The Alliances Françaises UK and the Maison de la Normandie et de la Manche are proposing a photography exhibition project, open to amateur photographers, with the aim of highlighting emblematic sites linked to the Norman epic — from the United Kingdom to Normandy, via Jersey, Guernsey, Southern Italy, Norway and Denmark — through a major participatory photography exhibition, potentially itinerant, in 2027, the year of the Norman Millennium.
What does the project involve?
1. Through a voluntary call for contributions from amateur (and potentially professional) photographers across all relevant territories. February – September 2026
2. Selection of thirty photographs to form the exhibition
The selection committee will be composed of the two project leads and, where requested, one representative per partner territory (maximum).
October 2026 – January 2027
3. An itinerant photography exhibition. Each partner organisation will be organising an exhibition on its own territory, showcasing part or all of the selected works.
February – December 2027
Find the submission agreement and Copyright assignment forms here
All applications must be sent to us at info@afbristol.org.uk by 30 September 2026. Incomplete applications will not be able to be taken into consideration.
]]>Do you wish you had time to practise the French you know, but never have the time? Our short online 30 minutes conversation classes are the perfect fit between two meetings or before you pick up the children from school.
You decide the times and days to suit you (it doesn’t need to be at lunchtime!)
Vous avez déjà des connaissances en français et vous souhaitez être plus à l’aise pour communiquer ? Rejoignez notre cours de conversation et profitez d’un moment privilégié de partage en langue française avec un de nos professeurs francophone.
Contact us below about this tuition:
]]>John, one of our dedicated students learning French with Alliance Française de Bristol, has written the following story. Merci John!
C’était un jeudi, la journée du marché à Cazouls les Béziers, la meilleure journée de la semaine pour Bouille (souvenez-vous d’elle ‘la chatte’) et Dudule (‘le gecko’).
Dudule règle son réveil une heure plus tôt pour tous les jeudis pour pouvoir finir la tâche de faire vaisselle à l’heure pour marcher au marché – avec Bouille, bien sûr. Bouille sera toujours prête après avoir fini de couper soigneusement ses griffes – la journée du marché est un grand événement pour elle, alors elle voulait être la plus belle possible. Il y aura beaucoup de personnes qui s’occuperont d’elle – et elle espérait une soucoupe de beurre salé – elle était rarement déçue.
Tout se passait bien au marché. La chaleur torride était compensée par des étals réfrigérés vendant de la viande, du poisson, des fruits et des légumes. La foule habituelle était composée de frères, tantes, oncles, cousins, etc. Ils achetaient leurs produits puis s’abritaient sous les parasols du café pour discuter et boire un café.
Bouille et Dudule trouveraient des endroits sûrs pour se reposer – c’est dangereux de s’endormir au soleil quand il y a tellement de grands pieds qui pourraient vous piétiner par accident – surtout si vous êtes une petite chatte ou un gecko.
Toujours ils reécouteraient les derniers potins, qui n’ont pas tant varié et les dernières actualités sur les problèmes du santé et le Maire – que devrait-il faire ou ne pas faire. Mais aujourd’hui, ce serait différent. Tout le monde parlait d’un match de rugby qui allait bientôt se jouer à Bordeaux. Ce match serait très important : une finale de coupe ; Bordeaux contre Béziers, et bien sûr, Béziers est l’équipe locale.
Dudule avait entendu parler du rugby et il croyait que cela serait bien; il y avait beaucoup de discussions animées et également même des cris aux tables du café – la prédiction des villageois était que l’équipe de Béziers gagnerait le match alors donc la coupe.
Quand tout le monde était parti du café et rentré chez eux pour le repas du midi et puis la sieste, Dudule, comme d’habitude, est resté au café pour faire la vaisselle – son passe-temps favori.
Bouille, pendant ce temps, a traîné dans les parages du marché à regarder les commerçants emballer leurs marchandises invendues et leurs étals.
