Cet atelier, le troisième du genre mais le premier de l’année en cours, dénommé « Les rencontres thématiques de l’ONEF », s’inscrivait dans le cadre des missions de production, d’analyse et de diffusion d’informations statistiques sur le marché du travail de cette structure.
Il s’est articulé autour de quatre thèmes, à savoir Bassin d’emplois et attractivité des villes secondaires de Côte d’Ivoire, Disparités spatiales de l’offre et de la demande des compétences dans les villes secondaires du pays, Quels emplois de demain dans les villes secondaires en Côte d’Ivoire et, enfin, Travail non rémunéré et trajectoire professionnelle des jeunes en Côte d’Ivoire.
Les travaux de recherche, menés par le CREMIDE, proposent un diagnostic approfondi visant à éclairer les interventions publiques pour faire des villes secondaires de véritables pôles de compétitivité et de fixation du capital humain.
Selon son directeur, Kouakou Kouadio Clément, les résultats de leurs recherches ont montré le fossé abyssal entre la formation et l’emploi et qu’il convient dorénavant de faire en sorte que le système productif se rapproche du système éducatif pour solutionner durablement le problème de l’inadéquation formation-emploi en Côte d’Ivoire.
Le directeur général de l’ONEF, Pénatien Emile Koné, est revenu sur l’importance des villes secondaires, notamment celles qui ont fait l’objet d’études, dont la croissance démographique ne s’accompagne pas toujours d’un développement économique suffisant et d’une offre de compétences adaptées aux besoins des entreprises.
M. Koné a demandé à la cinquantaine de participants de mieux comprendre cet état de fait afin de renforcer davantage la transformation des villes secondaires sur le marché du travail. Il a salué le travail des chercheurs du CREMIDE qui ont bénéficié de l’appui de l’Agence française de développement (AFD) et nourri la foi que les échanges qui émailleront l’atelier soient « francs, ouverts et constructifs » mais surtout orientés vers l’avenir des territoires.
« Je suis convaincu que la qualité de nos échanges et la diversité des participants réunis nous permettront de faire émerger des analyses pertinentes et surtout des propositions utiles à l’action « , s’est-il voulu rassurant.
Au nom du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Me Adama Kamara, son conseiller technique chargé des questions de l’emploi, Mohamed Losséni Diaby, a rappelé la vision du président de la République, Alassane Ouattara, qui est de réduire progressivement les disparités entre l’offre et les besoins du travail. C’est en cela que plusieurs projets de réformes sont en cours au niveau du cabinet.
S’appuyant sur les données du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2021, M. Diaby a salué cet atelier thématique de l’ONEF sur la décentralisation territoriale.
« L’idée aujourd’hui, c’est d’avoir des villes avec des compétences développées, qui répondent aux besoins territoriaux de grandes agglomérations comme Yamoussoukro, Daloa, etc, de sorte qu’elles soient des villes autonomes, indépendantes, intégrées avec une offre beaucoup plus adaptée aux besoins réels de ces zones », a-t-il déclaré.
Selon les données du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2021, de 14 % en 1960, le taux d’urbanisation a franchi le cap des 53 % en 2021, voyant le nombre de villes de plus de 100 000 habitants plus que doubler en deux décennies.
Il ne s’agit plus seulement de gérer la croissance urbaine, mais de structurer des politiques de développement intégré, capables de réduire les disparités régionales et d’anticiper les emplois de demain dans les territoires, pense-t-on.
(AIP)
fmo
]]>La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités militaires, dont le chef d’état-major général des armées, et a consacré la prise de fonction de l’inspecteur général de la Défense, le contre-amiral Konan Boniface, et de son adjoint, le général de brigade Lassina Bakayoko.
Selon M. Malan, la création de l’IGD, issue de la fusion de l’Inspection générale des armées et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, vise à rationaliser le dispositif de contrôle et d’audit du ministère de la Défense.
Cette structure unique doit notamment favoriser l’harmonisation des méthodes d’inspection, renforcer la coordination et permettre une évaluation globale des capacités opérationnelles des différentes composantes des forces de défense.
L’IGD constitue également un outil d’anticipation permettant d’identifier les dysfonctionnements, de proposer des mesures correctives et de veiller au respect des normes, des procédures et des valeurs militaires.
Jean-Paul Malan a invité les inspecteurs à faire preuve de disponibilité, d’exemplarité, de neutralité et de rigueur, tout en privilégiant les missions de terrain.
« Vous devez être des hommes de terrain. Vous devez aller dans les casernes, dans les brigades, évaluer les conditions de vie et de travail de nos hommes, vérifier les équipements, contrôler le moral des troupes sans complaisance, remonter les informations avec des recommandations concrètes, avec un esprit d’équité », a-t-il déclaré.
