Pendant cet événement , Daniel Coste et Jean-Pierre Cuq nous ont présenté le Dictionnaire de didactique des langues : son histoire et son élaboration.
Selon Daniel Coste le Dictionnaire est un objet transitionnel qui a fêté ses 40 ans d’anniversaire depuis sa publication. Ce dictionnaire a été d’abord conçu pour les professeurs du français. Au cours de route le titre a d’abord été Dictionnaire de linguistique appliquée. Ensuite Coste décide de modifier le titre en passant de Dictionnaire de linguistique appliquée au Dictionnaire de didactique des langues.
Le Dictionnaire de didactique des langues est comme Jean-Pierre Cuq a expliqué un ouvrage collectif .Il a été composé en trois étapes :
Ce qui fait au total 600 items selectionnés.
Le Dictionnaire regroupe un lexique métalinguistique : lexique courant requalifié avec une acceptation particulière(ex.exercice, observation, immersion, tâche), lexique provenant des disciplines de références, lexique des signes( DELF,TIC), mots et expressions d’origines étrangères (feed-back, portfolio, imput)
Le Dictionnaire présente aussi une importante évolution conceptuelle. C’est la fin de la linguistique appliquée : de 625 termes de linguistique dans le DDL , ils ne sont réstés que 150 termes dans le DDFLES. Il y a aussi une glissement vers la psychologie cognitive ainsi que un intérêt pour la sociologie.
Daniel Coste et Jean-Pierre Cuq concluent en déclarant qu’ il y a eu un énorme éffort de conceptualisation depuis une trentaine d’années et que le Dictionnaire est un outil majeur pour la structuration du champ.
]]>Ceux-ci sont suivis par les énoncés mélangés comportant des mots composés qui contiennent en eux une combinaison de deux morphèmes libres dont chacun provenant d’une langue différente. Dans ce cas on parle de néerlandais/anglais et d’allemand/français. Et finalement l’auteur présente les énoncés où le mélange consiste de compositions bilingues .On a ici un mot composé de deux morphèmes différents :un morphème libre provenant d’une langue et un autre lié d’une autre langue ce qui amène à une suffixation bilingue.L’auteur donne comme exemple une petite fille nommée Kate parlant néerlandais et anglais,qui dit « looken » dont le morphème « en » est une marque de la désinence de l’infinitif en néerlandais. De Hower précise qu’en dehors de leur structure, les énoncés mélangés diffèrent également par leur longeur et complexivité. Elle distingue trois types de longeur : énoncés mélangés très cours , courts et longs. Elle explique que les énoncés très courts ne contiennent que deux morphèmes libres et un nombre variable de morphèmes liés.Ce qui est illustré par un exemple de Manuela âgée de 3 ans qui parle espagnol et anglais.Ensuite il y a les énoncés mélangés courts :il s’agit en effet de trois morphèmes libres et un nombre variable de morphèmes liés.Dans ce cas l’auteur donne comme exemple Guilia parlant italien et allemand.Enfin les énoncés mélangés longs sont ce qui possèdent quatre morphèmes libres : exemple de Frank(3 ans) qui parle allemand et anglais.Hower précise un peu plus loin dans son article que les énonces mélangés qui sont objet de son analyse contiennent deux critères :le nombre de lieux de changement de langue et les types d ‘éléments structuraux sur lesquels porte le changement de langue.Pour déterminer le nombre de fois où il y a eu un lieu de changement de langue,l’auteur ne prend en compte que les morphèmes libres.Ainsi les énoncés tès courts n’ont qu’un seul lieu de changement de langue qui dans le cas de Kate porte sur le dernier morphème libre(ex. Yellow bos).Quant aux énoncés mélangés courts,De Hower explique que théoriquement ils sont censés avoir deux lieux de changement de langue mais en pratique la majorité d’eux en ont un seul.Ceci est illustré par un exemple d’un énoncé franco-allemand produit par Annika(3 ans) : « un peu ehm warten (attendre) » ce qui démontre que le changement porte la plupart de temps sur le dernier morphème libre en fonction des morphèmes antécédents.Bien comme ceux derniers, les énoncés mélangés longs ont un lieu unique de changement de langue.Néanmoins il est possible d’y avoir deux lieux de changement voire trois lieux ou plus.Ceci est dû au fait que plus un énoncé est long, plus il y a la possibilité de plusieurs lieux de changement de langue.
Cet analyse porte non seulement sur le nombre de lieux où les enfants produisent une altérnance mais aussi sur les parties de discours où on observe que la partie la plus touchée est le nom, suivi des adverbes ,les verbes et au final les adjectifs.Cette priorité du nom n’est lié ni à l’âge ni à la capacité linguistique du bilingues :tout comme les enfants,les adultes emploient le plus souvent des noms et des groupes nominaux dans leurs énoncés mélangés.
