La façon dont les applications sont gérées et empaquetées dans Mageia, comparée à celles de nos concurrents, simplifie la gestion du système et l’utilisation des logiciels. Le Centre de Contrôle de Mageia (CCM) et ses outils graphiques sont un élément majeur de Mageia. Ce qui est par contre largement méconnu, c’est comment, (comparée à d’autres systèmes) les applications sont empaquetées. La manière dont les greffons et les compléments logiciels sont gérés, et comment les dépendances sont prises en compte au cours du processus d’empaquetage.
Allons-y !
Mageia a hérité et perfectionné la philosophie d’empaquetage de Mandriva/Mandrake ; notre objectif est de livrer des applications « clé en main », sans pour autant mégoter sur les fonctionnalités optionnelles ou les modules complémentaires. D’autres distributions tendent à packager les applications dans leur version la plus légère, écartant plugins et add-ons, qui amène l’utilisateur à installer des extras. Dans Mageia, plugins, intégrations et support multimédia sont souvent directement inclus dans l’application ou dans un unique méta-paquetage.
Mageia se distingue par une philosophie d’empaquetage intégrée : plutôt que de fractionner un programme en de multiples sous-paquets ou d’imposer des restrictions de licence strictes dans le dépôt principal, les mainteneurs de Mageia compilent les logiciels en activant par défaut autant d’extensions, de filtres et de fonctionnalités de prise en charge matérielle que possible, pourvu qu’ils apportent des fonctionnalités supplémentaires à l’application et soient approuvés par l’équipe d’empaquetage.
| Fonctionnalités | Mageia | Autres distros |
|---|---|---|
| Centre de Contrôle de Mageia | ![]() ![]() ![]() | Des équivalent chez quelques unes |
| Famille DrakTools | ![]() ![]() ![]() | Peu commun |
| URPMI/URPM* | ![]() ![]() ![]() | Propriété de l’écosystème Mageia/Mandriva |
| rpmdrake | ![]() ![]() ![]() | Peu commun |
| MSEC | ![]() ![]() ![]() | Système propriétaire |
| DrakGuard | ![]() ![]() ![]() | Des alternatives existent |
| UserDrake | ![]() ![]() ![]() | Des équivalents existent |
| Server Wizards | ![]() ![]() ![]() | Des alternatives existent |
| Gestion graphique centralisée | ![]() ![]() ![]() | openSUSE avec YaST |
| RPM | ![]() | Fedora/openSUSE |
| DNF | ![]() | Fedora essentiellement |
| GNOME/KDE | ![]() | Plusieurs distros |
| systemd | ![]() | Plusieurs distros |
Dans Mageia 10, nous avons actuellement URPMI (User RPM Installer), qui est notre gestionnaire de paquets par défaut et l’épine dorsale de l’installation. Il prend aussi bien en charge l’installation en mode graphique qu’en ligne de commandes. Une prise en charge de DNF (maintenant DNF5) est également incluse.
URPMI a de nombreux avantages sur ses concurrents, comme :
DNF a également été porté dans Mageia en raison d’un certain nombre de fonctionnalités modernes :
Quelques commandes urpm* dans le terminal :

