La largeur actuelle des voies permet cette adaptation tout en respectant les dimensions minimales nécessaires à la circulation. L’objectif est notamment d’améliorer la sécurité des cyclistes.
Pourquoi se contenter de bandes cyclables alors que la place ne manque pas pour une ou deux pistes protégées. Bien plus sûres que de la peinture pour protéger les personnes à vélo de véhicules, 20’000 par jour, dont de nombreux camions, lancés à 80 km/h/h.
En fait, c’est ça qu’on veut, comme au début de la route du vol du Stelvio, en Italie.
Article original: Sembrancher: 600 mètres de nouvelles bandes cyclables, 5 jours de perturbations
]]>En moyenne, dans plusieurs villes suisses, 3% seulement de la surface routière est réservés aux vélos – c’est moins que la surface de stationnement dont disposent les voitures sur la voie publique.
SRF – Wem gehört die Strasse?
Mais anticiper cela en respectant les personnes à vélo qu’ils se sentent «obligés» de dépasser, c’est bien sûr trop leur demander.
C’est aussi pour cela que les personnes à vélo doivent pouvoir circuler sur des axes dédiés, sans circulation motorisée.
Le Canton s’apprête à célébrer les 30 ans de cet axe, inauguré en 1996. « Ce tracé qui relie Oberwald à St-Gingolph, en suivant pour la plus grande partie le cours du Rhône, constitue la colonne vertébrale de la mobilité douce de notre canton », rappellent les autorités dans un communiqué.
Mais il a bien fallu trente ans pour développer cet axe et parvenir à ce qu’il est aujourd’hui. Jusqu’en 2017, les automobiles pouvaient encore y circuler par endroits et à une vitesse de 60, puis de 80 km/h (c’est d’ailleurs toujours le cas pour les porteurs d’autorisations). Mais ne faisons pas la fine bouche, aujourd’hui c’est globalement très bien, même si l’effort doit se poursuivre (lire le commentaire plus bas).
Pour marquer cet anniversaire, le Service de la mobilité invite ainsi la population à une journée festive et conviviale le dimanche 6 septembre 2026. De Naters au Bouveret, balades à vélo et à pied, animations et parcours cyclosportif rythmeront cette journée placée sous le signe de la découverte et du partage.
Quatre balades à vélo encadrées et ouvertes à toutes et tous seront proposées dans différentes régions du canton. Les participants pourront parcourir les itinéraires Naters – Viège sur 10 kilomètres, Sierre – Sion sur 20 kilomètres, Saillon – Fully sur 12 kilomètres et Monthey – Le Bouveret sur 20 kilomètres. Des ravitaillements seront offerts à l’arrivée de chacun de ces itinéraires.
Les cyclistes en quête d’un défi plus sportif pourront quant à eux prendre part à un parcours cyclosportif de 128 kilomètres reliant Naters au Bouveret. Il sera possible de rejoindre librement le peloton tout au long du parcours. Plusieurs ravitaillements seront proposés le long du parcours et à l’arrivée.
La fête se vivra aussi à pied. Des balades guidées seront organisées à Naters, Fully et Saint-Maurice. Animées par des guides professionnels, elles offriront l’occasion de découvrir sous un autre angle, notamment à travers leur patrimoine, les régions traversées par l’axe cyclable.
Différentes animations agrémenteront cette journée. Le clown Gabidou accompagnera les festivités sur le tronçon entre Naters et Fully, tandis qu’un DJ à vélo animera le parcours entre Fully et Le Bouveret.
La participation est gratuite et ne nécessite pas d’inscription. Les personnes qui le souhaitent sont toutefois invitées à annoncer leur participation sur la page Internet dédiée, afin de faciliter l’organisation de la journée.
Le reportage de Canal9 qui revient sur cette journée du 6 septembre 2026.
Cet axe cantonal fête ses 30 ans (c’est jeune, 30 ans) et ne peut que s’en réjouir, car là où il est en site propre, il offre une sécurité et un calme que l’on ne rencontre nulle part ailleurs sur les routes du canton et c’est très appréciable pour les loisirs et les déplacements quotidiens.