A la fin de l’article, l’auteure fait une conclusion ouverte en déclarant que d’autres études seront nécessaires sur les combinaisons des langues afin de formuler une théorie de l’évolution de l’alternance codique intra-phrastique.
1)Les paramètres didactiques et socioculturels : la mise au point de méthodes et de programmes scolaires, adaptés aux publics spécifiques ;l’évaluation du niveau culturel et éducatif des apprenants ayant en vue les possibilités de travail individuel ;l’importance du milieu familial quant au choix de la langue étrangère et la motivation de l’apprenant lors de son apprentissage.
2)Les paramètres matériels et techniques : les manuels, les cabinets linguistiques,l’equipement des salles(projecteurs,ordinateurs,tableaux intérférants etc.) dont la différence est considerable dans les écoles de la capitale(mieux équipées) et celles de la campagne, entre les lycées bilingues et les lycées ordinaires ou techniques en Bulgarie.
3)Les cadres : la formation des enseignants de français, leur motivation et leur désir de perfectionnement, ainsi que les possibilités de stages à l’étranger.
4)Les paramètres psychologiques des apprenants : la capacité de concentration, les différentes types de mémoire, les penchants naturels , le rapport entre la mémoire et la pensée , le manque de motivation et d’aide de la part de la famille.
5)Les paramètres linguistiques : le fonctionnement du système linguistique dans de différentes situations de communication, les possibilités de communiquer en français, la pratique de la simulation en tant que méthode d’apprentissage. La maitrise parfaite de la langue etrangère est liée à la maitrise des éléments paralinguistiques –l’intonation, les gestes,le langage du corps ,l’expression du visage ainsi que le niveau de maitrise de la langue maternelle.
Lors de l’apprentissage du français langue étrangère , les erreurs les plus répandues chez les apprenants bulgarophones sont dues à l’interférence entre les langues (Interlanguage Interference).Ces erreurs sont dues à la transposition incorrecte des connaissances de la langue maternelle, le bulgare sur la deuxième langue, le français.On vous présentera quelques-uns des erreurs les plus typiques :
| Bulgare | Français |
| Je suis 20 ans | J’ai 20 ans |
| Je se lave | Je me lave |
| Il y aura beau temps | Il fera beau temps. |
Il existe deux formes d’interférence : explicite et implicite. L’interférence explicite on la trouve dans les cas où les apprenants commettent des erreurs d’orthographes ainsi qu’à l’oral, transposant leurs connaissances linguistiques de la langue maternelle sur la langue étrangère, en ignorant les normes de la langue étrangère .Chez l’interférence implicite, les apprenants ne font pas de fautes, parce que tout simplement ils évitent de construire des phrases dont la construction grammaticale et lexicale est difficile. Mais ainsi le vocabulaire ne s’enrichit pas et le langage se simplifie et perd son expressivité.Les apprenants n’utilisent également pas des termes et des formes lexicales qui ne possède pas d’équivalent dans la langue maternelle. Par exemple : les pronoms adverbiaux en et y sont éliminés sous l’influence de l’interférance implicite. A la question « Tu vas à l’école , » les apprenants répondent « Non, je reviens » au lieu de « Non ,j’en reviens », Veux-tu du thé ?Non, merci ,je ne veux pas au lieu de « Non, merci ,j’en veux pas ».
L’interférence se manifeste dans différentes domaines : phonétique, lexical, grammatical.
L’interférence phonétique
L’interférence phonétique est la cause de la prononciation incorrecte influencée de la langue maternelle ou de la première langue étrangère. Vue que la langue bulgare possède un sysème phonétique assez différente de celui du français ,les apprenants trouvent des difficultés à prononcer certaines phonèmes.Par exemple :age>ash, élève>elef, rouge>roush, fleur>fljor,salut>salou.Une autre difficulté est de faire également la différence entre les voyelles « e » et « u » (ex. le,les,lu) parce que les bulgarophones entendent le même son.C’est valable pour les sons comme des sons comme e et eu ,de et deux, eu et u, deux et du , de et du : du café, de café.On peut rencontrer des difficultés dans l’apprentissage des accents dont l’emploi est différent en langue maternelle :e, é , è :ex. entre repartir et répartir.
La plus grande difficulté à laquelle les apprenants bulgarophones sont confrontées est la nasalité.Cela pose des obstacles à l’apprentissage de la langue étrangère en décourageant les appenants.Ils ne font pas aucune différence entre –im et –em(importer et emporter) ;entre –em et –am(emporter et implifier par exemple) ;entre -in et –en(introduire et enchanter) ;entre –en et -an(enchanter et antérieur).
