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Frédéric Happel – Patricia Delandines
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La période parisienne de Diego Rivera s’inscrit dans les années 1910, après un voyage en Espagne il vint s’établir à Paris, et s’installe dans un atelier rue du départ à montparnasse entouré d’artistes, comme Mondrian et Kikkert, Rivera exerce son art en toute liberté.
IL fréquente l’avant garde espagnole, Picasso et Gris, participe avec eux au mouvement cubiste, ses tableaux seront exposés en 1916 dans une galerie à New-York.
Paysagiste et portraitiste accomplit, Rivera exécute des portraits à la manière de Ingres. Son oeuvre reste marqué par ses fresques mural de grande dimensions, qu’il peint a son retour d’Europe ou, il exprime sa vision d’artiste engagé.
Cet autoportrait ou Diego Rivera qui était de forte corpulence semble s’être représenté ici plus mince qu’il apparaissait en réalité.
Un autoportrait à l’huile dédié à Irene Rich exécuté en 1941, fait partie des collections du Smith Collège Muséum of Art, Northampton, massachusetts.
Bibliographie:
Bertram D.Wolf ” Diego Rivera ”
New – York / Londres 1939
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L’ébéniste Jean-Henri Riesener, peint par Antoine Vestier
en 1786 Jean-Henri Riesener(1734-1806), né près d’Essen en Rhénanie vint très jeune à Paris et entra dans l’atelier de son compatriote, l’ébéniste Oeben, alors installé à l’Arsenal.
A la mort de son maître (1763), la direction de l’atelier lui fut confiée par Mme Oeben, qu’il épousa quelques années plus tard.
Devenu titulaire de la fabrique, Riesener obtint la maîtrise le 23 janvier 1768, et fut chargé de terminer le fameux bureau à cylindre, dit ” bureau du Roi “, laissé inachevé par son prédécesseur (Musée de Versailles).
La période la plus brillante de sa carrière commence lors de l’avènement de Louis XVI quand Joubert, alors très âgé, lui cède sa charge d’ébéniste ordinaire du Mobilier de la Couronne avec sa clientèle.
le premier ébéniste de France est alors Riesener; sa renommée est immense, toute la Cour et la haute noblesse se fournissent chez lui, des meubles magnifiques, aux prix élevés sortent de son atelier.
A partir de 1784, les difficultés financières du royaume incitent l’administration du Garde-Meuble à contrôler ses comptent, puis à réduire ses prix; seuls la Reine et quelques grands seigneurs continuent de lui commander de meubles.
La révolution priva Riesener de toute clientèle.
Il vit vendre à Versailles des meubles livrés par lui quelques années auparavant,en racheta quelques-uns à bas prix, mais ne pouvant pas les écouler, il mourut dans la gêne après avoir connu l’opulence(cf. Salverte,p.268-270; Verlet, 1955,p.5,8).
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Georges Jacob, Cheny 1739 – Paris 1814.
Natif de Bourgogne, de Cheny selon les uns; de Selongey selon les autres; formé chez Delanois, il y acquiert un certain goût, que dès dispositions déjà naturelles vont lui permettre de mettre en valeur. Jacob commence ses premières livraisons pour la Couronne en 1773, il est en particulier chargé d’entretenir les meubles boulle de Louis XIV. c’est ainsi que l’on retrouve son estampille sur des pièces qui lui sont antérieurs.
Mais son goût le pousse à la création de pièces de menuiserie hors du commun, que ce soient des sièges, des écrans, des consoles, …..tout ce qui peut être fait en bois massif passe entre ses mains. Il y a en lui un goût inné pour la création, une façon très particulière de concevoir les pièces, en devançant la mode plutôt qu’en la subissant; il fait preuve d’une fantaisie très brillante d’autant qu’il sculpte lui-même ses pièces. Il est à l’origine de nombre de perfectionnements dans le mobilier, et d’idées nouvelles: les plus importants sont les châssis circulaires et les pieds en console de ses oeuvres Transition.Il conçoit sans hésiter une production du plus pur style Louis XV et du plus beau Louis XVI en passant par un style Transition accompli.
C’est un des premiers en France, sinon le premier à utiliser l’acajou pour les sièges dont il invente le dossier gerbe de lyre. Très grande amatrice d’art et de luxe, Marie-Antoinette ne tarde pas à lui commander les plus belles pièces de mobilier qui aient jamais été livrées à Versailles. des lors les commandes royales affluent, du Comte d’Artois pour lequel il meuble le Palais du Temple,du Comte de Provence auquel il livre un mobilier dans le goût chinois.Dorénavant il travail avec les plus grands spécialistes: les sculpteurs Rode et Ramier, le tapissier Capin, le peintre doreur Aubert.
