Nous devrions faire et dire le contraire : « C’est beau; parce que c’est prévu pour les enfants. »
Mais que signifie « beau » et « moche » ? Est-ce objectif ou subjectif ? Les lycéens réfléchissent sur ce genre de question philosophique. Dans l’approche humaniste, la beauté est surtout dans la Nature : un jolie coucher de Soleil, une belle fleur, une odeur envoutante, des chants d’oiseaux majestueux. Elle est aussi dans l’humain : une belle voix, une regard émouvant, un acte héroïque.
Nous devrions mettre à la disposition des enfants, des ambiances et des activités qui déclenchent chez eux l’émerveillement, la joie, l’aisance.
Telles sont les priorités des adultes envers les enfants, ceux qui veulent être dans la conscience de ce qui nous unit les uns les autres pour un monde où chacun trouve une place. (cf l’Education cosmique)
PS : Question : quelle plante est en train d’observer l’enfant ? (réponse dans le post de demain !)
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Il y a 20 ans j’écrivais le premier livre en français sur le sujet de la pédagogie « La pédagogie Montessori illustrée ». C’était le premier livre en couleurs, et comme son titre l’indique j’y joignais des photos personnelles, -il n’y avait que cela de possible-. Même les photos des matériels pédagogiques n’existaient pas ! Personne ne l’avait fait auparavant car l’Association Internationale empêchait quiconque, hors de son giron, de le faire. J’avais reçu une lettre de menace de leur part m’interdisant toute publication dès 1995. Ils avaient peur et ne savaient pas utiliser l’internet. Je peux dire que je mettais les pieds dans le plat. Et quel plat !
J’eus du mal à trouver des informations biographiques et les deux seuls biographes « officiels » (Kramer et Standing) avaient coupé franchement dans la longue vie de Maria Montessori. Des dizaines d’années manquaient cruellement et quand je relis ce que j’ai publié, je souris aujourd’hui et je pense à la Murielle qui écrivit ses lignes sans oser dire qu’elles étaient pleines de vide. C’était en 2006.
L’eau a coulé sous les ponts et désormais le nom Montessori est arrivé dans plus d’oreilles fracophones. Pour le bien et pour le moins bien. Mais au moins la pédagogie a été vulgarisée et à la disposition de tous (au moins en théorie).
Actuellement, la recherche d’informations s’est modifiée et désormais je peux accéder à plus de publications, de chez moi ou dans les bibliothèques des pays. Bien sûr, cela ne signifie pas qu’il faille aller en Inde, ni suivre à la trace le périple EXTRAORDINAIRE de Maria Montessoti tant elle a voyagé pour porter sa vision de l’enfant. Mais nous pouvons échanger entre personnes qui travaillons sur le même sujet.
J’ai à ma disposition des logiciels d’archivages et de mises en forme des informations. Les outils IA en sont des suppléments récents, que je suis en train d’expérimenter et que j’utilise si besoin. Ma collecte d’informations se résume aujourd’hui à plusieurs centaines de lignes (c’est-à-dire de dates) dans une base de données.
Le chemin de vie de Maria s’éclaircit. Il n’est pas encore transparent mais ses déplacements et ses publications sont documentés et je doublecheck les sources, car je trouve plus d’erreurs que de faits réels.
Bientôt une trilogie historique et biographique sera disponible !
La vulgarisation avait un prix, il est facturé actuellement. Mais tant d’enfants et de familles ont pu s’épanouir grâce à cette philosophie de vie que rien n’est à regretter.
Murielle
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Cliquez sur la couverture ci-dessous pour un aperçu du livre en vidéo, encore en version projet.
Quelle joie d’avoir pu retracer ce parcours épique, sans laquelle la philosophie montessorienne ne serait pas ce qu’elle est devenue depuis !
Je vous dis à très vite pour les dédicaces !
Murielle
]]>Après plusieurs essais, je me suis rendue compte que le premier résultat à partir d’un prompt bien préparé était bluffant. En quelques secondes j’obtenais des cartes en couleurs ! Mais quelle déception sur l’emplacement correct des villes, sur la création d’artifices peu exacts et pas souhaités, sur une partie de la carte légendée en anglais et une autre en français, etc.