L’apprenant n’arrive pas à distinguer les sons mais aussi il trouve beaucoup de difficultés à prononcer correctement les nasales.
Les particularités susmentionnées de la prononciation ainsi que de la vitesse du français oral mettent des obstacles à l’apprentissage et à la compréhension de la langue étrangère.Même si l’apprenant connaît l’orthographe et la signification des mots ,comme importer et emporter par exemple, le bulgare ne les distingue pas à l’oral.
L’interférence lexicale on observe un emploi incorrecte des mots par les apprenants , l’invention des unités lexicales inexistantes , en appliquant des suffixes de la langue étrangère ,ou tranduisant littéralement le mot/l’expression tel(le) qu’il est en bulgare : athéiste au lieu d’athée ;protest au lieu de protestation ; « sportiste » au lieu de « sportif »,« Je voudrais tourner votre attention » au lieu de « Je voudrais attirer votre attention », « les oiseaux se rendent au printemps » au lieu de « les oiseaux reviennent au printemps ».On voit que les exemples donnés plus haut démontrent une sorte de traduction directe des phrases du bulgare en français.Les apprenants ont tendance à utiliser des empreintes de différentes langues adaptées à la langue bulgare que’ils utilisent par la suite d’une incorrecte à cause de la similitude phonétique et léxicale.
L’interférence grammaticale concerne les changements dans la structure et les éléments structuraux de la langue française.Elle aborde plusieurs aspects de la grammaire bulgare/française comme :l’article partitif,les prépositions,le genre,les verbes pronominaux,les pronoms relatifs,l’adjectifs.
1)Article partitif
La langue bulgare ne possède pas d’article partitif ce qui pause des difficultés dans l’apprentissage de français.L’exemple donné démontrera qu’en bulgare il n’y a ni article ni préposition : Ex.Je bois du café > je bois café
2)Les prépositions
Les prépositions sont toujours problématique pour les apprenants, mais les bulgares trouvent des difficultés particulières dans les cas suivants :
-Les verbes transitifs :comme aider qqn- en français le verbe est sans préposition tandis qu’en bulgare il est avec une préposition. C’est pourquoi l’apprenant fait très souvent l’erreur d’utiliser le verbe avec la préposition à : aider à qqn
– Verbes qui se construisent avec à + infinitif ou de + infinitif : penser à/ penser de, décider à / décider de. En bulgare on le traduira avec la même préposition ce qui provoque des amalgames du sens et l’apprenant prend beaucoup de temps à saisir la différence et à utiliser correctement les prépositions françaises.
3)Le genre du nom
L’interférence grammaticale est la cause aussi des erreurs commises par rapport au genre du nom :quand le genre du nom en français respecte le genre des noms en bulgare.Le tableau suivant l’ illustre bien :
| En bulgare | En français |
| Une groupe | Un groupe |
| Un fenêtre | Une fenêtre |
| Un dent | Une dent |
Une autre particularité est qu’en français le neutre n’existe pas à la différence de la langue bulgare .
4)La forme pronominale des verbes
Dans la langue bulgare , il existe un seul pronom « se » utilisé pour toutes les personnes et genres,tandis qu’en français il existe de différents pronoms :je me ,tu te ,il se, nous nous, vous vous.Ex. je se lave, tu se lave,nous se lavons etc.
5)Des pronoms relatifs et plus spécialement les pronoms relatifs simples :qui et que
La langue bulgare possède un seul pronom relatif .En revanche en francais,il y en a deux et leur fonction est différente :qui remplace le sujet et que– le complément objet direct (COD).Une autre difficulté est le fait que dans la langue bulgare le complément objet direct ne joue pas le même rôle qu’en français ,et les apprenants comprennent difficilement la spécificité du sens des deux pronoms relatifs.En plus le
6)La place de l’adjectif
L’accord et la place de l’adjectif posent des problèmes.En bulgare l’adjectif épithète se place avant le nom. Le complément du nom se place après le nom lui-même, comme en français. L’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il accompagne. Les articles sont postposés aux adjectifs qui sont devant le nom. A la 3ème personne du singulier, le genre de l’adjectif possessif dépend de la personne qui détient l’objet et du genre de l’objet. En français,l’adjectif peut se trouver devant ou derrière qui provoque un changement du sens de l’énoncé : Ex : Un pauvre homme/ un homme pauvre,Un grand homme/Un homme grand,Un homme brave/Un brave homme
Homonymie grammaticale/ lexicale :
L’homonymie grammaticale et lexicale est une des difficultés principales qui est très souvent à surmonter et même après une bonne maîtrise de la langue il arrive qu’elle entrave la compréhension et la communication.