Il les a également exhortés à accompagner leurs constats de propositions concrètes. « On ne vient pas devant le chef avec des problèmes, on vient aussi avec des solutions pour permettre au chef de choisir la bonne solution », a-t-il ajouté, appelant les inspecteurs à se rendre sur le terrain, notamment dans le contexte de l’intensification de la lutte contre l’orpaillage illicite.
Le contre-amiral Konan Boniface a assuré que la création de l’IGD traduit la volonté de renforcer la gouvernance, la discipline, la transparence et l’efficacité au sein des forces de défense.
Conformément au décret n°2026-85 du 4 mars 2026, l’IGD est chargée d’inspecter les formations, structures et services de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine nationale et de la gendarmerie nationale, et d’en apprécier notamment la capacité opérationnelle.
Ses missions comprennent des visites de conseil, d’accompagnement et d’évaluation, fondées sur l’impartialité, l’indépendance, l’intégrité, la rigueur professionnelle et la loyauté.
Pour le dernier trimestre 2026, l’IGD prévoit notamment un atelier sur son organisation et son fonctionnement, ainsi que des visites et prises de contact auprès des autorités et différentes composantes des forces de défense.
(AIP)
gak/cmas
]]>La cérémonie de signature s’est tenue au CNAC Café-Théâtre de Treichville, en présence de responsables du secteur culturel et de partenaires de l’initiative.
L’initiateur de « Master Game », John Kacou Clavaire, a indiqué que le projet vise à accompagner de jeunes talents dans plusieurs disciplines artistiques, notamment le théâtre, le cinéma, le chant et la danse. « Master Game n’est pas une simple télé-réalité, c’est le premier véritable écosystème de détection, de formation et de professionnalisation des métiers de la scène », a-t-il déclaré.
Selon lui, les participants ont bénéficié de plusieurs semaines de formation et d’encadrement, à l’issue desquelles 15 candidats ont été retenus pour la phase finale de l’émission.
Le promoteur a également souligné l’ambition du programme de contribuer à la valorisation des cultures et du patrimoine immatériel ivoiriens. Il envisage, à cet effet, de faire de « Master Game » une formule modernisée et professionnalisante de « Vacances-Culture », avec un déploiement progressif dans les 11 directions régionales de la culture.
Pour John Kacou Clavaire, la convention avec le CNAC confère au projet une dimension institutionnelle et nationale.
Le directeur général du CNAC, Vagba Obou De Sales, a assuré que son institution mettra son expertise et sa connaissance de l’écosystème artistique ivoirien au service de cette initiative. « Ce qui manque, c’est le pont entre ce talent brut et sa reconnaissance. C’est l’accompagnement structuré qui transforme un don en un métier, une passion en une carrière », a-t-il relevé.
Cet accompagnement portera notamment sur le suivi des parcours, l’encadrement des jeunes talents et leur mise en relation avec les différents acteurs du secteur artistique.
La signature de cette convention marque ainsi le début d’une collaboration entre le CNAC et COFA Holding autour de « Master Game », avec l’ambition de favoriser l’émergence et la professionnalisation d’une nouvelle génération d’acteurs des arts et de la scène en Côte d’Ivoire.
(AIP)
kkt/msl/cmas
]]>En visite dans la région pour échanger avec les femmes leaders, Mme Cela a indiqué que le PNUD entend consolider son soutien aux organisations féminines et aux initiatives portées par les jeunes.
« Nous allons continuer ce genre de programme sur les microfinancements en engageant les associations de femmes et de jeunes. Le PNUD se tient disponible pour faciliter vos activités en apportant un appui technique et financier », a-t-elle déclaré lors de la rencontre consacrée principalement à l’autonomisation économique et sociale des femmes, à la préfecture de Man.

Mme Cela a relevé les potentialités du Tonkpi, notamment dans le commerce transfrontalier avec la Guinée et le Libéria, ainsi que les perspectives offertes aux femmes et aux jeunes dans plusieurs secteurs d’activités. Elle a, par ailleurs, annoncé le lancement prochain de nouvelles initiatives destinées à favoriser leur insertion économique.
« J’ai beaucoup d’espoir que beaucoup parmi vous peuvent partir de petits financements pour arriver à réaliser de grandes choses », a-t-elle soutenu.
Initiée par l’ONG Wou-Flo, la rencontre a réuni des femmes leaders, des autorités administratives, des élus, des chefs coutumiers, des directeurs régionaux ainsi que le ministre Vagondo Diomandé.
