Lucie BOISSENIN soutiendra sa thèse
le lundi 19 octobre 2020 à l’ENSAG, à 14h en amphi Simounet.
Titre de la thèse :
RÉHABILITER ET RÉ-HABITER LE PATRIMOINE BÂTI
Analyse du rôle du projet d’architecture dans la construction du développement territorial
École doctorale “Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire” (Université de Grenoble Alpes). Thèse préparée au sein de l’équipe Cultures Constructives, Unité de recherche Architecture, Environnement et Cultures Constructives
Directeure et co-directrice de thèse: Romain Lajarge & Anne Coste
Résumé de la thèse:
La thèse interroge le rôle du projet d’architecture, relatif au patrimoine bâti, dans la construction de processus de développement territorial. Le développement territorial induit des améliorations d’ordre économique, social, environnemental et politique dans un territoire, et notamment une « augmentation de la capacité des acteurs à maîtriser les dynamiques d’évolution qui les concernent » (Deffontaines, Marcelpoil, Moquay, 2001). Ce dernier point est primordial : l’un des enjeux majeurs du développement territorial est la construction d’un collectif d’acteurs territorialisés, qui par leurs actions conjointes et quotidiennes, apporteront ces améliorations à leur cadre de vie. Le patrimoine bâti est vecteur de mobilisation collective. Si un objet est menacé, un groupe social tend à lui reconnaître une valeur et à agir pour sa sauvegarde ; il s’agit du principe de la patrimonialisation. L’un des moyens pour sauver le patrimoine bâti est de lui trouver une nouvelle destination d’usage, une utilité dans le présent. Cela passe par une transformation de ce bâti et donc par un projet d’architecture. Ce dernier est déjà un temps d’action collective, où se rencontrent et échangent des personnalités multiples ainsi que leurs compétences et points de vue respectifs. La thèse propose alors de vérifier l’hypothèse selon laquelle, lorsqu’il concerne un bâti patrimonialisé par des acteurs locaux, le projet d’architecture peut être un outil pertinent pour la construction d’un collectif d’acteurs territorialisés. En d’autres termes, il susciterait l’auto-organisation et l’union des forces des acteurs, motivées par la réalisation d’objectifs partagés quant à la transformation de leur cadre de vie.
Pour aborder cette question, la thèse prend appui sur un socle théorique composé d’une part des écrits de l’École Territorialiste italienne, et en particulier des ouvrages-clés d’Alberto Magnaghi tels que Le Projet Local (Magnaghi, 2010 ; 2000) et La conscience du lieu (Magnaghi, 2017). D’autre part sont convoquées les recherches françaises en sciences territoriales, autour des termes de développement territorial et de ressource territoriale (Lajarge, 2012 ; Gumuchian, Pecqueur, 2007 ; Raffestin, 2019, 1980). Outre les apports théoriques, la thèse se nourrit d’une enquête de terrain menée principalement en Irpinia, dans le sud de l’Italie, et d’une analyse plus ponctuelle de projets d’architecture en France.
Composition du jury :
Mme Anne COSTE, professeure en Histoire, Architecte, HDR, École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble / Université Grenoble Alpes, co-directrice de thèse.
Mme Alessia DE BIASE, professeure en anthropologie urbaine, HDR, École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, rapportrice.
M. David FANFANI, professeur en planification urbaine et territoriale, Université de Florence, rapporteur.
Romain LAJARGE, professeur en Aménagement et sciences territoriales, HDR, École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble / Université Grenoble Alpes, directeur de thèse.
Andrea PANE, professeur en architecture, Université de Naples Federico II, examinateur.
Vincent VESCHAMBRE, professeur en géographie, HDR, École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon, examinateur.



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Sachez qu’il sera également possible d’accompagner le séminaire depuis la France puisqu’il sera diffusé en direct sur le compte Youtube de l’Institut d’Architecture et d’Urbanisme de São Carlos (youtube.com/iauusp). Nous vous rappelons que le décalage horaire est de 4h entre la France et le Brésil. A noter également que la majeure partie des présentations se fera en portugais.