Homonymie grammaticale : à /as ; les /l’ai ; là / l’a/la ; ce/ se ; des/dès/ dé ; leur/leurs/ l’heure ; ma/ m’as/ m’a ; sans/cent/sang/ sens/sent ; été/étais/était/étaient ; cet/cette/ sept /ces/ses/c’est/sais/sait ; on/ont ; non/nom/n’ont ; ou/où ; sa/ça ; son/sont ; par/ pars/ part ; ton /t’ont/thon etc.
Homonymie lexicale : mer/mère/ maire ; mal/malle ;parti/partie ; compte/ comte/conte ; peau/pot ; bon/bond/ laid /lait ; saine/ scène ; sale/ salle ; coup/ cou/coût ; ancre /encre ; tante/ tente; port/pore, porc; foi/foie/fois ; phare/fard ; mettre/ maître/mètre ; guère / guerre ; mur/mûre/mûr ; pain/pin ; vert/verre, ver/vers ; sot/saut/seau/sceau ; pomme/paume etc.
Conclusion :
La motivation des apprenants est un des facteurs décisifs quand il s’agit de surmonter les difficultés d’apprentissage et d’obtenir ainsi de meilleurs résultats dans l’enseignement d’une langue étrangère.Pour cela il ne faut pas négliger le rôle des méthodes qui devraient éveiller l’intérêt et la curiosité des apprenants, être adaptées au niveau des élèves et tenir compte des difficultés provenant des particularités de la langue maternelle afin de faciliter le processus d’apprentissage et rendre le travail plus efficace et motivant.De nouveaux programmes et projets du Ministère de l’Education, conformes au Cadre de langue européen, ainsi que les nouvelles méthodes d’apprentissage de langue étrangère ont fait leur entrée dans les établissement scolaires au cours de l’année 2014 -2015.L’accent y est mis sur l’approche communicative, sur un nouveau choix de textes contemporains et surtout des documents authentiques qui favorisent une meilleure maitrise de la langue vivante, sur des moyens plus efficaces d’enseigner le lexique en donnant non seulement la définition des mots, mais aussi leur emploi dans des situations concrètes.
Bibliographie:
B.Lekova. Language Interference and Methods of Its Overcoming in Foreign Language Teaching in: Trakia Journal of Sciences, vol 8, suppl. 3, pp 320-324, 2010
St .Mateva , R. Danailova , Homonymie Francaise, Sl ., 2001,p. 215
Peicheva, Des problèmes dans l’apprentissage d’une langue étrangère, 1988
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1.1. Remarques préliminaires
Ce travail se situe dans le vaste domaine des recherches sur l’acquisition d’une langue étrangère. Plus précisément, il aborde la question de l’influence de la langue maternelle sur l’apprentissage d’une langue étrangère chez les apprenants bulgarophones. Pour cerner encore plus le sujet de notre recherche, nous nous concentrerons sur un aspect tout particulier de la linguistique contrastive, à savoir l’interférence linguistique ou le transfert. La conception d’interférence se fonde sur deux principes. D’abord, l’acquisition d’une langue étrangère intervient à un stade du développement cognitif plus avancé que celui atteint lors de l’acquisition de la langue maternelle. Ensuite,l’apprenant qui apprend une seconde langue possède déjà un bagage linguistique et un savoir-faire dans sa langue maternelle. Ce double bagage cognitif et linguistique interfère dans l’apprentissage de la langue étrangère.( Lounis Nehaoua, 2010 : 83-91) Les erreurs, appelées interférences, étaient alors perçues comme un transfert négatif de la langue source vers la langue cible( Lounis Nehaoua 2010, : 83-91). Mackey (1976 : 414) définit le concept d’ interférence ainsi : « L’interférence est l’utilisation d’éléments d’une langue quand on parle ou écrit dans une autre langue. C’est une caractéristique du discours et non du code. Elle varie qualitativement et quantitativement de bilingue à bilingue et de temps en temps, elle varie aussi chez un même individu, cela peut aller de la variation stylistique presque imperceptible au mélange des langues absolument évidents. ». Ce processus , appelé du « transfert » ou de l’interférence, qui fait un lien entre les structures de la langue première et l’interlangue lorsque les caractéristiques concernée ressemblent ou sont identiques à celles de la langue première , mais peut aussi , notamment lorsque les deux langues contrastent entre elles, provoquer des difficultés d’acquisition qui se traduisent par des erreurs ou des stratégies d’évitement de certains faits de la langue cible.(Vogel, 1990 : 184). Afin d’éviter ces erreurs , l’analyse contrastive a été préconisée. Représentée par Fries, Lado, Py et Noyau, l’analyse contrastive (1950-1970) qui se base sur les travaux de la linguistique structurale et distributionnelle (Bloomfield) et sur le béhaviorisme (Skinner) consiste à décrire et à comparer les deux systèmes linguistiques afin de prédire les erreurs. La plupart des erreurs étaient perçues comme un transfert négatif de la langue source vers la langue cible. Les erreurs étaient assimilées à une interférence et pouvaient, donc être prédites à partir d’une comparaison de la L1 avec la L2. (Lounis Nehaoua 2010, : 83-91).
