La nuit a été bien arrosée et je dois attendre 9 h pour voir la pluie cesser. Ma tente a bien résisté et pour moi la nuit a été bonne.
Il ne me reste que 70 km à faire et je veux en profiter. Si le mauvais temps se maintient je partirai à 13 h pour être à Dôle vers 18 h, l’arrivée de mon chauffeur étant prévue pour 19 h. La matinée est calme, je commence par un bon petit-déjeuner et continue par le rangement de toutes mes affaires. La tente est trempée mais peu importe, ce soir je dors dans un lit.
En circulant dans le camping je croise le gérant que je remercie pour son accueil. Il me dit que pour lui les cyclistes sont importants car ils représentent 10% de sa clientèle. Pour l’an prochain il espère une liaison directe avec la vélo-route car pour le moment on arrive à son camping par un kilomètre de route nationale à forte circulation.
Vers 11 h la pluie semble bien finie et je décide de me mettre en route. Après 10 km de piste cyclable j’entre dans Besançon où je prends mon repas de midi.
La traversée de la ville se fait facilement car un tunnel évite une grande boucle du Doubs. Il permet le passage des bateaux mais aussi celle des piétons et des cyclistes.
Le temps restera gris mais pas de pluie pour cette fin de voyage. Quatre heures de vélo pour arriver à Dôle. Je roule tantôt le long de la rivière et tantôt le long du canal qui la double à certains endroits. La circulation fluviale et quasiment nulle, je ne croise que des cyclistes et des pêcheurs à la ligne.
A l’approche de Dôle l’ombrage du canal se fait par d’immenses platanes comme sur le canal du midi. J’y retrouve l’animation et la circulation automobile. Pendant un moment je pousse mon vélo sur une esplanade le long du fleuve. Je quitte lentement mon état de cycliste.
Il est 18 h, mon compteur indique 3902 km, c’est la fin de mon voyage. Euro-vélo 6 continue encore pendant 1000 km pour arriver à Saint-Nazaire mais depuis le départ j’ai prévu de m’arrêter aux environs du 15 septembre.
Une passerelle me conduit au centre ville où je bois la dernière bière de ce voyage. A 19 h 30 mon fils Laurent est là. Le vélo chargé il nous reste trois heures de route pour Grenoble.



La météo avait raison, entre deux averses il ne pleut pas. Par contre sous les averses…
Après être resté deux heures dans mon hangar je suis reparti entre deux averses et à l’arrivée à Besançon je suis pratiquement sec. Maintenant la pluie est revenue mais ma tente est bien montée et mes affaires sont à l’abri. En plus à côté de ma tente je dispose d’une table abritée où je suis installé pour écrire.

69 km en 4 h 20, c’est une petite étape, bonne transition avant de m’arrêter demain soir.
Même sans soleil la vallée du Doubs est jolie et agréable au cycliste avec la vélo-route pratiquement en continuité.
Mon compteur indique 3829 km, je terminerai donc pratiquement à 3900 km.
La pluie s’intensifie, je vais m’habiller chaudement et attendre tranquillement 18 h pour aller manger au resto du camping.









J’ai changé de fleuve, ce soir je dors sur les rives du Rhin.
Pour éviter que les eaux ne se mélangent, les collines sont nombreuses entre les deux fleuves. Je monte, je descends, je remonte, je me perds dans la campagne…
En quittant le camping j’ai eu du mal à trouver mon chemin. Il faut dire que je n’ai qu’une carte qui couvre l’Allemagne du sud. Les détails manquent. Mais en demandant j’ai fini parretrouver ma route vers Bondorf. J’ai eu droit à quelques longues montées où le troisième plateau a repris du service.
Deux cakes et un café et je continue et surprise, comme ma carte l’indiquait, je descends vers une petite rivière qui m’offre 30 km de descente qui me conduisent à Tingen où je mange car il est 13 h.
Je ne suis qu’à quelques kilomètres du Rhin, mais un chantier et un nœud routier compliquent mon avancée. Mais comme toujours le problème a une solution et vers 14 h 30 je vois enfin le Rhin. C’est déjà un grand fleuve à l’eau limpide.
Piste cyclable le long du fleuve, un peu de route et j’arrête à Murg où ma carte indique une aire de camping que je trouve après une seule demande. Pas de réception, plusieurs camping-cars, des toilettes et un restaurant qui ferme à 18 h.
Il est 16 h 30. Séance d’étirements pendant que ma tente sèche et je suis au resto.
Une belle journée de vélo même si j’ai fait 60 km sur des routes pas toujours petites.


