Condé lui demande plus tard d’embellir le Palais Bourbon et Chantilly, sa fille la princesse Louise, lui fait décorer son appartement parisien. Son talent est reconnu de tous,David le peintre, lui fait faire tout un ameublement évoquant les souvenirs grecs et romains.
Très habile politique, il n’est pas trop inquiété par la révolution; il se met naturellement à la disposition de la Convention, puis avec Percier et Fontaine il livre les stalles des sept cent soixante députés, les banquettes du public, les bureaux des secrétaires et les tribunes.Il va même jusqu’à livrer des crosses de fusil de très beau noyer à l’armée.
Sous la terreur il est protégé par David qui siège au comité de salut Public il n’est dons pas inquiété. Les temps étant plus cléments il se met au service du Directoire, de l’Empire puis il retrouve un ancien client devenu monarque, le Comte de Provence, auquel il livre des sièges et lits.
La variété, le nombre de ses pièces est énorme, presque incalculable. On a peine à croire qu’une telle quantité de meubles soit sortie d’un seul et même atelier.
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Marc-Antoine-Thierry de ville D’avray Intendant du Garde-Meuble de 1784 a 1792.
Le Garde Meuble était le Service chargé de fournir les meubles nécessaires aux palais royaux et d’assurer leur entretien et leur transport d’un palais à l’autre. A partir du règne de Louis XIV et toujours depuis lors, il devait aussi tenir un inventaire de tout le mobilier appartenant à la Couronne, consigner ses déplacements d’un palais à l ‘autre, voire d’une pièce à l ‘autre. Il disposait d’un personnel important. Pendant le règne de Louis XVI sa direction était installé place Louis-XV (aujourd’hui place de la Concorde) dans celui des deux grands édifices construits par Jacques Ange Gabriel, situé le plus à l’est de la place, et qui est maintenant affecté au Ministère de la Marine.
Chacun des Palais royaux disposait en outre d’un personnel d’entretien dont l’importance était très variable. C’est ainsi qu’a Versailles, par exemple, il atteignait un nombre considérable alors qu’un seul agent était jugé suffisant pour des châteaux rarement habités comme St-Germain ou la Muette.
Le chef du service, l ‘Intendant et le contrôleur général des meubles de la Couronne était chargé de commander les meubles neufs destinés à la Couronne et comme celle-ci était de loin le plus important et le plus riche client de tout le commerce du meuble, le contrôleur général était en mesure d ‘exercer une influence considérable sur le goût du jour. Sous Louis XVI, les deux intendants qui se succédèrent étaient bien qualifiés pour cela. Pierre Elizabeth de Fontanieu fut intendant de 1767 à 1783. Bien qu’il fût de naissance noble et eût été élevé dans le luxe, il avait, chose étonnante, toutes les connaissances techniques voulues pour occuper un poste semblable.
Il fit paraître une collection de dessins gravés pour vases, un ouvrage sur la production des bijoux en strass et au besoin, il alliait la pratique à la théorie. Non seulement, il avait appris l’élégant métier de tourneur sur ivoire, mais ce serait lui, parait – il, qui aurait été l ‘auteur d’une petite table à ouvrage en acajou, aujourd’hui au louvre et qu’il avait offerte à Marie-Antoinette. En 1783, il vendit sa charge que sa famille avait tenue pendant trois générations à Thierry de Ville D’avray, qui occupa le poste jusqu’à la révolution.
Ce dernier, moins qualifié que son prédécesseur au point de vue technique, n’en fut pas moins un administrateur remarquable et il réorganisa le système des inventaires du mobilier royal de telle façon que nous disposons aujourd’hui de quantité de renseignement sur les meubles ayant survécu et qui furent faits pendant la durée de ses fonctions.
C’était le rôle de l ‘Intendant que de prendre les ordres de la Famille Royale lorsque quelque nouveau meuble d’importance était nécessaire et il devait aussi en surveiller l’éxécution.
Généralement l ‘Intendant soumettait les dessins ou les maquettes à Louis XV ou à son successeur, aussi bien qu’à Mme Du Barry, à Marie-Antoinette et à quelques autres afin d’obtenir leur accord avant que le travail ne fût commencé.
