Pour le matériel, j’ai simplement copié https://www.kzenjoy.net/2015/la-teleinformation-sous-jeedom/ . J’ai commandé un convertisseur Série/USB (FT232R USB UART) compatible TTL et un optocoupleur SFH620A pour quelques euros sur Ebay, j’ai puisé dans mon stock pour le reste. Enfin j’ai soudé les quelques composants sur un bout de carte à pastille (ce qui évite d’avoir à faire de la gravure) et installé le tout dans une petite boite en plastique.
https://hallard.me/demystifier-la-teleinfo/ semble avoir eu des soucis et a ajouter des composants, je n’ai pas eu ce problème.
J’ai tiré environ 20m de (vieux) câble téléphonique entre mon compteur et mon serveur. La doc http://www.enedis.fr/sites/default/files/Enedis-NOI-CPT_02E.pdf spécifie que l’on peut monter jusqu’à 500m !
Minicom m’a confirmé que les données arrivaient. Comme c’est de l’ASCII, c’est très facile à lire.
Les anciens compteurs fonctionnent en mode historique, la transmission se fait à 1200 bauds en 7E1 (7 bits + 1 bit de parité paire), les compteurs Linky sont par défaut en mode standard et transmettent à 9600 bauds dans le même format (on peut demander à les basculer en mode historique à son distributeur). De nouvelles étiquettes ont été ajoutées en mode standard.
Pour le logiciel, rien n’est externalisé. J’ai écris un script (moins de 100 lignes de perl) qui lit les données sur /dev/ttyUSB0 et enregistre la puissance instantanée et la valeur des indexes dans une base rrdtool toutes les minutes. A ça j’ai ajouté un fichier de déclaration de service systemd pour en faire un service qui démarre avec la machine; et encore un script sh (de 100 lignes aussi) pour générer les images dans la crontab.
Ensuite la donnée est affichée sur un petit écran wifi avec la consommation instantanée, ainsi que la consommation totale du jour et de la veille :
Une interface qui a l’air sympa: http://www.magdiblog.fr/gpio/teleinfo-edf-suivi-conso-de-votre-compteur-electrique/
]]>Je voulais que la cabane soit solidement fixée au sol mais le règlement nous interdit toutes fondation. J’ai trouvé des supports de piquets en forme de tire-bouchons qui ancrent sérieusement les poteaux. Leur mise en place ne s’est d’ailleurs pas fait sans soucis.
Ensuite nous avons mis des dalles sur un géotextile pour limiter la pousse des plantes, puis édifié le reste de la cabane:
Pour éviter que la cabane soit dans le noir complet, j’ai utilisé un pan de toiture transparent. Et par simplicité nous avons utilisé une porte en bois toute faite qui n’était pas très chère.
Une fois la lasure passée sur tout le bois extérieur, elle a une tête sympathique :
]]>Côté jettable, les lingettes du commerce sont incontournables. Cependant, les produits qui les imbibes sont sans doute nocifs pour la peau de bébé. On les réservera donc aux sorties où elles s’avèrent très pratiques. A la maison, du coton ou du papier WC, à imbiber de liniment oléocalcaire est doux et efficace.
Côté lavable, on part sur le gant de toilette. Rapidement, on se rend compte qu’il faut adopter un code couleur pour distinguer les gants de la frimousse de ceux du bas, surtout quand on ne lave pas à très haute température. Et si on les lave après chaque usage, il en faudra une foule ! Finalement, on adoptera des lingettes lavables.
Les lingettes lavables se présentent comme des carrés de coton ou de chanvre, doux, qui se lavent jusqu’à 90°C. On les utilise avec du liniment ou avec du savon. On en achète une quinzaine pour les utiliser une seule fois entre deux machines. On les mets de côté dans un seau après usage, comme on le ferait pour des couches lavables. Les plus débrouillards les fabriqueront eux-mêmes… pour ma part, je préfère faire un peu de pub à Zébulange, qui vend des produits de bonne dimension, en qualité bio, et confectionnés localement dans un ESAT alsacien par des travailleurs handicapés. Le prix est tout à fait raisonnable : un euro pièce, par lot de 5 ou de 10. Dans le même genre, on trouvera sur ce site des coussinets d’allaitement lavables.