En faisant la vaisselle, Dudule reconnaissant, comme d’habitude, les conversations du café et cette fois il pensait à Bordeaux et au match de rugby. Il en a parlé à Bouille pendant leur promenade en rentrant chez eux. Ni l’un ni l’autre n’avait été à Bordeaux ou à un match de rugby.
Bouille a confié qu’elle avait une tante qui habite à Bordeaux. Dudule a ajouté qu’il avait entendu parler d’un Miroir d’Eau qui semblait être très amusant. À la grande surprise de Dudule, Bouille était d’accord que des vacances à Bordeaux était une grande idée – ‘enfin’ a pensé Dudule, ‘une de mes idées est bonne!’
****
La sieste d’aujourd’hui était changée pour une séance de prévision des vacances. La décision était prise très vite – ils iront la semaine prochaine à Bordeaux, ils se rendront chez la tante de Bouille, pour explorer le Miroir d’Eau et aller au match de rugby; Bordeaux v Béziers – la finale de la coupe.
Bouille pensait qu’elle devrait acheter une écharpe des supporters de Béziers, ou quelque chose pour la rendre belle.
Bouille a décidé qu’ils écriraient une liste de ‘choses à faire’ pour prévoir les vacances – Dudule a été un peu surpris quand Bouille a offert d’écrire. Toutefois, en premier sur la liste il y avait ‘une écharpe pour Bouille’. Dudule pouvait penser à des choses plus importantes à lister – comme où s’installer à Bordeaux, la nourriture pour le voyage, des vêtements à emporter?
Le gros problème était de savoir comment y arriver . Ils ne trouvaient pas de bon itinéraire pour un chat et un gecko jusqu’à Bordeaux. Ils avaient donc besoin d’aide, et qui de mieux placé pour les aider? Sourceye (le sorcier de Marthomis, bien sûr). Heureusement, ils apprirent que Sourceye serait au village le lendemain pour conseiller les vignerons locaux sur les prévisions des vendanges à venir ; les prévisions météorologiques de Sourceye étaient plus fiables que celles de tous les autres.
Sourceye les aiderait sûrement, après tout, c’est lui qui leur avait donné, ainsi qu’à tous les autres animaux nés à Marthomis, la capacité de communiquer entre eux – ils pouvaient parler et s’écouter – et bien sûr Sourceye.
****
Le lendemain ils ont retrouvé Sourceye qui s’adressait à un rassemblement de viticulteurs à Cazouls les Béziers. Ils ont attendu avec patience jusqu’à ce qu’il ait fini de parler à son public et puis ils l’ont poliment approché avec leur question.
Sourceye a compris leur demande, puis pour à peu près cinq minutes il a tenu sa tête dans ses mains et, en silence, il a prévu l’itinéraire à Bordeaux. Enfin il a enlevé ses mains de son visage, révélé un sourire qui a dit “réussi” et il a dit:
“Si vous plaît écoutez très attentivement”
“Vous devez aller à Marthomis très tôt le matin et vous trouverez un voilier amarré sur la rivière près de la passerelle.”
“Le voilier sera mon vieux chapeau haut de forme – ce n’est pas un chapeau haut de forme normal.”
“Vous devez avoir confiance que ce chapeau suivra la rivière Martho, par Marthomis, puis cette rivière coulera jusqu’à la rivière le Lot par Cahors et puis entre le fleuve la Garonne à Aiguillon. Puis vous suivrez la Garonne jusqu’à Bordeaux”.
Bouille et Dudule étaient très reconnaissants et enthousiastes à l’idée de ce projet et acceptèrent tous deux de se rendre à Marthomis dans le fourgon d’un jardinier local. Dudule a supposé que ce plan serait acceptable, car le jardinier auquel il pensait était aussi l’un de ses clients pour la vaisselle.