Un intendant un peu diplomate était donc bien placé pour orienter le goût du souverain et il était vraiment capable d’imposer ses propres goûts à tous ceux autour de lui qui faisait la mode et de qui dépendait le goût du jour. Fontanieu s’acquitta de cette tâche d’une manière très habile. IL eut la responsabilité d’orienter le goût de la Cour pendant cette période qui vit le passage du style Louis XV au style Louis XVI.C’est alors qu’il était en fonction que la Couronne engagea les plus fortes dépenses qu’elle ait jamais faites en mobilier, et c’est lui qui fit donner à Riesner à l ‘époque où sa vogue était la plus grande, la majeur partie de ses plus importantes commandes Royales. Son successeur étant entré en fonction à la veille d’une crise financière qui obligea de faire des économies dans son service, eut probablement les coudées moins franches.
Pendant la période où Fontanieu était encore en place, il nomma Gondouin dessinateur en meubles auprès du Garde-Meuble à Paris où l ‘on employait aussi, de façon permanente,un mécanicien et un armurier. Cependant la plupart des meubles n’en étaient pas moins exécutés par des artisans dans leurs propres ateliers, seul Oeben, en sa qualité d’ébéniste du Roi, bénéficiait d’un atelier mis à sa disposition par la Couronne, d’abord à la Manufacture des Gobelins, ensuite à l ‘Arsenal, atelier où Riesener lui succéda.
Sous l ‘administration de Ville D’avray, un rôle important fut confié au sculpteur sur bois Jean Hauré. IL avait été chargé de contrôler les fournitures de meubles à la Couronne et en complète collaboration avec l’ébéniste Guillaume Beneman, il exerça sans aucun doute une influence considérable sur le goût au cours de la dernière période Louis XVI.
Les inventaires du mobilier royal soigneusement tenus à jour par les Intendants ont fourni à la postérité une telle richesse de renseignements sur chacun des meubles parvenus jusqu’à nous qu’il convient d’en parler plus en détail. Au moment de sa livraison chaque pièce du mobilier royal était couchée sur le livre d’inventaire approprié et on lui donnait un numéro. Ce numéro était peint ou quelquefois marqué au fer sur le meuble lui -même temps une marque indicative de la demeure royale à laquelle il était destiné (par exemple F. pour Fontainebleau, S.C pour St cloud ou C.T. pour château du Trianon, le tout surmonté d’une couronne fermée.
Pour les sièges et les meubles plus fragiles, le numéro était quelquefois inscrit sur une étiquette collé au bois du siège ou sur le bâti du meuble. Partout où l ‘on rencontrera ces marques de château et ces numéros, il suffira de se reporter aux inventaires manuscrits qui existent encore( soit au journal du Garde – Meuble à Paris où les renseignements étaient centralisés, soit aux inventaires secondaires tenus pour chaque palais) pour connaître le nom du fabricant, date de livraison, etc…..
L’administration de Thierry de Ville d ‘Avray avait pris ses dispositions pour que les commandes de meubles fussent toujours accompagnées des comptes détaillés et de tous les renseignements particuliers ayant trait à la livraison des meubles terminés.
Aussi pendant cette période d’activité du Garde Meuble y trouve- t – on une foule de renseignements supplémentaires tels que les noms des sculpteurs-doreurs, et des tapissiers employés et le détail des sommes payées à chacun d’eux. De plus les inventaires permettent de suivre tous les déplacements d’un meuble, dans l ‘orbite des palais royaux, ce qui de temps à autre nous fournit des indications intéressantes sur l’évolution du goût.