Dans la présente étude, le français constitue la langue cible et pour la plupart des apprenants étudiés , le bulgare est la langue maternelle. Cette situation acquisitionelle spécifique a des implications intéressantes pour l’analyse de l’influence de la langue maternelle sur la langue étrangère ,dans le sens où celle-ci peut provenir de plusieurs langues. Ainsi, le français est, dans la plupart des cas, acquis après au moins une autre langue étrangère : majoritairement l’anglais.
1.2 But et questions de la recherche
Le but général de ce travail est d’examiner à quel point et comment la langue maternelle des apprenants bulgarophones influence l’apprentissage des prépositions et les pronoms relatifs en français langue étrangère.
Ainsi nous effectuerons une analyse contrastive de l’influence plurilingue telle qu’elle se manifeste dans la production écrite des 60 apprenants bulgarophones , repartis en quatre groupes : des débutants , des lycéens , des jeunes adultes et des adultes. Ces groupes diffèrent par rapport aux connaissances préalables en français.
Dans cette étude, nous nous posons les questions de recherche suivantes :
Est-ce que l’influence de la langue maternelle pose des difficultés lors de l’apprentissage des pronoms relatifs et les prépositions en français ?
Est-ce que la langue maternelle joue le rôle d’outil d’apprentissage ?Est-ce que l’influence de la langue maternelle facilite l’apprentissage du français langue étrangère ?
De quelle manière cette influence facilite l’apprentissage des prépositions et des pronoms relatifs en français ?
Est-ce que les langues étrangères déjà acquises ultérieurement, influencent l’apprentissage du français ?Et si oui, de quelle manière ?
Pour répondre à ces questions, une observation des classes d’apprenants de français du niveau B1 a été effectuée au sein de l’Institut français de Bulgarie et du lycée bilingue « Sainte-Sophie » à Sofia(Bulgarie). A la suite de ce stage un corpus de copies d’ élèves a été conçu et sera l’objet d’une analyse approfondie des diificultés que les apprenants rencontrent dans l’emploi des prépositions et des pronoms relatifs en français.
Nous avons également effectué des entetiens semi-dirigeants auprès des enseignants, ainsi que des questionnaires pour les apprenants afin de mieux répondre aux questions.
1.3 Plan du travail
Ce premier chapitre introducteur sera suivi par un deuxième chapitre qui représentera le cadre théorique ,en abordant la question de l’interlangue, des interférences linguistiques et de l’analyse contrastive. Le chapitre 3 présentera le contexte et le stage d’observation effectué en Bulgarie. Ce qui sera suivi par un quatrième chapitre qui sera consacré à la présentation d’un corpus des copies d’ apprenants en français et les résultats de l’analyse de ce corpus.Le dernier chapitre (chapitre 5 ) verifiera les hypothèses et conclura le travail.
Bibliographie:
Lounis Nehaoua ,2010 : Les idiosyncrasies scolaires dans l’apprentissage d’une langue étrangère
Vogel Klaus ,1995 : L’interlangue ,Edition Presses universitaires du Mirail
William. F. Mackey, 1976: Bilinguisme et contact des langues, Edition Klincksieck, Paris
]]>Christina Angelova
Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
Ce travail se situe dans le vaste domaine de recherches sur l’acquisition d’une langue étrangère.Plus précisément,il aborde la question de l’influence de la langue maternelle dans l’apprentissage d’une langue étrangère chez les apprenants bulgarophones.Il s’agit en effet de ce qu’on appelle « l’interférence entre les langues » (Interlanguage Interference) ce qui représente la transposition des connaissances de la langue maternelle sur la langue étrangère. Et cette référence à la langue maternelle est souvent considérée « comment négative,comme obstacle,blocage ,frein à l’acquisition d’une autre langue »( Castellotti , 2001).Est-ce que se référer à la langue maternelle empêchera l’appentissage d’une langue étrangère ?Cette influence de la langue maternelle pose-t-elle vraiment des obstacles à l’apprentissage de la langue étrangère ou au contraire elle joue le rôle d’un outil d’apprentissage de la langue étrangère ?Pour répondre à ces questions, une observation des classes sera nécessaire dans les écoles bulgares à Paris et également à Sofia. Un corpus de copies des élèves sera conçu et sera l’objet d’une analyse approfondie qui portera sur deux éléments particuliers :l’emploi des prépositions et des verbes pronominaux. Les interviews et les enquêtes donneront une touche finale à mon travail.
