Marquée par un manque de dialogue social depuis des mois, la réforme de la formation des enseignant·es est aujourd’hui suspendue aux arbitrages du budget 2026.
L’ANESTAPS, le SNEP-FSU et la C3D STAPS alertent sur les vives inquiétudes qui habitent plus que jamais les étudiant·es, futur·es enseignant·es d’EPS et formateur·rices du CAPEPS.
Il est urgent d’agir, les étudiant·es méritent d’être formé·es dans des conditions justes et équitables.
En 2025, 20% des étudiant·es déclarent ne pas pouvoir manger à leur faim, selon le baromètre de la précarité étudiante de la FAGE (Fédération des Associations Générales Étudiante). 20% de jeunes vivent sous le seuil de pauvreté en France, soit 1 million de personnes, selon l’Observatoire des inégalités. Ce ne sont pas de simples chiffres : ce sont des vies brisées, des projets sacrifiés, une jeunesse qu’on abandonne.
Chaque rentrée, le scénario se répète. Hausse des frais, inflation galopante, aides insuffisantes. La réforme structurelle du système de bourses, tant attendue, a disparu dans les méandres politiques.
Les étudiant·es font face à l’explosion du coût de la vie : CVEC à 103 €, frais d’inscription en hausse, loyers et alimentation inaccessibles, les poussant à sauter en moyenne 3,5 repas par semaine pour survivre.
Face à cette urgence, l’ANESTAPS publie son 14ᵉ indicateur du coût de la rentrée. Pas pour aligner des chiffres, mais pour dénoncer l’injustice et exiger des solutions concrètes. En effet, cet outil permet de rendre compte de l’augmentation réelle des frais engendrés par la rentrée universitaire, mais également de présenter les solutions à envisager pour préserver l’avenir de milliers de jeunes. Jeunes qui, en plus d’être pauvres, sont maintenant sédentaires. C’est ce que démontre l’enquête de l’ANESTAPS et l’ONAPS (2022). Les jeunes pratiquent moins, car ils n’ont plus le temps, leur temps étant dédié à devoir travailler à côté de leur étude pour subvenir à leurs besoins vitaux. Le problème dépasse désormais les soucis
économiques, mais devient un problème de santé publique.
Derrière ces données, il y a des milliers de jeunes qui tentent de survivre à la précarité. Une précarité qu’on ne peut plus ignorer, il est urgent d’agir.
Ce mardi 18 février, à l’occasion de la séance plénière au Sénat, a eu lieu un débat au sujet d’une proposition de loi visant à renforcer le principe de laicité dans les compétitions sportives en interdisant le port de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse. L’ANESTAPS réaffirme son opposition à cette proposition qui vient d’être adoptée par le Sénat.
Cette adoption porte une atteinte grave à la liberté de conscience, mais aussi aux droits de participer à la vie culturelle, de disposer de son corps et de ne pas être discriminée, pourtant garantis par les conventions internationales ratifiées par la France.
Loin de renforcer la neutralité du service public, cette loi exclue de manière ciblée et injustifiée des milliers de femmes, les obligeant à choisir entre leur identité et leur passion. L’ANESTAPS dénonce fermement l’instrumentalisation du principe de laïcité, devenant un outil d’exclusion, détourné de son objectif de garantir un espace neutre et inclusif.
L’adoption de cette proposition de loi au Sénat n’est pas une finalité, mais seulement une étape dans son parcours législatif. Rien n’est joué, cette proposition de loi doit encore être débattue, et peut encore être contestée. L’ANESTAPS réaffirme sa détermination à combattre cette proposition de loi, qui ne garantit ni un espace neutre, ni un espace inclusif, qui au contraire creuse les inégalités.
Nous continuerons de nous battre sans relâche pour que le sport reste un espace où chacun peut se dépasser, apprendre et s’épanouir, pour qu’il reste vecteur d’émancipation et de cohésion sociale.
