Passez votre brevet PADI Advanced Open Water Diver avec la qualification française Plongeur Encadré à 40 mètres (PE40) et la qualification PADI NITROX Diver
Stage organisé lors d’un week-end de 2 jours à Fréjus – St Raphaël.
Un plongeur de niveau 2 peut donc décider de ne passer qu’une seule aptitude, puis, dans un second temps, passer la seconde… Une fois les 4 compétences obtenues, le plongeur devient automatiquement niveau 3.
]]>Le brevet Niveau 1 est le brevet de référence du code du sport en France et en DOM-TOM. Il permet de plonger jusqu’à 20 mètres de profondeur (29 mètres en Polynésie Française même !) sous la supervision directe d’un guide de palanquée (Niveau 4 ou moniteur). Il peut s’obtenir intégralement en milieu artificiel (piscine et/ou fosse de plongée). La fédération oblige une validation en milieu naturel dans les 12 mois qui suivent la formation en milieu artificiel. Couplé à un brevet international CMAS 1*, cela lui permet une très bonne reconnaissance à l’étranger sur les destinations « classiques » de plongée : Mer Rouge, Maldives, Europe, Thaïlande…Il s’adresse à des personnes ayant une bonne aisance subaquatique (un ou plusieurs baptêmes en mer).
Le brevet PADI Open Water Diver est le brevet de référence au niveau mondial par la présence sur tous les continents et les pays de l’organisation PADI. Dans n’importe quel pays où sont proposées des plongées, vous trouverez toujours un centre PADI !!Il permet officiellement de plonger jusqu’à 18 mètres de profondeur en autonomie (avec un binôme également breveté Open Water Diver) mais très souvent un guide de palanquée DIVEMASTER est présent durant les plongées. En France et en DOM-TOM, il possède les mêmes prérogatives de profondeur qu’un brevet Niveau 1 soit 20 mètres de profondeur (29 mètres en Polynésie Française même !).
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Il faut réaliser 5 plongées Aventure, dont une plongée profonde (30 mètres) et une plongée d’orientation. Les trois autres sont à choisir dans une liste prédéfinie (comme une plongée de nuit, en altitude, plongée sur épave, scooter sous marin, plongée dérivante, identification d’espèce, plongée biologique, etc.).
]]>Un plongeur de niveau 1 peut donc décider de ne passer qu’une seule aptitude, puis, dans un second temps, passer la seconde. Une fois cette seconde compétence obtenue, le plongeur devient automatiquement niveau 2.
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L’archipel des Iles Vierges Britanniques (BVI)se trouve au nord des Petites Antilles entre Puerto Rico et Anguilla, il est composé de quelques dizaines de petites îles et îlots et de 4 îles principales : Tortola, Virgin Gorda, Anegada et Jost Van Dick. Il ne faut pas confondre avec les Iles Vierges Américaines (St Thomas, St John, St Croix…) qui sont beaucoup plus développées au tourisme.
Anciennement repaires de pirates, c’est là que le fameux Barbe Noir, commandait les attaques, caché dans une crique à l’abri des autres pirates. Chargées d’histoires de batailles en tout genre, ces îles sont maintenant de paisibles paradis, où les longues plages de sable blanc sont bordées d’une mer turquoise et transparente. Véritable éden naturel, ces îles sont aussi le paradis des amoureux de la nature on y trouve de nombreuses réserves d’oiseaux. Vous y découvrirez aussi la vie dans les Caraïbes avec l’ambiance, la gastronomie, la musique qui font le charme de ces îles.
En venant de la métropole, vous prenez un vol Paris – St Martin puis un vol intérieur jusqu’à Tortola, l’île principale.
Vous pouvez résider sur l’une des îles de l’Archipel ou effectuer une croisière plongée par l’un des prestataires présent sur l’Archipel. Pour l’organisation de votre voyage, je vous recommande l’agence de voyage ULTRAMARINA spécialisée dans le voyage plongée et avec qui j’ai organisé de nombreux séjours et croisières avec eux durant ces 15 dernières années.
