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Les Assises nationales 2026 de Fédération Promotion Santé se tiendront le 19 novembre, au Campus Condorcet, à Aubervilliers, exclusivement en présentiel. Cette édition, marquée par les 40 ans de la Charte d’Ottawa — texte fondateur qui continue d’inspirer les acteurs de la promotion de la santé — aura pour thème : « Promotion de la santé : traduire le pouvoir d’agir en politiques solidaires ». Elle sera l’occasion d’échanger, de débattre et de construire ensemble les orientations de demain.
Cet anniversaire se profile dans un contexte politique national et international marqué par d’importantes turbulences. A l’heure où les situations explosives se multiplient à l’échelle internationale, où les politiques menées à l’échelon national ou local prennent très peu en compte leurs impacts délétères sur la santé de la population, quelle place peut prendre la promotion de la santé ?
L’un des principes fondamentaux de la promotion de la santé, formulé dans la Charte d’Ottawa, est « l’autonomisation des populations et le contrôle de leur propre destin ». L’une des stratégies à la disposition des acteurs de la promotion de la santé pour atteindre ces finalités est le renforcement du pouvoir d’agir, à des fins « d’équité en matière de santé ». Il est rappelé que « les actions de promotion de la santé ont pour objectif de garantir l’égalité des chances et des ressources afin de permettre à tous d’atteindre leur plein potentiel en matière de santé […] par le contrôle des facteurs qui la déterminent ».
Dans cette recherche d’équité, la solidarité apparaît à la fois comme un levier et comme une valeur fondamentale. En cohérence avec la promotion de la santé, elle soutient les démarches fondées sur la reconnaissance de la valeur et de l’utilité sociale de tous sans discrimination. Elle favorise le lien social et l’inclusion en tant que déterminants majeurs de la santé. Face aux politiques renvoyant chacun à sa propre responsabilité en matière de santé, de nouvelles formes de solidarité se créent, comme les réseaux d’entraide, les collectifs de population… adaptés aux besoins spécifiques de certains groupes ou communautés, mais aussi soucieux de l’intérêt général.
Comment les acteurs de la promotion de la santé peuvent-ils soutenir ou renforcer le pouvoir d’agir des publics avec lesquels ils travaillent, alors qu’eux-mêmes sont souvent confrontés aux limites de leur propre pouvoir de transformation de la société dans un sens favorable à la santé de tous ? Quelle place peuvent-ils prendre dans le rééquilibrage des pouvoirs indispensable à la réduction des inégalités sociales de santé ? Comment peuvent-ils porter des plaidoyers ou mieux accompagner les populations à faire entendre leurs voix et infléchir les politiques vers plus de solidarité ? Recréer une conscience collective et de la coopération dans une société qui valorise la réussite individuelle, et face à des politiques qui comptent sur des réflexes de peur et de repli sur soi pour faire avancer leurs projets fondés sur l’exclusion sociale et le rejet de l’autre ?
Comment traduire le pouvoir d’agir des acteurs et de la population en politiques solidaires, en mobilisant les principes, méthodes, outils et valeurs de la promotion de la santé ?
L’inscription est obligatoire avant le 26 octobre pour assister aux Assises nationales 2026.
Elle comprend une contribution aux frais d’organisation de 40€.
Les Assises nationales 2026 se dérouleront de 9h30 à 17h30.
De la responsabilité individuelle à la solidarité collective
Comment amener des transformations sociales et politiques via l’empowerment collectif et organisationnel ?
Comment les associations de Fédération Promotion Santé peuvent-elles mettre en œuvre des démarches solidaires à des fins de promotion de la santé de la population ?
Du temps de la consultation publique au temps politique : une expertise et un engagement au service de l’intérêt général
Auditorium 250, Centre de colloques, Campus Condorcet, Place du Front populaire, 93322 Aubervilliers cedex
RER B, gare de La Plaine – Stade de France (puis bus n°139 et 239) ; RER E, gare Rosa-Parks (puis bus n°239)
Ligne 3B, station Porte de la Chapelle (puis métro 12)
Lignes de bus n°139, 239 et 512 (arrêt Front Populaire – Gardinoux)
Ligne de métro n°12, station Front Populaire
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]]>L’article La déléguée générale de Fédération Promotion Santé, reçoit les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
]]>Le 17 juin 2026, Christine Ferron, déléguée générale de Fédération Promotion Santé a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur.