C’est parti pour le change !
]]>On trouve des petits horloges toutes faite pour quelques euros comme la Tiny RTC; elle est faite pour les Arduino mais peut tout à fait fonctionner sur un Raspberry Pi moyennant une légère adaptation. Le Raspberry Pi est en 3.3V et ne supporte pas de recevoir 5V. Sur le bus I²C, pas de soucis, les deux fils SDA et SCL sont censé être en collecteurs ouverts, il faut juste placer une résistance de rappel quelque part sur le bus. Le Raspberry Pi possède ces résistances qui tirent les lignes vers le 3,3V. Le problème est que le Tiny RTC possède aussi des résistances de rappel vers le 5V, ce qui risque d’endommager le Raspberry Pi; il n’y a qu’a les supprimer: Tiny_RTC_schematic
Voila le Tiny RTC avant et après (Suppression de R2 et de R3):
Ensuite on fait un petit montage qui permet de laisser le module horloge dans le boîtier connecté au bus, et de faire sortir le bus I²C via quelques fils pour pouvoir y brancher d’autres choses.
Ça donne cela (bus 0 pour la révision A, la révision B expose le bus 1):
root@raspberrypi:~# i2cdetect -y 0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 a b c d e f 00: -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- 10: -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- 20: -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- 30: -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- 40: -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- 4f 50: 50 -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- 60: -- -- -- -- -- -- -- -- 68 -- -- -- -- -- -- -- 70: -- -- -- -- -- -- -- --
On trouve a l’adresse 68 le DS1307 intégré dans le TinyRTC, en 50 c’est l’EEPROM de 4 Ko AT24C32 que je n’ai pas particulièrement prévu d’utiliser, le Raspberry Pi étant bien pourvu de ce coté. En 4f, c’est une sonde de température, un DS1621 (thermomètre).
On déclare l’horloge via /sys (dans /etc/rc.local) et on peut alors la régler:
root@raspberrypi:~# date Sat Feb 1 14:12:26 CET 2014 root@raspberrypi:~# hwclock -r Wed Nov 12 11:22:16 2031 -0.656396 seconds root@raspberrypi:~# hwclock --systohc --utc root@raspberrypi:~# hwclock -r Sat Feb 1 14:15:07 2014 -0.724980 seconds
Et voila !
Pour mémoire le code couleur:
GND (noir) 5V (rouge) 3.3V (orange) SDA (bleu) SCL (vert)
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C’est à nouveau sur ce site montessorien que j’ai dégotté une solution sympa : un couteau de cuisine à la forme bien particulière (acheté sur Amazon). Après lui avoir montré où la lame coupe et où se trouve le manche, le lardon a la consigne de bien le tenir à deux mains. Ainsi, on est certain qu’il n’y en a pas une qui traine au mauvais endroit. Je lui donne des choses plutôt molles pour le moment : champignons, légumes déjà cuits. En toute autonomie mais toujours sous surveillance rapprochée, il les prend dans le récipient, les pose sur sa planche, les coupe, et dépose les petits morceaux dans une assiette. Et hop, Maman les jette dans la poëlle !
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Depuis que Lardon a découvert la Lune dans le ciel un soir en rentrant de la crèche, il est fasciné par elle, au point de la voir un peu partout, dans les livres, dans les dessins, et même dans les reflets sur les objets brillants. Comme la nuit, il a quelques difficultés pour retrouver sa tétine lorsqu’il la perd, et que cela nous oblige à allumer dans la chambre ; nous avons décidé de fabriquer une petite veilleuse en forme de lune qui s’allume lorsqu’il y a du bruit dans la pièce.
