Que vous soyez parents, personnels de la petite enfance, employeurs, je vous invite à y participer et à partager vos témoignages et expériences. Toutes les informations ici.
Poursuivre l’allaitement en travaillant ?
De multiples possibilités.
La reprise du travail n’est pas synonyme d’un sevrage de l’allaitement. Les possibilités sont multiples et dépendront de chaque triade mère/enfant/travail. Mais plus que le choix de la famille, la poursuite de l’allaitement dépend aussi des structures de garde et des employeurs : l’accueil d’un bébé allaité, le don de lait maternel, l’organisation de la journée de travail avec ou sans expression de lait maternel sont autant de sujets à prendre en compte pour protéger la poursuite de l’allaitement et donner la possibilité à la maman de poursuivre son projet d’allaitement comme elle le souhaite.
Nous ferons un tour d’horizon de ces sujets et partagerons nos expériences et ce qui aurait pu faciliter la poursuite de l’allaitement.
Un bel exemple récent : à partir d’une étude sortie le 17 février 2014, voilà ce qu’en ont fait les médias ?
Un groupe de chercheur a étudié une population pauvre au Brésil. Ils ont mesuré l’apparition de caries et la durée de l’allaitement. Dans cette population, ils ont pu observer qu’il y avait plus de caries chez les enfants allaités longtemps (2 ans comparé à 6 mois).
A noter que, même dans le résumé disponible gratuitement sur le site PubMed, la conclusion indique bien en toutes lettres que cette conclusion n’est valable que pour CETTE population. Ils ne concluent nul part que l’allaitement est responsable de cette situation ni que c’est valable partout sur la Terre. En effet, une telle étude montre un lien entre 2 événements (la durée de l’allaitement et l’apparition de caries), mais ne peut pas montrer ainsi de lien de cause à effet, c’est à dire que l’allaitement long provoque davantage de caries. Il y a certainement de nombreux autres facteurs qui peuvent en être la cause, surtout dans ce genre de population.
Et voilà comment ce genre d’étude est relayée par les médias (en France) : « L’abus de lait maternel provoque des caries » .Vous remarquerez l’absence de point d’interrogation dans le titre ; l’étude américaine (on se sent toute de suite concerné en France en se disant qu’on est pareil), et la description de l’allaitement comme « trop longtemps ». L’article a beau mettre la citation du chercheur qui précise bien qu’il n’a pas démontré un lien de cause à effet, ce n’est pas ce que retiendront les lecteurs qui se seront peut-être même arrêtés avant ces dernières lignes.
Il n’est bien sur pas question de ne pas diffuser les informations. Mais c’est particulièrement navrant de voir les médias créer de toute pièce des conclusion pour créer un scoop. Et dans l’affaire, ce sont encore les parents qui vont s’inquiéter ou douter des bienfaits du lait maternel et de l’allaitement…
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L’allaitement, même s’il est recommandé, n’est pas toujours soutenu comme il se doit dans les structures de garde. Heureusement, des changements commencent à apparaître.
La question de la poursuite de l’allaitement lors de la reprise du travail est double. Tirer du lait ou non quand on n’est pas avec son bébé en est une. Mais l’autre, non négligeable, est de savoir si le lait sera accepté par la crèche ou l’assistante maternelle, et dans quelles conditions. L’accueil est très variable mais, heureusement, les choses semblent avancer dans le bon sens !
Je vous propose d’examiner dans cet article ce qui dit la loi et quelles recommandations officielles existent. Puis de passer en revue différents points pratiques qu’il faudra examiner pour faciliter l’organisation de la journée.
En savoir plus :
Martine Vergnol
Consultante en lactation IBCLC
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Trouver du temps pour soi quand on est maman de jeunes enfants n’est pas simple, surtout quand on considère que les activités ne sont pas compatibles avec la présence de petits. Certaines structures innovent et proposent des activités aux mères sans que cela ne rime avec séparation ou garde des enfants ailleurs.Parmi toutes les activités proposées à la MJC pour les petits et les plus grands, Monique Auffret anime, entre autres, des ateliers autour de la maternité destinés aux jeunes mamans.