Chez Mageia, nous concevons, dans nos dépôts, des versions de logiciels compilées dès le départ avec la prise en charge activée pour — par exemple — tous les modules réseau, les protocoles de streaming et l’accélération matérielle vidéo, de même pour de nombreux formats d’image propriétaires ou peu usités que d’autres distributions déposent sur des dépôts secondaires ou plus simplement suppriment.
Dès qu’un ajout rend l’application empaquetée plus utile, le bénéfice pour l’utilisateur final prime sur une stricte « pureté » de l’empaquetage. Ce qui explique en grande partie l’existence des dépôts officiels « Tainted » (dédiés aux logiciels soumis à des brevets ou à des restrictions légales dans certains pays), qui permettent de proposer les applications dans leur version intégrale sans en restreindre les fonctionnalités.
Mageia gère l’infrastructure de construction, les dépendances, les politiques et les contrôles pour garantir que les paquets forment un système cohérent.
Le paquetage « gimp-plugin-astronomy », qui restait disponible jusqu’à la fin du support de Mageia 9, en est un exemple patent. Bien que plus supporté par ses concepteurs, Mageia a continué à le proposer à ses utilisateurs jusqu’à la version GIMP 3.0, avec laquelle il n’est plus compatible suite au passage de GIMP à Python 3.
Quelques autres exemples :
| N° | Phase | Action | Décision | Résulat |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Source | Obtenir le code source | − | Disponible |
| 2 | Licence | Vérifier la licence | Valable ? | Oui |
| 3 | Dépendances | Déterminer les dépendances | Disponible ? | Oui |
| 4 | .spec | Créer le fichier .spec | Correct? | Prêt |
| 5 | Construction | Construire le paquet RPM | Construction réussie? | RPM créé |
| 6 | Installation | Installer le paquet | Installation correcte? | Installé |
| 7 | Tester | Lancer et tester l’application | Fonctionne correctement ? | Réussite |
| 8 | Revoir | Tester fichiers et dépendances | Des erreurs ? | Révision |
| 9 | Correction | Réparer .spec ou paquet | Reconstruire ? | Retour en 5 |
| 10 | Validation | Soumettre à évaluation | Validation ? | Approuvé |
| 11 | Publication | Publier sur les dépôts | − | Disponible |
Quelques caractéristiques de notre empaquetage :
La plupart de ces choix ne se voient, à l’écran. À eux seuls, ils n’améliorent pas les animations de Plasma, ni la rapidité de Firefox.
Leurs intérêts apparaissent plutôt dans des situations quotidiennes.
En d’autres mots, nos utilisateurs n’ont pas à s’inquiéter de l’empaquetage. Si le boulot est fait correctement, ça marche.
La force principale de notre empaquetage repose sur la coopération de toutes nos équipes pour que chaque programme s’intègre correctement au système.
Les règles d’empaquetage, la séparation des composants, la gestion des dépendances, la gestion rigoureuse des bibliothèques tierces, la gestion des licences et le processus de contrôle qualité forment un système intégré et cohérent.
Le travail fourni par nos équipes d’empaquetage, de développement et d’assurance qualité, bien qu’invisible pour nos utilisateurs ou le grand public, est l’un des facteurs clés qui font de notre distribution une solution Linux véritablement stable et fiable. Un travail d’ingénierie considérable est nécessaire pour assurer la cohérence de l’ensemble et aboutir au résultat final.
Mageia 9 s’est révélée d’une grande fiabilité, avec 24 008 mises à jour à ce jour, apportant des correctifs de sécurité à nos utilisateurs. C’est le fruit de l’investissement de de toutes nos équipes, qui veillent à ce que Mageia reste facile à utiliser et sécurisée.
L’heure est venue de dire adieu à notre version 9 et de se tourner vers les nouveaux défis que sont la maintenance de Magiea 10, le développement de Mageia 11, et l’adaptation de nos logiciels aux nouveautés, afin d’assurer la prise en charge celles-ci et des logiciels packagés pour nos utilisateurs.
Nous espérons que tout le travail fourni par notre communauté vous apportera la qualité et la satisfaction que peut fournir un système Open Source avec un système moderne, à jour et convivial !
Vous trouverez la liste des fonctionnalités de Mageia 10 dans les notes de versions.
