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Je tue le suspense tout de suite : non. Ce n’est pas faute de moyens, ni d’un manque d’intérêt, déjà : on voit très vite que ce MOOC dispose de la plupart des ingrédients nécessaires pour produire un cours de qualité. Alors, où est-ce que le bât blesse ?
Probablement au niveau des objectifs : j’espérais améliorer mes connaissances en matière de stratégie, et notamment de stratégie militaire, et pour l’essentiel j’ai eu droit à un exposé parfois détaillé, parfois très superficiel de tout ce que l’État français fait de merveilleux, de formidable, d’extraordinaire en matière de politique extérieure et de sécurité intérieure. Oui, par moments cela sentait bon la propagande stalinienne, j’en ricanais devant mon écran…
Tout le cours n’est pas comme ça, heureusement, mais cela dépend beaucoup des intervenants. Dommage, car certains sont plutôt intéressants et captivants. Il faudrait faire un tri préalable pour les participants que l’Évangile technocratique n’intéresse pas !
Ce MOOC donne finalement l’impression de donner la parole à une brochette de hauts fonctionnaires argumentant l’importance de leurs postes respectifs. C’est tout sauf inutile, en particulier en ces temps de défiance vis-à-vis des services publics, mais ce n’est absolument pas ce à quoi je m’attendais en inscrivant.
Ce MOOC pourrait intéresser un public très large, mais il faudrait donc revoir certains points avant de sortir une V2. Le potentiel des archives qui nous sont présentées au fil des semaines mérite, selon moi, une présentation plus « multimédia », et de vrais débats entre historiens. L’histoire n’est pas une science rigide, elle est en perpétuel mouvement, et ce serait bien qu’on le sente dans ce MOOC.
Technique : 9/10
Pédagogie : 6/10
Intérêt : 3/10
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]]>Cet article [edX] À la découverte du théâtre classique français, tome 1 est apparu en premier sur matthy bLog.
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Le grand intérêt de ce cours, selon moi, c’est qu’il ne s’arrête pas à l’étude littéraire de quelques chefs-d’œuvre : il nous transporte plus de trois siècles en arrière, nous explique le rôle et l’organisation du théâtre à cette époque, les différents genres et leur évolution, les querelles de clochers… et les répercussions de ce contexte riche et mouvant sur la production littéraire.
L’autre point très positif est la présence de saynètes de pièces classiques, interprétées par des acteurs dans la langue de l’époque. J’ai toujours trouvé que la prononciation « vieu’ flançoué » avait un charme fou…
Le titre du MOOC affirme qu’il s’agit ici du premier tome : je guette avec impatience le suivant !
Technique : 9/10
Pédagogie : 7/10
Intérêt : 8/10
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]]>Cet article [FUN] La Première Guerre mondiale expliquée à travers ses archives est apparu en premier sur matthy bLog.
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Il s’agit d’un MOOC d’histoire centré sur des archives, il faut bien en avoir conscience : 95% du cours reposent sur des photographies et des journaux d’époque, commentés par une voix off. On ne nous trompe pas sur la marchandise puisque le titre l’annonce clairement, mais j’aurais aimé davantage d’implication des enseignants, davantage d’analyse, comme dans Visualizing Japan (mais n’est pas Harvard qui veut).
Les archives en elles-mêmes sont plutôt intéressantes et variées. La qualité des vidéos est toutefois très hétérogène à cause de la voix off : certains enseignants sont soporifiques, tandis que d’autres sont de bien meilleurs orateurs… Le fait qu’ils lisent scrupuleusement leur script rend le cours scolaire et parfois pénible à suivre. La difficulté n’est pas en cause : tout est accessible à un apprenant de niveau brevet des collèges, il suffit de s’intéresser un peu au sujet.
Comme souvent dans les MOOC trop « écrits », on apprend au moins aussi bien en lisant la transcription PDF et en parcourant les galeries de photos. Les vidéos semblent parfois superflues, d’autant que certaines sont très courtes : je me suis même demandé si la boîte de production audiovisuelle qui avait participé au MOOC avait signé un contrat au nombre de vidéos réalisées…
Ce MOOC pourrait intéresser un public très large, mais il faudrait donc revoir certains points avant de sortir une V2. Le potentiel des archives qui nous sont présentées au fil des semaines mérite, selon moi, une présentation plus « multimédia », et de vrais débats entre historiens. L’histoire n’est pas une science rigide, elle est en perpétuel mouvement, et ce serait bien qu’on le sente dans ce MOOC.