Autre alternative (que j’ai choisie) : s’organiser une croisière plongée en louant un catamaran au départ de Tortola ou de St Martin (beaucoup moins cher). L’Archipel est un terrain de jeu idéal pour les amateurs de la voile car on y trouve toujours du vent (grâce aux Alizés) sur un plan d’eau très calme à l’intérieur de l’Archipel. Si vous venez de St Martin par la mer, la traversée peut prendre 12 à 14h mais avec un vent arrière. Je vous conseille d’ailleurs l’option « one way » proposée par les loueurs professionnels. Cette option offre l’avantage d’effectuer que la traversée à l’aller avec le bateau et le retour par avion de Tortola pour St Martin. Un skipper se charge de faire revenir le bateau sur St Martin et ainsi vous éviter une navigation longue et difficile avec les alizés de face !
Entre épaves, récifs très colorés, énormes massifs d’éponges et forêts de gorgones, les sites sont faciles d’accès et accessibles à tous niveaux. Les sites sont nombreux (environ 30 sites répertoriés) et la destination est considérée par les magazines de plongée américains comme l’une des meilleures des Caraïbes.
Chaque site de plongée est sécurisé par la présence de une ou plusieurs bouées réservées aux bateaux de plongeur ce qui facilite les mises à l’eau et les récupération de plongeurs. L’organisation des plongées y est très professionnelle ! Même si vous arrivez avec votre propre bateau, vous pouvez utiliser certaines de ces bouées.
La meilleure saison pour plonger est de janvier à juillet. Prévoyez 7 à 10 jours sur place.
Température de l’eau est de 21° à 25°, une combinaison fine est suffisante
Visibilité en moyenne : de 10 à 30 m
Profondeur moyenne des plongées : 20 m
Courants : Courants pouvant être fort par endroits
L’épave du RMS Rhone : Le site le plus populaire est l’épave du RMS Rhone, navire britannique de 100 m de long coulé en 1867, et c’est l’une des plus célèbres au monde. Ce vapeur Anglais, de 100 mètres de long, fut mis en service par la Compagnie Royal Mail Packet en 1865 afin de transporter du courrier et des passagers d’Angleterre vers les Caraïbes. Il pouvait emmener 300 passagers. Au petit matin du 29 Octobre 1867, le capitaine du bateau, Capitaine Woolley, se réveilla avec un baromètre qui tombait rapidement et des nuages noirs au dessus de Tortola. Comme c’était le mois d’octobre et que la saison des ouragans était terminée, il pensa que c’était juste un temps de début d’hiver et continua donc sur sa route. Il fut alors pris en pleine tempête et lorsqu’il entra dans l’œil du cyclone, il ne put rien faire et finit par s’échouer entre l’île de Peter et l’île de Salt. Comme la plupart des passagers ne savait pas nager, il fut donner l’ordre de s’attacher au bateau ce qui scella leurs destin.
Aujourd’hui toute l’étrave, le mât et les bossoirs des canots de sauvetage peuvent se voir de la surface. Cette épave, entre 9 et 28 m de fond, est considérée comme l’une des plus belle au monde. Il faut y faire au moins deux plongées pour découvrir son étrave et son arrière. Lors de votre descente vous serez escortés par des bancs de poissons. L’intérieur du navire, presque encore entièrement intacte, est accessible en différents points près du mât avant. Une fois à l’intérieur, vous verrez la coque couverte de coraux coupelles oranges, des bancs de gorettes, murènes, langoustes, poulpes, anges royaux , poissons soldats, une certaine espèce de carangues et un résident permanent en la personne d’un barracuda.
Dead Chest Island, tout près de Peter Island est un parc national, avec 3 beaux sites de plongée et une superbe architecture sous-marine.
Deadchest West le plus populaire offre un paysage d’arches, de cavernes, de grottes, la visibilité est parfaite, et la faune très dense. Les eaux sont très calmes, c’est aussi un site parfait pour le snorkeling.
Coral Garden au nord de l’île est un véritable jardin de corail, quelques vieilles ancres y sont cachées.
Blonde Rock est un autre site impressionnant, il se compose de 2 pitons rocheux où évoluent de nombreuses tortues, murènes et barracudas, vous terminerez la plongée autour de tunnels, de canyons où éponges et gorgones abondent.
