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Bonjour à vous amis de la musique j’espère que vous allez bien,
La tradition se poursuit cette année encore, et ce, pour une 26e année consécutive, alors que je vous présente ma grande revue musicale annuelle. À compter du 16 décembre, je publierai sur caissedeson.com mes différents palmarès de 2025, à raison d’une nouvelle catégorie par jour, jusqu’au 29 décembre.
Comme à chaque année, cette revue se veut à la fois un portrait de l’année musicale, un outil de découverte et un exercice de mémoire collective, bâti patiemment tout au long de l’année à travers mes chroniques hebdomadaires de nouveautés.
Selon mes notes, plus ou moins 7 225 albums ont été lancés en 2025 au Canada, en excluant les rééditions, les best of, les albums en concert, les EPs de moins de cinq pièces (ou de moins de 20 minutes), les importations ainsi que la musique classique.
Parmi ces sorties, environ 463 albums étaient francophones, soit 6,4 % du total (comparativement à 7,45 % en 2024).
Cela représente environ 1 315 albums de plus qu’en 2024, et surtout une hausse spectaculaire de 3 300 albums en trois ans, alors que le total pour l’année 2022 s’élevait à environ 3 900 sorties.
L’année 2025 aura aussi été marquée par de nouveaux records :
Ironiquement, certains artistes et acteurs de l’industrie se demandent encore pourquoi leur rayonnement semble diminuer depuis quelques années. Certes, les médias culturels se font plus rares, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : la quantité de musique publiée augmente à un rythme impressionnant.
À titre comparatif, entre 2013 et 2017, mes listes annuelles comptaient entre 2 500 et 3 000 albums. Mes sources, mes paramètres d’exclusion et mes méthodes de recherche sont pourtant sensiblement les mêmes depuis près de vingt ans.
La démocratisation des moyens d’enregistrement et de distribution a profondément transformé l’industrie. Ajoutons à cela l’émergence croissante de l’intelligence artificielle dans la création musicale, et il devient évident qu’un artiste en 2025 est de plus en plus une aiguille dans une botte de foin. Plus que jamais, il faudra être créatif, inventif et surtout continuer de livrer la marchandise sur scène pour se démarquer.
Cette année, j’ai également décidé de mettre de côté les listes de sorties vidéo. Le format DVD/Blu-ray poursuit son déclin, supplanté par les plateformes comme Netflix, Apple TV, Amazon Prime, Disney+, Crave et autres. Qui sait toutefois ? Les nostalgiques ramèneront peut-être un jour ce médium à l’avant-plan, comme on l’a vu récemment avec le retour du vinyle et des cassettes.
Voici l’horaire des différentes catégories de cette grande revue. Les liens seront ajoutés au fur et à mesure de leur mise en ligne :
Cette revue est le fruit d’un travail amorcé chaque semaine, tout au long de l’année. Après plus ou moins 850 albums écoutés et notés en 2025, voici donc ma grande récapitulation de l’année musicale! Mes choix (répartis par catégories) sont évidemment personnels, se rapportant à mes propres goûts, au nombre de rotations de ces albums dans mes oreilles et à la place qu’ils ont occupée dans le paysage musical en 2025.
Les albums admissibles sont ceux parus entre le 10 janvier et le 19 décembre 2025, disponibles en distribution canadienne.
Sont exclus :
Chaque vendredi, je compile et analyse les nouveautés CD et numériques. Je classe d’abord mes coups de cœur par catégories afin de représenter équitablement les styles musicaux. Chaque album est écouté au moins deux fois, et en novembre et décembre, je réécoute mes Top 30 par style afin d’affiner mon verdict final.
Pour la première sélection, environ 600 albums sont retenus. Après les réécoutes et la notation, 250 disques se démarquent réellement et forment la base de mes classements finaux.
Oui, ça fait beaucoup de musique… et heureusement, ma feuille de calcul Excel remplie de macro-commandes fait un travail colossal quand vient le temps de démêler tout ça !
Comme à chaque année, j’essaie de proposer une liste variée, représentative et surtout sincère de l’année culturelle. Cette démarche est avant tout guidée par le plaisir de faire des découvertes et de les partager avec des mélomanes aux goûts et sensibilités multiples.
Sur ce, je vous souhaite de belles découvertes, de bonnes écoutes et une excellente fin d’année musicale.
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On termine aujourd’hui notre revue des albums de l’année avec la catégorie musique électronique. Plutôt que de séparer l’électronica et les courants plus techno en deux palmarès distincts, on a choisi de vous proposer un Top 30 électro, toutes variantes confondues. Une décision presque nécessaire tant les productions actuelles sont éclectiques, hybrides et à tempos variables — un vrai casse-tête au moment de les classer.
On dresse donc ici un panorama de l’électronique sous toutes ses formes : des textures plus ambiantes et introspectives (downtempo, dream-pop, trip-hop, electronica) jusqu’aux poids lourds du dancefloor avec des styles plus physiques comme la techno, la house, l’électro, le dubstep ou la drum & bass.
La diversité est au cœur de cette sélection, où se croisent des artistes adeptes de l’expérimentation sonore comme des producteurs qui excellent dans des univers plus feutrés ou résolument festifs. Parmi les albums marquants de l’année, on retrouve notamment ceux de Kompromat, Baxter Dury, Barry Can’t Swim, Soulwax, FKA twigs, Ninajirachi, Kasablanca, Charlotte de Witte, Djrum, Thom Yorke & Mark Pritchard, Subtronics, sans oublier les Canadiens Rezz, bbno$ et Zeds Dead, ainsi que les Québécois Marie Davidson, Kaytranada et Ambre Ciel, parmi bien d’autres.
Des albums incontournables pour celles et ceux qui cherchent l’évasion, les déhanchements, le défoulement… ou simplement une bonne excuse pour faire vibrer les murs. Alors, allumez le feu de foyer, sortez le vin, montez le volume et laissez-vous porter : voici notre Top 30 – Musique électronique
Origine : Canada / Ukraine
Genre : Midtempo Bass / Dubstep / Darksynth
Sortie : 12 septembre
On aime : son univers sonore immédiatement reconnaissable, sombre et hypnotique, ainsi que cette capacité qu’a REZZ à approfondir son esthétique sans jamais tourner en rond. As The Pendulum Swings explore un territoire plus narratif et cinématographique, où les lignes de synthés rampent plutôt que d’exploser, et où les basses midtempo imposent une tension constante. L’album navigue habilement entre dubstep minimaliste, darksynth et textures industrielles, créant une ambiance lourde, immersive et presque menaçante. On sent ici une artiste plus mature, qui affine son langage sonore et construit une expérience cohérente du début à la fin. Un disque qui confirme son statut parmi les figures les plus singulières et novatrices de la musique électronique actuelle.
Top titres : Telepathy, Contorted, Substance, Prophecy, Running From Yourself, Glass Veins…
Recommandé si vous appréciez : Gesaffelstein, Deathpact, i_o, Boyz Noize (période sombre), Perturbator, Carpenter Brut
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Origine : Angleterre
Genre : Synthpop / Electropop / Nu-Disco / Spoken Word
Sortie : 12 septembre
On aime : les lignes de basse omniprésentes, souples et groovy, qui servent de colonne vertébrale à presque chaque morceau. Toujours aussi nonchalant et charismatique, Baxter Dury déploie son spoken word détaché avec un sens du rythme impeccable. L’apport électronique de Paul Epworth donne ici une réelle impulsion moderne au son, renforçant l’aspect dansant sans jamais gommer l’ironie feutrée et l’élégance désabusée propres à l’artiste. Entre synthpop nocturne, disco minimal et ambiances urbaines légèrement décadentes, Allbarone trouve un équilibre redoutablement efficace entre groove, attitude et sophistication. Une collaboration extrêmement puissante, aussi subtile qu’addictive.