Cette distinction vient saluer son engagement en faveur de la promotion de la santé, ainsi que son attachement profond aux valeurs défendues collectivement par les associations de Fédération Promotion Santé, valeurs qu’elle incarne avec conviction et humanité au quotidien.
A travers cette distinction personnelle, c’est un combat pour une société plus juste et plus favorable à la santé qui est mis à l’honneur — solidarité, justice sociale, renforcement du pouvoir d’agir des personnes — que Christine Ferron a mené durant toute sa carrière.
La remise des insignes de Chevalier de la Légion d’honneur, par le Professeur Pierre Lombrail, a constitué un moment particulièrement symbolique, partagé avec l’ensemble des équipes des associations membres et les partenaires de la Fédération.
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]]>L’article Marges sur les produits alimentaires est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
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La commission d’enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution au Sénat a rendu aujourd’hui son rapport. Après des semaines d’auditions, elle confirme des pratiques opaques et discriminantes. L’heure est à présent à l’action. 37 associations martèlent la nécessité d’une loi d’urgence pour rendre obligatoire la vente en supermarché de 100 produits sains à prix coûtant, tout en garantissant des revenus justes aux agriculteurs et agricultrices.
Paris, le 21 mai 2026,
La commission d’enquête sénatoriale sur les marges des industriels et de la grande distribution a publié aujourd’hui ses conclusions et recommandations. Outre des dispositions visant à plus de transparence sur la construction des prix dans le secteur alimentaire et à garantir une juste rémunération aux agriculteurs et agricultrices, les sénatrices et sénateurs dénoncent également des pratiques de surmarges sur les produits sains et durables. Face à ces constats, Familles Rurales, foodwatch, le Secours Catholique – Caritas France, France Assos Santé et une coalition de près de 40 associations exigent une loi d’urgence pour imposer à la grande distribution de vendre 100 produits sains à prix coûtant. Cette mesure, concrète et réaliste, est nécessaire dans un contexte où manger sainement est devenu un luxe pour de trop nombreuses personnes. En France, une personne sur trois déclare sauter un repas par faute de moyens. Derrière cette réalité sociale se joue aussi une véritable bombe sanitaire avec l’explosion des maladies liées à une alimentation déséquilibrée.
« La commission d’enquête sénatoriale confirme des pratiques opaques et injustes de la grande distribution sur les marges. Une loi d’urgence doit désormais protéger l’accès de toutes et tous aux produits les plus sains, et rendre obligatoire la vente à prix coûtant de 100 produits recommandés pour la santé », commentent les associations mobilisées.
Sur le besoin de transparence concernant la construction des prix de notre alimentation, les associations saluent notamment les recommandations visant à :
Sur le besoin d’encadrer les marges sur les produits les plus sains et les plus durables, la commission d’enquête a largement documenté ce que les associations dénoncent : un système de formation des prix en rayon et de fixation des marges brutes, dit de « péréquation des marges » dans lequel « certains produits d’appel (grandes marques, produits de consommation courante) se voient appliquer des marges très faibles, voire nulles, quand, d’autres produits supportent des marges élevées », comme c’est trop souvent le cas pour les fruits et légumes, les produits bio et autres produits de qualité.
Parmi les dizaines d’acteurs auditionnés par la commission sénatoriale, le ministre du Pouvoir d’achat, Serge Papin, avait reconnu l’intérêt d’une telle mesure en déclarant « militer pour un panier sain » et en avoir parlé aux distributeurs après avoir rencontré Familles Rurales et foodwatch à ce sujet. Malgré ces déclarations et les interpellations répétées des associations, le gouvernement n’a cependant toujours pris aucun engagement concret pour mettre en œuvre cette mesure.
Les 37 associations ont adressé le 30 mars dernier une lettre ouverte au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour dénoncer l’insuffisance des moyens déployés face à la précarité alimentaire et à l’explosion des maladies chroniques liées à une alimentation déséquilibrée. A nouveau, les associations ont réclamé l’adoption de cette mesure portant sur les 100 produits sains. Près de 40 000 personnes signataires d’une pétition réclament qu’elle soit mise en place.