****
La veille de la finale de la coupe de rugby, Sourceye les a rencontrés, comme convenu, sur la rive de la rivière Martho près de la passerelle. Le haut-de-forme était déjà attaché et attendait que Bouille et Dudule montent à bord. Sourceye leur a souhaité un bon voyage. Il avait hâte de les rejoindre, surtout pour assister au match de rugby, mais ce jour-là serait aussi son anniversaire – son 350ème, qu’il avait promis de fêter avec ses camarades sorciers de Marthomis. Une grande partie des festivités se déroulerait à la télévision au café de Marthomis – avec beaucoup de cris, de disputes et de café de racine de pissenlit – la boisson préférée de Sourceye et de ses amis.
C’était un peu serré, d’abord, pour qu’ils se mettent avec tous leurs bagages dans le chapeau haut de forme. Bouille a finalement réussi avec son sèche-fourrure et Dudule avait à comprimer son éponge à vaisselle. Puis alors qu’ils partaient, finalement, le chapeau haut de forme s’est étendu soudainement exactement de la taille pour accueillir ses passagers et leurs bagages – alors Dudule s’est souvenu de les paroles de Sourceye:
“….ce n’est pas un chapeau normal.”
Alors qu’ils traversaient Marthomis, Sourceye et certains de ses amis sorciers ont salué de la main « bon voyage » depuis le pont, mais certains de leurs amis semblaient inquiets pour le voilier magique – après tout, Sourceye avait 349 ans !
****
Après être passé par Cahors, la rivière Lot est passée près de l’herbe où il y avait beaucoup d’animaux en train de paître.
Bouille a remarqué la façon dont les moutons semblaient s’entendre:
“il y a les moutons noirs qui partagent également les mêmes prés que les moutons blancs et ils ne se disputent pas pour l’herbe ou le terrain – ils partagent leur nourriture et leur chez eux.”
Dudule était d’accord et a aussi remarqué:
“regarde il y a de grands animaux et de petits animaux, moutons, vaches, taureaux, et également des chèvres, se partageant la même nourriture et le même terrain – il me semble qu’ils sont tous très contents de tout partager.”
Il se demandait si ces animaux avaient des races et des religions :
“je ne peux pas voir des églises, des mosquées ou tout type de temples?” il a remarqué.
Bouille a souligné que le seul bâtiment qu’elle pouvait voir était une grande grange en bois qui, elle savait, existait là pour les animaux pour se protéger quand il fait trop froid pour être au dehors.
“personne ne devrait être obligé de rester dehors quand il fait froid ou humide.”
Dudule était d’accord.
****
Bouille a pensée que la rivière Martho était d’une assez bonne taille mais les rivières suivantes ont augmenté en taille. Le Lot était plus grande et probablement plus profond – et puis la Garonne! Elle a hurlé:
“j’ai peur.”
Aussi Dudule avait peur alors il a rappelé à Bouille que Sourceye leur avait dit qu’ils naviguaient avec un chapeau haut de forme pas ordinaire – il est un chapeau de haut forme magique – insubmersible. Bien que Dudule utilisât constamment son éponge à vaisselle pour récupérer une partie de l’eau de la rivière du fond du chapeau.
****
À terme, juste avant midi, comme Bouille a noté avec précision, ils sont arrivés à Bordeaux.
Depuis la rivière, et même depuis l’intérieur du chapeau haut de forme, ils pouvaient voir d’immenses bâtiments anciens et beaucoup de nuages sur le sol, ce qui semblait être un endroit étrange pour avoir des nuages – ils pensaient tous les deux que les nuages étaient normalement dans le ciel.
| “ …le sol semble être un endroit étrange pour avoir des nuages – peut-être que Bordeaux est une ville magique – nous devons parler de Bordeaux à Sourceye quand nous serons de retour à Marthomis.” |

Ils posèrent le chapeau sur la berge, près des nuages, et l’ont sorti de la rivière. À leur grande surprise, une fois sorti de l’eau, le chapeau a changé de taille : il a rétréci pour s’adapter parfaitement à la tête de Bouille. Elle l’a porté avec fierté et vanité.