Ce 5 décembre 2024, l’arrêté duministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse fixe 670 places pour le Certificat d’Aptitude au Professorat d’Éducation Physique et Sportive (CAPEPS) externe et 85 interne. À la sortie des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, ces annonces ne sont toujours pas à la hauteur des défis auxquels doit répondre l’EPS.
Depuis la chute spectaculaire des recrutements au CAPEPS externe décidée par Jean-Michel Blanquer (ancien ministre de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports) en 2018 (de 800 à 630 soit-21 %), la situation de l’enseignement de l’EPS se dégrade fortement. Chaque année, ce sont des centaines de jeunes diplomé·es d’un master MEEF, passionné·es et formé·es à transmettre des valeurs de citoyenneté, de respect et de dépassement de soi, qui se retrouvent sans perspectives claires, faute de postes ouverts. Chaque année, le quota d’heures d’EPS non assurées explose. Chaque année, les professeur·es d’EPS doivent faire face à des conditions de travail toujours plus éprouvantes.
Comment justifier la situation alarmante de l’EPS, alors que la France, au lendemain des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, affiche des ambitions en matière de sport et d’activité physique ?
L’ANESTAPS dénonce le nombre de places annoncées, encore très éloigné des réalités du terrain, illustrant le désengagement de l’État envers une discipline essentielle pour le développement physique, mental et social des jeunes. Cette baisse du nombre de titulaires a pour conséquences une augmentation des postes contractuels : emplois précaires, moins stables et coûtants moins cher à l’État.
En ce sens, l’ANESTAPS demande une augmentation drastique du nombre de places au CAPEPS, un investissement structurel dans l’EPS ainsi qu’une cohérence avec les engagements nationaux en alignant les politiques éducatives avec les ambitions affichées cet été.
L’ANESTAPS continuera de porter haut et fort la voix des futur·es enseignant·es d’EPS, convaincue que c’est en investissant dans l’éducation et la jeunesse, que l’on parviendra à construire une société sportive et collective.
PREMIERS CHIFFRES SUR L’INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP
Ce jeudi 21 novembre 2024, l’ANESTAPS a présenté les résultats préliminaires de sa grande consultation sur l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Réalisée en partenariat avec l’Union Sport et Cycle, cette annonce a eu lieu lors du Salon des Sports et des Parasports.
Si des études ont été menées sur le sport, le handicap ou l’emploi, aucune n’avait encore traité ces trois sujets conjointement. Un an après le grenelle de l’emploi et des métiers du sport, deux mois après la fin des Jeux Paralympiques, cette présentation met en avant une réalité trop souvent ignorée : les personnes en situation de handicap continuent de faire face à de nombreux obstacles pour s’insérer professionnellement dans le secteur sportif.
Avec 12 millions de personnes en situation de handicap en France, dont 8,3 millions en âge de travailler, leur taux de chômage demeure deux fois supérieur à celui de la population globale.
Selon notre consultation : 79% des personnes en situation de handicap interrogées jugent difficile l’accès à un emploi dans le secteur sportif, signalant des freins majeurs dès l’entrée sur le marché du travail. Parallèlement, 56% des employeur·euses interrogé·es estiment que l’accès à l’emploi est difficile pour les personnes en situation de handicap.
Cette restitution marque le début de l’élaboration d’un plan d’action pour construire collectivement un monde sportif accessible à toutes et tous. Cette ambition ne pourra voir le jour sans une collaboration active entre les acteurs du parasport, du monde professionnel et les organisations engagées pour le handicap.
Des réponses à notre grande consultation peuvent être recueillies jusqu’au 26 décembre 2024. L’ANESTAPS et l’UNION SPORT ET CYCLE partageront les résultats complets au printemps 2025.
L’ANESTAPS s’engage à poursuivre et intensifier les actions initiées à la suite de cette restitution. L’ANESTAPS réaffirme l’importance de bâtir, ensemble, un monde sportif où l’inclusion n’est plus une exception, mais une norme.
