sur le thème « Expériences du paysage et pratiques numériques » un numéro passionnant consacré aux pratiques numériques et leur relation aux paysages.dans La revue Tela botanica
]]>16 avril-2 mai 2022
villa Balissade / commune de Beaussais sur mer
Paysages circonstanciels
A l’heure d’une mondialisation où la standardisation et l’uniformisation des modes de vie ont atteint tous les continents, les images paysages que peut nous livrer l’art ne sont ni des crispations d’identité, ni des traces mémorielles. Ce sont des trajectoires dans un milieu qui forment patrimoine. Le travail collectif autour des « paysages circonstanciels » propose une réflexion sur les paysages (leurs mutations, leurs identités, leurs espaces) et sa relation à l’humain. Par différents prismes les artistes présentés par La Balissade bousculent la représentation traditionnelle du paysage, explorant des esthétiques ouvrant à de nouvelles thématiques du lieu. C’est « l’occasion, l’herbe tendre, quelque diable aussi me poussant » qu’évoquait La Fontaine…ils nous auscultent par nos espaces et nous interrogent. De quelle peste sommes-nous donc malade ?
texte d’introduction de Corinne Feïss-Jehel, (extrait)
Photographies, Pierre-Jérôme Jehel
une exposition à la Villa «les Roches Brunes», Dinard (Ille et vilaine)
un livre aux éditions Filigranes
26 juin-26 septembre 2021
Villa les Roches Brunes
Allée des Douaniers / 35800 Dinard
dossier de presse

Dans le cadre de la saison «Dinard, une saison tout en lumière», pour évoquer la mémoire des frères Lumière venus à Dinard il y a presque un siècle et demi, l’exposition s’appuie sur une travail photographique développé depuis deux ans: recherche, expérimentation, documentation.
Plus d’une soixantaine de photographies associées à des images 3D, des installations et une projection d’un film réalisé en16mm.
L’idée est de suggérer que ce lieu, cette grotte originelle est en quelque sorte une origine des images qui nous entourent jusqu’à aujourd’hui. Le projet favorise le côté expérimental en employant différentes techniques anciennes ou contemporaines qu’elles soient argentiques ou digitales.
Mise en place à la villa des Roches Brunes, l’emblématique villa dinardaise qui constitue un des
joyaux architecturaux de la ville de Dinard, l’installation se déploie dans les jardins avec un parcours spécifique.
Une nouvelle édition proposé par la commune de Beaussais sur Mer avec le collectif La Balissade : investir les panneaux d’informations pour interroger LE SILENCE.
avec François Crabit, Brige Van Egroo, Louise Desbrusses, Sophie Chedeville, Peggy Vialat, Pierre-jérome Jehel, Jacques Bosser, Aurélia Dauchez

et un texte de Corinne Feïss-Jehel
Les paysages visuels du Silence
Comment l’image transcrit le silence, comment peinture et photographie font ils résonner la stridence intérieure? Comment la tension entre son et silence, prennent-ils forme dans l’image ?
La structure du panneau d’affichage où les œuvres sont exposées fait obstacle. Les mondes de chaque artiste sont cloisonnés, les bruits rompus. Ils s’interrompent sur les parois lisses et transparentes du plexi. Isolant les cris et les messages, seul le regard pénètre dans l’autre monde celui du silence criant.
de mai à juin dans les rues de Ploubalay, commune de Beaussais sur mer, Côtes-d’Armor
]]>Que reste-t-il de l’humain dans nos vies connectées le plus souvent disséqué en petits morceaux de temps ?