‘Et pourquoi pas?’ demande-t-il, Dudule, tout aussi surpris que le chapeau soit désormais sec, débarrassé de l’eau de la rivière !
“merci, Sourceye, et bon anniversaire demain.”
Ils acquiescèrent tous deux.
Bouille a jeté le chapeau dans la rivière et a vu qu’il a grandi à nouveau à la taille du bateau – puis Dudule l’a récupéré et ils l’ont vu rétrécir et sécher pour s’adapter à nouveau à la tête de Bouille – “wow ! ”
| Bouille porte le chapeau sec. Dans la rivière il devient tellement grand. Un bateau dans lequel Bouille, Dudule et tous leurs bagages peuvent rentrer dans le vieux chapeau haut de forme magique de Sourceye. |

Ils comprirent bientôt que les nuages s’élevaient du Miroir d’Eau. Quel bonheur ! Ils étaient fous de joie.
Dudule a plongé directement dans l’eau peu profonde et il a trouvé que lorsqu’il a essayé de courir ses pieds ont fonctionné comme des patins. Alors pour le reste de l’après-midi il a patiné autour du miroir, utilisant les gens, la plupart des enfants, comme un skieur alpin utilise une piste de slalom.
Bouille n’était pas aussi enthousiaste, vraiment elle n’aimait pas l’eau mais heureusement elle s’est rappelée avoir emballé ses quatre bottes en caoutchouc et alors a décidé de marcher délicatement sur la pointe des pieds dans l’eau très peu profonde, posant pour de nombreuses photos avec son haut-de-forme, son écharpe de rugby et ses bottes en caoutchouc – toujours en quête d’attention !
****
La soirée et la nuit se sont passées à apprécier l’hospitalité de la tante de Bouille qui avait chez elle, à peu près six autres chats, sous le vieux pont de Bordeaux, assez près du Miroir d’Eau.
Le lendemain était la journée de la finale de la coupe de rugby. La tante de Bouille les a guidés vers le stade qui se remplissait de beaucoup de gens, criant et chantant, agitant les drapeaux – il y avait également quelques coqs alors ils n’était pas les seuls animaux parmi les spectateurs.
Bouille et Dudule pensaient que le match était probablement bon, car les spectateurs continuaient de chanter et de crier avec enthousiasme, même s’ils avaient du mal à comprendre ce qu’il se passait.
Ils s’accordaient tous deux à dire qu’il y avait deux équipes d’hommes très grands, identifiés par des uniformes colorés et différents. Le style de jeu impliquait une telle bagarre pour récupérer le ballon qu’il paraissait déformé, probablement parce qu’ils s’efforçaient tous de le frapper.
La fin du match a semblé arriver lorsque tous les joueurs étaient trop fatigués pour continuer. Le moment le plus déroutant pour Bouille et Dudule était lorsque, malgré une lutte acharnée des deux équipes pour le ballon, l’arbitre le garda pour lui-même – tous deux convinrent que le match devait se terminer par un match nul – et que le ballon, à la fin, était tellement endommagé qu’il ne valait pas la peine de le gagner. Ils profitèrent tous deux du match : beaucoup de gens heureux, beaucoup de cris et de chants, beaucoup de nourriture.
****
Après le match, ils passèrent une autre soirée et une nuit sous le vieux pont.
Dudule a apprécié l’hospitalité de sa tante, mais se sentit anxieux et peut-être un peu coupable, car les plats s’empileraient à Cazouls-les-Béziers – après tout, ses fonctions comprenaient deux cafés, un hôtel et une maison privée.
Bouille sentit l’anxiété de Dudule, alors elle suggéra qu’ils reviennent le lendemain, juste après midi, lorsque, comme elle l’avait dit, les rivières couleraient en sens inverse, puis vers Marthomis.