Technique : 7/10
Pédagogie : 3/10
Intérêt : 6/10
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]]>Cet article [FUN] La classe inversée à l’ère du numérique, 2d degré est apparu en premier sur matthy bLog.
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Le MOOC, proposé par le réseau Canopé (= CRDP), se concentre sur le second degré, et plus particulièrement sur le collège : cela me semble opportun car c’est là que la marge de progression pédagogique est la plus importante aujourd’hui.
Chaque semaine propose une série de témoignages vidéos : enseignants, élèves, inspecteurs mais aussi universitaires, tous partagent leur expérience et leurs conseils pour réussir à faire évoluer chacun dans ses propres méthodes pédagogiques. On voit bien qu’il n’y a pas « une » classe inversée, mais qu’il s’agit d’un concept à s’approprier ; l’informaticien que je suis appellerait cela un framework.
Faute de classe avec laquelle expérimenter (gniihihii expériences maléfiiiques sur de petits n’enfaaants…), je n’ai pas participé aux activités, mais elles avaient l’air plutôt bien menées et encadrées ; les participants étaient encouragés à se servir du réseau social spécialisé Viaeduc.
Passons à l’évaluation ; ici, elle n’a pas pour objectif de contrôler l’acquisition de connaissances, mais simplement de donner un avis subjectif, donc je ne changerai rien à mes méthodes habituelles.
Je suis généralement plus attiré par les MOOC qui proposent des connaissances « brutes », du savoir « intellectuel », mais celui-ci est vraiment un parfait exemple de MOOC « savoir-faire » captivant et qui m’a beaucoup apporté. Bravo, et pourvu qu’il y en ait d’autres !
Technique : 7/10
Pédagogie : 9/10
Intérêt : 9/10
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]]>Cet article Quatre MOOC à oublier est apparu en premier sur matthy bLog.
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Commençons avec le MOOC de Coursera sur la méditation bouddhiste, ou plutôt le premier MOOC puisqu’il s’agit d’une série. Étant parfaitement ignare des techniques de méditation et à peine plus familier de la culture bouddhiste, je m’y étais inscrit plein d’envie, sans vraiment savoir à quoi m’attendre mais prêt à recevoir : l’état d’esprit idéal pour apprendre, me semble-t-il.
J’ai tenu quatre semaines ; « tenu », oui, car c’était une purge. Des heures et des heures d’onanisme intellectuel (fallait-il vraiment passer plus d’une heure pour expliquer que la méditation abaisse le rythme cardiaque et diminue les tendances dépressives ?), des « laboratoires » dans lesquelles des « experts » te racontent des banalités avec une voix douce jusqu’à ce que tu parviennes à l’orgasme, pardon, à la révélation (qui n’est jamais venue pour moi hélas)… Le moins pire dans tout ça, ce sont probablement les interventions des moines bouddhistes : c’est tout aussi barré que le reste, mais ça fait moins artificiel, va comprendre.
Bref, non seulement j’ai perdu mon temps, mais en plus ça a douché mes espoirs de spiritualité. J’aimerais bien être un peu moins cartésien, mais on ne me l’accorde pas.
Technique : 6/10
Pédagogie : 1/10
Intérêt : 2/10
Un autre MOOC sur Coursera, également dans la sphère des humanités ; celui-ci s’intéresse à l’éthique, à nos motivations et nos prises de décision en matière de solidarité. L’angle choisi est très « américain » : on parle de philanthropie, de gens riches dont la principale préoccupation est de savoir à quelle cause donner une partie de leur fortune.