C’est tout à fait possible. En effet, les principales enseignes de la grande distribution ont elles-mêmes reconnu dans une tribune publiée en juin 2025 que « seul l’Etat a la capacité de fixer un cap et un cadre clairs pour mobiliser l’ensemble des acteurs ».
Dans ce contexte, les conclusions de la commission d’enquête sénatoriale tombent à pic. Mais il faut aller beaucoup plus loin, avec des mesures concrètes et urgentes telles que celle mise sur la table par la quarantaine d’associations mobilisées. C’est aux autorités publiques, gouvernement et parlementaires de faire respecter et rendre accessibles les recommandations officielles de santé publique du Programme National Nutrition Santé (PNNS), et elles doivent le faire maintenant.
Contacts presse:
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]]>L’article Formation e-learning à la promotion de la santé en milieu pénitentiaire est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
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L’élaboration de la formation e-learning à la promotion de la santé en milieu pénitentiaire a été confiée à Fédération Promotion Santé dans le cadre d’une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens co-signée par la Direction générale de la santé (DGS), la Direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP) et la Fédération. Elle s’inscrit dans le projet « Développement de la promotion de la santé en milieu pénitentiaire » déployé par les associations de la Fédération, du national au régional, de 2023 à 2026.
Cette formation répond à une volonté conjointe de la DGS et de la DGAP de soutenir la mise en œuvre de programmes et d’actions de qualité, en cohérence avec les objectifs de l’instruction interministérielle du 7 septembre 2023, relative à la mise en place d’une stratégie régionale de promotion de la santé en milieu pénitentiaire.
Le déploiement de cette stratégie repose notamment sur le renforcement des connaissances et des compétences des acteurs concernés. À ce titre, cette formation constitue un levier central pour accompagner les professionnel.le.s du milieu pénitentiaire.
Cette formation s’adresse aux professionnel.le.s de santé intervenant en milieu pénitentiaire ainsi qu’aux professionnel.le.s de l’administration pénitentiaire souhaitant renforcer leurs connaissances et leurs compétences en promotion de la santé, et/ou accompagner le développement de projets au sein de leur établissement.
Cette formation est accessible via Mentor, la plateforme interministérielle de formation des agents de la fonction publique.
Les professionnel.le.s intéressé.e.s sont invité.e.s à se rapprocher des Directions générales de l’administration pénitentiaire ou de la santé, afin de connaître les modalités d’inscription spécifiques à chacune d’elles.
Le suivi de cette formation ne nécessite aucun prérequis en matière de santé publique ou de promotion de la santé. En revanche, il suppose la mise à disposition, par l’administration pénitentiaire ou l’unité sanitaire, de temps et d’espaces dédiés.
Cette formation e-learning propose des apports généralistes en promotion de la santé, structurés en trois modules complémentaires :
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]]>L’article Séminaire national éducation et promotion santé-environnement est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
]]>Cette troisième édition du séminaire national Éducation et Promotion de la Santé-Environnement, organisée les 29 et 30 juin 2026 au Mans, invite les acteurs des structures nationales, régionales et locales à se retrouver pour partager et imaginer ensemble des approches inclusives et accessibles à toutes et tous.
Un rendez-vous pour croiser les savoirs, mettre en lumière les initiatives de terrain et renforcer les liens entre santé, social et éducation à l’environnement.
Ce séminaire s’adresse à celles et ceux qui œuvrent, du local au national, pour des communautés en santé dans une société plus juste :
Dates : Les 29 et 30 juin 2026
Lieu : Le Mans (Sarthe)
Magali Sauvan-Magnet
Chargée de projets éducatifs
07 80 91 40 84
m.sauvan-magnet@frene.org
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]]>L’article Journée d’échanges Tabacap et Les connectés raisonnés est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
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Cette rencontre se tiendra le 26 mai 2026, de 10h à 16h30, à Saint-Denis. Elle vise à ouvrir un espace d’échanges, de partage de connaissances, d’expériences et de ressources utiles et adaptées aux pratiques professionnelles autour des projets Tabacap et Les connectés raisonnés.
Ces projets pilotés par Fédération Promotion Santé poursuivent deux objectifs distincts, à destination des professionnels travaillant au contact des personnes en situation de handicap, dans le champ médico-social :
Ils répondent au manque de ressources et d’outils adaptés aux personnes en situation de handicap et ont été mis en œuvre par les associations régionales Promotion Santé sur la base d’initiatives et d’expérimentations coconstruites avec des établissements et services médico-sociaux.