Du 17 au 20 octobre s’est tenu le 51ᵉ congrès national de l’ANESTAPS, à Limoges. L’occasion pour le conseil d’administration d’élire le nouveau bureau national de l’ANESTAPS pour le mandat 2024 – 2025, porté par Lily Rogier et Louis Boutineau.
Durant 4 jours, ce sont plus de 350 jeunes dans le champ du sport et de l’animation qui se sont réunis pour ce 51è congrès organisé par le BDE Limouzi’STAPS. Au programme : formations, échanges, temps de cohésion et assemblée générale. C’est le samedi 19 octobre que le conseil d’administration a élu la liste “une jeunesse autrice d’une société sportive et collective.”
Au lendemain des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, la France est encore loin d’être la nation sportive qu’elle aspire à devenir. Malgré les ambitions affichées depuis plusieurs années, le budget alloué au programme sport pour l’année 2025 est en baisse de 168 millions d’euros. Cette chute met en lumière une incohérence entre la volonté de faire de la France une nation sportive et les moyens concrètement mis en place pour y parvenir.
L’ANESTAPS continuera de se mobiliser pour inverser cette tendance, s’assurant que les Jeux Olympiques et Paralympiques n’étaient pas qu’une célébration, mais bien un engagement à la construction d’une culture sportive inclusive et dynamique qui profitera à l’entièreté de la société.
Cette année encore, l’ANESTAPS continuera de travailler main dans la main avec son réseau d’associations pour la reconnaissance et la cohérence des formations. Combat essentiel pour garantir à chaque jeune une formation de qualité en accord avec son projet professionnel. L’ANESTAPS, à travers son réseau associatif militant, continuera de porter haut les valeurs d’une jeunesse engagée, consciente du rôle catalyseur du sport en matière de cohésion sociale, d’émancipation et d’activité physique et sportive pour toutes et tous.
Au-delà des revendications, c’est par un travail collectif que nous pourrons transformer le paysage sportif. Ce travail doit permettre à chaque acteur·ice du monde sportif, du terrain à la gouvernance, de contribuer à la construction d’une société sportive, durable et accessible à toutes et tous.
L’ANESTAPS, dans la continuité des mandats précédents, portera la voix des jeunes du champ du sport et de l’animation et utilisera l’héritage des JOP comme un véritable levier pour le développement d’une activité physique et sportive accessible et inclusive. Par les jeunes et pour les jeunes, le bureau national 2024/2025 de l’ANESTAPS portera le projet d’”une jeunesse autrice d’une société sportive et collective.
Lors de son 51 ème congrès national, l’ANESTAPS a présenté son Livre Blanc “Sport et Jeunesse”, un projet ambitieux qui appelle à une transformation en profondeur du modèle sportif français. Au lendemain des Jeux Olympiques et
Paralympiques de Paris 2024, ce Livre Blanc suscite une réflexion sur la gouvernance, le financement et l’accessibilité du sport en France.
Le modèle sportif français, en sa forme actuelle, montre des signes d’essoufflement. Depuis des années, de nombreux rapports mettent en lumière les failles du modèle sportif actuel en France. Bien que ces rapports aient relevé des problématiques cruciales : financement insuffisant, manque de coordination entre les différentes instances liées au sport, aucune action concrète n’a vu le jour.
En ce sens, l’ANESTAPS appelle à une révision globale du modèle sportif français, se basant sur plusieurs axes :
– Une gouvernance plus claire
– Un financement mieux réparti et accessible
– Une meilleure accessibilité à la pratique d’activité physique
Ce Livre Blanc présente le modèle sportif idéal envisagé par l’ANESTAPS, un modèle construit par les jeunes et adapté aux multiples missions qu’incombent l’activité physique. Dans un contexte post JOP où le monde entier a les yeux rivés sur la France en matière de sport.
Le renforcement du rôle de l’Agence Nationale du Sport et une meilleure articulation avec les structures locales telles que les Directions Régionales Académiques à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports (DRAJES), et l’INSEP ne sont qu’une partie des propositions présentes dans ce Livre Blanc. L’objectif est clair : instaurer une gouvernance plus lisible avec des missions clairement définies. Avec les changements politiques récents et la baisse de budget alloué au secteur sportif, la France, à la sortie des Jeux, reste encore éloignée de l’objectif de devenir une nation sportive de référence.