Tout le cours est donc construit pour nous amener à déterminer quelles sont les causes les plus dignes de notre intérêt (tu peux aussi dire « charité »). Voilà, je pense en avoir dit assez pour que tu comprennes ce qui me gêne : je suis viscéralement mal à l’aise avec ce genre de raisonnement. Je suis ravi de payer des impôts, j’adhère totalement à la philosophie française qui veut que chacun contribue selon ses moyens et reçoive selon ses besoins. Et si je suis un jour millionnaire, les œuvres caritatives auxquelles je donnerai seront celles dont je me sens proche, celles qui me touchent, celles auxquelles je crois. Pas besoin de faire des tableaux et des calculs savants pour déterminer la plus rentable.
À part ça, le cours est plutôt bien présenté, ce n’est pas le problème. C’est sans doute moi, le problème : je n’aurais jamais dû m’inscrire à un cours pareil !
Technique : 4/10
Pédagogie : 4/10
Intérêt : 1/10
Tout était réuni pour que ce MOOC me plaise : son sujet m’intéresse, bien évidemment, il est réalisé avec de gros moyens, c’est un des MOOC les plus populaires au monde… et pourtant, patatras, c’est une énorme déception.
Son postulat est de nous faire mieux comprendre les fondamentaux de la cuisine grâce à la science (démarche qui est à l’origine de la cuisine moléculaire). Avec quelques formules, on apprend à réussir parfaitement la cuisson d’un œuf dur, un cocktail ou une mousse. Les vidéos sont très bien faites et plutôt captivantes, les recettes sont souvent compliquées pour un cuistot lambda mais peu importe.
Là où ça coince, c’est sur la partie scientifique. Le MOOC est censé être grand public, et je ne vois pas comment des personnes qui n’ont pas fait un bac S voire des études supérieures peuvent s’y retrouver dans ce dédale. En ce qui me concerne, j’ai vite abandonné les exercices, cela me prenait plusieurs heures par semaine…
J’aurais trouvé beaucoup plus pertinent d’expliquer patiemment ces notions scientifiques fondamentales dans les vidéos, et de fournir à côté des outils et des aide-mémoire pour une utilisation quotidienne. Tout le monde ne va pas devenir un expert de la cuisine moléculaire, par contre tout le monde pourrait améliorer ses techniques de cuisine en prenant le réflexe de faire appel aux sciences. En résumé, j’espérais un MOOC plus ludique, moins prétentieux et plus concret.
Technique : 8/10
Pédagogie : 4/10
Intérêt : 3/10
On termine avec un nouvel espoir déçu : si la culture chinoise est relativement accessible, l’Inde, deuxième mastodonte démographique mondial, reste mystérieuse pour beaucoup d’Européens, pour ne pas dire opaque. Son extrême diversité culturelle est fascinante mais complique toute tentative de généralisation ou de simplification. J’étais donc enthousiaste à l’idée d’en apprendre davantage sur l’Inde contemporaine grâce à ce MOOC australien.
Il est malheureusement mal présenté, avec des enseignants qui lisent leur prompteur d’une voix monotone, bafouillent souvent et ne font absolument pas ressortir les informations importantes de leur propos. Cela donne l’impression que le cours est bâclé, que c’est un travail d’amateur. Les exercices sont corrects mais très ordinaires, le forum n’apporte pas grand-chose…
Au final, j’aurais appris davantage et surtout beaucoup plus vite en lisant un simple article Wikipédia. C’est vraiment frustrant.
Technique : 4/10
Pédagogie : 2/10
Intérêt : 4/10
Voilà pour un compte-rendu rapide de mes principales déceptions de ces derniers mois. Rassure-toi, d’autres retours d’expérience (bien plus positifs) arrivent prochainement !
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]]>Cet article [FUN] Les problèmes métaphysiques à l’épreuve de la politique, 1943-1968 est apparu en premier sur matthy bLog.
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Sartre. Merleau-Ponty. Weil. Lévi-Strauss. Foucault. Derrida. Quelques noms parmi les plus illustres d’une génération de philosophes français dont la pensée a dû se confronter à la réalité de l’histoire, de la politique, de la seconde guerre mondiale et du colonialisme notamment. Comment parler de tout cela en quelques heures, dans un MOOC accessible au plus grand nombre ?