Je décidai donc de comparer le temps pris pour une carte effectuée comme avant, avec des outils de sélection et de mise en page « traditionnels » au temps à tenter de corriger toutes les erreurs IA. Etant donné que le résultat n’était pas vectoriel, je ne pouvais rien corriger par moi-même. -Cette expression forte de Maria Montessori : Aide-moi à faire par moi-même (je n’ai jamais cautionné l’expression « aide-moi à faire seul » mise en avant par l’AMI francophone, car l’adjectif « seul » peut être interprété de différentes façons, et la philosophie Montessori n’est pas interprétable justement)- prenait tout son sens.
Finalement je passai beaucoup de temps à corriger une par une les erreurs de l’outil IA, beaucoup plus de temps que celui pris pour effectuer les cartes géographiques avec les outils traditionnels. Et puis les productions IA, je perdais la possibilité de modifier à ma guise.
Finalement j’adoptai un chemin mi-figue mi-raisin : pour certaines cartes ou parties de la carte j’utilisais (ou pas) l’outil IA et pour d’autres mises en page, je composai avec d’autres outils.
Voici une des cartes sur laquelle j’ai passé plus de 2 heures tout décompté, et elle n’est pas parfaite.
Alors sachons garder un oeil sur la notion de temps, un bien si précieux !
Murielle
]]>C’est une française, Marianne Chaud, anthropologue -tout comme l’était Maria Montessori- et réalisatrice, Marianne Chaud, qui a réalisé ce film.
Dans une vallée isolée du Zanskar, dans l’Himalaya indien, la construction d’une grande route bouleverse profondément la vie des habitants. Dix ans après ses précédents films, Marianne Chaud retrouve les paysans qu’elle avait filmés et observe leur transformation, certains ayant rejoint le chantier pour gagner un salaire, malgré des conditions de travail très difficiles.
Ce documentaire aborde plusieurs thématiques actuelles :
– le travail des femmes dans des pays aux conditions de vie très difficiles
– le développement économique d’un pays, qui a besoin de routes, comme tous les pays, sauf que celle-ci sera pour acheminer des marchandises, pour transporter des personnes mais aussi pour des raisons militaires.
– la question de la transition d’une société moyennageuse à une société moderne. On y voit le témoignage de la jeune fille du village fière de faire des études de psychologie dans une ville éloignée, pendant que sa mère restée au village travaille aux champs et à la route dans une même journée.
Faites-nous un retour sur ce documentaire, si le coeur vous en dit.
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Depuis quelques années, surtout avec la dégradation de la qualité de l’Education en général, faute de prendre au sérieux les enfants, se passent des faits qu’on ne considéraient pas auparavant.
Preuve en est hélas, la fermeture d’une école bilingue (très chère !) à Genève, qui venait de passer le cap des 10 années d’existence. Nous connaissions bien la directrice au moment où elle a suivi plusieurs cursus au sein de notre Académie : Prendre soin des bébés, les ateliers APM EnfantsParents Montessori et Educateur Montessori professionnel. Fraîchement formée, tout semblait bien commencer puisqu’elle souhaitait ouvrir une école en plein Genève.
Nous lui conseillons de suivre un cursus adapté, en un an au minimum, pour préparer cette création (à seulement 250€). Mais elle n’avait plus le temps nous a-t-elle dit. Et elle s’est lancée, et elle n’a jamais répondu à nos relances par la suite, car nous accompagnons la suite de la création d’école (Surtout depuis la Covid19).
Beaucoup de choses ont basculé dans la tête des uns et des autres et donc dans le savoir faire.
Pour prendre soin des enfants, il faut être très observateur et attentif, pour diriger une équipe d’éducateurs(trices) il faut être pointilleux et organisé. Chaque détail compte quand il s’agit de la Santé, de la Sécurité, des Soins et de la Spiritualité des enfants (voir la posture des 5S créée par Murielle Lefebvre).
Mais les directeurs(trices) ont la tête dure. Ils pensent qu’ils savent faire, qu’ils sauront faire.
Eh bien non : cette directrice vient de fermer son école et elle est impliquée dans un long procès qui dure depuis 6 années (selon la presse genevoise).
