Advertise with Googlier.com Algerie Network https://algerienetwork.com/culture Culture Sun, 02 Mar 2025 00:15:07 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 La Sombre Vérité sur le Prix Goncourt https://algerienetwork.com/culture/la-sombre-verite-sur-le-prix-goncourt/ Sun, 02 Mar 2025 00:15:07 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16438 سعاد عربان ضحية الكاتب المدعو كمال داود..هل سينصفها القضاء؟ https://algerienetwork.com/culture/%d8%b3%d8%b9%d8%a7%d8%af-%d8%b9%d8%b1%d8%a8%d8%a7%d9%86-%d8%b6%d8%ad%d9%8a%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d9%83%d8%a7%d8%aa%d8%a8-%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%af%d8%b9%d9%88-%d9%83%d9%85%d8%a7%d9%84-%d8%af%d8%a7%d9%88/ Tue, 19 Nov 2024 12:09:14 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16433 كيما كان الحال | حقائق صادمة عن كمال داود .. شهادة سعادة عربان تكشف حقيقة رواية حوريات https://algerienetwork.com/culture/%d9%83%d9%8a%d9%85%d8%a7-%d9%83%d8%a7%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%ad%d8%a7%d9%84-%d8%ad%d9%82%d8%a7%d8%a6%d9%82-%d8%b5%d8%a7%d8%af%d9%85%d8%a9-%d8%b9%d9%86-%d9%83%d9%85%d8%a7%d9%84-%d8%af%d8%a7%d9%88/ Sat, 16 Nov 2024 16:20:12 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16429 Kamel Daoud, le Goncourtisan https://algerienetwork.com/culture/kamel-daoud-le-goncourtisan/ Sat, 16 Nov 2024 01:40:49 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16426 كمال دواد القلم المأجور https://algerienetwork.com/culture/%d9%83%d9%85%d8%a7%d9%84-%d8%af%d9%88%d8%a7%d8%af-%d8%a7%d9%84%d9%82%d9%84%d9%85-%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%a3%d8%ac%d9%88%d8%b1/ Sat, 16 Nov 2024 01:15:52 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16422 « Les compagnons de Sidi Guessouma » , d’Abdelmadjid Merdaci https://algerienetwork.com/culture/les-compagnons-de-sidi-guessouma-dabdelmadjid-merdaci/ Sat, 26 Oct 2024 15:47:56 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16416 Algérie, une histoire de l’art et de mémoire https://algerienetwork.com/culture/algerie-une-histoire-de-lart-et-de-memoire/ Sat, 26 Oct 2024 15:43:29 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16413 Nacera Tolba : Oued El’Had https://algerienetwork.com/culture/nacera-tolba-oued-elhad/ Thu, 17 Oct 2024 16:38:41 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16402 C’était au mois d’octobre de l’année mille-neuf-cent-soixante-quinze, la saison fanée, tissait son giron d’un camaïeu or, rouge-orangé pour séduire la muse, cueilleuse des derniers coquelicots dont l’allure charrie le pré embrasé, suspendu, telle l’échelle du Paradis entre le ciel et l’horizon.

C’était le temps où les hirondelles finissaient leur dernière scène, sapées de robes de soirée noires satinées, gracieusement festonnées de blanc. Elles s’amusaient, usaient et abusaient du souffle créateur, sensiblement confus. Lorsque les abeilles se délassaient après s’être délecté d’élixir de la dernière jouvence florale, les monarques savouraient l’exquise des essences à Djebel El’Ouahch (la montagne des animaux sauvages), appelé « le poumon vert de la ville ».

Nous sommes aux dernières haleines de la saison, déchirées par les coups de vent, trémoussant les faîtes des arbres, dispersant les feuilles telles des rivières flottantes empourprées. Les allées et venues des jeunes ravivaient la vie des artères de la ville, désertées tout l’été par leurs cris, leurs éclats de rire, leurs jeux improvisés et légèreté. Depuis des années, au coin de l’établissement scolaire Frères Abbas, dit « Oued El’Had » où nous étions élèves, la voix de « âmmi » (tonton) Rabah brisait les échos des enfants comme un sursaut matinal. Il venait tous les jours, juste avant huit heures du matin, vendre à vingt centimes le cornet de son « malah wa bnine », à base de fèves ou de pois chiches cuits à la vapeur, assaisonnés de sel et de cumin. C’était le petit en-cas des enfants, chaudement bon.