Cette visite intervient un mois après l’attribution du Prix national d’excellence du meilleur promoteur du développement communautaire à l’ONG Likolêh, bénéficiaire d’un accompagnement du PNUD.
La présidente de l’ONG Wou-Flo, Aminata Vagondo, a salué l’appui du PNUD aux actions de développement menées dans la région. « Nous sommes convaincus que votre visite nous donnera encore plusieurs occasions de bénéficier de l’accompagnement nécessaire afin de rendre plus autonomes les femmes », a-t-elle affirmé.
Intervenant au nom du maire de Man, la conseillère Diabaté Kady a souligné la nécessité de renforcer les capacités économiques et sociales des femmes.
« L’ambition doit être de faire de la femme une véritable actrice du développement et non une simple bénéficiaire de programmes sociaux », a-t-elle indiqué, rappelant que plus de 217 associations féminines sont enregistrées dans la commune de Man.
(AIP)
ebd/cmas
]]>Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la série d’activités dénommée « Connaître l’OQSF », destinée à mieux faire connaître les missions de l’Observatoire et à renforcer la culture financière des futurs cadres de l’administration publique.
La conférence, animée par l’expert financier Félix Yao, a porté sur le crédit et le surendettement, deux problématiques auxquelles peuvent être confrontés les agents publics au cours de leur carrière.
La secrétaire exécutive de l’OQSF-CI, Léocadie Loukou Yao, a expliqué que cette initiative vise à renforcer les capacités des futurs administrateurs avant leur entrée dans la vie professionnelle, afin de les aider à faire des choix financiers éclairés.
« Notre déplacement ici est une action de sensibilisation de proximité, mais surtout une occasion de partager avec les futurs administrateurs de demain l’intérêt de renforcer leur capacité financière avant de rentrer dans le circuit professionnel », a-t-elle déclaré.
Mme Loukou a souligné que l’OQSF-CI entend notamment prévenir les situations de surendettement et le recours aux pratiques usuraires, auxquelles sont confrontés certains fonctionnaires et cadres.
Elle a également insisté sur la nécessité, pour les consommateurs de services financiers, de connaître leurs droits et obligations, ainsi que les conditions et coûts liés aux produits financiers avant de souscrire un crédit.
« Quand vous ne savez pas ce que vous consommez, vous consommez dans le noir », a-t-elle illustré, appelant les futurs cadres à prendre leurs décisions financières en connaissance de cause.
La secrétaire générale de l’ENA, Koné Pénabohin Aline, a salué une initiative qui permet à la fois de rapprocher l’OQSF-CI des futurs cadres de l’administration publique et de mieux faire connaître ses missions.
Élève fonctionnaire du cycle supérieur, option Trésor, Sangaré Adjara s’est félicitée des échanges qui, selon elle, ont permis aux participants de mieux comprendre leurs relations avec les banques, notamment les questions relatives aux taux d’intérêt et aux produits financiers.
L’OQSF-CI prévoit de poursuivre cette campagne de sensibilisation auprès d’autres grandes écoles, notamment l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) et les Centres d’animation et de formation pédagogique (CAFOP).
(AIP)
rd/cmas
]]>À travers cette initiative, l’ONG, par la voix de son président du conseil d’administration, Oulaï Bonka Francis, entend renforcer la compréhension des populations sur les enjeux liés à la dégradation des sols et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
La rencontre a réuni plusieurs acteurs locaux, notamment des spécialistes de l’agriculture et de la protection de l’environnement, des chefs traditionnels, des retraités ainsi que des jeunes.
Le secrétaire général de préfecture, Koné Ardjouma, représentant Mme le préfet Konan Ohoulo, a pris part à l’activité, témoignant de l’intérêt des autorités pour les initiatives visant à promouvoir une agriculture durable et à préserver les ressources naturelles.
Le spécialiste en agroforesterie à la Coopération allemande GIZ, Kouakou Aubin Manza a présenté lors d’une communication, le modèle de la jachère améliorée à l’acacia comme une solution efficace pour restaurer la fertilité des sols.
Au-delà de l’amélioration de la qualité des terres, l’agroforesterie contribue également à la séquestration du carbone, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la protection de l’environnement, a-t-il expliqué.
À travers cette campagne de sensibilisation, l’ONG La Muraille Verte réaffirme son engagement en faveur d’une agriculture productive, résiliente et respectueuse de l’environnement.
(AIP)
dg/bsp/cmas
]]>Le programme FISH4ACP, initié par l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), est mis en œuvre par la FAO grâce à un financement de l’Union européenne et du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). En Côte d’Ivoire, il soutient la chaîne de valeur du tilapia d’élevage.
