pas. Cinq minutes plus tard, je reçois un appel, et en un instant je comprends que le pire est arrivé. »
Dans l’entourage sportif de Gilboa, la nouvelle a fait l’effet d’une déflagration. Lui qui était connu dans le milieu du triathlon et du cyclisme israélien comme un homme discret, mais d’une endurance peu commune. Il avait participé à plusieurs reprises aux compétitions Israman d’Eilat, sur la distance moyenne, et à des épreuves Ironman internationales. Il se préparait, au moment de sa mort, pour sa toute première participation à un Israman sur la distance complète, l’épreuve reine du triathlon, qui enchaîne natation, vélo et course à pied sur plusieurs centaines de kilomètres cumulés.
Cette endurance, Gilboa l’avait déjà démontrée de manière spectaculaire. Selon son entraîneur, il avait un jour terminé un Ironman avec l’épaule cassée, sans renoncer. « Même quand le corps disait autre chose, tu n’as pas abandonné », a écrit Alterman en lui rendant hommage, saluant une détermination qui dépassait la simple performance sportive.
Au-delà du sport, Gilboa menait une carrière dans la haute technologie, où il occupait un poste de directeur du développement dans une entreprise de logiciels. Un profil que ses proches décrivent comme équilibré entre exigence professionnelle et passion pour l’effort physique. Dan Alterman, qui l’entraînait depuis plusieurs années, a insisté sur cette discrétion qui caractérisait Gilboa : « un bon ami, le sel de la terre, toujours discret, modeste, sans bruit et sans besoin de prouver quoi que ce soit ».
Dans le même message, publié quelques heures après l’annonce du décès, Alterman a évoqué la brutalité du moment : « un matin noir, un matin qui tranche des vies entières, avec tant de projets, de rêves et de moments qui devaient encore arriver ». Des mots qui résument l’onde de choc ressentie dans toute la communauté du triathlon israélien, où Gilboa était une figure appréciée et respectée, loin des projecteurs mais toujours présente sur les parcours d’entraînement du Golan.
Tal Gilboa laisse derrière lui son épouse, Galit, et leurs deux enfants, Yuval et Maia, ainsi que de nombreux proches et amis dans le Golan et au-delà. Au kibboutz Kfar Haruv, où il vivait, la nouvelle de sa mort a plongé la communauté dans le deuil, quelques heures seulement après que le drame se soit produit sur une route que beaucoup de sportifs de la région emploient pour leurs entraînements matinaux.
Ce nouveau drame routier impliquant un cycliste survient une semaine seulement après un accident similaire, qui avait coûté la vie à Itzhak Brashi, 56 ans, producteur à la chaîne Kan 11, percuté par un véhicule alors qu’il s’entraînait à vélo sur la route 44. Deux accidents, en l’espace de quelques jours, qui relancent les inquiétudes sur la sécurité des cyclistes sur les routes israéliennes, où les axes rapides côtoient souvent, tôt le matin, des groupes de sportifs amateurs en entraînement.
Les circonstances exactes de la collision sur la route 98 n’ont pas été précisées dans l’immédiat. Aucune information n’a pour l’instant été communiquée sur le conducteur du véhicule impliqué, ni sur une éventuelle enquête ouverte par la police à la suite de l’accident. Les secours de Magen David Adom, seuls services cités par les articles consultés, se sont limités à confirmer le décès sur place après leurs tentatives de réanimation.
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On dirait un iPhone, mais c’est un pistolet : l’arme camouflée découverte lors d’un raid de police
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