J.B.WATSON
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| DÉCOUVERTE D’UN MEUBLE ROYAL
En 1999, lorsque fut découvert l’origine royale de la table à écrire en marqueterie par l’ébéniste David Roentgen, j’étais loin d’imaginer que ce joyau de la Couronne allait être la cause de nombreux ennuis. Le 12 décembre 2000, la réponse de la directrice des Musées de France fut la suivante: ” je ne vois pas en quoi ce certificat vous semble incomplet le certificat n’est en aucun cas un certificat d’authenticité, et la mention d’une Couronne sur un morceau de parchemin collé à l’arrière de la table en question n’a rien a faire sur un certificat de libre circulation dont l’unique objectif est de certifier que le bien culturel mentionné peu sortir du territoire national “. En avril 2001, le courrier d’un agent enquêteur, me demande de me présenter à 9h30 du matin au sujet d’un certificat d’exportation. La discussion avec ses deux personnes prit fin, le journaliste semblait en savoir plus qu’il n’en disait. Mon amie locataire à Paris d’un logement HLM, a été expulsée abusivement de son appartement en avril 2007, il est vrai qu’elle avait également déposée plainte contre l’organisme bancaire, suite à la dégradation de la table à écrire. Ces œuvres sont en sécurité dans une armoire bancaire de ma banque. |
| Frédéric Happel – Patricia Delandines |
La naissance de l’enfant royal causa la mobilisation du Garde-Meuble de la Couronne. L’ordre n°86 en date du 16 mars 1786, indique à Louis-François Chatard peintre et doreur du Garde-Meuble qu’il faudra presser cet ordre. l’Effervescence était à son comble, Jean Hauré directeur des travaux de menuiserie, chargea Jean-Baptiste Boulard, de l’exécution de plusieurs chaises et lits pour l’appartement du prince.Un berceau, deux bois de fauteuils, plusieurs chaises et châssis de paravents, trois bois d’écrans deux lits a colonnes. Un autre mobilier avait précédé ce dernier, pour la naissance du Duc de Normandie, le 22 mars 1785, Boulard avait déjà livré pour la chambre de la Reine,un meuble composé de deux bergères et six fauteuils moulurés, sculptés de feuille d’acanthe.Un autre meuble exécuté peu avant l’ordre n°86, passé plus inaperçu refait surface aujourd’hui. Un meuble de damas vert qui n’apparaît pas dans les feuillets officiels du Garde-Meuble,mais parfaitement décrit dans les différents inventaires, du château à partir de 1787 et 1788. Une commande passée probablement par le Garde-Meuble de la Reine, malheureusement cet inventaire à disparu en 1792. Concernant ses deux fauteuils du n° 4534, l’auteur est Georges Jacob, l’inventaire des meubles du château de Versailles et dehors en 1788, indique avec exactitude les sièges dans le cabinet d’étude du Duc de Normandie, situé au rez de chaussée de l’aile des princes, dit aussi aile du midi.
Sa description:
Un meuble de damas vert bois sculptés à moulures et cannelures unies peint en blanc cloués de clous doré, deux bergères, huit fauteuils (a carreaux ), douze chaises.
Il n’est pas inscrit que les sièges sont de forme carré. Ses modèles de fauteuils sont similaires au mobilier livré par Jacob pour la chambre dite” du treillage” de la Reine à Trianon, dit mobilier “aux épis” des fauteuils particulièrement somptueux par leur sculpture. Georges Jacob par la hardiesse de ses créations lui mérita la faveur de la Reine qui aimait les nouveautés singulières, Jacob exécutera pour elle, une quantité d’ouvrages dans le goût allégorique du temps. Pour le meuble du prince, il est probable que Marie-Antoinette ai voulu ce modèle de forme nouvelle aussi pour son fils, assisté de Charles Bonnefoy du Plan son garde-meuble qui gérait le mobilier de la Reine, dans ses différents appartements et, qui transmettait ses ordres. Sur l’inventaire de 1785, le garde meuble Guillard note que les sièges sont aux magasins, en 1787 il est écrit sur l’inventaire en marge que le meuble est neuf en 1786. Le damas vert de ses deux sièges, semble identique aux fauteuils du premier Dauphin qui reçu également un damas rayé vert et blanc, livré par Jean-Baptiste Boulard ordre n°74 du 14 mars 1787, le journal du Garde-Meuble précise ( pour le service de monseigneur le dauphin à versailles) de la satinade rayé vert et blanc. Ses deux fauteuils présentent un état de conservation remarquable, la tapisserie rayé de vert et de blanc est parfaite, les clous sont quasiment tous encore en place,certainement couvert par Claude-François Capin et, peint par Louis-François Chatard, tous deux attachés au service du Garde-Meuble. A la mort du premier Dauphin survenue le 4 juin 1789, le Duc de Normandie et sa sœur Madame Royale quitteront l’aile des princes, et seront logés dans les anciens appartements des Dauphins, pour peu de temps, Louis XVI et Marie-Antoinette contraints de quitter Versailles pour le palais des Tuileries à Paris. Les fauteuils sont-ils restés dans le cabinet d’étude du prince ou, alors replacés dans les magasins du Garde-Meuble? ce qui est sure, ses deux fauteuils ont bien été vendu par la Convention, dans les ventes du mobilier du château de Versailles en 1793. Ses deux Fauteuils démontrent toute la maîtrise de Georges Jacob, considéré au début des années 1780, comme le précurseur du style louis XVI. Les cannelures sur les colonnes qui entourent les dossiers, ainsi que sur leurs pieds fuselés, les balustres également cannelés qui supportent les accotoirs démontre un parfait exemple d’équilibre et de perfection, ce type de siège représente de façon exemplaire, le style Louis XVI arrivé à son apogée.
Frédéric Happel – Patricia Delandines
Archives Nationales:
Inventaires générale des meubles du château et dehors de versailles
01/34/63 1788 – 01/34/61 1785 – 01/34/69 1786-1787
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