Shark Point au sud de Peter Island, porte bien son nom, les courants attirent du pélagiques.
Coral Gardens / Airplane Wreck ( Dog Islands )
Récif et épave d’avion 14 m Snorkeling de novices à confirmés. Coral Gardens est une belle et paisible plongée au sud de l’ile de Great Dog. Comme le nom le suggère Coral Gardens offre une très beaux paysages coraliens. La faune y est aussi très dense, Langoustes, raies, lambis, tortues et occasionellement des requins. Depuis quelques années (1993) une épave d’avion y a été déposé pour améliorer le site. Vous pourrez rentrez à l’intérieur et vous faire prendre en photo à l’intérieur du cockpit.
The Chimney
Canyon, Arches de 5 à 14 m, plongeurs novices à confirmés. Un des plus colorés des sites de plongée aux BVI ! The Chimney est aussi un des favoris de Jacques Cousteau aux BVI pour ses éponges colorées. Pour cette plongée vous aurez besoin d’une carte pour ne pas vous perdre dans cet enchevêtrement de canyons multicolores.
Le Nitrox est un mélange gazeux enrichi en oxygène. L’air atmosphérique constituant le mélange que nous respirons habituellement en plongée contient 79% d’azote et 21% d’oxygène. Dès que votre mélange respiré contient plus de 21% d’oxygène, vous respirez du Nitrox. En plongée loisir, le Nitrox utilisé peut contenir jusqu’à 40% d’oxygène mais les plus couramment utilisés sont les 32% et 36%.
Contrairement aux idées reçues, respirer du NITROX ne permet pas de plonger plus profond mais de réduire significativement la quantité d’azote absorbé par l’organisme lors d’une plongée ! Cette réduction d’absorption d’azote a de nombreux avantages :
La limite de non décompression (LND) tout d’abord est repoussée par rapport à une plongée à l’air effectuée à profondeur équivalente ce qui permet de plonger plus longtemps (si votre réserve de Nitrox est encore suffisante bien évidemment).
A temps d’immersion égal avec une plongée à l’air, la saturation en azote de l’organisme est moindre. Votre désaturation en azote après la plongée est donc plus courte, vous vous sentez également moins fatigué après la plongée. Lors de plongées successives (plongées multiples sur la même journée), comme c’est souvent le cas lors de stages de formation ou de séjours sous les tropiques, utiliser du Nitrox réduit considérablement la quantité d’azote accumulée et permet de réduire l’intervalle de surface entre les plongées. Le risque d’accident de décompression est fortement diminué (jusqu’à 70% selon certains médecins spécialisés en plongée).
Comme vous le savez sûrement, la pression (exprimée en bars ou psi) subie par le plongeur augmente avec la profondeur. La pression de chaque gaz respiré, appelée pression partielle (Pp), augmente elle aussi ! Cette pression partielle pour l’oxygène ne doit pas dépasser 1,6 bars (1,4 bars en plongée loisir) au risque de provoquer un accident de plongée appelé hyperoxie. Le Nitrox limitera donc votre profondeur par rapport à une plongée réalisée avec de l’air atmosphérique !! Comme je le précisais tout à l’heure, le Nitrox ne vous permettra donc pas de plonger plus profond bien au contraire. Plus le % d’oxygène sera élevé dans votre Nitrox, la profondeur maximale de votre plongée sera moindre. Prenons un exemple : avec un Nitrox contenant 40% d’oxygène, la profondeur maximale sera de 25 mètres. Par contre, la LND (Limite de Non Décompression) sera fortement augmentée. Ce risque d’hyperoxie impose une formation à l’utilisateur du Nitrox. En plongée loisir, existe la qualification Nitrox de base (1 seul mélange) où vous apprenez à vérifier le taux d’oxygène du mélange utilisé et à déterminer la profondeur maximale de votre plongée. En plongée technique, la qualification Nitrox confirmé vous permettra d’utiliser 2 mélanges différents : un dit « de fond » et un autre pour la décompression).