En donnant la parole à deux intervenants complémentaires : un philosophe, un politique. En s’efforçant de caractériser chaque auteur par une ou deux idées maîtresses, quitte à simplifier un peu les choses. Et surtout, bien sûr et comme toujours, en aimant ce que l’on enseigne. Les deux enseignants de ce MOOC l’ont bien compris, et la mayonnaise prend.
Le cours en lui-même est loin d’être facile ; certaines séquences sont même assez ardues, en particulier à cause du langage utilisé (très « écrit », pas assez spontané). Mieux vaut être à 100% de ses moyens quand on suit ce cours, et ne pas faire autre chose en même temps.
J’ai tout particulièrement apprécié les séquences sur Simone Weil et Claude Lévi-Strauss, peut-être parce qu’elles trouvaient un écho particulier en moi, mais tout le MOOC est de qualité. C’est même un des rares MOOC que je referai volontiers dans un an ou deux pour approfondir ma réflexion.
Normale Sup fait décidément de très bon MOOC ; en peaufinant encore un peu la réalisation technique et pédagogique de celui-ci, elle pourrait en faire une véritable référence. Par ailleurs, je pense sincèrement qu’un sous-titrage en anglais lui ouvrirait la porte de nombreux étudiants internationaux.
Technique : 7/10
Pédagogie : 8/10
Intérêt : 10/10
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]]>Cet article [Coursera] Exploring Beethoven’s piano sonatas est apparu en premier sur matthy bLog.
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Il s’agit d’un cours ouvert en permanence, un des premiers à proposer le nouveau design de Coursera (plutôt agréable à utiliser pour un utilisateur occasionnel). Il est proposé par un organisme privé américain, l’Institut Curtis, et présenté par un pianiste professionnel, Jonathan Biss. Ce dernier porte vraiment un nom prédestiné, entre l’extase (bliss) et le bis d’un artiste qu’on rappelle avec enthousiasme !
Il réussit remarquablement bien à nous familiariser avec le génie de Beethoven ; quelques bases de culture musicale sont préférables pour suivre ce MOOC, notamment pour comprendre en quoi les techniques de composition de Beethoven sont novatrices, mais ce n’est pas un pré-requis incontournable, car l’essentiel est ailleurs.
Un MOOC sur l’ensemble de l’œuvre de Beethoven aurait été trop ambitieux ; un cours centré sur une période particulière de sa vie et abordant aussi bien ses œuvres symphoniques que sa musique de chambre aurait été plus difficile d’accès. Le choix de se concentrer sur les sonates pour piano me semble judicieux : cet instrument touche un large public, et avec les quatuors à cordes, c’est dans les sonates pour piano que Beethoven a été le plus inventif, le plus révolutionnaire.
Il faut noter qu’à l’origine, ce MOOC a été conçu en deux fois : une première session de cinq semaines (plus introduction et conclusion, que je ne compte pas), puis trois semaines « bonus » ajoutées à la demande générale. À mon sens, il aurait été plus logique d’intégrer ces bonus au cursus principal pour qu’au final les huit semaines de cours respectent la chronologie de composition des sonates, mais ce n’est pas le choix qui a été fait ; cela fait un drôle d’effet quand on passe de la semaine cinq à la semaine six. Apparemment, d’autres bonus sont envisagés, donc ne boudons pas notre plaisir et prenons ce qui vient !
Points fortsQue tu sois déjà familier ou non avec la musique de Beethoven, n’hésite pas, consacre quelques heures de ton temps à ce MOOC. C’est un de mes coups de cœur de l’année 2015, et j’espère qu’il en inspirera beaucoup d’autres.
Technique : 10/10
Pédagogie : 8/10
Intérêt : 10/10
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]]>Cet article [FUN] Philosophie et modes de vie ; de Socrate à Pierre Hadot et Michel Foucault est apparu en premier sur matthy bLog.
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Son thème central est le lien entre la philosophie et la réalité de la vie quotidienne : comment philosopher peut-il nous aider à être heureux, à maîtriser nos désirs ou à adopter un comportement éthique ? La réponse à cette question a bien sûr évolué au fil des siècles et des écoles de pensée, et c’est ce que cherchent à nous expliquer les enseignants de ce MOOC.