Mais quand une jeune maman fait une activité, une question se pose toujours : que faire de son bébé pendant ce temps ? A la MJC, la question ne se pose pas, on profite pleinement de la séance avec son bébé. Et si la maman se sent prête, elle peut confier son petit à une « mamie » bénévole pendant ce temps. Tout le monde y gagne : maman, bébé, et même les séniors !
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Martine Vergnol
Consultante en lactation IBCLC
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Les premières séparations sont souvent difficiles, autant pour les bébés que leurs parents. Malgré des périodes d’adaptation, on retrouve des petits en pleurs et des parents déchirés de devoir laisser leurs enfants. Que se joue-t-il à ce moment-là ? Cette situation est-elle un passage obligé, une fatalité ? Peut-on faire autrement afin de faciliter cette transition délicate ?
On peut décrypter le moment de la séparation grâce à la théorie de l’attachement. Lors de cette épreuve, plusieurs mécanismes entrent en jeu. On peut essayer de s’occuper de certains séparément pour que la séparation se passe plus facilement pour l’enfant, mais aussi pour sa famille.
Il faut aussi que les professionnels qui gardent l’enfant soient conscients de tout ce qui peut se jouer chez l’enfant et sa maman, et sachent décoder les signes de mal-être du tout-petit.
D’ailleurs, de plus en plus de structures modifient leurs pratiques pour proposer un temps d’intégration aux enfants accompagnés de leurs parents. Les petits peuvent alors prendre contact avec un nouveau milieu, commencer à tisser des liens, en toute sécurité près de leur parent. Le jour J de la vraie séparation, il ne restera presque plus au tout-petit qu’à surmonter l’absence de ses parents. Ce qui reste une grande étape aussi !
A l’occasion de cet article, j’ai interviewé la directrice d’une crèche dans l’ouest parisien où ces pratiques novatrices ont été mises en place, pour le bien-être des petits, de leurs parents, et aussi des professionnels.
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Martine Vergnol
Consultante en lactation IBCLC
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Les bébés ont un besoin vital d’attachement à un adulte spécifique qui réponde adéquatement à leurs besoins, particulièrement en situation de détresse. L’enfant développe alors un attachement sécure qui lui permet de devenir autonome et de s’ouvrir aux autres.
Pour réaliser cet article, j’ai interviewé Nicole Guédeney, pédopsychiatre à l’Institut Montsouris à Paris et spécialiste de la théorie de l’attachement développée par John Bowlby.
Plusieurs points ont été abordés pour comprendre le processus d’attachement et en quoi c’est important pour le développement psychique de l’enfant :
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Martine Vergnol
Consultante en lactation IBCLC
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Quand son bébé est gardé, la séparation est souvent rude à vivre, autant pour le bébé que pour sa maman. Comprendre comment se crée l’attachement au sein de la famille, puis avec d’autres personnes, permet de trouver des moyens pour que cette séparation se passe mieux. Et bien sur, si le bébé est allaité, il y est possible de poursuivre même si son enfant est gardé en journée.
J’ai participé à la rédaction de ce hors-série n°5 du magazine Grandir Autrement sur le thème « Faire garder son enfant : ce qui évolue ».