Top titres : Allbarone, Schadenfreude, Alpha Dog, Mockingjay, Return Of The Sharp Heads…
Recommandé si vous appréciez : LCD Soundsystem, Hot Chip, Bryan Ferry, Metronomy, Jarvis Cocker, Soulwax (versant pop)
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Origine : Écosse
Genre : House / Indietronica / Downtempo
Sortie : 11 juillet
On aime : la richesse et la fluidité de cet album qui confirme tout le talent de Barry Can’t Swim comme producteur et architecte d’ambiances. Loner brille par sa grande diversité sonore, passant avec aisance d’une house chaleureuse et organique à des moments plus introspectifs et contemplatifs. Les interventions subtiles de piano, les samples vocaux finement choisis et les synthés enveloppants — notamment sur Kimpton — transportent l’auditeur dans un univers à la fois lumineux et profondément humain. The Person You’d Like to Be se démarque par son audace, mariant poésie abstraite et tension électronique, avec des synthés stridents évoquant presque une alarme urbaine, sans jamais perdre le fil émotionnel. Malgré la pression d’un deuxièmre album très attendu, Loner atteint des sommets sans compromis artistique, révélant une identité sonore affirmée et sincère. Un disque sensible, accessible et inspiré, qui consacre Barry Can’t Swim comme l’un des nouveaux talents les plus prometteurs de la musique électronique actuelle.
Top titres : The Person You’d Like To Be, Different, About To Begin, Like It’s Part of the Dance, Kimpton…
Recommandé si vous appréciez : Fred again.., Bicep (période downtempo), Four Tet, Overmono, Tourist, Bonobo
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Origine : Belgique
Genre : EBM / Electroclash / New Rave
Sortie : 17 octobre

On aime : la capacité intacte de Soulwax à conjuguer efficacité rythmique et tension électronique, tout en affinant encore son approche. Fidèle à son ADN, le duo belge propose ici un disque plus aéré et moins saturé que certaines de ses sorties précédentes, laissant davantage de place aux mélodies accrocheuses et aux structures qui respirent. Les voix harmonisées, souvent envoûtantes, se superposent à des rythmiques de batteries mécaniques et répétitives, flirtant tantôt avec la synth-pop, tantôt avec des ambiances plus anxiogènes et industrielles. Cette retenue relative donne aux morceaux une ampleur nouvelle, leur permettant d’évoluer sur la durée sans jamais perdre leur pouvoir hypnotique. All Systems Are Lying sonne comme un album de maturité : toujours aussi dansant et nerveux, mais pensé avec un souci d’équilibre et de groove qui confirme Soulwax comme une référence toujours pertinente de la musique électronique alternative.
Top titres : All Systems Are Lying, Run Free, Gimme A Reason, New Earth Time, The False Economy…
Recommandé si vous appréciez : LCD Soundsystem, The Chemical Brothers (période Dig Your Own Hole), Justice, Daft Punk (période Human After All), New Order, Depeche Mode, Front 242
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Origine : France
Genre : Techno / Electroclash / Synth-pop / EBM / Cold Wave
Sortie : 24 janvier
On aime : cette synth-pop sombre et volontairement second degré, portée par des beats efficaces et un lyrisme frontal parfois ironique, parfois presque mystique. Playing / Praying est un album aussi grisant qu’entraînant, oscillant entre hommage assumé aux années 80 (EBM, cold wave, electroclash) et trip électro post-moderne taillé pour le dancefloor. Les passages chantés en français ajoutent une touche de caractère et renforcent l’identité du projet.
Kompromat, collaboration entre Vitalic et Rebeka Warrior (Sexy Sushi, Mansfield.TYA), poursuit ici l’exploration amorcée avec Traum und Existenz (2019). Ce second album, paru sur Warriorecords (le label de Rebeka Warrior), creuse des thématiques fortes : prière (païenne ou non), rites funéraires, passage entre les mondes, mais aussi plaisirs charnels, danse et extase. Une musique rituelle, physique, parfois brutale, conçue comme une invocation par le corps et le mouvement.
Top titres : I Let Myself Go Blind, I Surrender, Lift Me Up, Playing / Praying, I Did Not Forget You…
Recommandé si vous appréciez : Vitalic, Einstürzende Neubauten, Sexy Sushi, Schwefelgelb, Boy Harsher, The Hacker, Front 242, Soulwax (période club)
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For Those I Love – Carving the Stone
Parov Stelar – Artifact
Rudimental – Rudim3ntal
Bob Moses – Blink
Parallelle – 11th Avenue
Kaskade – Undux
Sub Focus – Contact
Ela Minus – DIA
Maribou State – Hallucinating Love
Barker – Stochastic Drift
Morcheeba – Escape The Chaos
Marta & Tricky – Out The Way
Austra – Chin Up Buttercup
Decius – Decius Vol. II (Splendour & Obedience)
Antony Szmierek – Service Station At The End Of The Universe
Jane Remover – Revengeseekerz
Skrillex – F*ck U Skrillex You Think UR Andy Warhol But UR Not!! <3
Death in Vegas – Death Mask
Rival Consoles – Landscape from Memory
Turquoisedeath – Guardian
Amaarae – Black Star
Alison Goldfrapp – Flux
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Les meilleurs albums de Noël de 2025
Les meilleurs albums de 2025 – Artistes féminines anglophones
Les meilleurs albums de 2025 – Artistes masculins anglophones
Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Internationaux)
Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Made in Canada)
Les meilleurs albums de 2025 – Musique lourde (Hard Rock, Métal, Punk…)
Les meilleurs albums de 2025 – Albums francophones
Les meilleurs albums de 2025 – Jazz / World / Instrumental et autres langues
Les meilleurs albums de 2025 – Hip-Hop Francophone
Les meilleurs albums de 2025 – Hip-Hop Anglophone
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]]>On vous présente aujourd’hui la suite de notre dossier Hip-Hop de l’année, cette fois avec la portion anglophone. Une catégorie particulièrement riche en 2025, marquée par une grande diversité de styles, de propositions et de prises de risques artistiques. Du rap conscient à l’underground le plus aventureux, en passant par des retours très attendus et des projets audacieux, la qualité était clairement au rendez-vous.
Cette année, plusieurs artistes ont su se démarquer avec des albums solides et inspirés, dont Clipse, Little Simz, Aesop Rock, Lausse The Cat, Kae Tempest, Backxwash, clipping., McKinley Dixon, billy woods, De La Soul, Freddie Gibbs, Saba & No I.D., Armand Hammer & The Alchemist, Atmosphere, et bien d’autres.
Année après année, le hip-hop continue de gagner en profondeur, en variété et en liberté créative. Cette sélection met en lumière des artistes et des producteurs qui repoussent constamment leurs limites, explorant de nouvelles textures sonores, des rythmiques inventives et des narrations toujours plus personnelles et engagées.
Voici donc notre Top 20 – Hip-Hop anglophone.
Demain, on conclut notre revue annuelle avec la catégorie Musique électronique (downtempo, électro, techno et autres explorations sonores).
Origine : États-Unis
Genre : Gangsta Rap/ Southern Hip Hop / Hardcore Hip Hop
Sortie : 11 juillet
On aime : la complicité intacte des frères Thornton, leurs jeux de mots toujours aussi précis, les rythmes percutants et l’équilibre réussi entre introspection et arrogance maîtrisée. Les collaborations ajoutent une richesse réelle à l’ensemble sans jamais voler la vedette au duo. La production entièrement assurée par Pharrell Williams est audacieuse, souvent sombre, parfois expérimentale, mais toujours au service des textes.