Par-devant, nous jouions à la marelle et à la corde à sauter. L’odeur de la craie, de l’ardoise, de l’encre, les chuchotements se mêlent aux craquements des feuilles, une scène orchestrée par les coups de bâtons et les cris des enseignants qui semblaient être agacés par les turbulents de la classe. En hiver, la montagne se couvrait de son burnous semblable aux énormes cumulus.

Au mois de mars, toujours, parée de son satin blanc, les chatoiements des astres et du jour la rehaussaient d’une grâce, raffinée de fins reliefs. Pendant les vacances scolaires de printemps, les gens commençaient à monter la montagne très tôt le matin ; nous entendions les cris et les rires des enfants ; nous les voyions de la porte centrale de nos maisons, situées en haut de la rue S de la cité Oued El’Had. T

out en bas, l’oued délimite la frontière entre le quartier et le djebel, d’où découle l’origine de son nom. Ici, les gamins pêchaient la bonne friture, certains s’amusaient avec les têtards dans les marécages, faisaient du scarabée un cerf-volant quand d’autres tentaient de piéger le merle chanteur. Nous longions toujours le vaste domaine de la « roumia » ; il ne faut rien toucher, il y a un chien méchant puis elle est disgracieuse avec une voix rudement masculine, nous dit-on. C’était un lieu paradisiaque.

Nous jouions, nous pique-niquions, nous cueillions des plantes comestibles, tels que tilfaf, harcha, chbate, zarnije, âslouj, chardons, pourpier… Ils sont délicieusement bons et croquants. Vers seize heures, afin de préparer son café aux arômes, ma grand-mère (Allah Yar’ham’ha) – Que Dieu Lui accorde Sa miséricorde – allumait le feu avec quelques racines aromatiques qu’elle avait ramassées au préalable.

Nous revenions chez nous, juste avant le crépuscule, la poitrine aérée, le regard enchanté, le sourire éclatant tel un croissant de lune, les bouquets, les serre-tête en fleurs embellissaient les têtes des fillettes, les fleurettes suspendues à leurs oreilles, accompagnées par le chant des nuées d’oiseaux émerveillées qui s’apprêtaient aussi à regagner leurs nids. Le bonheur plein les yeux et le cœur. Nous étions heureux comme un poisson dans l’eau. Le soir, nos mères préparaient un ragoût avec le pourpier, l’âslouje (liseron), les fèves, les chardons et les cardons. Ainsi, nous passions nos vacances…

Nacéra Tolba

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Francine Ohayon: Djamila Labiod, l’hôtesse https://algerienetwork.com/culture/francine-ohayon-djamila-labiod-lhotesse/ Wed, 23 Sep 2020 00:41:15 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16283 Djamila Labiod, l’hôtesse ,nous invite à bord, pour donner une idée de la réalité visible et invisible de son pays, l’Algérie. Elle donne à voir ce que la jeunesse se prête à rêver. Elle ancre, enchaînée à Mourad, faute de mieux son imaginaire sur l’île déserte des images et des mirages. C’est là qu’elle nous donne rendez- vous pour camper son personnage principal qui, malgré son jeune âge, est conscient du naufrage sociétal. Il a bien compris, aussi, qu’il n’a que le rêve… comme bouée de sauvetage.

Au fil des pages, comme au fil de l’eau, on navigue dans ce « vertige horizontal » cher à Julien Gracq, avec l’espoir d’accoster, avec Mourad, sur de nouveaux rivages. La tête dans les nuages, il accroche ses rêves aux fragiles cordages, espérant oublier un avenir sans visage.Un roman comme un voyage avec autant d’escales que de chapitres.L’auteure se hisse avec adresse au mât de l’embarcation à bord de laquelle, elle embarque généreusement, son lectorat. Elle y jette l’encre avec courage, simplicité et honnêteté intellectuelle.