Notre règle est que le support des versions antérieures soit maintenu pendant les trois mois qui suivent la publication de la version suivante. Ainsi, le support de Mageia 9 prend fin le 30 septembre. Nous vous invitons, si ce n’est pas encore fait, à migrer vos systèmes vers Mageia 10 dès que possible, puisque la fourniture de mises à jour pour Mageia 9 va s’arrêter.
Les migrations peuvent être réalisées en utilisant :
Il est également possible de réaliser une migration à partir du support d’installation. Le support autonome (Live) permet, en plus d’un fonctionnement directement à partir du support, de réaliser une installation propre qui remplacera le système précédent.
Veuillez noter qu’en cas d’installation propre, la partition principale du système précédent est effacée, y compris les données qu’elle peut contenir. Assurez-vous d’avoir une sauvegarde à disposition.
Si vous avez des doutes ou des questions au sujet de de cette migration, n’hésitez pas à consulter notre forum ou notre wiki.
]]>Sans plus attendre, voici son analyse, qui nous encourage à continuer d’améliorer Mageia !
Pourquoi et quand je préfère Mageia Linux. Par Ricardo Naranjo Faccini.
Dans l’univers des distributions Linux, chaque utilisateur a ses propres préférences et ses raisons de choisir l’une plutôt que l’autre. Aujourd’hui, je souhaite vous parler de Mageia, une distribution qui n’est peut-être pas la plus connue, mais qui offre de nombreux atouts la distinguant des autres. Je vais vous expliquer pourquoi et dans quelles situations je privilégie Mageia Linux, et pourquoi vous pourriez envisager de l’essayer.
L’une des principales raisons pour lesquelles je choisis Mageia est son incroyable flexibilité. Cette distribution me permet de mettre en place un environnement de travail complet alliant harmonieusement outils serveur et applications de bureau. Je peux faire tourner simultanément un serveur Apache et PostgreSQL tout en utilisant LibreOffice et GIMP. Cette polyvalence est idéale tant pour les environnements de développement que pour un usage personnel.
Mageia se distingue par l’organisation de ses dépôts. Vous pouvez opter pour un système d’une grande stabilité en conservant la configuration par défaut des dépôts, ou activer les dépôts « testing » pour bénéficier des dernières mises à jour. De plus, il est possible d’activer les dépôts « debug » pour accéder au code source et aux outils de débogage. Cette adaptabilité répond parfaitement à des besoins et tolérances aux risques variés.
L’une des plus grandes craintes des utilisateurs de Linux est de compromettre le système en installant ou en désinstallant des logiciels, en raison de problèmes de dépendances. Mageia gère les dépendances efficacement, ce qui me permet d’installer et de désinstaller des programmes en toute sérénité, avec la certitude que le système continuera de fonctionner correctement.
Le Centre de contrôle de Mageia est l’un de ses atouts majeurs. Cet outil graphique permet de gérer l’ensemble du système de manière intuitive, de la configuration du matériel et du réseau jusqu’à l’administration des utilisateurs et la sécurité. Peu de distributions offrent un contrôle aussi complet et accessible.
Par ailleurs, Mageia simplifie le partitionnement des disques lors de l’installation. Je peux créer et gérer des partitions graphiquement, et même conserver mes paramètres utilisateur si je dois réinstaller le système. Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec les outils de partitionnement en ligne de commandes.
Mageia partage de nombreuses similitudes avec Red Hat, une distribution largement utilisée en entreprise. Cela fait de Mageia une excellente option pour ceux qui recherchent une distribution de qualité professionnelle sans les coûts associés. De plus, la pratique de Mageia facilite la transition vers Red Hat dans un environnement professionnel.
Quoiqu’elle ne soit pas la distribution la plus populaire, Mageia bénéficie d’une communauté active et solidaire. Les utilisateurs peuvent y trouver de l’aide, partager leurs expériences et accéder à des dépôts supplémentaires. Ce type de soutien communautaire est précieux, en particulier pour les nouveaux utilisateurs.
Mageia est conviviale, tant pour les débutants que pour les utilisateurs expérimentés. Elle est facile à installer et propose un large choix d’environnements de bureau. La version DVD complète permet d’essayer différents bureaux en un seul clic, facilitant ainsi la recherche de l’environnement le mieux adapté à vos besoins.