Il est important de souligner que ce Livre Blanc n’est qu’une première étape dans un projet de réforme collective du modèle sportif. L’ANESTAPS est pleinement consciente qu’elle ne peut mener ce combat seule. Pour réellement faire bouger les choses, une collaboration étroite entre les parties prenantes de l’écosystème sportif est plus que nécessaire. Nous devons travailler ensemble, acteurs publics, privés et associatifs afin de bâtir le monde sportif de demain capable d’assumer l’après Jeux.
L’ANESTAPS continuera de se battre sans relâche pour faire évoluer le modèle sportif, et atteindre l’objectif d’une pratique sportive inclusive, régulière et durable pour toutes et tous.
En 2024, 20% des étudiant·es déclarent ne pas pouvoir manger à leur faim, selon la consultation étudiante de la FAGE (Fédération des Associations Générales Étudiante). 20% de jeunes vivent sous le seuil de pauvreté en France, soit 1 million de personnes, selon l’Observatoire des inégalités. Année après année, les constats sont les mêmes. La sphère associative étudiante alerte sur une rentrée qui est de plus en plus extrême remettant systématiquement en cause l’accessibilité de l’enseignement supérieur et l’égalité des chances.
Pourtant, l’augmentation des bourses à la rentrée 2023 laissait entrevoir le début d’un chantier ambitieux demandé par la majorité des ORE : une réforme systémique du système de bourses sur critères sociaux. Finalement, avec les différents changements politiques, cette réforme est passée à la trappe. Cette augmentation ne sera alors que palliative, face à l’inflation difficilement maîtrisée, impactant directement le prix de la CVEC passant à 103 € et l’augmentation des frais d’inscriptions. De plus, le dégel des frais d’inscription à l’université pour les formations : licences, masters et doctorats, les fait respectivement augmenter de 5 €, 7 € et 11 €. À l’heure où les jeunes sautent en moyenne 3,5 repas par semaine (enquête FAGE), cette annonce inédite depuis 2020 est venue assombrir davantage l’avenir des jeunes intégrant l’enseignement supérieur et de la recherche.
Face à ce constat alarmant, l’ANESTAPS, seule organisation représentative des étudiant·es en STAPS, a ardemment relancé aux côtés de la C3D STAPS son combat historique : le mouvement STAPS Oubliés.
La Grande Cause Nationale qu’est la “promotion de l’activité physique et sportive”, doit répondre de ses promesses jusque dans les universités, là où les futur·es acteur·ices d’une “nation sportive” doivent vivre et étudier dans des conditions dignes. L’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques doit être également à destination des formations du champ du sport, dont STAPS est la seule universitaire.
En plus du recueil de témoignages, de vagues de communication et d’interpellation des pouvoirs publics, l’ANESTAPS publie, comme chaque année, son indicateur du coût de la rentrée. En effet, cet outil permet de rendre compte de l’augmentation réelle des frais engendrés par la rentrée universitaire pour le public STAPS, mais également de présenter les solutions à envisager pour préserver l’avenir de milliers de jeunes (70 000 en STAPS). Jeunes qui, en plus d’être pauvres, sont maintenant sédentaires. C’est ce que démontre l’enquête de l’ANESTAPS et l’ONAPS (2022). Les jeunes pratiquent moins, car ils n’ont plus le temps, leur temps étant dédié à devoir travailler à côté de leur étude pour subvenir à leurs besoins vitaux. Le problème dépasse désormais les soucis économiques, mais devient un problème de santé publique.
Face aux risques sanitaires liés à l’inactivité physique, l’exécutif a fixé des objectifs, mais les actions tangibles se font attendre. A bientôt 50 jours de la cérémonie d’ouverture des JO, des représentants du secteur alertent, et demandent des moyens concrets.