Cette journée d’échanges est destinée aux acteurs de la prévention et de la promotion de la santé, aux personnels des institutions, aux bénévoles et professionnels des milieux médico – sociaux – éducatifs et judiciaires accompagnant des personnes en situation de handicap cognitif, mental ou psychique.
10h
10h00-12h30
12h30-14h
Possibilité de déjeuner sur place
14h00-16h00
16h30
L’inscription est gratuite et obligatoire avant le 21 mai 2026.
Inscription

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]]>L’article Agir pour la santé à l’échelle locale est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
]]>Promotion Santé Bourgogne-Franche-Comté, membre de Fédération Promotion Santé, a contribué à la réalisation du document « La qualité de vie de vos concitoyens … Et si c’était (d’abord) une question de santé ? » afin d’agir pour la santé à l’échelle locale.
Conçu par un collectif d’acteurs régionaux, ce document rappelle que les élus des collectivités disposent de nombreux leviers pour agir sur la santé et le bien-être de leurs habitants. S’il s’appuie sur des exemples issus de Bourgogne-Franche-Comté, ses pistes d’action sont transposables dans l’ensemble des territoires.
Le flyer met en avant quatre axes clés pour les élus :
Connaître son territoire
Agir sur l’offre de santé
Impliquer la population
Se donner en exemple
Autant de repères pour intégrer la santé dans les politiques locales et soutenir des actions concrètes en faveur des concitoyens.
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]]>L’article Développement des CPS : points de vigilance concernant les sources et la traçabilité des programmes est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
]]>Le développement des compétences psychosociales (CPS) a le vent en poupe depuis la publication successive de l’instruction interministérielle du 19 août 2022 « relative à la stratégie nationale multisectorielle de développement des compétences psychosociales chez les enfants et les jeunes – 2022-2037 » et des référentiels de Santé publique France : « Etat des connaissances scientifiques et théoriques », « Référentiel opérationnel à destination des professionnels experts et formateurs CPS », et autres supports de diffusion de l’expertise CPS produits par l’agence.
Cette reconnaissance institutionnelle s’est accompagnée d’une multiplication des offres d’accompagnement du déploiement de la stratégie interministérielle, essentiellement via l’émergence de formations et la production d’outils ou de programmes. Ces outils, visant à faciliter ce déploiement, par exemple au sein de l’Education Nationale, sont élaborés par une variété d’acteurs (institutionnels, associatifs, ou du secteur privé lucratif).
Il y a quelques mois, une Agence régionale de santé a mandaté l’une des associations membres de notre Fédération pour former des acteurs de terrain à l’utilisation d’un programme de développement des CPS, destiné à « un public vulnérable » de jeunes enfants. Une équipe universitaire, à l’origine du développement de ce programme, en avait évalué positivement les effets. Alertés par le contenu de l’un des volets de ce programme, les formateurs en ont recherché les sources. Ils ont découvert une origine liée à un autre programme à orientation bouddhiste et en lien avec une organisation ayant fait l’objet de plusieurs signalements pour dérives sectaires auprès de la Miviludes. En responsabilité, des alertes ont été effectuées en octobre 2025 auprès des institutions compétentes. Ces alertes ont été prises au sérieux et une procédure est en cours.
Au regard de cette expérience, très illustrative des potentielles dérives d’un programme de renforcement des CPS, nous attirons l’attention sur le caractère indispensable des vérifications avant toute diffusion d’un tel programme, quand bien même ses résultats auraient été scientifiquement validés. En se focalisant sur la mesure de l’efficacité, l’évaluation peut devenir aveugle aux biais implicites du programme – références à des mouvements sectaires ou à des valeurs religieuses par exemple – qui contreviennent au principe de laïcité en vigueur dans nos institutions éducatives. Cette réflexion soulève la question de l’éthique professionnelle appliquée aux programmes de développement des CPS, et aux finalités qu’on assigne à ce développement : est-il une fin en soi (il faut renforcer les CPS, quel qu’en soit le prix en termes de respect de la laïcité – dans la situation présente) ou un moyen pour que les enfants atteignent des objectifs d’émancipation et de renforcement de leur pouvoir d’agir, en dehors de toute manipulation religieuse ou sectaire ? De la réponse à cette question dépendra l’attitude adoptée vis-à-vis des programmes problématiques.