Un autre atout que j’apprécie énormément chez Mageia ce sont ses versions Live, qui permettent de démarrer l’intégralité du système à partir d’une clé USB sans modifier le disque dur. C’est idéal aussi bien pour tester la distribution et vérifier la compatibilité matérielle sans compromettre le système installé, que pour mettre en place un environnement temporaire et homogène en quelques minutes lors d’une session pédagogique.
De plus, lors d’un déplacement, la version Live devient un outil de protection inestimable. Si je dois utiliser un ordinateur loué dans un cybercafé, il me suffit de redémarrer l’ordinateur à partir de ma clé USB pour travailler dans un environnement propre et contrôlé par moi-même.
Ainsi, je peux effectuer mes tâches en toute sérénité, en éliminant tout risque d’interaction avec des logiciels malveillants installés sur le système hôte et en m’assurant qu’aucune trace de mes informations ou de mes identifiants ne subsiste une fois la machine éteinte.
Je préfère utiliser Mageia dans plusieurs cas de figure :
Bien que Mageia soit mon choix de prédilection dans la plupart des cas, certaines situations très particulières rendent d’autres distributions Linux plus adaptées :
Mageia n’est peut-être pas la distribution la plus populaire, mais ses atouts sont indéniables. Entre sa flexibilité, sa gestion efficace des paquets, ses outils graphiques puissants et sa communauté active, Mageia propose une expérience à la fois robuste et accessible. Que vous recherchiez un environnement de développement, un système stable pour un usage personnel ou un outil pédagogique, Mageia mérite toute votre attention. Essayez-la et vous comprendrez sans doute pourquoi elle pourrait bien devenir votre distribution Linux de prédilection.
Ainsi s’achève l’analyse de notre utilisateur Ricardo Naranjo Faccini ; nous poursuivons nos efforts pour améliorer Mageia et donner la parole à nos utilisateurs. Notre distribution est un projet communautaire, constitué juridiquement en association à but non lucratif et dirigé par un conseil d’administration élu, contrairement à certains de nos concurrents plus célèbres.
En tant que défenseurs des logiciels libres, nous vous invitons à partager vos idées sur Mageia via nos canaux ouverts tels que Mageia Matrix ou Mageia IRC. Vous pouvez également partager votre expérience de Mageia sur d’autres réseaux sociaux en mentionnant @Mageia ou #Mageia, ou en publiant sur notre page Facebook Mageia.
]]>Mageia propose Elograf avec tout ce dont vous avez besoin pour le rendre fonctionnel en seulement quelques clics.
Allons-y !
Depuis Mageia version 9, installer Elograf depuis nos dépôts est aussi simple que d’installer n’importe quelle application. Cela se fait à partir du Gestionnaire de logiciels dans la rubrique « Installer et désinstaller des logiciels » du menu des applications ou par le Centre de Contrôle de Mageia (CCM). Mageia installera tous les packages nécessaires pour rendre Elograf fonctionnel, incluant kaldi, vosk-api, et nerd-dictation.