Je vous propose donc de découvrir au fil de cette semaine les 4 articles que j’ai écrits :
Dans la partie sur « La séparation » :
Dans la partie « Faire garder ou pas » :
Dans la partie « Ce qui bouge » :
Martine Vergnol
Consultante en lactation IBCLC
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Les pleurs sont un signe de stress, un cri de détresse à la séparation [J. R. Alberts, Acta paediatr suppl (1994)]. Laisser pleurer un bébé pour s’endormir, encore plus s’il est seul, a diverses répercussions tant psychologiques que physiologiques, à court et à long terme [J. MacKenna, Les dossiers de l’allaitement (2005)]. Des altérations biochimiques dues au stress modifient la structure cérébrale avec des conséquences à long terme, par exemple une sensibilité au stress. Un bébé qui pleure dépense également beaucoup d’énergie qui aurait pu être utilisée pour se développer. Un enfant qui s’endort en pleurant fuit dans un sommeil de stress qui n’est alors pas apaisant. La mère, elle, devra juguler un puissant désir d’aller voir son petit, ce qui pourra la faire se sentir moins compétente. Le lien d’attachement risque de s’en trouver perturbé chez l’enfant comme chez la mère. On sait également depuis longtemps que si l’on répond rapidement à un bébé, il pleurera quotidiennement moins souvent et moins longtemps et il trouvera d’autres moyens pour s’exprimer [S.M. Bell, Child development (1972)]. Mais attention, ce n’est pas parce que les pleurs s’arrêtent, ou que l’enfant ne réclame plus les jours suivants, qu’il va bien. Le bébé adopte un comportement de repli, d’évitement et de résignation afin de faire face au stress de la séparation. Il risque d’avoir moins confiance en ses parents et autres adultes qui ne lui répondent pas. Ces réactions face au stress sont d’autant plus délétères que l’enfant a un cerveau immature lors de ses premières années de vie [Schore, Infant Mental Health Journal (2001)].
Cet article a été publié dans le dossier « Accompagner son enfant dans le sommeil »
du magazine Grandir Autrement n°5.
Martine Vergnol
Consultante en lactation IBCLC
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Le besoin de contact d’un petit enfant est présent le jour, mais aussi la nuit. Quand il se réveille, il a encore plus besoin de la présence réconfortante d’un adulte. Dormir ensemble apporte beaucoup de bénéfices à l’enfant et à ses parents, répond aux besoins de proximité et simplifie la vie de la famille.
L’objectif de cet article est de montrer l’étendue des possibilités auxquelles les parents peuvent faire appel pour faciliter leurs nuits, tout en répondant aux besoins de leur bébé mais aussi aux leurs.
Les pratiques évoquées ici ne sont plus aussi courantes dans notre pays qu’elles l’étaient il y a un siècle. L’important est aussi de pouvoir se rassurer sur le fait qu’elles sont sans danger pour l’enfant, tant physiquement que psychologiquement. Pour ce faire, vous trouverez les consignes de sécurité pour dormir près de votre enfant en toute sécurité.
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Martine Vergnol
Consultante en lactation IBCLC
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De nombreux parents pensent que si leur bébé se réveille toujours la nuit, c’est parce qu’il est “encore” allaité. Qu’en est-il exactement ? Et ces tétées nocturnes ont-elles un intérêt ?
Quand un bébé est allaité, est-ce que le fait de téter modifie ses éveils nocturnes ? La réponse est nuancée car, que le bébé soit allaité ou non, il est normal qu’il se réveille la nuit.
D’un coté, les tétées nocturnes ont un impact positif car cela lui donne une occasion de plus de manger, et donc de bien grandit. Vouloir éviter des tétées nocturnes n’est donc pas une décision anodine, surtout dans la première année du bébé.
Par contre, d’autres phénomènes peuvent aussi induire des réveils la nuit, comme des douleurs dues aux dents ou à un RGO. Dans ce cas, les tétées ne sont pas la cause des réveils mais un moyen utilisé par le bébé pour vite se rendormir. Dans ce genre de situation, la fatigue gagne vite chez les parents. La solution n’est donc pas de chercher à éviter les tétées mais souvent de trouver ce qui empêche le bébé d’enchainer plusieurs cycles de sommeil, tout en acceptant les quelques réveils nocturnes normaux.
Enfin, l’allaitement peut également être d’une grande aide la nuit : la tétée aidera le bébé à se rendormir et sa mère pourra également profiter des hormones de l’allaitement pour se rendormir. De plus, si le bébé dort à proximité de sa mère, leurs cycles de sommeil se synchroniseront et les réveils seront moins difficiles pour la maman.
Connaitre tous ces mécanismes permet donc d’utiliser au mieux l’allaitement pour passer des nuits les plus paisibles possibles et reposantes !
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Martine Vergnol
Consultante en lactation IBCLC
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