une nouvelle édition de ce geste artistique proposé par la commune de Beaussais sur Mer avec le collectif La Balissade : investir les panneaux d’informations pour interroger dans la rue la place de l’humain et l’évolution des ressentis face à un monde qui bouge, qui se heurte et qui espère. Un questionnement orchestré par 8 artistes: Pierre Jérôme Jehel, Brige Van Egroo, Nicolas Rabadeux, Sigolene Bellon de Chassy, Sophie Chédeville , Anne Geffrelot, Sofiane, Gaëlle Gestin-Ligonniere. et un texte engagé de Corinne Feïss-Jehel
J’y présente deux images aux antipodes géographiques, l’une venue d’Irlande, l’autre du Liban, mais traversées par une présence humaine essentielle .
« VESTIGES (du) ROUGE »,
en novembre et décembre 2020, dans les rues de Ploubalay, commune de Beaussais sur mer, Côtes-d’Armor
Une belle initiative artistique de la commune de Beaussais-sur-mer en ce printemps de déconfinement: une exposition collective dans les rues qui investit les panneaux d’informations pour interroger la nature en tant que vestige idéalisé ou d’espace en voie de disparition.
Une approche peu commune, artistique et philosophique menée par le collectif
La Balissade
J’ai le plaisir d’y présenter deux images, l’une tirée d’un projet en cours intitulé « La caverne des Lumière », l’autre d’une série intitulée « On dirait la Chine », réalisée en Chine en 2017
Si vous passez sur la côte d’Émeraude
« VESTIGES. VERT »,
en juin2020, dans les rues de Ploubalay, commune de Beaussais sur mer, Côtes-d’Armor
nous avons le plaisir de publier dans le numéro 80 (octobre 2019) de la revue Graphê un article consacré aux pierres oghamiques en Irlande. Ces pierres présentent une écriture sculptée. Elles constituent un support à des messages écrits et sont en elles-mêmes une écriture dans le paysage. On les rencontre en marchant dans les champs, ou en parcourant des sites archéologiques bien repérés. L’origine de cette écriture comme son étymologie demeure assez mystérieuse bien que nous puissions transcoder cette écriture dans notre alphabet.
Dans la série photographique qui accompagne l’article, chaque pierre est associée au paysage qui l’entoure, chaque paysage représente en somme le point de vue de la pierre. Les images sont parfois associées à des « frotographies », relevés de l’inscription sur du papier par contact à même la surface minérale. L’écriture gravée, revient alors sur le papier par une trace fragile.
texte Corinne Feïss-Jehel (EPHE,PSL Université Paris) et Pierre-Jérôme Jehel, (Gobelins, l’école de l’image)
« Nous tâchons de saisir ce qui existe derrière les choses, n’est-ce pas ? »
Virginia Woolf, La Traversée des apparences
L’exposition propose une vision personnelle et subjective de quelques sites emblématiques de la ville de Dinard.
Tout d’abord, la photographie comme outil de mémoire. Ces images captées à un instant donné sont autant de témoignages d’un état qui va disparaître. Les photographies s’inscrivent ici dans une logique d’archive pour le futur. Le photographe est ainsi motivé par l’idée de mémoriser ce qui va disparaître, de repérer les lieux, les situations, les espaces en transition. La photographie de chantier s’inscrit dans cette démarche. Le chantier est un lieu en cours, un espace où les objets ne sont pas définitivement disposés. Le temps du chantier est à la fois celui d’un moment fugace et d’une situation exceptionnelle. Il est un moment où notre perception de lieux connus est perturbée et donc révèle de nouvelles dimensions.
Une esthétique se construit et prend d’autant plus de force qu’elle enregistre un état instable qui va disparaître et constitue la promesse d’un nouvel état amélioré et stabilisé.
L’autre approche consiste à réfléchir sur le point de vue. La photographie n’est pas un enregistrement inerte, même dans les tentatives les plus «objectives» du photographe. La proposition est ici de donner à voir des espaces hors champ, des éléments d’un lieu qui ne sont pas ou plus donnés au regard. Le photographe est alors une sorte d’explorateur, il se glisse dans les endroits difficiles d’accès, il révèle des lieux oubliés ou abandonnés, il donne à voir des espaces de l’ombre.
En ce sens, cette exposition propose à la fois une réflexion sensible sur nos perceptions de l’espace, de l’architecture, de notre mémoire et de notre regard, mais aussi sur la photographie elle-même.
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