Le programme requiert un modèle vocal. Ce modèle est spécifique à chaque langue.
Les modèles disponibles sont présentés sur cette page.
Les tests ont été réalisés à l’aide de l’un des modèles étendus disponibles via le lien mentionné ci-dessus. Ces modèles peuvent également être téléchargés directement depuis Elograf et installés soit dans l’espace utilisateur, soit dans l’espace système (le mot de passe root étant requis dans ce cas).

Lorsque vous démarrez Elograf depuis le Menu des applications de Mageia, une icône de microphone apparait dans la barre d’état système, déactivée par défaut. Cliquer sur l’icône activera Elograf et permettra la dictée vocale.

Le clic droit affiche un menu qui vous permet de commencer la dictée ou d’accéder à la configuration. Le menu de configuration présente des options pour ajouter des modèles tant localement — en téléchargeant le fichier depuis le lien susmentionné et en indiquant son emplacement de sauvegarde — qu’en ligne. Dans ce dernier cas, Elograf ouvrira une liste des modèles disponibles au téléchargement et vous proposera de choisir l’emplacement d’installation, avec la possibilité de de le faire dans l’espace utilisateur ou dans l’espace système depuis la même fenêtre.

En sélectionnant « Active le clic direct sur l’icône », le début de la dictée est activé par un clic gauche sur l’icône.
C’est le bouton « Avancé » de cette fenêtre qui permet des réglages plus subtils comme la possibilité d’écrire les nombres en chiffres (pour l’anglais seulement), le choix du séparateur décimal pour les nombres, etc.

Il est conseillé d’ajouter Elograf à la liste de applications qui démarrent automatiquement au démarrage du système. Cela ajoutera son icône à la barre d’état du système, permettant un accès rapide aux commandes. La configuration de cette fonctionnalité dépend votre environnement de bureau.
Après ces réglages, rendez vous dans l’application avec laquelle vous avez l’habitude de rédiger, par exemple LibreOffice Writer, placez le curseur où vous le désirez, et commencez à dicter. Au lancement, il se peut que vous deviez patienter un peu avant que les premières paroles soient reconnues ; ceci est dû à la durée de chargement du modèle.
Voici quelques uns des atouts de cette application.
Plus d’information sur notre Wiki : Reconnaissance vocale.
]]>Le projet KDE/plasma offre une solution à ceci avec « Discover », l’installateur graphique d’applications Flatpak, disponible dans les dépôts via le CCM (Centre de contrôle de Mageia).
Vous devrez maintenant compléter la configuration de Discover.


Cette procédure s’applique à toute autre application Flatpak de Discover.
Les développeurs du projet KDE/Plasma maintiennent les applications de Discover à jour, et d’expérience, font un excellent travail pour conserver un support officiel aux versions courantes. Discover vous informera de temps en temps de la nécessité des mises à jour par le bouton de notification de votre barre des tâches.
Effectuez ces mises à jour aussi rapidement que possible afin de maintenir vos applications les plus à jour. Pour rappel, exécutez chaque mise à jour du CCM dès que la notification apparaît dans votre barre des tâches.
L’auteur suggère de continuer à utiliser le CCM comme principal gestionnaire de paquetages et mises à jour, et d’utiliser Discover uniquement pour les applications absentes du CCM. L’équipe des mainteneurs des applications de Mageia fait un excellent travail en gardant les dépôts à jour et les outils de gestion URPMI sont bien reconnus comme sûrs et efficients.
Si vous désirez utiliser Discover aux cotés du CCM, assurez vous d’avoir rempli la configuration de Discover comme précisé plus haut, et d’avoir sélectionner uniquement les catégories « Flathub – dl.flathum.org« ; « vendor-directory – Vendor (Automatic); lvfs – Linux Vendor Firmware Service » sur toute la liste exposée plus haut. SINON, les mises à jour de votre système vous seront proposées par le CCM ET par Discover. Ce qui pourra engendrer des conflits entre ces deux gestionnaires.
Rédigé par Joselp – Traduit par Meuz
]]>Aujourd’hui, nous parlerons de cette application, qui, quoique quelle que peu oubliée, est une bonne alternative peu gourmande en ressources pour gérer simultanément divers protocoles de messagerie. Dans Mageia, elle est très bien packagée, avec beaucoup de greffons (plugins) que vous ne trouverez pas dans d’autres distributions et qui épaulent très bien Pidgin, vous permettant de l’utiliser telle qu’une application moderne.
Pidgin est multi-plateforme et multi-protocoles, ce qui signifie que si vous ajoutez ce dont vous avez besoin, vous aurez une multitude d’applications de messagerie en une.
D’autre part, l’optimisation sur les ressources est telle que l’impact est vraiment minimal. Un coup d’œil sur les données depuis deux des applications les plus plébiscitées par l’utilisateur moyen : WhatsApp et Telegram, par exemple.
Pidgin avec ces deux comptes configurés consommera de 90 à 150 Mo de votre RAM, au plus, ainsi comme vous pouvez le voir, c’est vraiment conseillé en terme de performances et de ressources.
D’autre part, Pidgin a ses greffons. Il est hautement recommandé de laisser l’« Historique » activé, ce qui vous permet de sauvegarder des conversations. Il n’est pas judicieux de supprimer les conversations depuis la fenêtre de conversations, accessible via l’option « Afficher l’historique » dans le menu de chaque conversation.
L’installation dans Mageia est très simple, quoique certains comptes puissent demander l’installation de quelques extensions.
Vous avez plusieurs manières de la faire : via le gestionnaire de logiciels ou via le terminal. Allons-y :
urpmi pidgin pidgin-telegram-tdlib purple-gowhatsapp purple-telegram-tdlib pidgin-libnotify pidgin-indicator pidgin-window_merge pidgin-wemoji-theme