1. La forme: Nous avons trouvé un petit cadre noir, une feuille blanche cartonnée pour la face avant et une feuille de calque dans un magasin de « loisirs créatifs ». Quelques coups de compas et de cutter plus tard, voici le résultat :
2. Un bon coup de peinture: Émilie nous fait une belle nuit bleue.
3. L’habillage intérieur: On colle une feuille de calque dans l’ouverture pour diffuser un peu la lumière, et un petit triangle de papier de soie noir dans l’angle en haut à droite pour cacher le micro qui sera chargé de détecter le bruit. Ensuite des cloisons en carton sont montées directement au pistolet à colle; je les ai recouvertes d’aluminium pour réfléchir la lumière, il n’est pas certain que ce soit très utile.
4. Installation des LED: Quatre petits morceaux de plaque d’époxy a pastilles servent à souder les LED haute luminosité piranha (2 LED jaunes, 2 LED orange) à de longs fils rigides (récupérés sur de paire torsadée monobrin), le fil rigide est plus facile à fixer. Ensuite tout est collé au pistolet à colle un peu approximativement. Faire attention à ce que l’aluminium ne court-circuite pas les LED. Une bête pile plate permet de tester le résultat (les LED sont temporairement branchées en parallèle avec une résistance).
5. Test du code: Le circuit est monté sur une petite plaque d’essai, commandé par un Arduino Leonardo qui sert à faire les tests. Le code est quasiment identique au circuit cible, avec les informations de debuggage en plus.
6. Amélioration de l’aspect: Ajout de quelques éléments de décoration.
7. Phase pilote: Le circuit est soudé sur un petit rectangle de plaque à pastilles, un support pour le ATtiny45 est monté, mais pour bien valider que le montage fonctionne de façon correcte; l’Arduino Leonardo est greffé temporairement à sa place. Cela permet de l’utiliser quelques jours. En prime, la programmation du ATtiny45 via l’ArduinoISP me permet de découvrir un bug, qui m’a bloqué quelques semaines. Le petit circuit rouge sur la première photo est le détecteur de son; il fournit un signal logique lorsqu’il détecte du son (une petite vis permet de régler le seuil de détection). A l’usage, ce circuit n’est hélas pas très sensible. La seconde photo montre à droite l’interrupteur collé sur le cadre et à gauche la LDR qui bloque l’allumage lorsqu’il fait jour.
8. Version finale: Le ATtiny45 est enfin programmé avec le code qui était dans le Leonardo ce qui me permet de mettre en place le montage définitif. Il reste un port inutilisé qui est routé jusqu’à un connecteur, permettant d’enrichir le montage si nécessaire. La résistance en bas de la photo est volontairement montée de façon amovible, c’est celle qui limite le courant dans les LED; elle peut ainsi être remplacée si la tension d’alimentation change (nouveau transfo par exemple).
Documents:
Le schéma logique et physique (pour implantation sur plaque à pastilles), le code source : veilleuse4.ino
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Le guide essentiel pour le développement de votre enfant – De 0 à 5 ans – Martin Ward Platt – 2009
Une longue présentation serait inutile. Ce livre est pour moi tout simplement l’idéal pour tout parent de jeune enfant, et même pour les professionnels concernés.
On y retrouve toutes les étapes du développement de l’enfant depuis sa naissance jusqu’à l’âge de 5 ans. Celles-ci sont classées par domaine : sensoriel, moteur, cognitif, langagier… Les périodes sont très détaillées, les éléments sont précis, concrets et exposés de façon accessibles comme on l’aprécie régulièrement dans ces ouvrages québecois. A chaque étape est aussi associé un type d’activité dans lequel l’enfant prendra plaisir.
Ce n’est pas un petit livre de poche. En grand format, il compte 240 pages, des illustrations, et une mise en page agréable. Il peut se lire dans l’ordre chronologique et se consulter comme un manuel.
