Thanks a lot, I updated the page with your information.
]]>merci pour ce commentaire
personnellement je pense que le langage est le reflet de la société et que ce n’est pas en rendant les textes illisibles qu’on réglera les problèmes d’équité. Au contraire pour moi ce type d’écriture a surtout pour effet de masquer, de faire croire qu’on fait quelque chose.
Après je ne suis pas opposé à une écriture inclusive lisible comme je l’ai dit, au contraire, j’essaie moi-même de l’utiliser le plus possible.
Mais en priorité il faut casser les plafonds de verre, mettre les salaires à égalité etc. Agir « pour de vrai »
merci encore
Bonjour et merci pour vos commentaires
Je précise d’abord que je n’ai rien contre l’idée d’écrire de façon inclusive, mais que les formes en « -e-s » ou « .e.s », quelque soit la hauteur du point, n’ont rien d’inclusif.
Je n’ai rien contre les formes d’écriture qui sont oralisables. Car elles ne vont pas poser de problème : ni aux personnes utilisant une synthèse vocale, ni aux personnes avec dyslexie.
Je dis effectivement qu’on peut probablement développer un outil pour supprimer les « -e-s », mais que cela me paraît en totale contradiction avec l’idée d’inclusion.
Pour la question des textes agrandis, la lecture est un processus complexe, qui ne se fait pas « lettre à lettre », mais qui est beaucoup basé sur la prédiction. L’utilisation de signes de ponctuation à l’intérieur des mots est très gênant dans ce processus, pour beaucoup de monde (y compris des gens qui ne sont pas malvoyants). On pourra toujours trouver des exemples de gens qui s’en sortent très bien mais la totalité des retours que j’ai de personnes malvoyantes est que cela les gêne énormément.
A propos du facile à lire, on travaille beaucoup en ce moment sur le FALC (facile à lire et à comprendre). Mais ce n’est pas la question (la mienne en tous cas), si on veut une écriture inclusive, elle se doit de l’être réellement, inclusive, quel que soit le niveau de lecture. Il me semble qu’il y a d’autres moyens, oralisables et sans symboles intempestifs, qui permettent de le faire. Mon propos est juste de militer pour ces moyens là, et d’expliquer pourquoi il faudrait – à mon sens – arrêter d’utiliser des formes qui rendent les textes illisibles (c’est incroyable d’ailleurs le nombre de personnes qui m’ont dit, depuis que je réfléchis sur ce sujet, que sans problème de handicap et avec un niveau académique élevé, qu’elles sont très gênées par l’écriture utilisant les tirets ou les points, et ce ne sont pas spécialement de méchants ou de méchantes anti-féministes).
Bien à vous et merci encore pour votre commentaire.
]]>Tout d’abord je voudrais vous remercier pour ce texte qui souligne plusieurs points rarement débattu au sujet de l’écriture inclusive. Cependant, je me permettrai d’y opposer les remarques suivantes :
– vous parlez très justement des logiciels de synthèse vocales pour les personnes aveugles, en soulignant que de tels logiciels sont inopérants sur les formes de type « -e ». Outre l’argument que vous y opposez vous-même en fin de texte (à savoir que la technologie pourrait très bien s’adapter pour permettre une synthèse vocale adéquate), il est à noter que de plus en plus de formes sans « -e », sans point médian, existent. On rencontre parfois par exemple des « lecteurice », des « copaines » ou le désormais assez classique pronom « iel ». Bien que l’écriture inclusive ne dispose pas d’une Académie Française pour en stabiliser la forme ni d’une Éducation Nationale pour en répandre le bon usage, j’ai l’impression que ce genre de formes, qui tiennent plus du néologisme que de la féminisation classique, tendent à prendre le dessus lorsqu’elles existent. Nos oreilles et nos yeux sont accoutumés, depuis notre naissance, à ce qu’il n’y ait qu’un bon usage et que celui-ci soit assez stable dans le temps : n’oublions pas que la vie naturelle d’une langue est d’évoluer constamment, et que nous sommes les acteurices de cette évolution, nous avons la possibilité de choisir des formes épicènes qui seront plus oralisables et vocalisables par des logiciels. Et l’accessibilité des textes aux personnes aveugles est un excellent argument pour cela.
– Au sujet des outils de grossissement de texte pour les personnes malvoyantes, j’ai du mal à comprendre votre position en faveur des formes types « étudiants et étudiantes » au lieu du plus court « étudiant-e-s ». Il me semble en effet que la deuxième forme est plus rapide à lire.
– Enfin, vous évoquez très justement le sujet des personnes apprenant le français (voir l’écriture) à leur arrivée en France, et des personnes ayant grandi en France mais maîtrisant mal la lecture et l’écriture. J’ai donné pendant quelques temps des cours d’alphabétisation à des adultes, et un constat s’impose : ni votre texte ni ma réponse ne sont compréhensibles en-dessous d’un niveau de lecture qui correspond au moins à celui d’un-e lycéen-ne moyen-ne. Il est évident qu’une partie de la population ne peut pas les lire. Est-ce pour autant qu’il faut supprimer votre lettre ouverte ? Non. Une grosse majorité des textes en écriture inclusive ne seraient pas, même sans « -e-« , accessibles à l’ensemble de la population. Le problème n’est pas tant l’existence de textes compliqués que le manque de développement des textes en français simplifié. Rendre accessible, c’est construire des rampes, pas faire sauter les escaliers…
Merci encore pour votre texte qui a le mérite d’introduire un débat intéressant !
]]>There’s a new edition of « World Braille Usage »: http://www.perkins.org/worldbraille/
]]>Sur ce site d’ici quelques jours, le temps que tous les intervenants approuvent le CR. Je te tiens au courant
merci