Bibliographie :
B.Lekova. Language Interference and Methods of Its Overcoming in Foreign Language Teaching in: Trakia Journal of Sciences, vol 8, suppl. 3, pp 320-324, 2010
Peicheva, Des problèmes dans l’apprentissage d’une langue étrangère, 1988
V.Castellotti, La langue maternelle en classe de langue étrangère, Clé International,2001
]]>C’est samedi soir. Comme d’habitude (depuis à peu près deux mois) je suis devant l’ordinateur en essayant d’avancer sur mon mémoire !En ce moment, mon portable sonne et je vois le prénom de ma meilleure amie s’afficher sur l’écran : « Oh non ! Je ne répondrai pas !Je dois travailler , sinon mon directeur de mémoire sera très en colère si lundi matin je ne lui présente pas les premières pages de mon mémoire… » Hélas , elle continue à m’appeller…Je me trouve obligée de répondre…
« Salut ! » dis-je avec une voix monotone comme si la fin du monde est arrivée..
« Saluuuut ça va ?Pourquoi tu réponds pas ? » me dit-elle d’une voix gaie et heureuse…Les deux oppositions quoi !Moi dans la déprime totale et elle hyper heurese pour je ne sais pas quelle raison !Cela m’a agassée encore plus et je suis tombée du coup dans une plus grosse déprime…
« Beinn, écoute ca va pas trop ! »
« Mais pourquoi ?Qu’est-ce qui se passe ?»
« J’ai le cafard ! » dis-je en pleurnichant.
« Oh la pauvre !Ne t’inquiète pas !Je serai chez toi dans une demie heure. »
Ahhhhhhh !Quoiiiiiii ?Pourquoiiiiii ?Mais je dois travailler moiii…Je n’ai pas besoin de son soutien en ce moment….
Eh bien sûr , ma copine débarque chez moi une demie heure plus tard !J’ouvre la porte et qu’est-ce que mes yeux voient : armée d’un spray contre les cafards et d’un tas de pièges….Mais qu’est-ce que c’est ce délire !Elle e totalement perdu l’esprit…Mais quand même je décide de rester polie,et je lui demande gentillement :
« Pourquoi tu as apporté un spray contre les cafards ? »
« Parce que tu m’as dit que tu avais un cafard…Tu as oublié ??? »
« Quoii ?Mais noon, je voulais dire que j’étais déprimée,c’est une expression » dis-je, en éclatant de rire.
Et oui c’est ma meilleure amie !Si ce n’est pas elle de me faire rire, qui d’autre !?
Source de l’image:
]]>Cette journée d’études portait sur la question des le passage de paroles et les paroles de passages en littérature.Dans ce contexte, Carla Campos Cascales, doctorante (ED 268),a posé tout d’abord la question de l’apprentissage de la lecture en passant ensuite à la question de l’écriture de cette lecture.
La question de l’apprentissage de la lecture en classe de langue est importante parce qu’elle aborde les deux matières par lesquelles se construit l’identité nationale : la langue et la littérature.L’accent est mis sur la méthodologie d’enseignement de la littérature en Catalogne.La jeune doctorante a donné des exemples de l’exemen de Catalan où le texte est devenu objet d’une analyse formelle et linguistique ce qui amène à la création des obstacles entre la lecture et l’écriture.Ce qui la pousse d’utiliser une activiter afin de lutter contre ce type de lecture.En effet, il s’agit de la fable « Le loup et le chien » tiré du livre I des « Fables » de la Fontaine.C’est une activité qui a été réalisée en 2 séances avec des élèves de 3 et 4ème année d’Enseignement Secondaire Obligatoire.Le premiere partie de la séance était consacrée à une lecture à haute voix par quelques élèves ce qui visait leur implication corporelle dans le texte.Cette partie de lecture à haute voix a été suivie par une lecture silencieuse accompagnées d’une prise de notes des élèves.En effet, il s’agit ici d’un passage léger de lecture à ecriture.Pour accentuer encore plus sur la question d’écriture, la doctorante présente aux élèves le texte traduit en essayant de présenter « Les Fables » de la Fontaine en tant que « réécriture » des Fables d’Escope.