Mourad, son héros ou plutôt son anti – héros ( en rupture avec la société, ou du moins, sa société, en décrochage scolaire) rêve, lui aussi, de jeter l’ancre mais l’ancre avec un « a », ce « a » de l’avatar, ce « a » de l’aventure car il a un projet « Survivre à Ibiza » ( et parler de projet, c’est parler d’aventure et des « a » des aléas), le « a » de l’allumage de rêves, de l’aimant que représente l’amante Ibiza…lointaine limaille !Ibiza, là où tout invite à l’imagination, à l’oubli, à l’ivresse multiforme.Mourad rêve d’un sémaphore, d’un horizon plus large, d’une respiration plus ample, de soirées débridées, pour occulter la violence d’un quotidien tronqué de quelconque liberté.Farouche adolescent, il n’a peur de rien, ( car il n’a rien à perdre) ni du trident de Poséidon, ni d’Amphitrite, ni de Triton…il a connu d’autres traversées, habité qu’il est, par son passé, écœuré et décapité par un présent qui n’augure de rien d’autre que de la désertion d’un espoir de futur.

Mourad est prêt à se risquer au prix d’éventuelles rencontres, au pire, de nymphes meurtrières, au mieux, de Grâces infinies, là- bas, à Ibiza, en cas de survie, ou à défaut, au gré des flots…Notre attentive et bienveillante romancière a à cœur le destin de ces adultes en devenir qui, comme le dirait José Maria de Hérédia, sont « fatigués de porter leur misère lointaine aux bords mystérieux du monde occidental » .Une odeur de brise marine titille les narines de Mourad, le connaisseur d’odeurs puisque l’incipit du roman a déjà transporté le lecteur dans le remugle d’une décharge municipale, lieu symbolique, s’il en est un, pour dépeindre la laideur du monde et la place accordée à une jeunesse en dérive qui n’autre recours que d’allumer des rêves, flambeaux de détresse, et de lancer des SOS et ce, pour survivre…à défaut de vivre !

Plus question de parler de vie sans prendre le risque d’offenser ces jeunes à l’avenir compromis et confisqué par diverses autorités. Djamila Labiod l’a bien compris, l’a bien senti et l’a bien écrit en ne négligeant pas, toutefois, de nous faire la peinture d’une société embue de nombreux et tenaces vecteurs culturels avec notamment le portrait brossé à grands traits de la mère de Mourad pour dire l’importance et la subsistance du matriarcat…et, pour rester dans la métaphore marine, je gratifierai le champ lexical de la mer d’un titre de chanson de Renaud que je modifierai en hommage à votre contexte socio-culturel « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la MÈRE qui prend l’homme » ! ( Un fond musical en sourdine pour d’éventuelles lectures en café littéraire ( ? ) d’extraits de l’œuvre ? )

Le regard honnête de l’auteure ( à la hauteur ! ) sur les faits sociaux de son pays force le respect. Son roman témoigne de son authenticité, de l’intérêt porté à ses compatriotes et fatalement de son ouverture d’esprit générateur des lignes qu’elle écrit.Son livre est une portée à lire en fa, la, do, mi ( entre les lignes ) car son personnage y évolue en mi, sol, si, ré, fa, comme un oiseau, posé, sur un fil électrique, le temps d’un rêve, prêt à s’envoler pour « survivre à Ibiza » .A bâbord, à tribord, bonne traversée , chers passagers/ lecteurs, à bord du splendide et classieux paquebot « Survivre à Ibiza » en l’excellente compagnie de notre illustre commodore, l’auteure, Djamila Labiod.

Francine Ohayon

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Nacéra Tolba : Curriculum vitae https://algerienetwork.com/culture/nacera-tolba-curriculum-vitae/ Thu, 20 Aug 2020 13:16:53 +0000 https://algerienetwork.com/culture/?p=16278 La misère rampe sur les murs moisis
Rejette les nausées aux odeurs bien rancies
La poudre humide suinte le dégoût et l’ennui
Vagabonde et dévore tout comme un zombie
L’haleine au goût « aigre-amer » tel un ulcère
Déchire horriblement le ventre de la terre
Comme l’effroyable et l’énorme cratère
Et les systèmes pesants qui m’exaspèrent
Satan piégé dans le chaînon du malaise
Attise le mal, l’injustice et la foutaise
Transforme les cages d’escaliers en fournaise,
En Guet-apens pour la chair destinée à la baise
Ma sœur qui se prostitue au coin de la rue,
La femme séquestrée, pute et soumise à la « crue »
Brûlée dans la cave sombre, froide et sans issue
Le corps tailladé, broyé et à la fin abattu
Les femmes brûlées, harcelées et rejetées
Les hommes kidnappés, en haut des tours séquestrés
Les enfants enchaînés, lynchés à la vie arrachés
Les vautours dévorent les corps assassinés