Dudule a compris alors que Bouille croyait que toutes les rivières coulaient en sens inverse chaque jour, et que le moment de changer serait midi.
Dudule se trouvait face à un dilemme : il ne devait pas humilier Bouille, mais il estimait aussi qu’il était de sa responsabilité de les ramener tous les deux à la maison, et évidemment, il était impossible de prendre les rivières. Il a fait donc défiler l’écran de son téléphone et a fait semblant de lire la météo du lendemain.
“Ah, il y aura de l’orage demain. Pas le temps pour voyager sur les rivières ! On pourrait peut-être prendre un train tôt pour rentrer”, a suggéré Dudule.
Bouille acquiesça : elle préférait porter le chapeau plutôt que de naviguer avec.
If like John you would like to discover, revise or perfect your French in small groups in Bristol and Bath, private lessons or lessons in your workplace, contact us!
]]>John, one of our dedicated students learning French with Alliance Française de Bristol, has written the following story. Merci John!
Bouille est un chat, blanc et noir, et Dudule est un gecko gris, je crois, même s’il ne se repose pas très longtemps, donc difficile de dire de quelle couleur il est. Ils vivent tous les deux dans un village très calme et chaleureux de l’Hérault, dans le sud de la France – le village s’appelle Cazouls-les-Béziers.
Ils ne sont pas nés dans ce village, ils sont nés dans le village magique, Marthomis, qui se cache haut parmi les arbres qui s’enracinent dans les sols riches des montagnes de l’Hérault.
Marthomis est considéré comme un village magique car son habitant le plus célèbre, Sourceye le sorcier, y est né au 15ème siècle.
En principe, Sourceye a fait preuve de sa magie pour améliorer les récoltes, légumes et fruits, des jardins de Marthomis.
Il était très apprécié des producteurs locaux qui avaient besoin de lui lorsque des nuisibles décidaient d’envahir leur jardin ou, peut-être, en période de sécheresse, lorsque leurs produits étaient mis à mal. Sourceye avait également une passion pour tous les animaux, qu’ils soient domestiques ou sauvages.
C’était pendant la période de Noël, selon la légende, alors que Sourceye faisait sa promenade quotidienne le long de la rivière Martho, lorsqu’il aperçut un mouton retourné dans son champ. Oui, la tête en bas, les pattes pointées vers le ciel – incapable de se tenir debout car, malgré ses quatre pattes, il n’avait pas de mains – incapable de se tenir debout – incapable de marcher – incapable de manger!
Heureusement, Sourceye savait quoi faire : il poussa le mouton jusqu’à ce qu’il se remette sur pied. Après un regard de remerciement, le mouton reprit sa route et continua à manger. Cet événement fit réfléchir Sourceye – il lui semblait que si le mouton pouvait parler, ne serait-ce qu’avec d’autres animaux, il pourrait alors crier à l’aide, et que si les autres animaux pouvaient l’entendre et le comprendre, alors les autres animaux viendraient à son secours. C’est ce que les humains feraient, espérons-le, s’ils étaient en difficulté et avaient besoin d’aide. L’injustice de cette analogie fit penser à Sourceye qu’un équilibre était nécessaire : les animaux étaient désavantagés, car ils ne pouvaient pas communiquer entre eux. À 211 ans, Sourceye n’avait plus qu’un seul sortilège magique, et il comptait bien l’utiliser pour prolonger sa vie jusqu’à 500 ans – un bon nombre, pensait-il. Cependant, après avoir soigné le mouton à l’envers, il termina sa promenade au bord de la rivière et, comme à son habitude, commanda un café à base de racine de pissenlit au café de Marthomis. Ce café, en plus d’avoir un goût tout à fait parfait, a aidé le sorcier à penser clairement et ainsi un nouveau plan pour son sort final a été élaboré.