La doctorante a conclu que ce sont les écrits des apprenants, leur lecture, la parole qu’ils ont construit par les passages successifs de la lecture du texte à l’écriture,qui a permis à comprendre comment la Fontaine nous apprend à lire.
Carla Campos Cascales a essayé de montrer une autre méthode d’enseignement de la littérature qui vise un travail dans les deux sens :le passage d’une lecture à une écriture et l’inverse de l’écriture à la lecture.
]]>Et quand on croit que tout est perdu , il y a toujours cette petite lumière au bout du tunnel qui s’appelle les CARNETS !Et oui , les carnets !Parce qu’un vrai chercheur a besoin d’un bon équipement pour réaliser son projet et arriver à la fin de ses recherche.Et pour cela comme notre cher ami Bruno Labour dit il faut « tenir un journal de tous nos mouvements » .Alors suivant le conseil de Labour, j’ai décidé d’ouvrir quatre carnets :
Le premier carnet s’appelle : « Les colloques ,journées d’études , conférences » où je noterai tous les colloques et conférences auxquelles je participe.
Le deuxième carnet s’appelle : « Les donnés théoriques » où je noterai tous les extraits des ouvrages que je trouve intéressants.
Le troisième carnet s’appelle : « Enquêtes et entretiens » où seront tous les entretiens et enquêtes durant ma recherche.
Et enfin le quatrième sera «Ouvres-moi et remplis-moi » déstiné aux essais d’écriture et qui est toujours sur moi ou à côté de moi prêt à être ouvert quand j’ai des idées sur mon sujets ou des commentaires à faire.
Et oui les carnets sont un vrai challenge mais je suis prête à l’accepter !Il reste que 153 jours !Let’s go !!!!
]]>Les tableaux utilisés dans cet article illustrent la dominance de la langue norvégienne dans les mélanges grammaticaux de Siri. Quant aux mélanges lexicaux,l’enfant en produit beaucoup plus dans ses interactions avec le père qui est norvégiophone.Pour expliquer les mélanges lexicaux de Siri , l’auteur s’appuie sur la conception dynamique du contexte.Lanza remarque que les stratégies discursives utilisées par les parents donnent à leur enfant des « indices de contextualisation » ce qui permet de définir les interactions comme bilingues ou monolingues.Lanza en distingue cinq :
1)Stratégie de saisie minimale-ce qui représente les demandes de clarification,par laquelles l’adulte indique à l’enfant que c’est lui qui doit reformuler l’énoncé incorrect, grâce aux formules telles que :je ne comprends pas, répète-moi ça.
2)Stratégie de formulation d’hypothèses-ce qui représente également des demandes de clarification.Mais cette fois-ci l’adulte suggère,sous la forme d’une question fermée, une reformulation de la phrase produite par l’enfant, qui à son tour doit confirmer ou réfuter l’hypothèse.
3)Traduction(répétition)- l’adulte reprend ce que l’enfant a dit mais utilisant l’autre langue.
4) Autorisation de poursuivre-bien que l’enfant utilise l’autre langue, le parent ne le corrige pas et le laisse continuer à parler dans l’autre langue.
5)Changement de code– le parent décide de changer le code et oblige l’enfant à faire partie du même contexte monolingue que lui.
Dans le cas de Siri , ses parents appliquent la stratégie une personne-une langue. La mère essaye d’utiliser le contexte monolingue avec sa fille ,surtout par les demandes de clarifications des mélanges lexicaux que Siri produit.En revanche, son père se permet d’appliquer des stratégies qui ouvrent vers un contexte bilingue ce qui pousse Siri à adopter une identité bilingue. Lanza met l’accent sur les conversations autour de la table qui sont selon elle de bons exemples d’interactions dyadiques où les deux langues sont utilisées. Les observations prouvent que Siri emploie les deux langues en fonction du destinataire. En plus dans les interactions avec l’enfant, les parents utilisent chacun sa langue. Lanza explique ici que ces interactions triadiques(entre mère – père et enfant) constituent en effet des contextes bilingues.Ainsi l’auteure fait la conclusion que l’enfant adopte des comportements langagiers différents qui sont appliqués aux échanges dyadiques ou triadiques avec ses parents.
Input parental et différentiation linguistique chez une bilingue de deux ans :interactions dyadiques et triadiques est un article tiré de la revue AILE qui date des années 90. Il a été écrit en 1995 par Elizabeth Lanza, professeure de linguistique à l’Université d’ Oslo et directeur du Centre pour le multilinguisme dans la société à travers la durée de vie.Elle enseigne le bilinguisme / le multilinguisme, la sociolinguistique, l’analyse du discours / l’analyse de conversation, la langue d’enfant et fait également des recherches sur la méthodologie.