Dans le cadre d’une responsabilité partagée avec les institutions, les associations de Fédération Promotion Santé proposent une expertise spécifique pour accompagner les institutions et les professionnels : analyse des programmes au-delà de leur seule efficacité statistique, traçabilité complète des sources, des références et cadres théoriques mobilisés, exigences éthiques, respect de la laïcité, et vigilance sur les conditions de diffusion. Nos équipes et nos centres de ressources sont à la disposition des acteurs de terrain et des décideurs qui souhaiteraient effectuer ces vérifications en amont de l’utilisation d’un programme de développement des CPS, pour lequel ils ne disposeraient pas des garanties suffisantes quant à son innocuité, en particulier dans le cadre d’une mobilisation auprès de jeunes enfants.
Télécharger le communiqué d’alerte
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]]>L’article Entretien avec Virginie Migeot est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
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Je suis médecin de santé publique depuis 30 ans avec une triple mission hospitalière, d’enseignement et de recherche. Au CHU de Rennes, je coordonne la démarche de lieu de santé promoteur de santé avec les autres acteurs de la promotion de la santé du territoire et j’accompagne la structuration du partenariat entre les patients, les aidants et les professionnels de santé. A la faculté de médecine de Rennes, j’enseigne la santé publique, la santé environnementale et je coordonne un nouveau Département Prévention et Promotion de la santé. Mes activités de recherche portent sur la promotion de la santé environnementale en développant et évaluant les interventions promotrices de santé dans différents milieux de vie.
Durant mon adolescence, où j’ai vécu à l’étranger (Asie du sud-est), j’ai été confrontée à de très fortes inégalités sociales et environnementales de santé (sans savoir les nommer), en découvrant les conditions de vie et de logement des jeunes de mon âge. Puis à la fin de mes études de médecine, avant de choisir ma spécialité, j’ai eu l’occasion de travailler quelques mois au sein d’un poste de santé d’un village de Casamance au Sénégal, déserté par les professionnels de santé. J’ai été amenée à rencontrer les décideurs provinciaux, à comprendre l’organisation du système de santé, ses forces et ses limites, avant d’envisager tout projet de santé avec les habitants. De retour en France, j’ai compris que la santé publique était la spécialité que je voulais choisir.
Lors de mon internat de santé publique à Toulouse, j’ai eu deux formidables opportunités. La première, en participant avec une équipe de sociologues à un programme de recherche sur les modes de construction de la santé publique, autour de la précarité dans la ville de Toulouse : j’y ai découvert l’éducation pour la santé comme stratégie de l’action sanitaire municipale, pas encore la promotion de la santé. La seconde, dans le cadre d’un projet européo-équatorien de contrôle de la réémergence du choléra : j’ai participé à des études de terrain pour analyser les pratiques locales d’hygiène dans les quartiers de Quito. J’ai mesuré combien il était primordial de comprendre les dynamiques sociales et culturelles des communautés, leurs représentations de la santé et la maladie, avant de pouvoir construire des interventions qui soient pertinentes et acceptées, pour renforcer leur pouvoir d’agir.
Un des enjeux est d’éviter la globalisation, voire la confusion entre prévention et promotion de la santé. La première s’appuie sur une approche pathogénique, centrée sur l’identification et la réduction des facteurs de risque des maladies, alors que la seconde vise à mobiliser les ressources en santé des personnes et de leurs environnements (approche salutogénique ). Les deux approches sont complémentaires, mais différentes.
Je pourrais citer deux engagements, cette fois-ci comme médecin hospitalo-universitaire à Poitiers. En tant qu’enseignante de santé publique à la faculté de médecine, je me suis impliquée dans l’accompagnement des étudiants qui avaient, soit des questions sur leur orientation, soit des difficultés dans leur cursus. Je me suis rendu compte que ces situations difficiles n’intervenaient pas seulement en fin de cursus mais s’installaient assez tôt dans les études. Aussi, avec l’accord du doyen de la faculté et l’aide de collègues, nous avons créé en 2015 un dispositif de promotion de la santé des étudiants en santé (Come’in), en proposant des interventions facultaires, des séminaires de promotion de la santé étudiante pour tous les étudiants de 2ème année de toutes les filières de santé. L’objectif de ce dispositif est de favoriser l’interconnaissance, d’aider les étudiants à identifier les ressources en santé (Séminaire Happy’doc) et de proposer des accompagnements personnalisés.