Sa vie à 211 ans s’était plutôt bien passée, mais Sourceye sentait que la vieillesse s’insinuait dans ses os et il calcula que ses promenades quotidiennes au bord de la rivière s’élevaient désormais à environ 196 x 365, soit environ 72 000, ce qui représentait à peu près la population de Montpellier et de Béziers – sûrement, pensa-t-il, c’est assez de promenades au bord de la rivière même pour un sorcier. Sourceye a donc décidé de laisser la nature suivre son cours jusqu’aux dernières années de sa vie et d’utiliser plutôt le dernier sort pour améliorer la vie des animaux – en rétablissant l’équilibre entre les animaux et les humains. Cependant, il savait que son dernier sort n’était pas un sort puissant – la force des sorts de sorcier est évaluée en termes d’icônes de baguette magique, et ce dernier sort ne valait que trois baguettes magiques.
Après une consultation approfondie avec la Guilde des sorciers, Sourceye a été autorisé à utiliser ce sort :
– Ce sort ne s’appliquera qu’aux animaux nés à Marthomis,
– Ce sort permettra uniquement aux animaux de parler entre eux,
– Ce sort exclura les humains.
Ce compromis satisfaisait Sourceye, qui ne souhaitait pas que les animaux et les humains puissent communiquer entre eux. Il avait ses raisons, et surtout, il pensait que les humains ne comprendraient pas les subtilités des conversations animales.Pour lancer le sort, Sourceye fabriqua un petit radeau de bois et y déposa dix châtaignes qu’il avait trempées dans de l’huile d’olive. Il mit ensuite le feu aux noix et laissa le radeau flotter sur la rivière Martho, en amont de Mathomis. Le feu dura pendant toute la traversée du village, et le sort fut jeté. Soudain, tous les animaux, y compris Bouille et Dudule, nés à Marthomis, purent communiquer entre eux.
Sourceye continua ses promenades le long de la rivière et ainsi qu’à boire du café de pissenlit, mais il ne revit plus jamais de moutons à l’envers. De nombreuses histoires relatent les événements survenus durant le reste de sa vie, mais personne ne parle de sa disparition. Il est donc possible qu’il soit encore vivant ; si c’est le cas, il aurait environ 575 ans.

| Voici Bouille – elle est née à Marthomis mais maintenant elle est la reine de Cazouls les Béziers. |
Étant nés à Marthomis, Bouille et Dudule purent soudain se parler grâce au sort de Sourceye. Bouille en fut ravi, mais Dudule, qui préférait la tranquillité, ne fut pas immédiatement enthousiaste.
Au début, la conversation entre Bouille et Dudule était très étrange. Ils étaient surpris de pouvoir se parler, ce qui a donné lieu à une lutte de pouvoir, et aucun des deux ne voulait perdre le combat.
Dudule réalisa qu’il avait deux armes puissantes, deux avantages sur Bouille : sa vitesse et sa longue langue.
| Dudule – “Je veux juste faire la vaisselle et vivre une vie tranquille.” |

Bouille est plus grand que Dudule, elle supposa donc que, comme dans le monde animal, le plus gros animal serait généralement le chef. Elle s’avança donc vers Dudule d’un air menaçant et attendit que le gecko s’enfuie – elle remporterait ainsi le premier round. Mais non, Dudule tint bon et, lorsque le chat s’approcha trop près, il tira sa longue langue, l’enroula autour de la tête de Bouille et lui couvrit les yeux – elle ne voyait plus rien, elle était donc pratiquement paralysée. Elle pensa peut-être lui arracher la langue avec son arme, ses griffes, mais cela signifierait que ses griffes la blesseraient probablement. Toutefois, Dudule avait sa langue enroulée autour de la tête de Bouille, ce qui signifiait qu’il ne pouvait pas respirer.
Une impasse à ce combat a été supposée et aucun autre combat physique n’a eu lieu entre les deux – les deux ont reconnu les défenses physiques de l’autre. Cependant, maintenant qu’ils pouvaient parler, s’entendre et se comprendre, la vie entre eux allait changer radicalement.