Le thème des « mélanges » que Lanza traite dans son article est un thème qui est intéressant et qui a été discuté par nombreux chercheurs de bilinguisme chez les petits enfants.Le texte de l’article est bien structuré permettant ainsi au lecteur de bien suivre le raisonnement de l’auteure.A cela on peut ajouter un lexique simple, des arguments bien choisis, des analyses justifiées et illustrées par des exemples précis.
A la fin de l’article, l’auteure fait une conclusion ouverte en déclarant que si « nous » les chercheurs voulons expliquer mieux la procès de la socialisation d’un enfant bilingue dans deux langues et deux cultures, nous devrons nous engager encore plus dans les recherches sur la question des interactions plurilingues.
1.Elizabeth Lanza, Input parental et différentiation linguistique chez une bilingue de deux ans : interactions dyadiques et triadiques ,1995 AILE(Acquisition et Interaction en Langue Etrangère)
]]>Professeur :Bonjour !Monsieur Vladislavski ?
Moi( ah j’ai oublié de vous dire que je m’appelle Stanislav Vladislavski) :Oui, bonjour, Monsieur !
Professeur :Entrez ! Assiez-vous et parlez –moi de votre sujet de mémoire !
Moi : Mon sujet de mémoire porte sur l’influence de la langue maternelle dans l’apprentissage d’une langue étrangère :le cas des bulgarophones.Je mettrai l’accent sur l’apprentissage des prépositions et des verbes pronominaux et comment la langue maternelle peut l’influencer…Et la problématique est si la langue maternelle est un atout dans l’apprentissage ou au contraire c’est un obstacle pour les apprenants…
Professeur :D’accord…Bien…Et c’est quoi votre corpus ?
Moi :Mon corpus ? Excusez-moi , Monsieur, mais qu’est-ce que vous entendez par corpus, ai-je dis avec une voix troublante.
Professeur : Vous avez besoin des copies d’élèves pour les analyser par la suite.
Moi :Ah oui , bien sûr , j’ai pensé à contacter des écoles bulgares à Paris pour voir si je pourrais faire des observations là-bas et également au lycée français à Sofia en Bulgarie.
Professeur : Ah il y a des écoles bulgares à Paris ? Je ne savais pas…C’est très intéressant.Maintenant…parlez-moi un petit peu de votre bibliographie…Vous avez déjà lu des ouvrages concernant votre sujet ?
Moi :Oui un peu…J’ai lu des articles sur le site d’AILE portant sur l’acquisition de langage.J’ai également consulté des ouvrages comme Pensée et langage de Vygotski et aussi La langue maternelle en classe de langue étrangère de Castellotti…
Professeur :Je vois…Ce n’est pas suffisant, Monsieur Vladislavski ! Votre bibliographie est très pauvre pour l’instant !J’attendais que vous soyez un peu plus préparé pour aujourd’hui…Vous devez vous mettre au travail…Il vous reste que 6 mois à rédiger votre mémoire…Je vous enverrai par mail une liste des ouvrages concernant votre sujet que je trouve intéressants…Pour la prochaine fois, je veux que vous m’envoyiez par mail une première partie de votre travail.
Moi :Et la prochaine fois sera quand, Monsieur ?
Professeur : Je ne peux pas vous donner une date exacte…Vu que c’est la fin du semestre et vous avez beaucoup de travail en ce moment, ce sera probablement le milieu du mois de février…Comme ça vous aurez assez de temps pour travailler.Je vous enverrai un mail avec la date et l’heure de notre prochain rendez-vous.C’est tout pour l’instant.Est-ce que vous avez des questions ?
Moi :Oui,la première partie de mon travail doit contenir l’introduction et la problématique ?
Professeur :Exactement,essayez d’avancer le plus possible…Si vous avez des questions sur la méthode ,vous pouvez toujours m’envoyer des mails.
Moi :D’accord.Merci beaucoup,Monsieur !Bonne journée !
Professeur :Bonne journée ,Monsieur Vladislavski !A la prochaine fois !Et n’oubliez pas , travaillez dur !
C’était ça la première rencontre avec un directeur de mémoire ?15 minutes de conversation et j’ai déjà un tas de bouqins à lire jusqu’au mois de février et en plus je dois lui présenter une première partie de mon travail…Heureusement qu’on n’aura pas de cours le deuxième semestre.
Bref , j’ai eu mon premier rendez-vous avec mon directeur de mémoire !
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