L’inactivité physique est aujourd’hui à l’origine d’environ 10 % de la mortalité physique en Europe (1). En France, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), c’est 95 % de la population qui adopterait un comportement inactif et/ou sédentaire. Si une si large part de la population est exposée à des risques sanitaires et sociaux par manque d’activité physique régulière, il est urgent d’y remédier.
Plusieurs initiatives ont été déployées pour démocratiser les bienfaits de l’activité physique sur la santé de la population, comme le dispositif de prescription de l’activité physique adaptée (APA) sur ordonnance, ou l’élaboration de la stratégie nationale sport santé 2019-2024 qui prévoit le développement des maisons sport santé, sans oublier la promotion de l’activité physique et sportive comme grande cause nationale 2024, incluant l’organisation des Journées pour une France en forme
Alors que ces journées s’achèvent ce 4 juin, nous déplorons l’absence de visibilité sur les politiques publiques envisagées pour les prochaines années. Le rapport de la mission confiée à Dominique Delandre pour accélérer le déploiement du sport santé en France d’ici aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris n’a pas été rendu public. La concertation interministérielle, impulsion politique et coordination stratégique (IPCS), initiée par la ministre chargée des Sports, Amélie Oudéa-Castéra qui devait aboutir à un plan d’actions n’a pas eu lieu. La généralisation de la prise en charge de l’activité physique adaptée, prévue dans le dernier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), a été retirée…
Alors même que la Haute Autorité de santé (HAS) a publié des recommandations identifiant les prérogatives de chacune des catégories de professionnels de l’APA, force est de constater qu’aucune action n’est engagée pour traduire celles-ci dans les cursus de formation, ou les textes relatifs aux compétences des professionnels. L’absence de perspective inquiète à plusieurs titres : cela nuit à la qualité de la prise en charge des patients, ainsi qu’à la crédibilité et à la confiance dans les professions concernées. Qu’adviendra-t-il de la promotion de l’activité physique et sportive à des fins de prévention, après les Jeux olympiques et paralympiques ? Quelles sont les ambitions du gouvernement en la matière ? Quand prendra-t-il les décisions nécessaires pour mettre en œuvre les mesures pleinement efficaces pour promouvoir et développer l’activité physique et sportive à des fins de santé ? Plus que des projets ponctuels, ce sont des mesures pérennes qu’attendent nos concitoyens.
Aujourd’hui, à un peu plus de 50 jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques, nous interpellons le gouvernement : donnez-vous, donnez-nous, les moyens de la réussite de la grande cause nationale autour de la promotion de l’activité physique et sportive, ainsi que de l’héritage des jeux !
Alors que la situation actuelle de sédentarité est porteuse de risques sanitaires et sociaux pour toute la population, nous disposons de leviers d’action. Nos adhérents, nos bénéficiaires, les assurés sociaux, les Françaises et les Français, n’ont qu’une seule envie : pouvoir bénéficier et de participer à des projets concrets, pérennes, qui garantissent un accès à la pratique, qui permettent d’accompagner au mieux les besoins.
Les pouvoirs publics ont la responsabilité de dessiner une trajectoire pour l’avenir. Quel meilleur héritage pourrait-on imaginer aux Jeux olympiques et paralympiques qu’une politique publique volontariste et ambitieuse pour les prochaines années ?
Nous, acteurs associatifs, professionnels et experts du monde du sport et de la santé, et de la protection sociale, sommes convaincus qu’il faut établir une politique de prévention par l’activité physique et sportive ambitieuse, co-construite avec l’ensemble des actrices et acteurs impliqué·es. Nous sommes prêts et nous attendons ce travail collectif.
Il doit prendre la forme d’une vraie démarche interministérielle et suppose dans ce but la désignation d’un·e chef·fe de file interministériel·le chargé·e de coordonner les travaux, de piloter les avancées et le financement de cette politique, mais aussi de l’évaluer et d’en rendre compte.