Il faut noter que celui-ci ne donne pas lieu à une attestation, et ne propose aucun exercice évalué. C’est un peu dommage quand on se souvient de l’intérêt des quizzes du MOOC sur Platon, par exemple, mais c’est aussi une position qui se défend puisqu’en la matière il n’y a pas forcément de bonnes réponses. En lieu et place de ces exercices, nous sommes invités à échanger sur le forum (ce que certains font, mais cela reste marginal, comme souvent) et à participer à des « veilles philosophiques » hebdomadaires, dans un amphithéâtre de l’université Paris Ouest ou en streaming ; ces discussions interactives rendent le cours plus humain, moins scripté, plus intéressant tout simplement.
Points fortsSi j’ai parfois eu du mal à m’enthousiasmer pour certains modules, il s’agit vraiment d’un très bon MOOC qui mérite une troisième session et un peu de publicité pour toucher davantage de monde et essaimer le goût de la philosophie.
Technique : 6/10
Pédagogie : 8/10
Intérêt : 9/10
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]]>Cet article [Coursera] Critical perspectives on management est apparu en premier sur matthy bLog.
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J’avais tort, une fois de plus : les apparences sont décidément trompeuses. Ce MOOC n’est pourtant pas particulièrement innovant sur la forme : il s’agit tout simplement d’un enregistrement en amphithéâtre d’une série de cours de management et de stratégie proposée à des étudiants en MBA. Quelques slides et écrans de texte complètent ces vidéos ; chaque module donne lieu à un quiz, et c’est tout, emballez c’est pesé.
C’est plutôt sur le fond que ce cours est intéressant : sans être révolutionnaire, il propose une approche différente de la plupart des cours de management que j’ai suivis jusque-là sur Internet. Grâce au dynamisme de l’enseignant et à des études de cas bien argumenté, un certain nombre de notions essentielles mais souvent négligées sont véhiculées.
Ce n’est clairement pas un cours d’initiation au management : le MOOC Managing your people, engaging your workforce est beaucoup plus adapté à des néophytes. Ici, on prend plutôt certains principes du management des années 70 à rebrousse-poil, car le monde a changé. C’est un vrai complément de formation pour les managers du XXIè siècle.
Je te recommande donc ce MOOC si tu souhaites approfondir ton approche du management et/ou avoir une idée de la qualité des cours dispensés en MBA. C’est plus un cours en ligne qu’un véritable MOOC, mais il vaut quand même le détour.
Technique : 6/10
Pédagogie : 6/10
Intérêt : 9/10
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]]>Cet article [FUN] Fantasy, de l’Angleterre victorienne au Trône de fer est apparu en premier sur matthy bLog.
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Dans l’ensemble, oui, sans doute : la plupart des cours sont très bien présentés, de nombreuses œuvres sont mentionnées, le découpage proposé est intéressant, et l’activité évaluée par les pairs est pertinente. La forte activité dans les forums témoigne de la bonne réception du cours par son public.
Le principal problème que je vois dans ce MOOC, c’est son ciblage : il se présente comme une initiation à la fantasy, mais il s’adresse en réalité aux fans, ou du moins aux lecteurs réguliers du genre. L’abondance de références et de clins d’œil à de très nombreuses œuvres a de quoi dissuader les néophytes, tout comme la très pointue semaine quatre, centrée sur la fantasy urbaine et la bit-lit. Plus généralement, si la première semaine m’a semblé parfaite pour un public très large, les modules suivants semblaient cibler chacun un public particulier (adolescent-e-s, fans hardcore, etc).
Ce n’est pas facile de satisfaire tout le monde, en particulier dans un domaine comme celui-ci, rassemblant des sensibilités souvent très différentes ; ce MOOC s’en sort finalement plutôt bien, mais je pense qu’il aurait gagné à être séparé en 2 : une initiation pour les moldus, puis une analyse approfondie pour les mordus.
Mon impression générale est donc très positive, en tenant compte du fait qu’il s’agit de la première itération de ce MOOC. Je croise maintenant les doigts pour voir fleurir une suite à ce cours, orientée sur la science-fiction (là encore, un découpage en plusieurs MOOC serait judicieux). Oui, je suis un éternel insatisfait…
Technique : 9/10
Pédagogie : 8/10
Intérêt : 7/10
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