Après seize ans sans album commun, Pusha T et Malice prouvent que leur chimie opère toujours. Là où l’un frappe avec une froide assurance, l’autre apporte une sagesse plus posée, donnant une profondeur nouvelle à leurs récits de pouvoir, de perte et de survie. Let God Sort Em Out navigue entre gravité et mordant, sans nostalgie inutile ni tentative de rajeunissement artificiel. L’album s’ouvre sur The Birds Don’t Sing, une méditation lourde sur la perte parentale, avant de replonger dans une menace familière sur Chains & Whips. Les invités — Kendrick Lamar, Tyler, The Creator, Nas et Stove God Cooks — s’intègrent naturellement à l’univers du disque, sans jamais déséquilibrer l’ensemble. Peu de faux pas, quelques choix sonores plus risqués, mais une œuvre dense, cohérente et taillée au scalpel.
Top titres : The Birds Don’t Sing, Chains & Whips, So Be It, Ace Trumpets, Let God Sort Em Out/Chandeliers, E.B.I.T.D.A. Inglorious Bastards, All Things Considered…
Recommandé si vous appréciez : Pusha T, Nas, Griselda, Jay-Z, Kendrick Lamar, le rap à plumes acérées et aux productions sombres et texturées.
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Origine : Angleterre
Genre : Conscious Hip Hop / UK Hip Hop
Sortie : 6 juin
On aime : sa voix et son débit toujours aussi impressionnants, son lyrisme précis et introspectif, ainsi que la grande diversité des pièces qui composent l’album. La production, plus organique et parfois abrasive, mêle habilement hip-hop, soul, jazz et rock, créant un équilibre constant entre zones d’ombre et élans de lumière. Un disque dense, sans remplissage, qui réussit à nous faire voyager à travers plusieurs états d’âme avec une cohérence émotionnelle remarquable.
Avec Lotus, Little Simz livre un album profondément personnel, marqué par la reconstruction et la résilience. Moins lisse que Sometimes I Might Be Introvert, le dévoilement est ici plus brut, parfois plus heurté, mais aussi plus humain. Certaines pièces misent sur une tension frontale (Thief), d’autres sur la vulnérabilité et l’introspection (Lonely, Hollow), tandis que la pièce-titre Lotus, portée par Michael Kiwanuka et Yussef Dayes, agit comme le cœur émotionnel du disque, évoquant clairement la renaissance après la fracture.
Si l’album n’est pas parfaitement homogène et prend parfois des détours plus déroutants, il demeure une œuvre courageuse et habitée, qui confirme une fois de plus la place centrale de Little Simz dans le paysage du hip-hop contemporain.
Top titres : Flood, Free, Thief, Only, Lotus, Lonely, Hollow, Blue
Recommandé si vous appréciez : Kendrick Lamar, Noname, Sampa The Great, SAULT, Azealia Banks, Lauryn Hill, Loyle Carner, Vince Staples, le hip-hop introspectif, audacieux et émotionnellement nu.
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Origine : États-Unis
Genre : Abstract Hip Hop / Conscious Hip Hop / Experimental Hip Hop / Boom Bap
Sortie : 30 mai / 31 octobre
On aime : les rythmes dynamiques et immersifs, la production dense aux synthés rétro et aux lignes de basse groovy, le flow toujours aussi précis, ainsi que la profondeur lyrique qui fait depuis longtemps la signature d’Aesop Rock. Encore une fois, il réussit à marier complexité intellectuelle et plaisir d’écoute, livrant des morceaux aussi cérébraux qu’accrocheurs.
Fait plutôt rare à ce stade d’une carrière aussi riche, Aesop Rock s’est montré particulièrement prolifique en 2025 en lançant coup sur coup Black Hole Superette au printemps, puis I Heard It’s a Mess There Too à l’automne — deux albums solides, inspirés et complémentaires. Si le second pousse encore plus loin certaines expérimentations narratives, Black Hole Superette demeure le cœur battant de cette année exceptionnelle.
Entièrement autoproduit, l’album baigne dans une atmosphère feutrée et légèrement dystopique, comme une collection de souvenirs poussiéreux captés à travers des machines défectueuses. Les beats sont volontairement lo-fi, parfois bancals, mais toujours minutieusement construits. Aesop Rock y déroule un flot de pensées foisonnantes, peuplées de détails absurdes, de références obscures et de micro-histoires du quotidien, livrées avec l’aisance d’un rappeur au sommet de sa maîtrise. Des pièces comme Secret Knock, Movie Night ou John Something illustrent parfaitement son talent pour transformer l’anecdotique en réflexion existentielle, oscillant constamment entre humour, nostalgie et mélancolie. Les textes exigent parfois plusieurs écoutes — et un dictionnaire pas trop loin — mais ils sont toujours portés par des grooves suffisamment solides pour ne jamais perdre l’auditeur.
Avec ces deux sorties marquantes en une seule année, Aesop Rock confirme qu’il est non seulement toujours pertinent, mais aussi encore animé par une créativité débordante. Un tour de force impressionnant pour un vétéran qui continue de repousser les limites de son art sans jamais tourner en rond.
Top titres : Checkers, Movie Night, Send Help, Bird School, The Red Phone, Secret Knock, John Something, 1010WINS
Recommandé si vous appréciez : Run the Jewels, OutKast, N.E.R.D., Deltron 3030, Hail Mary Mallon, Billy woods, EL-P, Homeboy Sandman, Open Mike Eagle, le hip-hop abstrait, narratif et résolument intelligent.
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Origine : Angleterre
Genre : Jazz Rap / UK Hip Hop / Spoken Word / Lo-Fi Hip Hop / Abstract Hip Hop
Sortie : 6 novembre

On aime : la production extrêmement soignée, les instrumentaux jazz feutrés aux accents de bossa nova, les cuivres délicats, les rythmes hip-hop discrets mais efficaces, ainsi que les voix douces et posées qui s’intègrent parfaitement à l’univers narratif du disque. Chaque pièce connaît exactement sa juste durée, les transitions sont fluides, et l’album s’écoute comme un récit continu, sans temps mort. Sept ans après The Girl, the Cat & the Tree, Lausse The Cat signe un retour aussi attendu qu’intrigant avec The Mocking Stars. Fidèle à son esthétique singulière, l’artiste franco-britannique poursuit l’exploration de son personnage félin existentialiste, cette fois projeté dans une odyssée cosmique psychédélique où se mêlent rêverie, mélancolie et introspection. Derrière l’apparente douceur du projet se cachent des thèmes lourds : solitude, dépression, fuite du réel, quête de sens et romances éphémères.
La narration, parfois étrange, demeure constamment captivante. Lausse maîtrise l’art du spoken word et du storytelling avec une précision rare, trouvant un équilibre fragile entre absurdité poétique et gravité émotionnelle. L’album déploie un imaginaire riche, presque théâtral, sans jamais tomber dans le gimmick ou la surenchère conceptuelle. The Mocking Stars s’impose ainsi comme l’un des projets les plus imaginatifs et cohérents de l’année : un disque profondément immersif, délicat et intelligent, qui confirme Lausse The Cat comme l’un des secrets les mieux gardés de la scène hip-hop britannique contemporaine.
Top titres : Blue Bossa, The Mocking Stars, I.D.W.G.A.J, Keep On Walking, Lotus Blossom…
Recommandé si vous appréciez : Billy Woods, Kenny Segal, McKinley Dixon, Loyle Carner, Kofi Stone, Aesop Rock, Open Mike Eagle, Slauson Malone, le jazz rap narratif et les albums conceptuels à forte charge émotionnelle.
