
« Faire l’histoire d’un film qui n’a jamais existé. Réflexions méthodologiques autour de Christophe Colomb d’Abel Gance »
Entrepris à plusieurs reprises entre 1937 et 1973, Christophe Colomb est le projet inabouti sur lequel Abel Gance a travaillé le plus de temps. D’abord imaginé comme une superproduction internationale en couleurs, avec des tournages en trois langues sur les lieux des événements, il se transforme dans les années 1960 en une série télévisée pour l’O.R.T.F. Le destin de ce film est profondément lié à l’évolution politique internationale et aux bouleversements du XXème siècle qui affectent aussi la vie personnelle du réalisateur. La volonté d’Abel Gance de faire Christophe Colomb donne naissance à plusieurs projets afférents, commerciaux et politiques, notamment deux tentatives de monter un projet d’affaires cinématographiques en Amérique du Sud, en 1937-1939 et en 1941, ainsi que la promotion du Pictographe en Espagne.
Kseniia Chepurko est doctorante à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en histoire du cinéma (ED 441), ainsi que chercheuse invitée à la Cinémathèque Française (Bourse Jean-Baptiste Siegel). Sa thèse intitulée « Christophe Colomb d’Abel Gance » sous la direction de Dimitri Vezyroglou, se donne pour but de reconstruire en détail le projet du film Christophe Colomb, jamais concrétisé.
Informations pratiques :
La séance se tiendra en visioconférence, par Zoom.
Les identifiants de connexion seront transmis sur demande à l’adresse suivante :
lestrois3lumieres@gmail.com à partir de 20 mars.

L’ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Marie-Charlotte Téchené, préparée sous la direction de Sylvie Lindeperg et Dimitri Vezyroglou
« Des ondes pour nous imperceptibles »
L’enseignement du cinéma selon Jean Epstein : création et résonances.
Des années 1940 aux années 1980
Vendredi 5 mars 2021 à 9h,
en Sorbonne, salle Jean-Baptiste Duroselle
Jury
Roxane Hamery, Maître de conférences HDR, Université Rennes 2
Sylvie Lindeperg, Professeure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
François Thomas, Professeur, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle
Dimitri Vezyroglou, Maître de conférences HDR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Dork Zabunyan, Professeur, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
Résumé
Par quels moyens le cinéma dévoile-t-il des phénomènes qui, d’ordinaire, se dérobent à notre perception ? Cette question, qui hante l’œuvre du cinéaste et théoricien français Jean Epstein (1897-1953), se situe au fondement de son enseignement du cinéma. En occupant la chaire d’esthétique de l’Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC) durant l’automne 1945, Jean Epstein accompagna les premiers pas de ce qui deviendra l’École nationale supérieure des images et du son (FÉMIS). Or, celle-ci ayant été créée sous l’Occupation (1943), suivre le parcours d’Epstein, que la législation antisémite de Vichy tenait alors à l’écart de son environnement professionnel, nous conduit à traverser cette époque troublée et à interroger les enjeux institutionnels et politiques qui présidèrent à la fondation de l’IDHEC et de l’institution qui lui préexista, le Centre artistique des jeunes du cinéma (CATJC). Suite à l’entrée en guerre de la France, Jean Epstein développa plusieurs projets de films de propagande destinés à soutenir l’effort de guerre.
Si le cinéaste a déploré le rendez-vous manqué entre son enseignement et le public auquel il le destinait, ses réflexions résonnèrent hors des murs de l’IDHEC pour atteindre des cinéastes et des intellectuels tels que Maya Deren, Zbigniew Czeczot-Gawrak ou encore Jean-Luc Godard. Loin de situer l’analyse de leurs relations avec Jean Epstein dans une logique d’influence, cette thèse s’efforce de montrer comment, grâce à la rencontre de leurs pensées respectives, peut se faire jour la notion de pédagogie cinématographique.
Informations pratiques :
Horaire : 18h-20h
Lieu : Galerie Colbert
Salle Jean Mitry
2 rue Vivienne 75002 Paris
Métro Palais Royal, Bourse ou Pyramides
Entrée libre
27 novembre 2019 :
Léa Chevalier (Caen Normandie) : Bernard Evein décorateur
22 janvier 2020 :
Joséphine Haillot (EHESS) : Les corps et leurs mises en scène dans les films de Tinto Brass

2 mars 2020 :
Charlotte Peluchon (Paris 3) : Yórgos Lánthimos et le cinéma de la Greek Weird Wave

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