Configurer Pidgin pour gérer ces deux messageries est relativement simple. Au démarrage, des remerciements ou salutations et une fenêtre de configuration apparaîtront. Notez que Pidgin supporte plusieurs autres protocoles de communications, comme Gadu-Gadu, Google Talk, IRC, XMPP, etc. Pour d’avantages d’informations à leur sujet et comment des installer, visitez le site officiel de Pidgin.
Dans la section Comptes, Gérer les comptes, cliquez sur « + Ajouter ». Dans la fenêtre suivante, sélectionnez le protocole « Telegram (tdlib) ». Ensuite, dans le champ « Utilisateur », saisissez votre numéro de téléphone avec l’indicatif international. Par exemple, dans mon cas, depuis l’Espagne, ce serait 34666999333.
Appuyez ensuite sur « Accepter » ou « Ajouter ». Une fenêtre contextuelle s’affichera alors pour vous permettre de saisir le code envoyé par Telegram à l’application mobile. Le compte Telegram est désormais configuré.


Dans la section Comptes, Gérer les comptes cliquez sur « + Ajouter », et dans la fenêtre suivante, sélectionnez le protocole « WhatsApp ». Ensuite, dans le champ « Utilisateur », saisissez votre numéro de téléphone avec l’indicatif international, puis vient l’étape importante : ajoutez « @s.whatsapp.net » à la fin. Par exemple, dans mon cas, depuis l’Espagne, ce serait 34666999333@s.whatsapp.net.
Après ceci, une fenêtre apparaîtra avec un QR code pour ajouter la session depuis l’application mobile.

Pour les environnement autres que Plasma, si Pidgin ne reprend pas le thème sombre par défaut défini dans les préférences de l’environnement de bureau, vous pouvez essayer de fermer Pidgin après avoir configuré les comptes et installé les paquets :
Ce thème semble être celui qui intègre le mieux le mode sombre dans Pidgin.
Quelques captures :


Nous avons précédemment installé un thème Emoji étendu. Pour l’activer, rendez-vous dans les Préférences, puis dans « Thèmes > Thème Emoji », et sélectionnez le thème. Il apparaîtra sous le nom « Emojis WhatsApp/iOS ».

Vous pouvez configurer ces extensions avec le bouton « Configure Plugin » en bas de la fenêtre.

Nous espérons que ce tutoriel vous a intéressé. Il vous explique comment configurer et utiliser une application qui, bien qu’elle ne soit pas très connue, est un véritable petit bijou pour gérer vos messages depuis votre PC avec un minimum de ressources. Et surtout, elle est disponible dans les dépôts Mageia et BlogDrake !!!.