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Origine : Angleterre
Genre : UK Hip Hop / Conscious Hip Hop
Sortie : 4 juillet
On aime : la puissance d’interprétation de Kae Tempest, la justesse de son écriture et cette façon unique de faire dialoguer spoken word, rap et poésie contemporaine. Autant inspirée par les grands dramaturges que par le hip-hop moderne, l’artiste livre ici un disque d’une grande sobriété formelle, porté par des rythmiques minimalistes, des textures brutes et organiques, et une mise en avant quasi totale du texte et de la voix. Self Titled agit comme une œuvre frontale et introspective, où Kae Tempest aborde sans détour la solitude, la détresse intérieure, la pression sociale, la société de consommation et le sentiment d’aliénation moderne. Les productions, volontairement dépouillées, laissent respirer les mots et renforcent leur impact émotionnel. Rien ici n’est décoratif : chaque silence, chaque répétition et chaque inflexion vocale participe à la tension dramatique du propos.
Loin des codes habituels du hip-hop contemporain, l’album privilégie l’urgence du message à la recherche de refrains accrocheurs. C’est un disque exigeant, parfois lourd émotionnellement, mais profondément captivant, qui récompense l’écoute attentive. Self Titled confirme Kae Tempest comme une voix essentielle et singulière de la scène britannique, capable de transformer le rap en véritable théâtre intérieur.
Top titres : Know Yourself, Statue In The Square, Breathe, Diagnoses, I Stand On The Line, Prayers To Whisper…
Recommandé si vous appréciez : Loyle Carner, Little Simz, Speech Debelle, Roots Manuva, Gil Scott-Heron, Lausse The Cat, Aesop Rock, le rap conscient minimaliste et les œuvres centrées sur le texte et l’émotion brute.
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Open Mike Eagle – Neighborhood Gods Unlimited
Evidence – Unlearning Vol. 2
Mobb Deep – Infinite
Navy Blue – The Sword & The Soaring
MIKE – Showbiz!
Lou Phelps – Chèlbè
Arrested Development – Adult Contemporary Hip Hop
Tyler, The Creator – Don’t Tap The Glass
Jim Legxacy – Black British Music (2025)
Earl Sweatshirt – Live Laugh Love
Ghostface Killah – Supreme Clientele 2
Shad – Start Anew
Nicholas Craven & Boldy James – Criminally Attached
Mac Miller – Balloonerism
Naya Ali – We Did The Damn Thing
Ovrkast – While The Iron Is Hot
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]]>L’année 2025 aura aussi été particulièrement riche du côté du rap et du hip-hop francophone, avec une impressionnante diversité de propositions, de sensibilités et de parcours. Des vétérans toujours pertinents aux artistes en pleine ascension, cette catégorie témoigne d’une scène vivante, engagée et en constante évolution.
On y retrouve notamment les Français Orelsan (voir la critique), Youssoupha, Ptite Sœur & Femtogo, Souffrance, BEN plg, Lesram et Oxmo Puccino, les franco-belges Scylla & Furax Barbarossa, le Suisse Mairo, sans oublier une solide représentation québécoise avec St-Saoul, Fléau Dicaprio, Raccoon, Soraï, Loud, Taktika, SeinsSucrer & Cotola et plusieurs autres.
Entre introspection, engagement social, narration personnelle et recherche sonore, ces albums démontrent à quel point le rap francophone demeure un terrain d’expression puissant, multiple et pertinent en 2025.
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Origine : Suisse
Genre : Conscious Hip Hop / Hardcore Hip Hop
Sortie : 21 février
On aime : la diversité et la solidité de la production signée Hopital, les sonorités électro et dansantes, mais surtout l’ambiance globale qui se dégage de l’album. La Fiev impressionne par sa liberté de ton, sa force brute et l’aisance avec laquelle Mairo navigue entre les styles. Le duo propose un véritable voyage auditif où les genres se croisent sans jamais donner l’impression d’un collage artificiel. On passe de l’électro abrasive (Dope) à la drum’n’bass (i.think), du jazz voilé (paramount) au boom-bap plus classique (température), jusqu’à des détours rock étonnants sur minuit, porté par un solo de guitare en conclusion.
Partout, Mairo excelle grâce à un flow tout-terrain, une écriture précise et des refrains souvent inattendus. Le plaisir d’écoute vient autant de la variété des productions que de la curiosité de voir comment il va s’approprier chaque rythmique. L’album déborde d’amour pour la musique et le rap, parfois même de rap sur le rap, mais sans jamais sombrer dans un discours scolaire. À cela s’ajoute un versant plus introspectif, où Mairo aborde son parcours, ses luttes et ses souvenirs avec une sincérité désarmante. La patte brisée se démarque particulièrement, notamment par son virage émotionnel et son changement de production, offrant l’un des moments les plus touchants du disque. Fourmillant de trouvailles musicales, de flows variés et de passages incisifs, La Fiev s’impose comme un album complet, à la fois audacieux, cohérent et évident. On ne le savait pas encore, mais il fallait clairement que cet album existe.
Top titres : nitro LA FIEV, Dope, minuit, i.think, température, paramount, La patte brisée…
Recommandé si vous appréciez : Alpha Wann, Edge, Makala, Népal, Jeune Morty, Disiz, Dinos, Sopico..
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Origine : France / Congo
Genre : Hip Hop / Jazz Rap / Soul / Afrobeats
Sortie : 24 janvier
On aime : le caractère profondément multiculturel de l’album, la prose toujours aussi bien ficelée de Youssoupha et la maturité de son propos. Amour Suprême est un disque intime, lumineux et apaisé, traversé par des thèmes d’amour, de tendresse, d’humanité, de spiritualité, de sagesse et de transmission. Après quatre ans d’absence, le rappeur signe un retour tout en douceur, sans chercher le coup d’éclat ni le single facile.
Musicalement, l’album s’ouvre à une large palette de sonorités : afrobeats, soul, gospel, chants traditionnels africains et orchestrations symphoniques viennent enrichir un rap conscient toujours aussi précis. Sans featurings, Youssoupha porte seul ce projet et s’y dévoile avec une sincérité touchante. Sa plume, tantôt tendre, tantôt percutante, fait preuve d’une grande sérénité et d’une lucidité assumée. On sent un artiste arrivé à un moment de paix intérieure, qui regarde son passé sans renier ses combats, tout en se projetant vers un avenir empreint d’élévation. Amour Suprême n’est pas un album démonstratif, mais une œuvre cohérente, chaleureuse et durable, qui gagne en profondeur à chaque écoute.
Top titres : Dieu est grande, Suprême, Proses combats, Amour Suprême, Faire mieux, Priez sans crainte
Recommandé si vous appréciez : Disiz, Rocca, Abd Al Malik, Oxmo Puccino, Gaël Faye, Dinos (période introspective), Kery James (versant spirituel)
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Origine : Belgique / France
Genre : Hip-hop / Rap franco / Boom Bap
Sortie : 23 mai

On aime : la poésie profondément humaine qui traverse l’album de bout en bout, portée par des textes denses, introspectifs et soigneusement ciselés. L’accompagnement au piano apporte une douceur et une gravité qui servent parfaitement les propos, laissant toute la place aux mots et aux silences. L’influence marocaine qui plane sur Portes du Désert enrichit l’univers sonore du projet, lui donnant une chaleur et une dimension spirituelle qui sortent du cadre habituel du rap franco. La rencontre entre Scylla et Furax Barbarossa fonctionne avec une rare évidence : deux plumes fortes, complémentaires, qui avancent ici dans une même direction, sans jamais chercher à s’éclipser l’une l’autre. L’album privilégie l’émotion, la sincérité et la profondeur plutôt que la démonstration technique, et c’est précisément ce qui le rend aussi touchant et cohérent. Portes du Désert est un disque habité, mature et apaisé, qui invite à l’écoute attentive et à la réflexion.