Le trimix est un mélange de 3 gaz : Azote, Oxygène et Hélium. L’utilisation du trimix sort le plongeur du cadre de la plongée loisir. Il pratique la plongée Tek (Technique).
Plonger plus profond qu’à l’air en repoussant le risque de narcose mais également d’hyperoxie. La narcose, appelée également ivresse des profondeurs) est dûe à une profondeur trop élevée (à partir de 30 mètres chez les sujets les plus sensibles) qui provoque une forte pression partielle (Pp) d’azote dépassant 3,2 bars. L’hyperoxie, comme nous l’avons vu précédemment, est une élévation trop importante de la pression partielle d’oxygène dans l’organisme. En diminuant la proportion d’azote et d’oxygène dans le mélange respiré en y intégrant de l’hélium, on réduit ainsi ces risques. En France, la plongée à l’air est limitée à 60 mètres (40 mètres dans les règles PADI). Utiliser du Trimix permettra de dépasser ces profondeurs avec une limite à 90 mètres pour les plongeurs qualifiés « Trimix normoxique » et 120 mètres pour les plongeurs qualifiés « Trimix hypoxique ». Ainsi, des épaves, des tombants, des secs (roches isolées) situés à des plus grandes profondeurs peuvent être explorées avec plus de sécurité.
Ils sont les mêmes que pour l’air et le Nitrox en fonction de la profondeur : Narcose et hyperoxie. D’autre part, le matériel du plongeur est alourdi avec souvent 2 bouteilles de trimix dans le dos pour une meilleur autonomie et une (ou des) bouteilles de décompression (Nitrox) sur le ventre utilisées lors de la remontée vers la surface. Outre, des problèmes de dos pouvant survenir lors de la mise à l’eau et de la sortie du plongeur, le risque d’essoufflement est accru lors des déplacements en immersion. Enfin, en cas d’incident en plongée, il est très difficile d’intervenir sur un plongeur suréquipé pour l’assister jusqu’au retour en surface. Pour cela, des formations sont indispensables afin de préparer au mieux le plongeur dans la planification de la plongée (préparation du mélange) et la gestion des risques dont nous avons parlé. Une bonne condition physique est également nécessaire.
]]>Les épaves sont très souvent situées dans des zones à fort courant ou exposées au vent avec parfois des roches à proximité. Ces particularités environnementales peuvent expliquer leur naufrage ou des facteurs qui l’ont favorisé. Il est donc nécessaire de bien s’informer des particularités de la zone de plongée : courant, houle, vagues, visibilité. Par exemple, pour plonger sur l’épave du paquebot français « Antilles » située à proximité de l’île Moustique dans l’archipel des Grenadines (Sud Antilles) et à une profondeur entre 10 et 15 mètres, il est impératif de choisir l’heure de plongée en fonction de la marée car le courant peut y être très violent. D’ailleurs, l’état de décomposition de l’épave montre la violence de ce courant.
Tout d’abord pour optimiser le temps de la plongée à une découverte des endroits les plus intéressants de l’épave surtout si celle-ci est de grande taille et se trouve à une profondeur importante (+ de 25 mètres). Par exemple, l’épave du Donator (-35m) située à l’est de l’île de Porquerolles (face à Hyères) nécessite 2 à 3 plongées pour la découvrir complètement. En plongeant avec un « habitué » de l’épave, il vous montrera sûrement les plus beaux recoins et si les conditions de plongée. Il tiendra compte également des particularités de cette plongée (courant, profondeur…)
Plonger sur une épave amène très souvent à réaliser une plongée avec un profil dit « carré » c’est à dire que vous descendez assez verticalement sur l’épave (le long de la ligne de mouillage du bateau ou d’une bouée de signalisation) pour y rester une durée plus ou moins importante en fonction de votre autonomie en air pour ensuite remonter à nouveau verticalement. Le profil n’est donc pas celui d’une remontée lente (type plongée sur des tombants ou des hauts fonds) qui permet de dé-saturer lentement en azote et de ne pas avoir un temps de plongée important à la plus grande profondeur atteinte durant l’immersion. Il est donc important d’e respecter rigoureusement le temps de plongée que l’on s’est fixé en fonction de la profondeur afin de ne pas se faire surprendre par une décompression plus longue que prévue.