Nous insistons : alors que la situation s’avère critique, mais réversible. Cette urgence ne saurait se régler sans la considération des mesures propices à l’élaboration d’une réelle littératie physique [capacité à intégrer, valoriser l’activité physique, ndlr] pour l’ensemble des Françaises et Français. Pour l’héritage des jeux, il est urgent d’agir ensemble !
(1) «Stratégie sur l’activité physique pour la région européenne de l’OMS 2016-2025», Organisation mondiale de la santé (OMS).
Liste des structures signataires :
ANESTAPS – Seule Organisation Représentative des Jeunes dans le Champ du Sport et de l’Animation
100% Handinamique
ACAPS – Association des Chercheurs en Activité Physique et Sportive
ADSSU – Association des Directeurs de Services de Santé Universitaire
AFAPA – Association Francophone en Activité Physique Adaptée
ANEMF – Association Nationale des Étudiants en Médecine de France
ANEPF – Association Nationale des Étudiants en Pharmacie de France
ANESF – Association Nationale des Étudiant·e·s Sages-Femmes
AMiSPA – Association des Médecins exerçant des missions de santé publique en administration
Azur Sport Santé
Cami Sport & Cancer
C3D STAPS – Conférence Des Doyens et Directeurs STAPS
CNAPAS – Consortium National en Activité physique adaptée et santé
ESPT – Élus, Santé Publique et Territoires
FAGE – Fédération des Associations Générales Étudiante
Fédération Promotion Santé
FedéA
FFCO – Fédération Française des Clubs Omnisports
FFSPT – Fédération Française Sport pour Tous
FFMKR – Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs
FNEK – Fédération Nationale des Étudiant·e·s en Kinésithérapie
Fondation Jean Jaurès
GAE Conseil
GNDS – Groupement National des Directeurs de SUAPS
Institut Renaudot
Institut Recapps – Recherche Collaborative sur l’Activité Physique et la Promotion de la Santé
INTERASSO Nantes
Interasso USPN
Maison Sport Santé Strasbourg
Mutualité Française
ONSSF – Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes
Promotion Santé Nouvelle-Aquitaine
REFORM & thedraft
SFP-APA – Société Française des Professionnels en Activité Physique Adaptée
SF2S – Société Française de Sport-Santé
SFSE – Société Francophone de Santé et Environnement
SFSP – Société Française de Santé Publique
UNAEE – Union Nationale des Étudiants en Ergothérapie
Think tank Sport et Citoyenneté
UNECD – Union Nationale des Étudiants en Chirurgie Dentaire
Alain David – Député PS
Alain Milon – Sénateur LR
Anna Pic – Députée PS
Arthur Delaporte – Député PS
Béatrice Descamps – Députée LIOT »
Bertrand Petit – Député PS
Betty Charlier – Présidente de la Fédération Française Sport pour Tous
Boris Vallaud – Député PS
Cécile Untermaier – Députée PS
Cécile RILHAC – Députée Rennaissance
Chantal Jourdan – Députée PS
Christian Baptiste – Député PS
Christine Pires Beaune – Députée PS
Claudia Rouaux – Députée PS
David Communal – Directeur, Coordinateur/Enseignant en Activité Physique Adaptée Association Prof’APA
Dominique Potier – Député PS
Élie CALIFER – Députée PS
Élisabeth Doineau – Sénatrice Union Centriste
Eric Chenut – Président Mutualité Française
Fatiha Keloua Hachi – Députée PS
Florence Lassarade – Sénatrice LR
Gérard Leseul – Député PS
Gérard Perreau-Bezouille – Président de la Fédération Française des Clubs Omnisports
Grégory Czaplicki – Comité Départemental en Éducation pour la Santé du Gard
Guillaume Garot – Député PS
Hadrien Clouet – Député LFI
Hervé Saulignac – Député PS
Inaki Echaniz – Député PS
Isabelle Santiago – Députée PS
Jean-Claude Raux – Député EELV
Jean-Marc Descotes – Ancien Sportif de Haut-Niveau
Jean-Jacques Lozach – Sénateur PS
Jérôme Guedj – Député PS
Joël Aviragnet – Député PS
Johnny Hajjar – Député PS
Karl Olive – Député Renaissance