Top titres : 10 jours, 10 nuits, Portes du désert, Terre brûlée, Memphis, Lettre au Roi…
Recommandé si vous appréciez : Oxmo Puccino, Hugo TSR, Gaël Faye, Médine, Lucio Bukowski, L’Uzine, Keny Arkana…
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Origine : Canada
Genre : Hip-Hop / Rap Queb / Jazz rap
Sortie : 6 juin

On aime : les références québécoises et locales qui ancrent solidement l’album dans une réalité bien d’ici, ainsi que l’ambiance décontractée et introspective qui traverse l’ensemble du disque. Après plus de 20 ans dans le paysage du rap québécois, St-Saoul, alias le Fresh Prince of Beloeil, livre un retour particulièrement touchant et sincère avec ce quatrième album, son premier en 12 ans. Créé dans un contexte personnel difficile — alors qu’il traversait une dépression à la suite d’un traumatisme crânien — Courts métrages pour non-voyants agit comme un exutoire lucide où le rappeur étale ses réflexions, ses états d’âme et ses observations du monde avec une honnêteté désarmante. Les productions, volontairement épurées, flirtent avec le jazz et la soul, laissant toute la place aux mots, au phrasé et à la voix. Loin de toute démonstration inutile, l’album privilégie la sensibilité, la maturité et le vécu, donnant l’impression d’une série de vignettes sonores — de véritables courts métrages narrés — qui se dévoilent au fil des écoutes. Un disque humain, posé et profondément habité, qui témoigne d’un artiste en paix avec son parcours et pleinement conscient de sa voix.
Top titres : Courts métrages pour non-voyants, Me and her, Les aventures du Fresh Prince de Beloeil, Ginette Reno..
Recommandé si vous appréciez : Sans Pression, Manu Militari, Loud Lary Ajust, Koriass, Horg, FouKi (période introspective), Alaclair Ensemble…
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Origine : France
Genre : Hip Hop / Trap
Sortie : 14 mars
On aime : la constance et la solidité de l’écriture de Souffrance, qui poursuit ici un parcours déjà très impressionnant depuis plusieurs années. Hiver Automne regroupe treize morceaux tous pertinents, portés par des instrumentaux qui oscillent entre mélancolie et énergie brute, créant une dynamique variée et bien dosée tout au long du disque. Le rappeur de Montreuil a su s’entourer intelligemment, tant au niveau des beatmakers que des collaborations. Les productions, signées entre autres par TonyToxik, Max Kdch, Mani Deïz et Chilly Gonzales, offrent un terrain de jeu riche où Souffrance excelle avec son flow dense, incisif et souvent très frontal.
Les featurings — Chilly Gonzales, Soprano, ISHA, Jewel Usain — ne font jamais figure de remplissage et apportent chacun une couleur distincte au projet. Sur le fond, Souffrance continue de se raconter sans complaisance, avec un regard cynique, parfois presque nihiliste, sur son parcours, la musique et le monde qui l’entoure. Même lorsqu’il tente des choses différentes, comme sur Tango, ou lorsqu’il rappe au kilomètre avec une précision chirurgicale, il demeure pleinement maître de son art. Hiver Automne confirme que Souffrance ne fait pas que maintenir la barre : il la relève encore.
Top titres : Compte double, Hiver automne, Les moyens, Tango, Bizon…
Recommandé si vous appréciez : ISHA, Jewel Usain, Dinos, Alpha Wann, Georgio, Kery James (période introspective)
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Josman – Dom Perignon Crying
Asinine – La jetée
Okis – La crème
Jungle Jack et JeanJass – Cognacs & Cigarettes
La Fouine – État des lieux
Tuerie – Les Amants Terribles
FouKi – Still Kankan
Médine – Stentor atc.1
Sensei H – En attendant l’amour EP
Alkpote – Réjouissances
Theodora – Mega Bbl
ISHA – Drôle d’oiseau
L2B – Né pour briller (Book III)
Cobna – Onzième
Dope.gng – Fiend II
Jeune Morty – Éponyme
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Les meilleurs albums de Noël de 2025
Les meilleurs albums de 2025 – Artistes féminines anglophones
Les meilleurs albums de 2025 – Artistes masculins anglophones
Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Internationaux)
Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Made in Canada)
Les meilleurs albums de 2025 – Musique lourde (Hard Rock, Métal, Punk…)
Les meilleurs albums de 2025 – Albums francophones
Les meilleurs albums de 2025 – Jazz / World / Instrumental et autres langues
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Les meilleurs albums de 2025 – Hip-Hop Anglophone (28 DÉCEMBRE)
Les meilleurs albums de 2025 – Musique électronique (downtempo, electro, techno…) (29 décembre)
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]]>On rassemble aujourd’hui plusieurs courants musicaux au sein d’un même palmarès avec ce Top 20 – Jazz / World / Instrumental et autres langues, une catégorie volontairement large qui reflète la richesse et la diversité de ces musiques dites « globales ». On y retrouve du jazz sous toutes ses formes, du funk, de l’instrumental, de la musique du monde et des propositions inclassables qui repoussent souvent les frontières des genres.
Encore une fois, la cuvée 2025 aura été particulièrement forte, tant en matière de créativité que de qualité d’exécution. Des artistes comme Rosalía, Hiromi, Lucrecia Dalt, Viviane Audet, GoGo Penguin, Yazz Ahmed, Mogwai, Birds on a Wire, Ariane Racicot, We Lost The Sea, Nels Cline, Bad Bunny, The Budos Band, Cécile McLorin Salvant et plusieurs autres ont livré des œuvres marquantes qui impressionnent autant par leur audace que par leur maîtrise.
Évidemment, la diversité est au cœur de cette sélection, mais c’est précisément ce que recherchent les auditeurs curieux et ouverts à ces univers musicaux : des albums qui sortent des sentiers battus, qui demandent parfois une écoute attentive, mais qui récompensent largement l’investissement.
Vous trouverez donc plus bas notre Top 20 – Jazz / World / Instrumental et autres langues, une sélection riche, exigeante et inspirante, à l’image de ces musiques sans frontières.
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Origine : Espagne
Genre : Art Pop / Musique orchestrale / Classique / Flamenco / Latin Alternatif
Sortie : 7 novembre
On aime : Sans aucune hésitation, Lux s’impose comme l’album qui fait l’unanimité en 2025, et probablement le meilleur disque de l’année toutes catégories confondues. Les mots manquent pour décrire l’ampleur, la beauté et l’audace de ce projet monumental. Après avoir suivi avec attention le parcours de Rosalía depuis Los Ángeles, puis admiré ses métamorphoses successives sur El Mal Querer et Motomami, on assiste ici à un véritable saut dans le vide — et à une réussite absolue.
Avec Lux, Rosalía pousse encore plus loin son refus de la répétition. Elle délaisse les codes attendus pour livrer une œuvre profondément ambitieuse, à la croisée du classique contemporain, de l’opéra baroque, du flamenco déconstruit et de l’expérimentation électronique. Porté par le London Symphonic Orchestra, et enrichi de collaborations prestigieuses (dont Björk, Yves Tumor et Guy-Manuel de Homem-Christo), l’album se déploie comme une suite en quatre mouvements, dense et immersive.
Rosalía y chante en treize langues, dont le catalan, l’espagnol, le latin, l’arabe, l’allemand ou l’ukrainien, non pas pour impressionner, mais pour explorer des thèmes universels : le sacré, le désir, la spiritualité, l’amour, le féminin et la transcendance. Il n’est pas nécessaire de comprendre chaque mot pour en ressentir la puissance émotionnelle — Lux agit d’abord sur les tripes, puis sur l’esprit.
Rarement un album en espagnol (et au-delà des langues) ne m’aura procuré autant de frissons. À part peut-être certaines œuvres majeures de Lhasa de Sela, il est difficile de se souvenir d’un disque m’ayant suscité une telle intensité émotionnelle. C’est un album qui exige une écoute attentive, loin de la gratification instantanée dictée par les algorithmes — et c’est précisément ce qui le rend aussi précieux.