Le stock d’air est primordial lorsque l’accès vertical n’est pas à tout moment possible. Il faut emporter suffisamment d’air pour pouvoir gérer tous les problèmes seul ou à deux. Le protocole de gestion d’air le plus souvent utilisé est la fameuse règle des tiers : un tiers du stock pour le parcours aller, un tiers pour le retour et un tiers de secours.
Prenons l’exemple de l’épave le Rubis, ce sous-marin français coulé volontairement au large du Cap Camarat près de Cavalaire et de St Tropez. Il se trouve à la profondeur de 40 mètres et n’est pas très haut même si il est posé bien vertical sur le sable. Sur l’épave, il n’est pas possible de varier la profondeur d’une manière importante durant la plongée. La saturation y est donc importante et sur un temps de plongée très court.
descente dans le bleu, équilibrage oreilles et sinus, essoufflement
On y trouve des objets qui peuvent être coupants ou pointus, qu’il s’agisse de tôles rouillées et tranchantes, d’échardes de bois acérées ou de concrétions calcaires abrasives. Chaque mouvement constitue un danger potentiel et doit être fait avec circonspection afin de toucher le moins de choses possibles. Une paire de gants épais est un outil fort utile pour l’explorateur qui ne sait pas « toucher avec les yeux ». Etre vacciné contre le tétanos s’avère également une sage précaution. Cela est d’autant plus vrai que la visibilité est réduite.
saturation, paliers de sécurité ou de décompression
Une épave a par définition subi les épreuves du temps. Cela peut en affaiblir les structures. Attention donc à tout effondrement qui pourrait survenir après le passage d’un plongeur, d’un coup de palmes ou de bloc, voire simplement d’une accumulation de bulles d’air. Se retrouver coincé sous un morceau de tôle n’a rien d’amusant. L’aide du binôme peut être précieuse à ce moment là.
L’intérieur d’une épave est par dessus tout le royaume du mystère et le véritable coeur d’une épave. Rien d’étonnant donc à ce que la moindre ouverture attire immanquablement les plongeurs en manque d’aventure. Mais entrer dans une épave requiert une certaine expérience et des techniques particulières qui s’apparentent à celles de la spéléo. A l’intérieur d’une épave, on peut se perdre, en particulier à l’intérieur d’un grand navire dont certaines issues peuvent être obstruées. On se trouve dans un contexte de plongée sous plafond, sans pouvoir remonter directement en surface en cas de problème ou de panne d’air. Les passages à emprunter peuvent être étroits et l’on peut y rester bloqué. L’intérieur de l’épave peut être très obscur et éventuellement envasé, ce qui nécessite d’infinies précautions afin de ne pas se retrouver en visibilité nulle.
Tout cela requiert un matériel bien particulier, proche de celui des spéléos ou des plongeurs sous glace.
Le dévidoir sert à retrouver son chemin. La pose d’un fil d’Ariane évite de se perdre dans les dédales d’une épave, fût-elle petite, en cas de soulèvement de la vase et baisse de la visibilité. Mais la technique du dévidoir est de celles qui ne s’improvisent pas. Le fil ne doit pas rompre, être coupé par une surface tranchante, tout en étant suffisamment tendu pour ne pas s’emmêler. On ne doit pas se déhaler dessus mais garder malgré tout un contact léger avec. Un travail tout en finesse.
La lumière, outre qu’elle rassure, permet aussi de localiser les objets tranchants et de retrouver son chemin. Encore faut-il que l’autonomie soit suffisante pour toute la durée de l’exploration. De plus, avoir une ou plusieurs lampes de secours permet de sortir d’une situation catastrophique de panne de lumière.
Il faut impérativement s’arrêter si l’on s’aperçoit que les bulles font tomber des sédiments accumulés en haut et que la visibilité diminue sérieusement. La règle est de garder une bonne flottabilité à tout moment et de palmer bien horizontalement, avec éventuellement les palmes légèrement plus hautes que la tête. Autre technique: se déhaler avec les bras et ne pas palmer du tout (les gants sont vivement conseillés pour cela).