La rencontre, qui a réuni les acteurs de la filière, des experts juristes ainsi que les représentants des ministères concernés par le secteur aquacole, a permis d’examiner et de valider le rapport d’évaluation du cadre juridique de l’aquaculture à travers une analyse participative des résultats de l’outil ALART (Aquaculture Legal Assessment and Revision Tool).
L’administratrice du programme FISH4ACP à la FAO, Djiré Fougnigué, a précisé que cet appui vise à accompagner le gouvernement ivoirien dans la mise en place d’un cadre législatif adéquat, susceptible de renforcer la compétitivité et l’attractivité du secteur et de contribuer à l’autosuffisance du pays en ressources halieutiques. Elle a réitéré l’engagement de la FAO à poursuivre son accompagnement du gouvernement ivoirien dans l’atteinte de ses objectifs nationaux en matière de ressources halieutiques.
Le président du conseil d’administration (PCA) de l’Interprofession aquacole de Côte d’Ivoire (INTERAQUA), Maurice Sawadogo (Salif), a salué l’initiative, relevant les insuffisances de l’actuel cadre juridique et la nécessité de réviser certains textes, dont plusieurs remontent à 1960 et ne sont plus adaptés aux réalités d’une filière désormais structurée et en pleine évolution.
Il a préconisé la révision des dispositions relatives aux permis d’installation, notamment pour les acteurs présents depuis plus de 30 ans, ainsi que la clarification des conditions d’aménagement des cages flottantes et des étangs, afin de sécuriser la filière et de rassurer les investisseurs et les établissements bancaires.

Au nom du ministre des Ressources animales et halieutiques, la conseillère technique, Fadiga Haïda Kaly, a souligné que la production aquacole enregistre une croissance annuelle moyenne de plus de 17% depuis 2019, dont plus de 91% provient du tilapia, tandis que chaque Ivoirien consomme en moyenne 24 kg de poisson par an, contraignant le pays à importer plus de 734 000 tonnes en 2024, pour 521 milliards FCFA.
Elle précisé que l’ambition, dans le cadre de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) 2022-2026, de porter de 20% à 65% à l’horizon 2030 la couverture des besoins nationaux en poisson par la production locale.
Pour relever ce défi, Mme Fadiga a relevé que l’harmonisation du cadre juridique de l’aquaculture permettra de favoriser une réforme adaptée, sécurisée et propice au développement de la filière. Le secteur aquacole regroupe plus de 4 500 acteurs, pour une production annuelle de 15 000 tonnes.
(AIP)
bsp/cmas
]]>Le représentant du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Tapé Aubin, a souligné que les maladies cardio-vasculaires ne concernent plus seulement les spécialistes. Elles touchent, selon lui, les familles, les communautés, les entreprises et l’ensemble du système de protection sociale.
Il a relevé que la survenue d’une pathologie fragilise la stabilité des ménages, réduit la capacité de travail et accumule les dépenses de santé. Il a réaffirmé la conviction du gouvernement selon laquelle l’accès aux soins ne doit pas être un privilège, mais une garantie accessible, saluant la prise en compte de l’hypertension artérielle dans le panier de soins de la CMU.
Le président du Groupe de recherche et d’action contre les maladies cardio-vasculaires (GRAM), le Pr Roland N’Guetta, a plaidé pour une intégration progressive et soutenable de certains actes de cardiologie interventionnelle dans le dispositif de protection financière.
Il a proposé une démarche pragmatique partant d’un dispositif pilote, avec des indications médicales claires, des tarifs compatibles et un renforcement du diagnostic et du référencement des patients. « Une innovation qui sauve des vies, mais demeure inaccessible au plus grand nombre, reste une promesse inachevée », a-t-il soutenu.
La représentante du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Dr Coulibaly Soty, a réaffirmé l’engagement du ministère à accompagner les initiatives visant un système de santé plus équitable.
Elle a indiqué que la modernisation des infrastructures et des plateaux techniques doit aller de pair avec l’amélioration du parcours de soins, du référencement et de la prévention. Elle a félicité le GRAM, le comité d’organisation et les partenaires pour la tenue de ces journées.
Pendant trois jours, Abidjan réunira des spécialistes nationaux et internationaux autour de conférences, panels, ateliers pratiques, transmissions directes et expositions. Les organisateurs souhaitent que ces échanges débouchent sur des solutions adaptées aux réalités africaines et sur une meilleure prise en charge des pathologies coronariennes.
(AIP)
gak/cmas
]]>La mise en route de cette deuxième cohorte s’est déroulée jeudi 10 septembre 2026, à la salle polyvalente du nouveau siège de la SODEXAM, en présence de la ministre du Patrimoine, du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Mariatou Koné, représentant la Première Dame Dominique Ouattara, marraine du programme.