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Titre de la thèse :
HABITER LA FAÇADE : LA CONQUÊTE D’UNE EPAISSEUR SENSIBLE
Les Dispositifs de Façade Épaisse dans les logements collectifs des écoquartiers : conception architecturale et ambiances.
École doctorale “Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire” (Université de Grenoble Alpes). Thèse préparée au sein de l’équipe CRESSON de l’UMR AAU
Directeurs de thèse: Henry Torgue & Nicolas Rémy.
Résumé de la thèse:
En 2050, selon les projections de l’OCDE , plus de 70% de la population mondiale vivra en ville. L’étalement urbain trouve ses limites dans la mesure où l’espace est un bien-ressource fini et où les distances génèrent une dépendance trop forte vis à vis de l’automobile, participant ainsi au réchauffement climatique. En réponse, les villes choisissent d’autres axes de développement, notamment en matière de logement, en augmentant la densité et en promouvant la construction de nouveaux quartiers écologiques. Cependant, l’habitat dense va à l’encontre de l’idéal encore largement partagé de la maison individuelle et il est loin de remporter l’approbation générale de la population qui y habite. Plus encore, pour les logements collectifs, surtout ceux à caractère social, la densité s’accompagne d’une image négative de l’habitat puisqu’elle entraîne une proximité qui rend difficiles les rapports d’intimité des résidents tout en imposant à tous des contraintes extérieures. L’un des enjeux majeurs de l’architecture urbaine contemporaine est donc de proposer des aménagements qui rendent plus agréable la vie partagée dans les logements collectifs des villes diminuant à terme leurs images négatives.
Dans le contexte actuel des conceptions et réalisations architecturales, la façade s’est éloignée de sa traditionnelle fonction de mur séparateur filtrant la lumière, pour se diversifier en une variété d’espaces de plus en plus complexes, gagnant de ce fait même une épaisseur modulable. Les balcons, loggias, terrasses, coursives, issues de différentes cultures, déclinent aujourd’hui de nouvelles propositions spatiales, ambiantales et comportementales.
L’hypothèse générale de cette thèse est que l’ensemble de ces espaces intermédiaires (Balcons, Loggias, Terrasses, Coursives) regroupés sous l’intitulé de dispositifs de façade épaisse (DFE) participe pleinement à la conception et au vécu du logement contemporain. Particulièrement mis en œuvre dans les quartiers durables, les DFE deviennent de plus en plus des opérateurs de conception architecturale impliquant fortement les ambiances dans leurs impacts sur les modes de vie.
Les DFE appartiennent à la famille des « espaces intermédiaires », c’est à dire des lieux caractérisant la zone transitionnelle séparant deux espaces aux degrés d’intimité différents, aménageant les liens intérieur/extérieur, permettant des porosités avec les éléments naturels, le voisinage, le contexte urbain ou le grand territoire. Par définition, les DFE agissent comme interfaces génératrices d’expériences sensorielles et sensibles.
L’analyse de trois écoquartiers (à Grenoble et à Paris) permet d’explorer la variété typologique des bâtis et leurs extensions à différentes échelles en espaces intermédiaires (balcons, loggias, terrasses, et coursives) ainsi que la diversité de leurs modes d’accès tels que les paliers ouverts ou les cheminements individualisés. Ces trois terrains illustrent les objectifs et les réalités de processus de conception visant à permettre l’appropriation des espaces extérieurs entourant l’habitation, à faciliter la projection du « chez soi » des habitants dans leur lieu de vie concret, à bien vivre la transition entre espace privé et espace public.