Côté hospitalier, j’ai eu l’opportunité, en novembre 2018, avec le soutien de la Direction Générale du CHU de Poitiers et plusieurs collègues, de fonder la Vie la Santé (la « Villa Santé »), un espace dédié pour développer la promotion de la santé au sein même de l’enceinte hospitalière : une réorientation « visible » du système de santé vers la promotion de la santé ! Construite sous la forme d’une maison selon les principes de l’architecture salutogénique, les pièces de la Vie la Santé font écho aux déterminants de la santé, avec l’importance du réseau social abordé dans le salon, l’alimentation dans la cuisine, la vie affective et sexuelle à la fois dans le salon et la chambre d’adultes etc. Une équipe pluridisciplinaire de professionnels accueille patients, citoyens, étudiants, professionnels et propose des parcours de santé personnalisés, adaptés et co-construits avec les personnes accueillies et également selon une approche salutogénique.
Les défis sont nombreux ! Il me semble que nous devons poursuivre l’appropriation de la promotion de la santé par toutes les parties prenantes (citoyens, professionnels, décideurs), et ce à tous les niveaux dans tous les secteurs. Cette appropriation passe par la formation et aussi par le plaidoyer en recherchant toujours plus d’alliés qui interviennent dans différents secteurs. Un autre défi est de renforcer nos approches par milieux de vie car elles permettent d’agir en cohérence et de manière très opérationnelle et non plus seulement par thématiques (alcool, tabac, activité physique…) ou par type de populations (jeunes, personnes âgées…). Enfin, poursuivre la recherche en promotion de la santé afin de continuer à développer et diffuser des données probantes sur les interventions.
L’interdisciplinarité suppose un travail d’appropriation des concepts et théories portées par les autres disciplines. Cette approche suppose une humilité intellectuelle, un processus de collaboration active qui permette l’émergence de nouvelles questions, le travail partagé d’analyse de données et la production de nouveaux savoirs.
La participation des personnes, l’expression de leur pouvoir d’agir sur leur santé et les politiques de santé qui la déterminent, ne peuvent se réaliser que dans le cadre d’un dialogue entre toutes les parties prenantes.
Notre ambition, avec Marie-Renée Guével, était de contribuer à situer et clarifier les notions relatives à la promotion de la santé pour tous les étudiants, professionnels, décideurs de tous les secteurs. Nos expériences dans l’enseignement, la recherche participative en promotion de la santé et nos différentes interventions en promotion de la santé nous ont montré l’intérêt de poursuivre dans un format accessible, l’appropriation des valeurs de la promotion de la santé, de ses leviers et stratégies d’intervention.
Comme le rappelle Christine Ferron dans la préface de ce glossaire, la promotion de la santé est régulièrement inscrite dans de nombreux textes institutionnels, cependant elle reste encore malheureusement trop rare dans leurs déclinaisons et leurs applications. Il est nécessaire de poursuivre la diffusion et de faciliter l’appropriation de ces savoirs.
Depuis plusieurs années, je suis avec beaucoup d’intérêt les activités des associations Promotion santé en région, notamment dans le cadre du service sanitaire des étudiants en santé. Plus récemment, les échanges avec les acteurs de Promotion Santé Bretagne et du siège de la Fédération m’ont convaincue de leur détermination, de leur engagement et de la nécessité de poursuivre avec force le plaidoyer pour la promotion de la santé, thème largement débattu lors des dernières assises de la Fédération.
En tant que premier réseau national spécialisé en promotion de la santé, la Fédération doit poursuivre activement sa stratégie de plaidoyer, d’accompagnement et de formation des acteurs, ainsi que ses activités d’évaluation et de recherche. L’objectif est d’intégrer pleinement la promotion de la santé dans les politiques publiques et son opérationnalisation en proximité. Pour cela, il est nécessaire de mobiliser les données probantes, fondées sur la capitalisation des données scientifiques, des savoirs expérientiels des personnes concernées et des professionnels.