La configuration du scaphandre doit réduire au maximum les risques d’accrochage des tuyaux ou de perte d’air suite à un choc sur un détendeur. Le matériel doit être suffisamment solide pour encaisser sans trop de dommages les éraflures que provoquent les inévitables frottements contre des parties de l’épave.
Certains n’hésitent pas à utiliser un petit casque à la fois pour porter leur lampe et pour se prémunir des chocs à la tête que peut provoquer une variation de flottabilité ou une visibilité réduite dans un environnement sous plafond.
Toutes ces techniques s’apprennent au cours de formations qui n’ont rien d’inutiles. Entrer dans une épave (une grande) peut poser un certain nombre de problèmes sérieux au plongeur non expérimenté. L’auto-apprentissage est dans ce domaine source d’éventuels accidents. C’est donc bien l’affaire de spécialistes, équipés d’un matériel approprié. Sinon, mieux vaut rester dans les limites de la lumière extérieure et ne pas s’en écarter.
Toujours découvrir une épave de jour avant d’y plonger de nuit et bien sûr ne pas rentrer dedans de nuit même si vous l’avez fait de jour.
Afin de bien profiter de sa plongée sur épave, il faut savoir se repérer. C’est facile sur un avion, un bus ou un bateau de petite taille, mais très compliqué lorsqu’il s’agit d’un gros cargo un peu démembré, voire de structures métalliques immergées (ancienne plate-forme, port artificiel du Débarquement, etc.).
Il est parfois indispensable d’avoir un plan ou un schéma général ou tout au moins de prendre comme points de repère des éléments caractéristiques tels que grande cassure, mât ou cheminée. C’est là que l’on comprend l’utilité d’une ardoise pour suivre un plan ou le dessiner, d’autant que le compas est bien peu efficace, sur une épave métallique, pour suivre une direction avec précision ! Des facteurs supplémentaires viennent encore interférer sur nos facultés d’orientation sur une grande épave.
Une faible visibilité oblige à utiliser un cordage qui sert de ligne directrice à l’exploration.
La profondeur complique tout par la narcose à l’azote.
Le courant rend difficile non seulement la progression mais aussi la descente ou la remontée. Il est alors préférable de descendre et de remonter le long de l’ancre ou d’une bouée de signalisation, ou au moins d’utiliser un parachute avec un dévidoir ou suffisamment de bout.
Dans tous les cas, les charmes de la plongée sur épave ne doivent pas faire oublier que cette activité oblige au respect de règles élémentaires de prudence. La règle est, comme pour tout site de plongée, de ne rien abîmer en restant à distance respectable et de ne rien remonter afin que tous les plongeurs puissent en profiter.
Les épaves sont soumises à une réglementation qui interdit d’en remonter tout objet de valeur historique. On le sait pour les amphores et d’autres objets antiques du même registre ! mais c’est également vrai pour d’autres objets qui semblent à première vue plus récents. Pour le DRASSM, toute épave présentant un caractère artistique, historique ou archéologique entre de plein droit dans les biens culturels maritimes et est par conséquent protégée. C’est généralement le cas de tout navire, en bois et à voile, et pour tout engin datant de l’apparition des navires métalliques et de la propulsion à vapeur. Pour les épaves métalliques, généralement plus récentes, les choses sont plus confuses. Celles coulées pendant la guerre appartiennent au pays dont elles battaient pavillon et peuvent être considérées comme cimetière ou épave historique. Pour les navires civils, le propriétaire privé est le plus souvent une compagnie d’assurance. Cela relève alors du cadre de la propriété privée, ce qui empêche tout prélèvement sans autorisation. On ne peut donc pas impunément remonter n’importe quoi d’une épave. D’abord parce que cela diminue l’intérêt de l’épave pour les plongeurs qui l’exploreront ensuite. Et pour ceux qui ne résistent pas à « l’appel de la ferraille », il est obligatoire de toujours se renseigner auprès des Affaires Maritimes lorsqu’il s’agit d’une épave en mer, et au service des Voies Navigables de France lorsque l’épave gît en eau douce.
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