Je l’ai emprunté en bibliothèque, mais il vaut vraiment le coup de l’avoir sur sa propre étagère comme ouvrage de référence.
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Couverture du livre de Sylvie Bourcier
Déjà, évitez de lire le consternant rapport de l’académie des sciences de 2013. Aucune bibliographie sérieuse ne soutient les conclusions, dont la rédaction est digne d’un exposé niveau collège. Les préconisations sont à la hauteur de celles qu’on retrouve en matière d’alimentation : mangez 5 fruits et légumes par jour, car 10 ce serait bien mais c’est pas possible. Traduisez : l’idéal est 1h de télé par jour car moins de télé c’est vraiment trop dur. Et puis il ne faudrait pas que les gens arrêtent de regarder la télé dès leur plus tendre enfance ! Concernant les écrans en général, on nous recommande même de donner des tablettes numériques aux bébés, car leur format correspond mieux à celui de leur intelligence… Faudra qu’on m’explique d’ailleurs quel est le format de l’intelligence des bébés.
Un article publié par la suite au Monde par des personnes compétentes sur le sujet (notamment Laurent Bègue) réfute une grande partie des affirmations de ce rapport et vous apportera des informations fondées.
Une autre lecture à recommander, que je trouve très exhaustive, si vous aimez les études chiffrées autant que les conseils pratiques et que vous êtes plus ou moins novice sur le sujet : L’Enfant et les écrans – Sylvie Bourcier – 2011 (oui, encore elle).
Pourquoi, dans l’idéal, on évite les écrans avant 3 ans ?
Déjà, parce que ça n’a aucune utilité dans le développement du tout petit. Ses besoins sont d’ordre relationnel, sensoriel et moteur. Or, devant un écran, l’enfant est souvent seul et ne bouge vraiment pas beaucoup, submergé par des informations utilisant uniquement les cannaux auditif et visuel. Pour son bon développement, l’enfant a besoin d’expérimenter, gambader, bouger, attrapper, dessiner, imaginer, câliner, jouer, monter, démonter, faire semblant, papoter, montrer, demander, commenter, etc etc.
Ensuite, parce que les écrans nous rendent dépendants. C’est vrai pour les enfants, c’est vrai pour les adultes, vous ne pouvez qu’en convenir. Un écran adapté aux tous petits, c’est avant tout un écran marketing. Plus on s’habitue tôt à avoir un produit au design ludique entre les mains, moins on s’en passe. Un bel article d’Héloïse Junier sur les enfants cibles du marketing se trouve ici.
Enfin, parce qu’il existe pas mal d’effets négatifs de l’exposition aux écrans. A court terme : difficultés d’attention, de concentration et agitation. A long terme beaucoup d’autres : faibles compétences sociales, prise de poids, baisse du niveau scolaire, et j’en passe.
Pourquoi alors est-on tenté d’introduire des ecrans si tôt ?
Ce serait un peu comme si les écrans entraient tout seuls dans nos vies. Les images animées sont omniprésentes. La télé ou l’ordi trône dans le salon, les écrans publicitaires fleurissent en ville, les smartphone sortent de presque toutes les poches à tout moment… Bref, c’est seulement activement qu’on peut réduire la présence des écrans.
Ensuite, pour un parent que je suis, un écran c’est magique. L’enfant devant l’écran est captivé, comme happé par les images, ne bouge plus, ne fait pas de bêtise, me sollicite à peine. L’occasion pour moi de baisser ma vigilence, de souffler ou de préparer à manger… Le revers de la médaille, c’est un enfant qui s’en trouve ensuite surexcité. Il n’a pas eu l’occasion de gigotter autant qu’il en aurait eu besoin. Mais aussi, sans « bêtise », il n’a pas expérimenté grand chose.
Et côté contenu ?
Tous les contenus ne se valent pas.