Tout se banalise et se fanatise sans scrupule
Les crétins, les grandes gueules et les crapules
Chiffrent la chair fraîche, calculent et éjaculent
Ils oublient leurs racines et le sang bleu qu’y circule
La démesure claque l’esprit tourmenté
Dévore tout au passage et poursuit l’insensé
Marginal et « asocialement » bien fabriqué
L’interdit se normalise, l’autre syndrome de la société
A la souffrance du rêve désarticulé et en détresse
S’ajoutent la honte, l’humiliation et la faiblesse
Les armes remplacent la plume et les jeux en liesse
Les enfants sans jeux, sans rire et sans allégresse
Où sont les bruits, les rondes des enfants enchantés.
Le chiffre vert à la main, ils refusent l’autorité,
La « sociale » (l’assistante) du quartier me place au foyer
Les parents et les instits insultés et tabassés
Contraints à l’ignoble traversée insensée
Malgré les courants des vents et marées révoltés
Les « valeur-ajoutées » aux mœurs désertent la cité
Quand on est sans cesse refoulé comment résister

Les diplômes et les cv froissés dans ma poche,
La secrétaire au décolleté qui se décroche
Le nombril nu, argenté et le regard moche
Ne me propose guère la pelle et la pioche
Les « mare-à-temps», les tests et entretiens au quotidien
Cent fois refoulé, cent fois rien, cent fois le chemin
D’éviter l’absurde-sensé sans forcer le dédain
Revenir enfin las, le bleu à l’âme sans rien
La trentaine passée, je n’ai pas le droit de rêver,
L’horizon noyé dans l’océan controversé
Dans l’erreur, les vices et les paroles détraqués
Comment résister au goût qui sent très mauvais
Le simple devient tellement difficile,
On me dit que je délire, pauvre imbécile
Nul n’entend les sanglots sur la rive du fil
La vie passe comme une ombre qui défile
Je vais au bistrot pour me saouler à l’insensé
Tout se décompose, obéit au syndrome du danger
La souffrance ronge les visages harassés
Le malaise profond s’emporte comme un désaxé

La politique glose et engloutit les idées
Le système et les discours restent figés
L’injustice a « gang-reigné » l’hiver ensanglanté
Un ping-pong entre gauche et droite pas futées
L’être esclave du « mâle », des vices, des passions
Condamné au délit et aux « corps-éruptions »
A l’angle des tournantes, joue au diable en « erre-action »
La mémoire en péril « blanchie » de tentations
La souffrance, j’entends et je saisis, les mots argent
Mots pervers, mots sexe, lourds et dégoûtants
Mots tabous, silence qui se réfugie dans le non-dit
Les mots « trans-agressent », violent le rouge proscrit
La raison « cent-balle », quitte l’esprit et s’enfouit
Comme l’âme qui sort du corps après la sympathie.
L’être ébranlé, vagabonde dans l’interdit
Dans les appétits et les dangers sans sursis
Sans distinguer le fil blanc du fil noir, l’être s’active
Il n’est qu’une poussière vouée à la dérive
Tout fou le camp, chavire presque sur la rive
Ivre de nausées déambule sur la défensive

Ailleurs comme ici, les grandes gueules, les crétins,
Hypocrites, faux, sournois noyés dans le vilain
Dans l’absurde et s’en fichent fièrement, des gamins
Partout dans le monde meurent de soif et de faim
Les longs et larges rayons de produits alimentaires
Avec marques et labels qui se font la guerre
Destinés à l’autre « pedigree » putain de colère !
Or, partout les enfants fauchés par la misère
L’audace des guerres, des misères m’agace
L’esprit déculturé sasse et ressasse
Les idéologies manipulent quoi qu’on fasse
La terre se sent vraiment épuisée et lasse
L’ignorance obscure et les guerres riches, sans nom
Dégueulent « l’arôme-rance » du sang nauséabond
Qui hurle et contamine la vie aux poumons
Le monde sombre dans la gueule du dragon
Certains jouent aux héros, d’autres à l’aéroplane
Certains s’amusent avec le démon Hooligan
Les boules de feux explosent les têtes des afghanes
Aux yeux de la « Dé-mo-cra-chie » made in « taille-one » !

Nacéra Tolba

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