Donner un 10/10 reste exceptionnel, mais ici, le verdict s’impose de lui-même. Lux est grandiose du premier au dernier souffle, une œuvre totale, courageuse, radicale et profondément habitée. Un disque qui élève, qui dérange parfois, mais qui marque durablement.
Top titres : Sexo, Violencia y Llantas, Mundo Nuevo, La Yugular,Relíquia, Divinize, La Perla, Porcelana, Berghain…
Recommandé si vous appréciez : Björk (Vespertine), Arvo Pärt, Agnes Obel, Lhasa de Sela, FKA twigs (période expérimentale), la musique classique contemporaine et œuvres hors format.
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Origine : Japon
Genre : Jazz Fusion / Jazz-Funk / Nu Jazz / Post-Bop
Sortie : 4 avril
On aime : la précision chirurgicale, la virtuosité et la vitesse d’exécution impressionnante de chacun des musiciens. Les lignes de basse sont absolument redoutables, toujours en mouvement, tandis que le jeu de batterie, frénétique et ultra précis, propulse chaque pièce avec une énergie contagieuse. Malgré la démonstration technique évidente, rien n’est gratuit : les compositions sont bien dosées, dynamiques et cohérentes, laissant respirer les thèmes tout en mettant en valeur le dialogue constant entre les instruments. Out There réussit le rare équilibre entre prouesse instrumentale et plaisir d’écoute, confirmant Hiromi comme l’une des figures les plus excitantes du jazz contemporain.
Top titres : XYZ, Yes! Ramen!!, OUT THERE: Strollin’, OUT THERE: The Quest, OUT THERE: Takin’ Off…
Recommandé si vous appréciez : Snarky Puppy, Tigran Hamasyan, The Bad Plus, Return to Forever, Chick Corea Elektric Band, Medeski Martin & Wood
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Origine : Colombie
Genre : Art Pop / Dark Jazz / Pop ambiante
Sortie : 5 septembre

On aime : la voix magnétique et feutrée de Lucrecia Dalt, qui agit ici comme un fil conducteur intime et hypnotique. Les arrangements minimalistes, souvent en clair-obscur, laissent toute la place à l’émotion et à la tension sous-jacente, créant un univers à la fois fragile et profondément sensuel. A Danger to Ourselves joue sur l’économie de moyens, mais chaque détail sonore compte : percussions subtiles, textures électroniques discrètes et inflexions latines qui surgissent comme un carnaval intérieur, lent et troublant.
Dalt réussit à capter quelque chose de viscéral et d’organique, transformant des chansons apparemment simples en expériences émotionnelles riches et enveloppantes. Un album d’atmosphère, exigeant mais profondément captivant, qui confirme son statut d’artiste singulière et inclassable.
Top titres : cosa rara, Caes, Divina, no death no danger, mala sangre, the common reader…
Recommandé si vous appréciez : Julia Holter, Carla dal Forno, María Somerville, Tirzah, Fever Ray, Laurel Halo, Alela Diane, Hindi Zahra
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Origine : Canada
Genre : Néo-classique / Piano solo
Sortie : 31 janvier

On aime : la mélancolie lumineuse et la délicatesse de ces pièces qui réussissent à transmettre de grandes émotions avec très peu de notes. Le piano et le torrent se présente comme un véritable récit pianistique de 15 tableaux, profondément enraciné dans le paysage et l’histoire de Maria, ce village côtier de la Baie-des-Chaleurs où Viviane Audet a grandi. Chaque pièce semble portée par le souffle du vent, le roulis des vagues et une mémoire intime qui affleure sans jamais être appuyée.
La pianiste privilégie l’émotion brute et la simplicité expressive, laissant le silence et les résonances jouer un rôle aussi important que les notes elles-mêmes. Il en résulte une musique douce, apaisante et enveloppante, d’un réconfort précieux pour les journées grises d’automne et les longues nuits d’hiver. Un album sensible et profondément humain, qui révèle pleinement Viviane Audet comme pianiste néo-classique accomplie et artiste multidisciplinaire à la sensibilité remarquable.
Top titres : Les galeries, Balle au mur, Barlicoco, Le torrent, Maria
Recommandé si vous appréciez : Jean-Michel Blais, Alexandra Stréliski, Yann Tiersen, Sofiane Pamart, Chilly Gonzales, Glenn Gould, Ludovico Einaudi, Olafur Arnalds, Nils Frahm, Hania Rani…
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Origine : Angleterre
Genre : Nu Jazz / Jazz Fusion / Electronica / Musique classique
Sortie : 20 juin

On aime : la façon dont GoGo Penguin pousse encore plus loin sa formule hybride en fusionnant jazz contemporain, électronique feutrée et textures classiques avec une maîtrise impressionnante. Necessary Fictions est sans doute l’album le plus aventureux et ambitieux du trio mancunien à ce jour. Les compositions oscillent entre retenue et intensité dramatique, installant des climats hypnotiques où les rythmes répétitifs, les lignes de piano minimalistes et la basse chaleureuse dialoguent avec une précision chirurgicale. On aime particulièrement la richesse des arrangements, rehaussés par l’apport de cordes — notamment celles de Rakhi Singh et du Manchester Collective — qui ajoutent une profondeur émotionnelle nouvelle à des pièces comme Luminous Giants et State of Flux.
L’album se déploie comme un voyage cinématographique, parfois contemplatif, parfois tendu, où chaque progression rythmique semble soigneusement calculée pour faire monter la charge émotionnelle. L’intégration d’une voix sur Forget the Damages, interprétée par Daudi Matsiko, constitue une rare et très belle surprise : fragile, habitée, elle s’insère naturellement dans l’univers instrumental du groupe sans jamais en diluer la complexité. Necessary Fictions confirme que GoGo Penguin est l’un des projets les plus singuliers du jazz contemporain, capable de toucher autant par la virtuosité que par l’émotion pure.
Top titres : State of Flux, Forgive the Damages, What We Are and What We Are Meant to Be, Fallowfield Loops, Umbra…
Recommandé si vous appréciez : Mammal Hands, Portico Quartet, The Comet Is Coming, Nik Bärtsch, Nils Frahm, Tortoise, BadBadNotGood
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Mdou Moctar – Tears Of Injustice
Tortoise – Touch
Nusantara Beat – Nusantara Beat
Kassa Overall – Cream
Linda May Han Oh – Strange Heavens
The Necks – Disquiet
Makaya McCraven – Off The Record
Ludovico Einaudi – The Summer Portraits
Derya Yildirim & Grup Simsek – Yarin Yoksa
Sylvie Courvoisier & Mary Halvorson – Bone Bells
William Tyler – Time Indefinite
Mary Halvorson – About Ghosts
Antibalas – Hourglass
Noura Mint Seymali – Yenbett
Joseph Marchand – Treize miniatures
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Les meilleurs albums de Noël de 2025
Les meilleurs albums de 2025 – Artistes féminines anglophones
Les meilleurs albums de 2025 – Artistes masculins anglophones
Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Internationaux)
Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Made in Canada)
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Les meilleurs albums de 2025 – Hip-Hop Francophone (27 DÉCEMBRE)
Les meilleurs albums de 2025 – Hip-Hop Anglophone (28 DÉCEMBRE)
Les meilleurs albums de 2025 – Musique électronique (downtempo, electro, techno…) (29 décembre)
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]]>On vous présente aujourd’hui notre sélection des meilleurs albums francophones de 2025. Devant l’abondance et la grande qualité des sorties dans cette catégorie, il a fallu se résoudre à élargir l’exercice et proposer cette année un Top 30, tant le choix était riche et inspirant.