La diversité des rôles attribués par les résidents aux DFE témoigne : surface supplémentaire à celle du logement, sas d’entrée dans l’espace privé, espace représentatif pour le bâti, filtre régulateur des facteurs ambiantaux, modularité de l’intimité et augmentation de la qualité de vie du logement…
Ainsi, les espaces intermédiaires gagnés dans l’épaisseur des façades des logements collectifs en zone urbaine dense peuvent offrir de véritables qualités d’appropriation et de flexibilité de par leur qualité d’ambiance. La façade épaisse redéfinit l’intimité en étendant une partie de la vie privée vers l’extérieur. Par le jeu des ambiances sonores, visuelles, lumineuses et olfactives… qu’elle réceptionne et produit, elle module les relations de proximité.
Le cœur de cette thèse est que les DFE prennent des contours sensibles spécifiques relevant à la fois des données de l’environnement et de l’espace, des dimensions perceptives et des modalités d’usages. L’ambition est donc de relier au mieux les différents aspects qui permettent de saisir ces espaces intermédiaires (DFE) comme lieux d’expérience sensible et pratique.
En conclusion, la thèse montre comment l’étude des ambiances des DFE permet de mettre à jour les enjeux transversaux et contemporains de la conception de ce type d’espaces intermédiaires. Plusieurs champs d’interrogation sont proposés aux concepteurs :
• Un DFE dans quel contexte ?
• Un espace à forte appropriation modulable
• Un accès à la nature
• Un espace de jeu pour les cinq sens
• Un lieu intime et un lieu convivial.
Concevoir le logement et penser les ambiances des DFE à travers cette grille devient alors pour le concepteur une démarche d’élargissement et d’enrichissement de son projet d’habitation.
Composition du jury :
Xavier BONNAUD, Professeur HDR, ENSA de Paris la Villette, HDR, rapporteur
Grégoire CHELKOFF, Professeur HDR, ENSA de Grenoble, examinateur
Valérie LEBOIS, Maîtresse de conférence, ENSA de Strasbourg, examinatrice
Cécile REGNAULT, Professeure HDR, ENSA de Lyon, rapporteure
Nicolas REMY, Professeur adjoint, Université de Thessalie, Volos (Grèce), co-directeur de thèse
Henry TORGUE, chercheur émérite, UMR AAU, équipe CRESSON, directeur de thèse
Titre de la thèse :
Dans le lieu et dans le temps. Pour une histoire environnementale des infrastructures touristiques des Alpes franco-italiennes (1945-1975)
Thèse en Architecture, préparée dans le cadre d’une cotutelle entre la Communauté Université Grenoble Alpes et le Politecnico di Milano et au sein du Laboratoire Les Métiers de l’Histoire de l’Architecture, édifices-villes-territoires, École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble et du département Architecture, Built environment and Construction, Politecnico di Milano, au sein de l’ école doctorale 454 – SHPT – Université Grenoble Alpes et de l’école doctorale du Politecnico di Milano.
Directeurs de thèse: Catherine Maumi & Emilio Faroldi
Résumé de la thèse:
La thèse étudie les stations de sports d’hiver planifiées et construites en haute altitude après la Seconde Guerre mondiale dans les Alpes franco-italiennes.
Les deux contextes nationaux, différents du fait de leurs histoires économiques, politiques et situations géographiques, partagent aujourd’hui des problèmes similaires. Ceux-ci concernent le futur d’un modèle touristique basé sur une fréquentation massive, de longs séjours et une offre concentrée autour de la pratique du ski. En effet, l’aléa climatique, le changement dans les modes et les temps de la fréquentation touristique, le vieillissement des structures et infrastructures, représentent seulement une partie des enjeux auxquels ces lieux se confrontent. Plusieurs chercheurs provenant de diverses disciplines suggèrent alors de repenser la station comme étant en continuité avec le territoire d’implantation, ce dernier compris dans sa nature économique, géographique ou administrative.
La recherche, menée dans le domaine de l’architecture, souhaite contribuer à la réflexion autour de ces questionnements par une étude historique. En interrogeant les relations établies entre la station et le territoire (dans ses composantes spatiales, environnementales, paysagères), durant le processus de conception, de construction et d’évolution, nous souhaitons aller au-delà d’une lecture des établissements touristiques de haute montagne considérés comme des objets décontextualisés.