Bouille devint très autoritaire envers Dudule – mais seulement verbalement, bien sûr. Dudule feignit d’ignorer ses remarques, mais il accepta secrètement qu’elle lui explique et lui rappelle ses devoirs, car, comme la plupart des geckos, sa mémoire était très courte. De nombreuses disputes s’ensuivirent, mais ils finirent par se mettre d’accord sur une liste de règles et de tâches. Par exemple, Bouille refusa à Dudule d’utiliser ses gamelles pour boire ou manger, et Dudule insista pour faire sa tâche préférée chaque jour : faire la vaisselle.
Ces ententes convenaient à Bouille et à Dudule, et avec le temps, les disputes s’atténuèrent, tous les deux respectèrent leurs différences d’apparence, de capacités et de désirs ; ils devinrent presque amis. Après leur petite dispute, ils convinrent que le respect était plus fort que la force.
If like John you would like to discover, revise or perfect your French in small groups in Bristol and Bath, private lessons or lessons in your workplace, contact us!
]]>If you have enjoyed this podcast, please check our events tab for more about culture and literature.
]]>“Un matin qui ne rime avec rien” s’appelle un englyn en gallois. J’ai trouvé en ligne cette traduction française d’une définition anglaise de ce qu’est un englyn, mais à vrai dire c’est beaucoup plus complexe que cela, puisqu’il faut d’abord apprendre ce qu’on appelle le cynghanedd pour maîtriser la forme, et le cynghanedd c’est comme l’astrophysique pour un “mathphobe” comme moi, c’est à dire complètement ahurissant mais élégant.”
“Quatrain généralement épigrammatique de la poésie galloise, composé de 30 syllabes divisées en lignes de 10, 6, 7 et 7 syllabes, les trois dernières lignes rimant généralement avec la 6ème syllabe de la première ligne dont la syllabe finale ne rime pas.”

Un matin qui ne rime à rien
(Il y a eu un glissement d’un pan d’un terril à Aberfan, petit village du sud du pays de Galles, le 21 octobre 1966, provoquant la mort de 144 personnes dont 116 enfants)
À Aberfan,
Désormais sombre,
L’interminable octobre
Qui porte toujours les traces
D’un cauchemar effrayant; le pire, hélas.
Et puis le chagrin qui enchaîne ce matin lourd
Entre le creusement et le second ensevelissement absurde.
Mynydd Merthyr
Y graith ddofn yn dy groth ddu, – ac olion
Y galar sy‘n clymu
Aberfan â’r bore fu
O gloddio cyn ailgladdu.
Merci Emlyn for sharing this with us.
Would you like to join our students? Send us a message below:
]]>Below are some examples of this fact taken from Michel Tremblay’s novel:
Petit lexique de quelques expressions familières ou québécoises, pages 21,22,23, 29, 29 collection Babel :
Senteux : curieux
Y-es-tu fatiguant : es-tu fatiguant
Y va : il va
C’est toé : c’est toi
J’y dis : je lui dis
Y lit : il lit
Qu’y’aye : qu’il ait
Y écoute : il n’écoute pas
Y écoute pus : il n’écoute plus
Y’a : il y a
Y’est pas du monde : il n’y a pas de monde
Chus : je suis
Chus-tu-seule : je suis toute seule
Embrasse -lé : embrasse-le
J’vas me fâcher : je vais me fâcher
Pis : puis
Tit : petit
Echapper à terre : faire/ laisser tomber
En général : y à la place de : il
Au cours du roman, il y a d’autres constructions ou expressions familières dans les dialogues avec la mère ou la grand-mère de l’auteur, je pense qu’on s’ y habitue.
Amusez-vous bien ! Quelle est votre expression préférée?
Audrey: “Ma préférée est C’est toé; on entend bien le bel accent québecois!”
Would you like to join our lessons and events? Leave us a message below.