Parmi les artistes marquants de cette cuvée 2025, on retrouve notamment Lou-Adriane Cassidy, Antoine Corriveau, Population II, Ariane Roy, Vulgaires Machins, Alex LeBlanc, Choses Sauvages, Mentana, Enfants Sauvages, Jérôme 50, Ariane Moffatt, Béton Armé, Caroline Savoie, ainsi que des artistes francophones internationaux comme Spore, Yoa, Feu! Chatterton, et plusieurs autres. Autant de projets qui illustrent la diversité, la créativité et la vitalité de la musique francophone actuelle.
Ce large éventail de styles et de propositions confirme une fois de plus que la musique francophone se porte très bien — au Québec en particulier, mais aussi ailleurs dans la francophonie.
Vous trouverez plus bas la liste complète de notre Top 30 des albums francophones de 2025. De retour demain avec la catégorie Jazz / Blues / World / Instrumental.
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Origine : Canada (Québec)
Genre : Indie rock / Art Pop / Alt-Pop / Pop orchestrale
Sortie : 24 janvier

On aime : Pas mal tout de cet album! Sans l’ombre d’un doute, Journal d’un Loup-garou s’impose comme l’album de l’année au Québec. Disons simplement que 12 Félix au gala de l’ADISQ, ça ne tombe pas du ciel, et ce troisième album confirme tout le potentiel d’une artiste désormais au sommet de son art. Lou-Adriane Cassidy y livre une œuvre ambitieuse, maîtrisée et profondément incarnée, portée par un sens de la mélodie remarquable et une écriture à la fois directe, poétique et viscérale.
Construit autour d’un véritable concept, l’album explore les contradictions humaines — la douceur et la rage, la fragilité et l’instinct — à travers la métaphore du loup-garou. Cette idée traverse l’ensemble du disque : la production, les arrangements, l’atmosphère et même l’imagerie visuelle. En collaboration avec Alexandre Martel, Lou-Adriane façonne un univers cohérent, dense et assumé, où la pop orchestrale sert autant l’émotion brute que les élans plus triomphants.
Les premiers extraits annonçaient déjà la couleur. Dis-moi dis-moi dis-moi brillait par ses arrangements de cordes somptueux et son écriture accrocheuse, tandis que Cours, Cora, cours révélait toute l’audace vocale et émotionnelle de l’artiste. Cette pièce demeure l’un des sommets du disque, notamment grâce à sa construction atypique et à ses deux refrains contrastés, dont le second provoque un véritable sentiment d’élévation.
L’album maintient cette intensité du début à la fin. Lou-Adriane y affiche une assurance impressionnante, évitant avec brio les pièges de l’excès ou de la prétention. Sa plume est précise, pertinente, souvent touchante, comme sur Ariane, où elle aborde avec finesse sa relation avec Ariane Roy et les perceptions imposées par l’industrie. Le disque se conclut sur des notes profondément humaines avec 16 ans bientôt 30 et Celle-ci vient du cœur, où elle prend le temps de reconnaître le parcours, les doutes et les collaborations qui ont mené à cette œuvre. Journal d’un Loup-garou est un album audacieux, sensible et profondément marquant, qui raconte nos métamorphoses avec honnêteté et intensité. Une œuvre qui s’inscrit déjà parmi les grands disques de la chanson québécoise contemporaine.
Top titres : Dis-moi dis-moi dis-moi, Cours, Cora, cours, Journal d’un loup-garou, Alépok, Ariane, Je pars en vacances, 16 ans bientôt 30
Recommandé si vous appréciez : Ariane Roy, Klô Pelgag, Laurence-Anne, Lydia Képinski, Marie-Pierre Arthur, Louis-Jean Cormier, Evelyne Brochu, Rosie Valland…
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Origine : Canada (Montréal)
Genre : Rock / Folk/ Jazz-rock
Sortie : 25 avril

On aime : la richesse des arrangements et l’ampleur sonore qui donnent beaucoup de souffle à chaque composition. Antoine Corriveau propose ici une musique contrastée, où le folk rock est constamment enrichi par des détours jazz, hip-hop et expérimentaux, sans jamais perdre de vue la force de la chanson. Sa plume demeure au centre du projet : dense, imagée, parfois abrasive, elle explore les amours douloureuses, les tensions intérieures et des réflexions sociales livrées avec une intensité saisissante.
Oiseau de nuit impressionne par la cohérence de son univers et par l’intelligence de sa construction. Les textures s’empilent avec précision, les genres se croisent — cuivres, rythmiques éclatées, phrasés parfois proches du RnB — tout en servant un propos clair et incarné. Corriveau joue avec les formes, multiplie les idées, mais garde toujours un solide ancrage mélodique qui rend l’album aussi exigeant que captivant.
Un disque ambitieux et profondément stimulant, qui élargit encore un peu plus le champ des possibles de la chanson francophone et confirme Antoine Corriveau comme l’un des créateurs les plus singuliers et audacieux de sa génération.
Top titres : Suzo, Argentine, Pastorale, Pur Sentiment, Balcon, Moscow Mule, Imprudences…
Recommandé si vous appréciez : Philippe Brach, Klô Pelgag, Jean Leloup, Pierre Lapointe, David Giguère, Les Louanges, Hubert Lenoir…
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Origine : Canada (Montréal)
Genre : Rock / Rock Psychedelique / Alt rock / Rock progressif
Sortie : 28 mars

On aime : la fusion d’influences, les riffs de guitares psychédéliques, les lignes de basse contagieuses et les rythmiques de batterie intenses, jouées avec une aisance impressionnante par le batteur/chanteur Pierre-Luc Gratton. Maintenant Jamais confirme la capacité de Population II à canaliser le chaos sans jamais en diluer l’énergie.
Les structures sont ici plus affûtées, plus resserrées, mais l’élan brut demeure intact. Le trio pousse son rock psychédélique et progressif vers des formes plus disciplinées, sans perdre cette urgence qui fait sa signature. Des éclats de distorsion jaillissent de mélodies entêtantes, parfois presque pop dans leur efficacité, tandis qu’une sensibilité inattendue se glisse dans certains refrains.
Population II réussit ainsi à faire cohabiter démesure et contrôle, instinct et précision. Maintenant Jamais est un album fougueux, dense et extrêmement vivant, qui prouve que le groupe continue d’évoluer sans jamais renier son ADN.
Top titres : Prévisions, Mariano (Jamais je ne t’oublierai), Cardinaux, La Trippance, Le thé est prêt…
Recommandé si vous appréciez : FUUDGE, Chocolat, Ought, King Gizzard & The Lizard Wizard, Slift, Psychedelic Porn Crumpets, Corridor
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Origine : France
Genre : Pop alternative / Électro / Hyperpop / Synth-wave
Sortie : 28 novembre
On aime : les voix harmonisées, parfois de façon surprenante, les guitares lourdes et texturées, ainsi que les beats électroniques appuyés par une vraie batterie, ce qui donne à l’ensemble une énergie très organique malgré l’omniprésence des synthés. Ouverture réussit à faire cohabiter pop alternative, électro et influences hyperpop sans jamais tomber dans la démonstration gratuite.
Projet né d’une rencontre improbable entre musicien·ne·s issus de CEYLON, Princesse Näpalm et de l’univers de Ponce, Spore fonctionne comme une véritable fusion des styles plutôt qu’un simple collage d’influences. L’album progresse en crescendo, alternant passages plus atmosphériques et montées de tension où les guitares prennent toute la place. On sent clairement la volonté de traduire en studio l’énergie rock du live, avec des structures efficaces et des refrains qui restent en tête.
Ouverture est un premier album solide, ambitieux et cohérent, qui pose des bases très prometteuses pour la suite. Une proposition moderne, intense et bien ancrée dans son époque, sans perdre de vue l’émotion et la dynamique de groupe. Une belle surprise de fin d’année!