En nous appuyant sur la coordonnée spatiale du territoire, nous formulons l’hypothèse que l’implantation des stations de sports d’hiver a entrainé des transformations à grande échelle, et que, en même temps, les caractères environnementaux, historiques, économiques, géomorphologiques des sites concernés ont joué un rôle actif dans le processus de conception et construction.
À partir de la coordonnée temporelle du territoire, nous supposons que l’histoire des stations de sports d’hiver construites dans les années 1960 et 1970 n’est qu’une étape dans le processus long de transformation touristique des sites de haute altitude. Dans cette perspective, l’histoire des activités précédentes au tourisme, implantées sur les mêmes lieux, joue un rôle décisif.
Le travail se déroule à travers l’étude de quatre cas : Pila et Sansicario, dans les Alpes italiennes ; Chamrousse et La Plagne dans les Alpes françaises. Pour cela, nous nous appuyons sur une méthode mise en place par les historiens de l’environnement, tels que William Cronon, qui considèrent l’histoire d’un territoire comme le résultat des interactions entre activités humaines et données naturelles, sur un temps long. Nous mobilisons un corpus principalement constitué de documents appartenant à différents fonds d’archives (des collectivités territoriales, des architectes et urbanistes, des techniciens), que nous traitons par l’analyse de documents textuels, graphiques et cartographiques qui le composent, ainsi que par le re-dessin et la construction de frises chrono-systémiques.
Au-delà de contribuer à la compréhension de l’histoire de la mise en tourisme des territoires de haute montagne nous souhaitons, par ce travail, participer à la réflexion autour des enjeux méthodologiques de la recherche en histoire de l’architecture.
Composition du jury :
René BORRUEY, Professeur HDR, ENSA de Marseille, Examinateur
Anne DALMASSO, Professeure HDR, Université Grenoble Alpes, Examinatrice
Alessandro DE MAGISTRIS, Professeur, Politecnico di Milano, Examinateur
Rosa DE MARCO, Maîtresse de conférences, docteur, ENSA de Paris – La Villette, Examinatrice
Emilio FAROLDI, Professeur, Politecnico di Milano, Directeur de thèse
Luigi LORENZETTI, Professeur, Università della Svizzera Italiana, Rapporteur
Catherine MAUMI, Professeure HDR, ENSA de Paris – La Villette, Directrice de thèse, ED 454
Virginie PICON-LEFEBVRE, Professeure HDR, ENSA de Paris – Belleville, Rapporteure
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Ces photographies représentent un chalet préfabriqué bois réalisé par cet architecte (que l’on voit sur les photos), maison immergée dans le massif pyrénéen.







Merci à ceux qui étaient présents d’avoir permis à la tradition de se poursuivre et d’avoir ravis les papilles des collègues ! Bel été à tous, et rendez-vous à la rentrée pour ceux qui poursuivent le chemin




Titre de la thèse :
Vers une pratique du réemploi en architecture. Expérimentations, outils, approches
Thèse préparée au sein de l’Unité de recherche AE&CC – Laboratoire Cultures Constructives, dans l’Ecole Doctorale 454 – Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire, Université Grenoble Alpes
Directrice de thèse: Anne Coste
Résumé de la thèse:
Le monde de la construction est aujourd’hui confronté aux exigences et enjeux de la transition socio-écologique. La discipline de l’architecture évolue afin de tendre vers une architecture plus éco-responsable tant du point de vue technique que culturel, économique que juridique. Le réemploi, moins développé que le recyclage, est une pratique qui s’émancipe à grande vitesse et peine à s’insérer dans le système de production normalisé et standardisé imputé par le système industriel et socio-technique actuel.