]]>Imagine sitting in Waterstones, surrounded by fellow language learners and passionate readers, eagerly awaiting the arrival of acclaimed French authors. Tanguy Viel, Antoine Laurain, David Foenkinos, and Caroline Laurent are just a few of the talented writers who have graced our city with their presence. These encounters are not just about books; they are about fostering a deeper understanding of French culture and language. You can listen to some of the events in our podcast.

The exchanges between authors, teachers, and language learners are riveting. The authors share insights into their writing process, inspirations, and the cultural nuances embedded within their works. Language learners have the opportunity to ask questions, discuss themes, and gain deeper perspectives on French literature. These interactions create an atmosphere that is both intellectually stimulating and convivial, fostering friendships and a shared love for the written word.
This is just the beginning! Alliance Française de Bristol et Bath is committed to bringing more French authors to our city. Watch this space for announcements of upcoming events and be prepared to immerse yourself in the works of even more talented writers. Whether you are a seasoned language learner or just starting your French language journey, these encounters will undoubtedly enrich your understanding of the language and culture.

Are you inspired to dive into the world of French language and culture? We are here to help you start or restart your learning journey. Our team of experienced teachers offers a wide range of French language courses for all levels. Whether you prefer group classes or individual lessons, we have a program tailored to your needs.
In addition to language classes, Alliance Française de Bristol et Bath organizes a great range of cultural events, from film screenings to art exhibitions, to further immerse you in the richness of Francophone culture. Take advantage of these opportunities to enhance your language skills and connect with like-minded individuals who share your passion for all things French.

Join us in celebrating the meeting of literature and language learning in Bristol. The encounters with esteemed French authors at Alliance Française de Bristol et Bath offer a unique and enriching experience for all. Don’t miss out on this opportunity to expand your horizons, deepen your understanding of French culture, and ignite your love for the written word.
Contact us today to start or restart your French language journey and experience the joy of French culture. À bientôt!
]]>Je n’hésite pas à recommander ce roman captivant. Dès le début Karine Tuil entraine le lecteur dans le quotidien d’Alma, une juge d’instruction anti-terroriste. On est vraiment dans la tête d’Alma qui doit se prononcer sur le sort d’un jeune de retour de Syrie. On est plongé en plein cœur du dilemme de la juge qui doit décider soit de le remettre en liberté, soit de le garder en prison sans preuve de culpabilité, avec des conséquences très graves.
A ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre plus intime. Tandis que son mariage se délite Alma entretient une liaison avec l’avocat qui représente le mis en examen. Dans sa vie professionnelle elle est bien respectée, corsetée et maîtresse de ses émotions, par contre, sur le plan personnel on voit une femme fragilisée et vulnérable, accaparée par son travail et ses soucis de mère et femme.
La construction du récit alterne le quotidien compliqué du juge et les extraits d’interrogatoires du mis en examen. Ainsi, l’auteur permet au lecteur d’entendre le point de vue de l’accusé et d’apprécier la complexité des débats contradictoires.
Ce roman est très bien écrit avec une tension captivante. On a l’impression forte d’un quotidien insupportable mais tout à fait crédible et basé sur les recherches minutieuses. Seule la fin du roman était pour moi un peu décevante. Après l’horreur de l’attentat les événements avancent très vite et tous les personnages recommencent leur vie ailleurs, ce qui me semble un peu trop ficelé. Néanmoins, ce roman dévoile le monde sombre et intéressant de l’anti-terrorisme et fait réfléchir le lecteur sur ce sujet brûlant.
Whatever your level, you are welcome to join us in our small and friendly classes in Bristol or Bath. Send us a message so we can discuss options with you – there will be no pressure to sign up.
]]>Alliance Française de Bristol et Bath · Rencontre de l’Alliance Française de Bristol avec David Foenkinos
If you have enjoyed this podcast, please check our events tab for more about culture and literature.
]]>