Côté film et dessin animé, les images sont souvent trop rapides pour que le tout petit puisse les comprendre. Certaines vont être angoissantes sans qu’il ait l’occasion d’en parler. Jusqu’à l’âge de 7 ans, l’enfant peut ne pas faire pas la différence entre les histoires réelles et imaginaires, ce qui est d’autant plus embêtant pour les contenus à charge émotionnelle forte ou à valeurs négatives. En effet, à la télé, la violence est souvent banalisée ou devient une solution à la résolution de problèmes. Pour les histoires, les livres en papier/carton sont donc plus intéressants : on peut tourner une page qui fait peur, revenir sur celle qui nous plaît, on a le temps de montrer, de parler…
Avant, après, pendant le dessin animé, la télé va diffuser de la pub. Le problème de bon nombre de pubs est qu’elles échangent les rôles pour tourner les adultes en dérision en donnant une place à l’enfant bien loin de ce qu’on attend de lui dans la réalité. Elles ont aussi un rythme très rapide, et jusqu’à environ 7 ans, l’enfant ne les distingue pas de ses émissions.
Côté média, il y a aussi du contenu à éviter. Au delà des images violentes propulsées aux journaux télévisés et des informations incompréhensibles, il va aussi y avoir une sur-médiatisation de faits très rares mais très anxiogènes. Le fait de parler beaucoup de quelque chose de rare rend cet événement très présent donc très probable et peut rendre l’enfant insécure.
Côté jeux vidéos, on va apprécier le carractère interactif. L’enfant est moins passif et selon le type de jeu sera amené à construire des stratégies, résoudre des problèmes, faire preuve de rapidité, d’observation. Pour ce qui est des jeux de combat, la violence est aussi banalisée et, cela va de soi, valorisée. Ce type de contenu est largement à éviter avant un certain âge, celui où l’enfant est en mesure de prendre du recul face au jeu.
Côté internet, on en parlera plus tard.
En bref, quelles recommandations ?
Et pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus, Till The Cat propose un super comparatif des tablettes adaptées aux plus petits, de quoi préparer vos cadeaux de Noël en toute connaissance de cause ! Moi c’est sûr, je confisque toutes les tablettes !
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L’Enfant – Maria Montessori
Cela faisait un bout de temps que je voulais lire cette auteure. On entend beaucoup parler de sa pédagogie qui, en bref, donne une grande liberté à l’enfant pour l’accompagner à développer son autonomie, sa curiosité et sa personnalité. Des écoles se développent sur ce modèle, mais aussi tout un tas de matériel à base de matériaux « nobles » et coûteux. Certaines idées de parents dans cette lancée sont très intéressantes (voir notamment ce blog déjà cité dans notre article sur la Tour d’observation).
En lisant Montessori, je ne voulais pas voir ce qu’on fait aujourd’hui de ses idées, mais ce qu’elle a pu exprimer à l’époque.
C’est un livre dont je ne recommande pas l’achat, même si je l’ai beaucoup aprécier. L’emprunter à la bibliothèque était une très bonne chose. Le contenu est intéressant, mais à replacer dans un certain contexte. La préface de l’édition que j’avais entre les mains déclare que le texte n’a absolument pas vieilli et est très actuel. C’est très faux. L’Enfant a été écrit dans les années 1930. L’auteure replace parfaitement son contexte dans le premier chapitre : l’enfant a une place secondaire dans la société de l’époque, voire même pas de place du tout en tant que personne. Entre temps, tout s’est centré sur lui : l’école, l’organisation de la famille, le matériel de puericulture, le jouet, la littérature, la publicité… Les années 1960 sont passées par là aussi, avec l’influence de Dolto. Enfin la psychologie du développement a apporté beaucoup de connaissances sur l’enfant. Au final, il me semble que de nombreuses déclarations contenues dans ce livre sont entièrement passées dans les conceptions actuelles de l’éducation. Ca ne leur ôte bien entendu pas pour autant leur intérêt.