La thèse s’inscrit dans le cadre théorique de la transition socio-écologique qui propose une vision plus large [1] des changements de paradigme à opérer en intégrant, au-delà du seul versant technique (énergie) l’ensemble des actions sociales et des comportements dites écologiques. Nous situons en ce sens notre recherche dans le cadre théorique que propose Sylvain Lavelle[2] qui opte pour « une transition plus juste ».[3] Il défend une transition polymorphe qui se fonde sur un changement d’oikos, de tekhnè, d’ethos et de muthos, dépassant ainsi la seule question énergétique et intégrant des principes de justice sociale, de relation à l’environnement, d’éthique et de nouvelles narrations socio-culturelles. Nous y lisons un programme d’action transposable à la pratique du réemploi et plus globalement à la discipline architecturale.
Ce travail de thèse questionne les potentiels de cette pratique à induire d’autres approches et outils de projet pour tendre vers une architecture véritablement éco-responsable. Nous proposons la définition d’oïko-responsable pour appuyer sur la nécessité d’un changement de regard sur ce terme, et donner à lire le programme d’actions qu’il suppose.
Bien que philosophiques, ces définitions nous ont servis de grilles de lecture et d’analyse des pratiques expérimentales et des outils d’un double corpus de pratiques opérationnelles (huits acteurs) et pédagogique (un module) ; elles nous ont également permis de défricher le fond d’engagement et de sens de cette pratique.
Les enjeux de ce travail de recherche consistent à faire l’état des lieux de cette pratique émergente et poser un regard sur la manière dont elle oriente la triple pratique de l’architecture.
Il conviendra alors de vérifier l’hypothèse selon laquelle le réemploi peut induire une architecture oikos-responsable en mobilisant la triple activité de pratique opérationnelle, pédagogique et de recherche. Pour cela, nous proposons un premier temps démontrant comment les praticiens travaillent à sa professionnalisation en réinsérant la dynamique expérimentale dans le processus de projet. Un second temps démontrent leurs capacités à redéfinir ou créer des outils propres au réemploi à mêmes de répondre à cette mutation écoresponsable. Ces deux temps tirent un portrait d’acteurs qui sollicitent, en définitive, cette pratique du réemploi comme un outil pour réinterroger la déontologie des pratiques d’architecte.
[1] Dominique Bourg montrait en 2012 le passage nécessaire de la notion de développement durable vers celle de transition socio-écologique (Bourg, 2012)
[2] Enseignant-chercheur en philosophie à l’Icam Paris-Sénart et de Lille ainsi qu’à l’EHESS Paris
[3] Un nouveau récit pour une transition juste, Sylvain LAVELLE – 2015 ; Revue Projet 2015/1 (N° 344 ), p 96
Composition du jury :
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Titre de la thèse :
Construire en terres d’excavation, un enjeu pour la ville durable
Thèse préparée au sein de l’Unité de recherche AE&CC – Laboratoire CRAterre-ENSAG, dans l’Ecole Doctorale 454 – Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire, Université Grenoble Alpes
Directeurs de thèse: Hubert Guillaud & Thierry Joffroy
Résumé de la thèse:
La thèse explore les potentiels d’utilisation des terres de déblais comme matériau de construction et examine la pertinence d’une valorisation de cette ressource pour une construction soutenable dans le contexte français actuel avec un focus plus particulier sur la région parisienne. Elle s’articule autour d’une double question qui s’inscrit dans le cadre de la transition écologique des milieux habités : est-t-il pertinent de transformer les terres d’excavation générées par les chantiers des grands centres urbains en ressource pour l’architecture et quels potentiels offrent-elles pour la construction de la ville durable?
La croissance des grandes villes entraine chaque année la production de millions de tonnes de terres de déblais qui sont issues des terrassements nécessaires à la construction de nouveaux immeubles ou extraites lors de la création d’infrastructures de transport (tunnels, gares, routes, …). À lui seul, le chantier du Grand Paris Express « devrait peser de 30 à 40 millions de tonnes » de terres d’excavation qui seront principalement acheminées par péniches en dehors de Paris pour être stockées ou enfouies dans des sites adaptés. Ce processus représente un coût financier, énergétique et écologique phénoménal et l’enfouissement d’une ressource pourtant potentiellement utilisable, d’où l’intérêt de s’interroger sur les possibilités d’utilisation de ces terres comme matériau de construction.