Il serait toutefois dommage de s’en contenter, surtout que cet axe n’est pas vraiment achevé. Entre Oberwald et Bitsch, mieux vaut être équipé d’un vélo tout-terrain ou prendre le train depuis Ernen, ce qui est officiellement conseillé. Ailleurs dans le canton, les discontinuités sont également bien présentes (traversés du bois de Finges, de Sierre, de Sion, à Riddes ou Saint-Maurice pour n’en citer que quelques-unes) exposant les personnes à vélo aux dangers du trafic motorisé.
Et si cet axe fête ses trente ans, il est souvent impraticable à la «mauvaise saison», faute d’entretien et de déneigement surtout. Un entretien perfectible qui se fait également remarquer par un revêtement qui mériterait d’être refait par endroits, pour des raisons de confort et de sécurité en raison de nombreux trous ou racines protubérantes.
Enfin, et surtout peut-être, cette colonne vertébrale est bien seule. Souvent éloignée des centres habités, elle manque de pistes cyclables pour la desservir et desservir les villes et villages qu’elle traverse. Pour qui a emprunté un itinéraire similaire dans la vallée de l’Adige, on peut aussi déplorer l’absence d’aménagements destinés aux personnes à vélo, notamment les cyclotouristes, comme des fontaines, des bancs pour se reposer, voire des aires de repos à l’image des aires d’autoroute pour les motorisés, ainsi qu’un meilleur balisage vers les villages et commerces voisins.
On se revoit dans trente ans pour tout ça, en osant espérer que ce soit bien avant?
«Cycloconforme». Un joli mot pour désigner un aménagement adapté au vélo. Dans le cas inverse, cela atténue le problème, un aménagement «non cycloconforme» passant pour quelque chose qui ne serait simplement pas adapté spécifiquement à la circulation de cycles. Alors que le bon mot est tout simplement «dangereux».
Une amie s’est ainsi blessée récemment en chutant à vélo. «Toute seule», diront les statistiques, puisque sa chute n’a pas été causée par un autre usager de la route. Ce que les statistiques ne diront pas forcément, c’est que sa chute a été causée par une bordure, sur une route récemment refaite à Fully. Cette même bordure que je dénonçais ici même en 2021. Une bordure dont les ingénieurs savent qu’elle n’est pas «cycloconforme». Et que fait-on pour ne pas les poser? Qu’a-t-on fait pour y remédier, ici et ailleurs? Rien.
Que fera-t-on après cet accident qui aurait pu être très grave (en chutant devant une auto, par exemple)? Probablement rien. J’adorerais me tromper.
On pourrait déjà utiliser les bons mots et parler d’aménagements «dangereux» plutôt que «non cycloconformes». Et il y en a tout plein, malheureusement. Ce qui n’est pas drôle dans cette histoire, c’est que, quand il s’agit de créer des accès pour les automobiles avec leurs gros pneus, on sait très bien aménager de belles bordures larges, lisses et biseautées.
À l’heure où il faut développer le réseau cyclable, on pourrait aussi commencer par éliminer les dangers connus (et largement signalés par les usagers sur une plateforme comme Bikeable.ch) de la voirie existante. Merci à ce titre pour les interventions récentes sur les berges du Rhône entre Leytron et Saillon, où plusieurs trous et bosses ont été réparés.
Ailleurs, même si l’on se dit que quelqu’un devrait répondre des dangers connus (et signalés), on semble s’en préoccuper comme de sa première paire de chaussettes. Pas grave, ce n’est pas vraiment dangereux, juste pas «cycloconforme»…
]]>Au printemps et en automne, je fais partie d’un groupe d’entraineurs de VTT au sein du Vélo-Club Excelsior Martigny et environs. Parmi les conseils généraux que je donne volontiers aux jeunes, à demi-sérieux: « Quand tu dépasses un autre cycliste, peut-être pour faire un peu le malin, il y a deux règles à respecter: dire bonjour et réussir à rester devant… »
La première, pour être poli, mais aussi pour faciliter la deuxième. Personnellement, celui qui me double sans me saluer, même d’un petit signe, décuple ma motivation à ne pas le lâcher d’une semelle. Ce qui complique donc la deuxième règle: rester devant, car on a toujours l’air un peu bête à vouloir faire le malin et constater que l’on a surestimé ses forces ou sous-estimé « l’adversaire ».