En fin de compte, la puissance de Mageia 10, le secret de sa véritable force, vient de vous, sa communauté engagée d’utilisateurs et de contributeurs, des développeurs aux artistes, de ceux qui font des dons financiers à ceux qui donnent de leur temps, que ce soit directement ou simplement par le biais de rapports de bogues. C’est vous, notre communauté, qui guidez la forme et l’évolution de Mageia pour garantir qu’elle réponde à vos besoins réels et à vos méthodes de travail.
Il est maintenant temps de jeter un coup d’œil à l’intérieur…
Mageia 10 intègre des versions plus récentes de milliers de paquets, qui apportent souvent de nouvelles fonctionnalités en plus des corrections de bogues habituelles. Vous trouverez quelques points forts dans les notes de version. Vous pouvez également consulter la liste des paquets disponibles dans la base de données des applications Mageia (en), soigneusement classés par groupe, et choisir d’afficher toutes les applications ou uniquement celles dotées d’une interface graphique. Cliquez sur une application pour obtenir plus d’informations et voir une capture d’écran.
Pour vous donner une idée du grand nombre de nouvelles fonctionnalités et d’améliorations apportées à Mageia 10, nous vous en présentons une ci-dessous, issue du groupe des environnements de bureau graphiques. Bien que Mageia 10 arbore toujours fièrement ses couleurs traditionnelles, vous constaterez des améliorations visuelles ici et là. Par exemple, l’écran de connexion SDDM a été retravaillé ; voyez la différence ci-dessous, le nouveau est à droite :

Cette nouvelle version s’inscrit dans la lignée de Mageia en proposant plusieurs options d’installation : le DVD classique, les images « live » (pour les nouvelles installations uniquement) et les installations via Internet. En prenant l’exemple des images « live », voici quelques-unes des nombreuses améliorations apportées par Mageia 10 :
Des mises à jour de tous les environnements de bureau pouvant être installés avec Mageia (choisissez celui qui vous plaît, ou installez-les tous sur le même ordinateur !). Mageia propose une grande variété d’environnements de bureau populaires et légers, que vous pouvez installer à tout moment via notre centre de logiciels ou via le terminal (si vous êtes un utilisateur plus expérimenté). Vous pouvez ainsi choisir entre Plasma KDE 6.5.5, GNOME 49.0, XFCE 4.21, LXDE, LXQt (désormais avec une option Wayland en combinaison avec labwc, niri, sway, kwin_wayland ou hyprland), Enlightenment, IceWM, MATE, Fluxbox, Cinnamon, Sugar. Lorsqu’ils sont installés parallèlement à un environnement de bureau, les gestionnaires de fenêtres apparaissent comme des sessions alternatives dans le menu de connexion de votre gestionnaire d’affichage : plus de 20 environnements de bureau et gestionnaires de fenêtres sont disponibles à l’installation d’un simple clic. Suivez ce lien pour plus d’informations.
Mises à jour des principales suites bureautiques (LibreOffice 26.2.3.2, par exemple), des navigateurs web (Firefox 140.11.0esr, par exemple), des outils multimédias, des logiciels de retouche photo et de montage vidéo, des outils de développement (gcc 15.2.0, rust 1.95.0, python 3.13.13 ou perl 5.42.0, git 2.52 par exemple), les démons de serveur (postfix 3.9.10, apache 2.4.67, docker 28.5.2, postgresql 18.4 par exemple) et bien d’autres encore, le tout basé sur notre noyau Linux LTS 6.18.35.
Mises à jour et optimisations de nos outils Mageia. Devenez un véritable expert grâce à notre Centre de contrôle Mageia (CCM), à urpmi, aux mises à jour graphiques et à la prise en charge de dnf, qui vous permettent de gérer et de configurer de nombreux aspects du système, ainsi qu’à la prise en charge de l’environnement de bureau de votre choix ! Vous pouvez facilement visualiser tout le matériel détecté dans une interface graphique, vérifier les pilotes, configurer leurs paramètres (si vous êtes un utilisateur avancé), installer des imprimantes et bien plus encore !
Vous avez également accès à une vaste gamme de logiciels grâce à notre compatibilité avec DNF, Flatpak et AppImage. Vous trouverez plus d’informations sur les applications disponibles ici, sur notre wiki.