Il me semble important de pouvoir renforcer l’approche par milieux dans lesquels peuvent être déployées des stratégies agissant sur les déterminants structuraux de la santé : l’école est déjà très engagée avec l’école promotrice de santé, il serait intéressant de poursuivre avec les campus universitaires, les clubs sportifs, les lieux de santé, les quartiers…
Par ailleurs, il me semble nécessaire d’agir pour réduire l’isolement social. Les derniers rapports de l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) et de la Fondation de France sont accablants et nous incitent à travailler ensemble, en intersectorialité et dans une approche communautaire, des piliers toujours d’actualité en promotion de la santé
Enfin, soutenir la transition socio-écologique par la promotion de stratégies dites de co-bénéfices pour la santé et pour l’environnement, est également un sujet urgent à développer et qui me tient particulièrement à cœur.
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]]>L’article Réforme structurelle de l’organisation de la santé en France est apparu en premier sur Fédération Promotion Santé.
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Les annonces du Premier Ministre sur le devenir du système de santé et des Agences Régionales de Santé (ARS), suivies de plusieurs prises de position de la ministre de la Santé, ont suscité un important mouvement de protestation chez nombre d’acteurs du système de santé. Ce mouvement concernait aussi bien la méthode que les conséquences de la « réforme structurelle » présentée dans le discours déroulé par le Premier Ministre devant les Présidents de Conseils Départementaux le 14 novembre 2025 à Albi.
Cette « réforme structurelle » prévoit une nouvelle répartition des missions d’organisation territoriale des secteurs du soin et du médicosocial, entre les Agences régionales de santé, les Conseils Départementaux, les Préfectures et les Caisses primaires d’assurance maladie. L’absence persistante de la promotion de la santé et de la prévention dans les schémas de redistribution envisagés apparaît choquante, incompréhensible et en totale déconnexion avec les données produites par la recherche en santé publique.
Choquante, au regard de la montée des inégalités sociales de santé, qui se traduit par des indicateurs de mortalité et de morbidité en constante aggravation dans notre pays, alors que toutes les données probantes disponibles confirment la place centrale des démarches de promotion de la santé et de l’accès à la prévention dans l’amélioration de ces indicateurs.
Incompréhensible, au regard du rapport 2026 « Charges et Produits » de la Caisse nationale d’assurance maladie rappelant que « Rien ne sera possible [pour la « soutenabilité de notre système d’assurance publique universelle auquel nos concitoyens sont si attachés »] sans une mobilisation massive en faveur de la prévention, qui doit être la grande cause de la décennie, avec la mobilisation de l’ensemble des acteurs ».
Incompréhensible, aussi, au regard du rapport du Haut Conseil de la santé publique d’août 2025, insistant sur « l’urgence d’agir en prévention primordiale », « très en amont, sur l’environnement social, économique, urbain et écologique façonné par les politiques sectorielles non sanitaires » – une excellente définition de la promotion de la santé, dont les leviers d’intervention les plus efficaces sont encore très largement méconnus, en particulier par les porteurs de ces politiques non sanitaires.
Il est entendable que « le pouvoir doive circuler dans le pays », comme l’affirme le Premier Ministre. Mais en circulant, il ne doit laisser de côté aucune composante fondamentale du système de santé, faute de quoi ce dernier verra sa situation, déjà préoccupante, se dégrader encore, au risque de plonger progressivement des pans entiers de la population dans une précarité sanitaire sans précédent. La promotion de la santé et la prévention sont des rouages essentiels d’une organisation de la santé performante et efficace. Les effacer du projet de réforme en cours serait injustifiable dans un pays membre de l’Organisation mondiale de la santé, avec laquelle il partage, au plus haut niveau de l’Etat, « la vision commune d’une vie en bonne santé et du bien-être pour tous à tout âge », qui inclut « la promotion de la santé et la protection de l’environnement ».
« Dans le mouvement de décentralisation de 2003, tout n’était pas forcément bien boutiqué au début, ce qui n’est pas grave, mais cela n’a pas été corrigé », a rappelé le Premier Ministre le 14 novembre dernier. En replaçant la prévention et la promotion de la santé au cœur de la réforme structurelle envisagée, il est encore possible de « corriger » une erreur fondamentale. Ne passons pas à côté de cette opportunité de mieux faire, dans un cadre démocratique, en plaçant la santé de la population au centre des décisions politiques.
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