Il est inconcevable aujourd’hui de vouloir Eduquer sans être coaché (coaching du mental) ni soutenu par des professionnels extérieurs (consulting professionnel individuel).
Il est inconcevable de vouloir manager des éducateurs(trices) et répondre à un clientélisme de plus en plus avéré dans les écoles privées sans conseils extérieurs, en coaching mental, en formation continue, en dialogue social. Chaque école privée paie un expert comptable, une application pour gérer les photos des enfants prises pendant la journée (qu’on arrête ceci svp !), une assurance des locaux, etc.
Mais ils refusent de payer un consulting sur le métier proprement dit et sur l’approche relationnelle pédagogique. Pourtant, c’est bien ce qui sauverait leur école.
Résultats : Ces écoles ferment et hélas bons nombres d’enfants sont abusés, violentés, marqués psychologiquement à vie.
Il faut que cela cesse et que l’année 2026-2027 soit celle de la compréhension que l’enfant est au centre de nos préoccupations (et cela n’a rien à voir avec l’enfant roi, c’est bien autre chose) et pas l’inverse.
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Les récents événements survenus au Népal en sont la démonstration frappante, nous renvoyant des images d’une profonde ambivalence où la tragédie et le désespoir côtoient de magnifiques élans de solidarité, d’entraide et d’amour.
Au cœur de ce drame se font face les deux forces fondamentales du vivant dont nous parlons durant l’éducation que nous proposons aux enfants, l’entropie qui déstructure et la syntropie qui organise, illustrant avec puissance la coexistence permanente de ces deux pôles contraires.
La pédagogie Montessori déploie un ensemble de leçons qu’on nomme « les grandes leçons » au sein desquelles sont abordées les bases scientifiques et spirituelles afin de donner des clés de compréhension aux enfants dès l’âge de 6 ans.
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Je reste émerveillé par tout ce que cette femme exceptionnelle a accompli jusqu’à son dernier souffle. Une œuvre qu’elle n’a pas bâtie seule, mais portée par sa famille et entourée d’une communauté vibrante, aux origines, croyances et métiers d’une immense diversité.
Tout au long de sa vie, la doctoresse a su s’entourer d’êtres de tous horizons, à l’image même de l’enfant qui s’épanouit au contact d’un environnement riche et pluriel.
Et si l’enfant pouvait nous réunir et nous montrer la voix à suivre !
Bon anniversaire Maria !
Murielle
]]>Savez-vous qu’il a existé un magazine Montessori en Italie en 1927 ?
L’Idea Montessori paraît pour la première fois en mai 1927 et cesse de paraître en août 1929. C’est une publication de l’Opera Nazionale Montessori (ONM), groupe créé officiellement en 1924 par Maria Montessori et les Italiens qui la soutenaient à cette époque.
Maria Montessori est à l’origine de la revue et Ferdinando Negrini en est le directeur ; la rédaction et l’administration sont installées à la Società Umanitaria de Milan.
La revue ne voulait pas être simplement un journal de propagande pour Montessori. Dans son numéro d’octobre 1927, la rédaction explique qu’elle devait devenir un lieu de rencontre pour les éducateurs qui appliquaient réellement la méthode.
Elle invitait notamment les éducateurs(trices) à envoyer :
La revue voulait ainsi constituer une sorte de laboratoire collectif de la pédagogie Montessori, où les éducateurs(trices) pouvaient partager leurs réalisations, leurs doutes et leur enthousiasme.
L’ONM avait été créée en 1924, et le gouvernement italien soutenait alors officiellement le développement de la pédagogie Montessori. L’Italie pouvait aussi utiliser la renommée internationale de Montessori comme symbole du « génie italien ». Mais cette relation va progressivement se détériorer. À partir de 1931, le dialogue devient de plus en plus difficile et finalement Maria et Mario Montessori démissionnent de l’ONM en 1933, après leur désaccord avec son président Emilio Bodrero.
Ainsi, L’Idea Montessori fut un organe de communication de la communauté montessorienne italienne dans les années folles.
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Le programme qu’elle a créé était porteur de sens :
Merci à Dolly Parton pour ce programme qu’elle a su dynamiser pour les enfants et RIP.
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