Mme Koné a salué la continuité de cette initiative destinée à renforcer la présence des femmes dans les métiers techniques de l’aviation civile. Elle a rappelé que la première cohorte, composée de 11 jeunes filles sélectionnées en 2024 parmi 328 candidatures, a enregistré un taux de réussite de 100 % au terme de ses deux premières années de formation.
Selon ele, ces résultats ont conforté la décision d’élargir le programme à 20 bourses. Au nom de la marraine, la ministre a annoncé une contribution de cinq millions de francs CFA en faveur des 20 nouvelles bénéficiaires.
Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a relevé que les lauréates, âgées de 15 à 18 ans, bénéficieront d’une formation de cinq ans au Maroc.
Le parcours comprend notamment des formations en génie industriel et productique, génie informatique, électronique, électrotechnique et télécommunications, contrôle de la navigation aérienne et électronique de la sécurité aérienne.
Selon le directeur général par intérim de la SODEXAM, Abdul Adam Sylla, les bénéficiaires, issues d’établissements scolaires d’Abidjan et de plusieurs villes de l’intérieur du pays, poursuivront leur parcours à l’Université internationale de Rabat avant d’intégrer l’Académie internationale Mohammed VI de l’aviation civile.
Le programme est financé à hauteur de 520 millions de francs CFA sur cinq ans par la SODEXAM, le ministère délégué chargé de l’Enseignement technique, la société des mines de Tongon et d’autres partenaires.
Porte-parole de la deuxième cohorte, Konan Moayé Déborah a exprimé la reconnaissance des bénéficiaires à la Première Dame et aux partenaires, estimant que cette bourse leur offre l’opportunité de transformer leurs ambitions en projets professionnels.
Au nom de la première cohorte, Kouamenan Grâce a, pour sa part, témoigné de l’expérience vécue durant deux années au Maroc, marquées par l’adaptation, la rigueur et la persévérance. Elle a encouragé les nouvelles bénéficiaires à rester soudées et à travailler avec détermination.
L’Ambassadeur du Royaume du Maroc en Cote d’Ivoire, Othman El Ferdaous, était présent à la cérémonie.
(AIP)
ad/cmas
]]>La convention a été signée le 4 septembre à Tianjin, en République populaire de Chine, entre Koné Laman et le président d’Africa Business Alliance, Chen Xieying, en marge d’une mission effectuée dans ce pays avec la directrice générale de KL Corporate, Worokya Traoré.
Cette mission a permis à la délégation ivoirienne de rencontrer plusieurs acteurs institutionnels, économiques et professionnels chinois et de participer à la 18e édition du forum de l’Africa Business Alliance, a indiqué M. Koné lors d’un point de presse, en présence de représentants de l’ambassade de Chine en Côte d’Ivoire.
L’accord confie notamment à KL Corporate et à HEC Abidjan la représentation d’Africa Business Alliance en Afrique, afin de favoriser le développement de coopérations dans plusieurs secteurs.
« Notre objectif est de transformer les relations en projets », a déclaré Koné Laman, soulignant que ce partenariat vise à rapprocher les besoins de développement des pays africains des capacités industrielles, technologiques, financières et universitaires disponibles en Chine.
Dans le cadre de ce mandat, KL Corporate sera chargé de l’intermédiation institutionnelle et économique, de la prospection, du développement d’affaires, de la recherche de partenaires et de financements, ainsi que de l’accompagnement de projets économiques et industriels.
HEC Abidjan interviendra, pour sa part, dans le développement des coopérations universitaires, des programmes de formation, du renforcement des capacités, des échanges académiques et des partenariats entre établissements d’enseignement chinois et africains.
Pour Koné Laman, le développement économique et le renforcement des compétences doivent être menés de concert. « On ne peut pas construire une industrie durable sans compétences. On ne peut pas développer des infrastructures sans ressources humaines qualifiées », a-t-il relevé.
Les secteurs prioritaires concernés comprennent notamment l’éducation et la formation professionnelle, les mines, le pétrole et le gaz, les énergies, particulièrement le solaire, l’agriculture, l’agro-industrie et la transformation numérique.
La création d’un centre opérationnel d’Africa Business Alliance en Côte d’Ivoire est également envisagée pour faciliter la coordination des projets et des missions entre partenaires chinois et africains.
Koné Laman a précisé que ce mandat constitue avant tout un cadre destiné à identifier, structurer et accompagner des projets solides et réalisables susceptibles d’intéresser les investisseurs et partenaires.
(AIP)
cmas