Côté forme, on se retrouve dans un ouvrage assez poétique, puisque certains concepts n’existent pas encore. J’ai aprécié le côté chaleureux qui en découle.
L’Agressivité chez l’enfant de 0 à 5 ans – Sylvie Bourcier
J’ai emprunté ce livre en me posant des questions sur les comportements agressifs qu’on observe chez les tout petits, notamment à la crèche. Finalement, sa lecture m’a été très utile concernant mon propre fils. Le titre fait penser à des cas de violence exceptionnelle. Le contenu s’adresse en fait au tout venant. J’ai beaucoup aprécié le chapitre sur les colères, mais aussi tout ce qui concerne la gestion des émotions et la cohérence éducative.
Ce livre met l’accent sur la compréhension de l’enfant, sur la recherche des causes de son comportement dans le contexte et dans son niveau de développement. Il est très pragmatique et accessible, et fait l’économie du « blabla » classique avec un vocabulaire très concrèt et des exemples. Il donne de bonnes pistes de réflexion et d’action à suivre en tant que parent, avec à l’appui des observations et une bibliographie rigoureuses.
Rien d’étonnant quand on découvre la nationnalité de l’auteure… Les Québecois ont une approche de la pédagogie et de la psychologie que j’aprécie beaucoup, et je ne vais pas attendre longtemps pour découvrir d’autres livres de cette collection et de cette auteure. En fait, j’ai déjà commencé…
]]>Source de l’idée:
La tour commence par un BEKVÄM à 10€ de chez Ikéa.
La marche et la hauteur (50cm) permettent bien au lardon d’atteindre le plan de travail et le robinet, mais le penchage reste dangereux, risquant la glissade du marche-pied ou la perte d’équilibre du lardon, voire les deux.
On ajoute donc ensuite quelques morceaux de bois récupérés dans un sommier à lattes SULTAN abîmé, acheté dans le coin des affaires, quelques tasseaux récupérés d’un bricolage précédent…
Mesure, découpe, ponçage, perçage, vissage… et la tour d’observation est sécurisée !
Cela plaît beaucoup au lardon qui peut maintenant jouer avec le robinet de l’évier et attraper tout ce que nous placions hors de sa portée sur le plan de travail.
Cela plaît beaucoup aussi à ses parents qui n’ont plus besoin de le porter jusqu’au robinet et ne craignent pas la chute du haut d’une chaise.
Une adaptation est tout de même nécessaire : le lardon doit être davantage surveillé lorsqu’il traîne dans la cuisine et les plans de travail mieux rangés. En effet, le lardon sait déplacer sa tour et pourrait très bien grimper près des plaques de cuisson ou aller attrapper un gros couteau, si vous n’étiez pas aux aguets. Comme d’habitude, gain d’autonomie de l’enfant rime avec évolution de la vigilance de l’adulte. Petite anecdote en parlant d’autonomie : alors que nous étions à la salle de bain, le lardon, à qui nous proposions de se laver les mains avec un gant de toilette, est allé spontanément jusqu’à la cuisine pour pousser sa tour vers la salle de bain, jusqu’au lavabo, et se laver tout seul les mains.
A la montée, le lardon apprend assez vite à ne pas se cogner la tête. Il faut dire que nous avons placé la barre arrière plus haut que sur les modèles que nous avons vus. Une fois en hauteur, il vaut mieux aussi lui confier une tâche (essuyer, remplir,…) pour éviter qu’il n’attrappe n’importe quoi. D’ailleurs, il sera très content de se servir lui-même sa purée, de vous aider à disposer différents aliments sur une tarte, ou de donner les épluchures de légumes aux lombrics.
La descente est un peu laborieuse en cours d’apprentissage pour l’instant. Deux techniques sont possibles : se retourner et s’asseoir ou se mettre à genoux et descendre en arrière.
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