Sans oublier le plus grand atout de Mageia : c’est une distribution communautaire, créée par ses utilisateurs. Cette version n’aurait pas pu voir le jour sans tous nos bénévoles : les responsables de paquets, les développeurs, les administrateurs système, les testeurs QA, les traducteurs, les graphistes, les experts juridiques, les équipes chargées du site web, du forum et de la documentation, ainsi que toutes les autres personnes qui ont contribué à sa réalisation. Rejoignez nos communautés internationales, nos forums, nos groupes Matrix, Telegram ou IRC pour améliorer votre distribution préférée. Vous faites partie de notre communauté, impliquez-vous.
Si vous avez besoin de plus d’informations sur l’installation de Mageia ou sur le Centre de contrôle de Mageia (CCM), consultez notre documentation officielle. Vous trouverez également des instructions pour la mise à niveau depuis Mageia 9 dans les notes de version. Vous trouverez bien sûr encore plus de documentation sur notre wiki. Et notre Bugzilla pour suivre les problèmes (en).
Découvrez toute la puissance de Mageia 10. Si vous ne l’avez pas encore fait, téléchargez-la et profitez-en bien !
Mageia 9 continuera d’être prise en charge jusqu’au 29 septembre 2026.
]]>Nous avons donc mis en place un système de sécurisation depuis quelques jours, qui permet de rejeter les requêtes que nous qualifions d’inopportunes. Ce système demande en particulier d’exécuter un programme en Javascript, ce qui met en défaut un bon nombre de robots. Vous pouvez apercevoir l’écran suivant qui apparaît de manière fugitive.

L’infrastructure ainsi en place nous permet de récupérer un très bon niveau de disponibilité de nos services. Elle nous permettra également de réaliser des ajustements facilement.
Si toutefois vous constatez que certaines fonctionnalités sont des victimes collatérales de ces mesures, n’hésitez pas à nous le faire savoir, ce qui nous permettra de faire des réglages plus fins.
]]>En outre, elle contient des centaines de paquets plus récents avec des correctifs de sécurité et autres améliorations qui ont été ajoutés depuis la version 10beta1. En voici quelques-uns :
La liste complète des paquets inclus se trouve dans les fichiers .idx pour les supports d’installation classiques ou dans les fichiers .lst pour les images ISO live.
Cependant, nos responsables de paquets ont déjà publié d’autres correctifs de sécurité et corrections de bogues depuis la création des ISO 10RC1. En voici quelques-uns :
Veuillez tester une ou plusieurs images ISO et signaler tout problème sur notre Bugzilla. Notez que notre site est très sollicité par des bots ; merci de faire preuve de patience si vous rencontrez des difficultés pour vous connecter au Bugzilla.
Nous n’avons pas rencontré de problèmes majeurs lors des tests de ces images ISO avant leur publication, mais nous avons vraiment besoin de vous pour les tester et détecter les problèmes qui nous auraient échappé, notamment liés au matériel. Certains des problèmes mineurs que vous pourriez rencontrer sont déjà identifiés et répertoriés dans l’Errata de Mageia 10 (en anglais pour l’instant).
Bons tests !
]]>Selon ses propres mots, notre nouveau fond d’écran représente: « notre chère Mageia, née de l’ensemble de l’équipe qui rend possible cette formidable distribution, aux côtés de Tux, la mascotte de Linux, et du chaudron bouillonnant qui symbolise la branche de développement de Mageia « .

Comme indiqué dans l’annonce de notre concours, nous réserverons une mention spéciale au gagnant sur l’« écran d’accueil » de Mageia 10.
Nous souhaitons également profiter de cette occasion pour remercier tous les autres contributeurs qui ont apporté leur aide pour faire de Mageia 10 une édition si unique !
Nous avons également de superbes écrans de veille que vous pourrez découvrir dès la sortie de notre nouvelle version !
Toutes ces images ainsi que notre nouveau fond d’écran font désormais partie du design exclusif de Mageia 10, pour le plus grand plaisir de tous nos utilisateurs !
A bientôt la communauté !
]]>