Laurence Fischer – Fondatrice de Fight for Dignity, membre du collectif pour une France en Forme et ancienne championne du monde de Karaté
Laurent Chambaud – Médecin de santé publique, ancien directeur de l’EHESP, ancien président de la SFSP
Laurent Gerbaud – PU-PH CHU Clermont-Ferrand, chef du Pôle Santé Handicap Etudiant Université Clermont-Auvergne, président de l’Association des Directeurs de Services de Santé Universitaire
Marie‑Noëlle Battistel – Députée PS
Marietta Karamanli – Députée PS
Marlène Collineau – Adjointe à la santé de la ville de Nantes
Maxime Sauvage – Secrétaire général du PS chargé des sports
Mélanie Thomin – Députée PS
Mickaël Bouloux – Député PS
Olivier Faure – Député PS
Patrick Kanner – Sénateur PS
Philippe Brun – Député PS
Philippe Naillet – Député PS
Régis Juanico – Ancien Député de la Loire et membre du Collectif Pour Une France en Forme
Rodrigo Arenas – Député LFI
Roger Vicot – Député PS
Sabrina Sebaihi – Députée EELV
Soumya Bourouaha – Députée PCF
Stéphane Delautrette – Député PS
Valérie Fourneyron – Ancienne Ministre, Présidente International Testing Agency, Administratrice Matmut
Valérie Rabault – Députée PS
Yan Chantrel – Sénateur PS
Yannick Neuder – Député LR
Yves Pagès – Président SF2S, membre du Collectif Pour une France en Forme
La JNSH est née en 2012 dans la ville de Nice, portée par l’association Initiative STAPS Nice. Le projet devient ensuite national avec l’arrivée d’Avignon qui organise la sienne en 2013. Au fil des années, la JNSH s’organise dans plusieurs villes notamment en 2015 où 14 territoires s’emparent du projet.
La JNSH est l’un des premiers projets d’innovation sociale de l’ANESTAPS. Il a pris de l’ampleur grâce aux associations locales qui se sont saisies des enjeux dès les premières années tout en impliquant la jeunesse de leurs territoires.
De plus, l’inclusion des acteurs et actrices du monde du sport y a été immédiate, ce qui a permis le rayonnement institutionnel du projet.
La force majeure de ce projet réside donc dans les initiatives du réseau de l’ANESTAPS pouvant créer des liens avec l’écosystème sportif, ce qui mène à l’action collective en faveur de l’amélioration des conditions d’accès au sport des personnes en situation de handicap.
D’année en année, le projet a pu évoluer et présenter différents objectifs qui ont pu s’illustrer grâce aux activités proposées ainsi qu’aux différents temps institutionnels (tables rondes, conférences…).
Les premiers objectifs de la JNSH en 2013 étaient de valoriser la mention Activité Physique Adapté et Santé (APAS) en STAPS, indispensable à l’encadrement de la pratique du sport adapté et la mention Management du Sport (MS), capable de réaliser des projets sportifs nationaux.
Après 10 ans d’actions et d’évolutions marquantes du projet, ses objectifs sont aujourd’hui clairement définis :
1 – Sensibiliser le grand public à la pratique du parasport et du sport inclusif
2- Mettre en avant les valeurs et enjeux des jeux paralympiques 2024 et de leur héritage
3- Mettre au coeur des réflexions et des projets les personnes en situation de handicap afin de lutter contre l’isolement, promouvoir l’inclusion et la cohésion
4- Co-construire des solutions pour répondre aux besoins des personnes en situation de handicap
L’organisation des temps institutionnels s’est également développée tant sur les éditions nationales que sur les éditions territoriales à partir de 2016.
Ils se présentaient sous forme de colloque ou table ronde, permettant l’intervention de nombreux intervenants dans le monde du sport. Aujourd’hui, l’objectif est de proposer des temps invitant les jeunes et les institutions à construire des solutions et propositions ensemble afin de faire évoluer les thématiques traitées sur le handicap.