Ce qui est valable pour les cyclistes l’est aussi pour les automobilistes et conducteurs de poids lourds. Si tu me dépasses, anticipe un peu ce qui arrive, comme un carrefour, un virage serré ou une descente pentue et sinueuse. Cela évitera un dépassement inutile, parfois dangereux, et d’emmerder un cycliste finalement bien plus rapide que toi. Voilà, c’était le petit coup de gueule au passage après un énième épisode du genre en cette mi-juillet 2026.
Ce qui précède ne constitue pas une infraction, mais c’est pénible. Pas autant toutefois que les motorisé qui ne connaissent pas la signification d’une bande cyclable et les droits des cyclistes qui y circulent, ni leurs devoirs d’automobilistes en l’espèce.
Répétons donc, encore une énième fois, ce que dit l’ordonnance sur les règles de la circulation routière (article 40) à ce sujet:
Comme il faut faire un dessin pour certains, le TCS l’a fait et vous retrouverez ses conseils ici.
Ce matin du 15 juillet 2026, un automobiliste m’a donc insulté du klaxon après que j’ai manifesté mon incompréhension (je n’étais même pas au stade de la mauvaise humeur) après qu’il ma coupé la route sur la bande cyclable en sortant d’une zone commerciale. Son explication: « Tu étais derrière la voiture ». Une autre voiture donc, qui venait de me couper la route pour entrer dans la même zone commerciale.
Jeu sais cela peut paraître confus, alors je fais aussi un petit dessin.
J’ai réussi éviter l’automobiliste 1 par la gauche, puis l’automobiliste 2 par la droite. Nous avons donc deux automobilistes en infraction qui me coupent la route, mais cela semble être de ma faute selon le deuxième, qui a klaxonné. La question, que je ne lui ai pas posée: si j’avais été au volant d’une voiture, serais-tu sortie du parking de la même manière. Poser la question c’était y répondre.
La bande cyclable c’est la route des personnes à vélo. Mettez-vous cela dans le crâne. Merci.
]]>Le principe est assez simple: les usagers signalent les problèmes d’aménagements cyclables ou les dangers (le pendant piéton existe aussi avec Walkable) et les autorités scrutent attentivement (on peut rêver) les publications avant d’agir rapidement pour la sécurité et le confort des personnes à vélo.
Et s’il peut sembler fastidieux de parcourir les flux des publications sur Bikeable, la société a tout prévu: les autorités compétentes peuvent s’abonner à la plateforme et recevoir directement les notifications qui les concernent. Et Bikeable se finance en partie avec ces abonnements.
En Valais, aucune commune ou autorité cantonale n’est abonnée à Bikeable, ce qui est évidemment très dommage, et c’est PRO VELO Valais (devenez membre!) qui leur remonte les « spots » signalés. Avec des fortunes diverses, selon l’intérêt réel ou non porté à la sécurité des cyclistes.
Voilà quelques semaines, donc, outre plusieurs signalements ponctuels, j’ai regroupé tout un tas de « spots » dans une seule publication, avec le lien vers ma sortie, agrémentée de nombreuses images géolocalisées. Cette publication n’a pas eu l’air de déclencher toute une série de réparations de la chaussée. Aucune, semble-t-il.
J’ai donc changé de méthode en allant acheter une bombe de peinture « spécial signalement de chantier », avant d’aller marquer directement les endroits les plus dangereux entre Leytron et Fully.
Avec davantage de succès que sur Bikeable, du moins entre Leytron et Saillon, où les trous ont été bouchés quelques jours plus tard.
Merci! Pour tous ceux qui passent par là, des milliers de personnes par année.
Je sais maintenant ce qu’il me reste à faire: retourner marquer les trous « oubliés » et les signaler aux communes. Je le fais volontiers, même si ce n’est pas vraiment mon boulot, je trouve.
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