Le jeudi 21 avril 2016 de 16h à 18h – Université de Reims, Campus Croix-Rouge, Salle de réunion 139 de la Bibliothèque Universitaire Robert de Sorbon
Carine HENRIOT
Maître de conférences en aménagement de l’espace et urbanisme
Sorbonne Universités – Université de Technologie de Compiègne
EA 7284 AVENUES & chercheur associé à l’UMR 8586 PRODIG
Le développement des villes intelligentes en Chine continentale est un phénomène récent qui s’inscrit dans un contexte de transition écologique et énergétique, mais également de financiarisation de la ville et de ses services. Dès lors, les politiques de villes intelligentes rendent compte des conditions de la production urbaine chinoise, caractérisées par un encadrement fort des pouvoirs centraux et locaux, ainsi que la mise en place de coalitions de croissance locales. Cette contribution se propose de montrer comment le numérique devient un référentiel important des politiques territoriales avant d’en interroger la réalité au-delà des seules mises en scène.
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Le processus d’internalisation en aval procède généralement d’une volonté de contourner le pouvoir de négociation des clients. Le développement des circuits courts agricoles ne déroge pas à la règle. Seulement, pour les exploitants agricoles, l’internalisation de la vente de leurs produits engendre une redéfinition de leur cœur de métier, contraint qu’ils sont par l’extension des ressources et des compétences de leur exploitation. Ainsi pouvons-nous nous interroger sur les atouts et limites de l’internalisation en agriculture. L’étude de quatre exploitations agricoles en circuit court révèle quatre configurations spécifiques d’internalisation, sources selon nous du poids du contexte conjoncturel dans les opportunités de développement, et des particularités des logiques de fonctionnement du circuit court agricole.
Cette session s’est déroulée le jeudi 24 mars 2016 2016 de 16h à 18h dans la salle 139 de la bibliothèque Universitaire Robert de Sorbon du Campus Croix-Rouge (Université de Reims).
Au-delà des nombreuses interprétations et des générations successives de significations qu’il a pu porter, le développement durable possède une portée opératoire. C’est un instrument autant qu’un concept qui permet aujourd’hui de penser des modèles de planification spatiale dans le développement territorial, spécialement dans le cadre de la ville émergente.
De manière conjoncturelle, deux domaines apparaîssent aujourd’hui comme plus significatifs que d’autres : la planification de l’énergie et la planification des mobilités.
Pour alimenter les travaux du séminaire sur le développement durable, nous proposerons une réflexion entre trois temps : une proposition théorique exprimant sous la forme de modèles les différentes modalités de croisement entre le développement durable et l’urbanisme ; un exposé sur la variété et l’actualité des réalités recouvertes par le régime de la ville émergente (des interstices urbains, corridors de développement aux espaces périphériques) ; un parcours de quelques exemples de planification et des enjeux de réflexion qu’elles soulèvent.
Notre perspective a été pour partie cognitive (analyse des politiques publiques) et pour une large part inscrite dans les sciences de l’intervention (aménagement).
Cette session s’est déroulée le jeudi 21 janvier 2016 de 16h à 18h dans la salle 139 de la bibliothèque Universitaire Robert de Sorbon du Campus Croix-Rouge (Université de Reims).
Alors que la soutenabilité de notre développement économique et urbain continue de faire débat, les recherches et les projets de l’école territorialiste italienne en faveur d’une Biorégion urbaine polycentrique et auto-soutenable apportent un éclairage critique et opérationnel qui ouvre de nouvelles perspectives. Expérimentée dans la région des Pouilles et en Toscane par l’équipe d’Alberto Magnaghi, chef de file historique de ce mouvement, la Biorégion est une utopie concrète qui propose une méthodologie de planification favorable à la restauration d’un équilibre environnemental, économique et politique entre ville et campagne. Adossée au préalable de la reconnaissance collective du patrimoine local d’un territoire conçu comme une oeuvre d’art, sa mise en oeuvre via les plans de paysage et les parcs agro-éco-urbains multifonctionnels commence à nourrir, non sans quelques résistances, plusieurs démarches françaises, dont le SCOT « Grenelle » de la métropole bordelaise.
Cette session s’est déroulée le jeudi 17 décembre 2015 de 16h à 18h dans la salle BM 11-8 du Campus Croix-Rouge (Université de Reims).
La France des sous-préfectures, celle des bourgs centres et des territoires ruraux, armature historiquement puissante, mais affaiblie par la montée en puissance des métropoles et d’une structure à dominante urbaine considérée comme« durable » des territoires, résiste et reviens au devant de la scène. Si il est évident que des villes fortes et compactes sont indispensables à un monde plus efficient en matière économique, énergétique et sans doute écologique, la trame de nos 32 000 communes de mois de 2000 habitants, doit faire l’objet d’un « projet », nouveau, collectif certes (et les politiques de centre-bourgs qui se dessinent localement portés par une ambition nationale nous le démontre), mais également très local, situé, adapté aux ressources et valeurs de chaque « pays ».
La ville fait l‘objet de recherches, de débats, de publications importantes sur ces sujets de « transition » et d’éco-attitudes. Le « monde rural » est encore nettement en retrait de ces travaux.
Le constat est sévère. Les villages se sont « livrés » globalement, à une forme de banalisation urbaine et paysagère généralisée dont certains auront du mal à se remettre. Au delà de l’enjeu d’un « urbanisme rural » spécifique, c’est bien la question du rôle et de la place d’une forme de vie, d’économie, et de contribution aux complémentarités territoriales ville/campagne qu’il s’agit de réfléchir.
L’intervention, fondée sur l’observation attentive de situations spécifiques pendant 10 ans d’ateliers territoriaux en matière de projet paysager et urbain menés au sein de l’Ecole Nationale Supérieure d’architecture de NANCY en partenariat avec le réseau des Parcs naturels régionaux, s’est attaché à contribuer à poser quelques hypothèses de travail pour repenser la façon de faire « projet » dans des petites communes.
Cette session s’est déroulée le jeudi 19 novembre 2015 de 16h à 18h dans la salle BM 11-8 du Campus Croix-Rouge (Université de Reims).