Au commencement de cette thèse en 2015, peu de recherches et encore moins de pratiques portaient sur ce sujet. Or, dès les premières rencontres, les acteurs ont exprimés leur intérêt pour cette possible valorisation des terres de déblais comme ressource.
Il était donc temps, d’une part, de faire le point sur les connaissances scientifiques concernant la matière terre, les pratiques actuelles en architecture de terre et les professionnels spécialistes de la construction en terre. D’autre part, il s’agissait de décrypter le contexte et le système des acteurs des terres d’excavation sur le territoire du Grand Paris. Enfin, la présence d’acteurs motivés sur le Grand Paris a facilité la réflexion prospective sur le potentiel d’utilisation de ces terres en architecture, y compris en ayant la possibilité d’en observer les premiers résultats concrets.
Composition du jury:
Hubert GUILLAUD, Professeur honoraire, HDR, ENSA de Grenoble, directeur de thèse
Thierry JOFFROY, Chercheur, HDR, ENSA de Grenoble, co-directeur de thèse
Thomas JUSSELME, Professeur, Haute école spécialisée de Suisse occidentale, examinateur
Judith LE MAIRE, Professeure, Université Libre de Bruxelles, rapporteure
Camilla MILETO, Professeure, Université Polytechnique de Valencia, rapporteure
Chris YOUNES, Professeure, HDR, École Spéciale d’Architecture, présidente du jury
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Et voici déjà venu le temps de la dernière Journée Doctorale de l’année 2018-19 !
Jeudi 11 avril, à 9h, rendez-vous en salle 282/283 (comme la dernière fois) pour découvrir une partie de la recherche menée par les doctorants de l’ENSAG !
Nous aurons le plaisir d’écouter Steven Saulnier-Sinan (Cresson), Maïlys Toussaint (Cresson), Pauline Chavassieux (EVS ISTHME / MHAevt), Estelle Carlier (AE&CC – Cultures Constructives) et Mampionona Rakotonirina (AE&CC – CRATerre).
L’invitée extérieure, qui présidera la Journée, est Sandra Parvu, architecte, docteure en études urbaines et maître de conférences en Villes et Territoire à l’ENSA Paris Val de Seine. En début d’après-midi, elle nous apportera son regard de chercheur par une courte conférence suivie d’un débat.
Comptant sur votre participation pour faire de cet événement un succès, nous vous attendons nombreux !
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Venez découvrir la recherche en cours à l’ENSAG !!
Nous avons le plaisir de vous inviter à la 2ème Journée Doctorale 2018/2019 de l’ENSA Grenoble. Comme lors des éditions précédentes, un.e doctorant.e de chacun des 4 laboratoires de recherche de l’école présentera son travail de recherche.
Nous aurons le plaisir d’écouter Anaïs Gueguen (AE&CC CRATerre), Laureen Gomez (Cresson), Hugo Guillet(AE&CC Cultures Constructives) & Nolwenn Le Goff (LAURE & MHAevt).
Nous avons l’honneur d’accueillir en qualité d’invitée extérieure Catherine Blain, architecte, docteur en Aménagement et urbanisme, chercheure et enseignante à l’ENSAP de Lille (LACTH), qui interviendra l’après-midi sur le thème “Du nouveau monde aux villes nouvelles : l’architecture urbaine à l’épreuve de la modernité”.
La Journée se déroulera en salle 282/283 à partir de 9h00.
Nous vous attendons nombreux !!
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Ces leçons d’architecture interrogent la manière dont les espaces que nous habitons sont conçus, représentés, et construits. Utilisant l’histoire comme méthode de recherche, l’architecture est
ici considérée dans ses dimensions matérielles en tant qu’espace fabriqué, et conceptuelle dans ses dimensions théoriques, historiques ou encore idéologiques.
Il s’agit donc de comprendre quels sont les outils intellectuels mobilisés pour penser l’espace dans ses différentes échelles, de l’édifice bâti au territoire.
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Prochains rendez-vous :