Top titres : Ouverture, De le dire, La course folle, Debout debout, La référence, Floral..
Recommandé si vous appréciez : CEYLON, Princesse Näpalm, De Staat, Carpenter Brut, Agar Agar, La Femme, L’Impératrice, Yelle, Zaho de Sagazan, Zelektro Gang
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Origine : Canada (Québec)
Genre : Pop alternatif / Indie pop / Pop rock
Sortie : 21 mars
On aime : l’affranchissement total d’Ariane Roy, qui signe ici un deuxième album assumé, frontal et nettement plus audacieux sur le plan sonore. La pop brillante et exaltante de ses débuts prend une teinte beaucoup plus électronique, portée par des percussions en boucles nerveuses, des basses synthétiques grondantes et une production dense, précise et résolument moderne. On aime toujours autant ses paroles introspectives et saisissantes, cette façon très juste de naviguer entre vulnérabilité et assurance, douceur et tension. La voix, faussement fragile, agit comme un véritable guet-apens émotionnel, tandis que les chansons passent habilement de moments rythmés à des plages plus calmes, vaporeuses et chargées de sens. Dogue est un album de caractère, traversé par une énergie de sororité, d’affirmation et de liberté, où chaque pièce semble avancer sans demander la permission. Un disque qui a du mordant… et assurément du chien.
Top titres : Âmes sœurs, Dogue, Agneau, I.W.Y.B., Tous mes hommages…
Recommandé si vous appréciez : Lou-Adriane Cassidy, Klô Pelgag, Lydia Képinski, Les Louanges, Pomme, Angèle, Marie-Pierre Arthur, Evelyne Brochu, Rosie Valland…
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Cœur de Pirate – Cavale
Fredz – On s’enverra des fleurs
Terrenoire – Protégé.e
Velours Velours – Quand je pleure, je suis content
The Limiñanas – Faded
Bolduc Tout Croche – Fracture
Jonathan Personne – Nouveau Monde
William Cloutier – L’amour
Thaïs – Personne
Jérome Casabon – L’Album Sans Surprise
Catherine Leduc – Les jours où il neige à tous les postes
Crabe – Expression radicale
Peanut Butter Sunday – Peanut Butter Sunday
Perséide – Passages secrets
Lily Thibodeau – Des saisons de toi
Keren Ann – Paris Amour
Bertrand Belin – Watt
Vanessa Paradis – Le Retour Des Beaux Jours
Vanille – Un chant d’amour
Benjamin Biolay – Le Disque Bleu
Douance – À la prochaine
Michel Rivard – Après, on va où?
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Les meilleurs albums de Noël de 2025
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Les meilleurs albums de 2025 – Artistes masculins anglophones
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Les meilleurs albums de 2025 – Jazz / World / Instrumental et autres langues (23 DÉCEMBRE)
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Les meilleurs albums de 2025 – Musique électronique (downtempo, electro, techno…) (29 décembre)
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On se penche aujourd’hui sur le dossier de la musique lourde, une catégorie qui regroupe tous les styles conçus pour le défoulement et l’impact, souvent portés par la distorsion, l’intensité et l’énergie brute. Du hard rock au punk, du hardcore au métal — et toutes leurs déclinaisons — cette famille musicale demeure l’une des plus viscérales et cathartiques du paysage musical actuel.
Encore en 2025, les sorties d’albums hard rock, punk et métal ont été particulièrement nombreuses et variées, témoignant d’une scène toujours aussi active et créative. Parmi les parutions marquantes de l’année, on retrouve des albums solides et percutants signés Deftones, Igorrr, LANDMVRKS, Coroner, Ho99o9, Spiritbox, Excide, Testament, Sleep Token, Stick to Your Guns, Scare, Architects, The Callous Daoboys, Deafheaven, et plusieurs autres.
Vous trouverez plus bas la liste complète de notre Top 20 – Musique lourde, une sélection qui reflète autant la diversité des sous-genres que la puissance et la créativité qui ont marqué l’année 2025. Retour demain avec la catégorie des albums francophones, pour poursuivre cette grande revue musicale de l’année.
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Origine : États-Unis
Genre : Metal / Shoegaze / Post-Hardcore / Post-Metal
Sortie : 22 août
On aime : le retour en force pleinement assumé de Deftones, qui signe avec Private Music l’un de ses albums les plus solides et immersifs depuis plusieurs années. Dès les premières écoutes, on retrouve cette capacité unique du groupe à créer des paysages sonores denses, lourds et enveloppants, où la brutalité et la beauté cohabitent naturellement. La voix de Chino Moreno, toujours aussi envoûtante et expressive, agit comme un fil conducteur émotionnel, oscillant entre douceur mélancolique et explosions plus viscérales.
On aime cette façon qu’a l’album de naviguer entre riffs massifs, textures shoegaze éthérées et ambiances plus introspectives, sans jamais perdre en cohérence. Private Music réussit à conjuguer l’héritage metal et post-hardcore du groupe avec une approche plus atmosphérique, presque hypnotique par moments, donnant à l’ensemble une profondeur remarquable. Les guitares saturées se fondent dans des nappes brumeuses, la section rythmique demeure lourde et précise, et chaque morceau semble pensé pour provoquer une immersion totale.
Acclamé par la critique et présent dans la majorité des palmarès de 2025, Private Music confirme que Deftones demeure une référence incontournable du genre, capable de se renouveler sans renier son identité. Le concert livré à Québec en septembre dernier n’a fait que renforcer cette impression, tant la puissance et l’intensité du groupe étaient à la hauteur des attentes. Un album mature, puissant et profondément évocateur, qui rappelle pourquoi Deftones continue de marquer durablement le paysage de la musique lourde.
Top titres : Souvenir, My mind is a mountain, Cut hands, Locked club, Milk of the madonna…
Recommandé si vous appréciez : Tool, Chevelle, Loathe, Hum, Alcest, Nine Inch Nails (période atmosphérique), A Perfect Circle…
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Origine : France
Genre : Avant-Garde Metal / Musique Électronique / Black Metal / Musique baroque / Opera
Sortie : 19 septembre
On aime : l’audace totale et la liberté créative décomplexée qui définissent Amen, un album où Igorrr pousse encore plus loin son art du chaos maîtrisé. Les riffs de guitares rapides et mathématiques se heurtent à une électronique abrasive, des rythmiques éclatées et des structures volontairement imprévisibles, créant un univers sonore aussi déroutant que fascinant. On aime cette capacité à fusionner des genres a priori incompatibles — metal extrême, drum’n’bass, dubstep, musique baroque, folk traditionnel et opéra — sans jamais perdre le fil.
Écrit et produit par le multi-instrumentiste Gautier Serre, avec l’appui d’un collectif de musiciens chevronnés, Amen conserve l’ADN établi depuis Savage Sinusoid, tout en démontrant une évolution nette dans la composition et la mise en scène sonore. Les lignes vocales d’inspiration classique côtoient des passages d’une brutalité extrême, tandis que des motifs issus des musiques traditionnelles d’Europe et d’Asie semblent surgir hors contexte, comme les vestiges d’un monde post-apocalyptique dominé par le metal et l’électronique.
On aime cette impression constante d’être face à une œuvre qui refuse toute catégorisation simple. Est-ce du death metal baroque? De l’opéra industriel? Du hardcore électronique dégénéré? Peu importe. Amen fonctionne avant tout comme une expérience sensorielle intense, exigeante et hautement stimulante sur le plan intellectuel. Peu d’artistes osent viser un tel niveau de folie créative avec autant de cohérence et de précision. Igorrr y parvient encore une fois, livrant un album extrême, dérangeant et brillamment exécuté, destiné aux auditeurs curieux et aux amateurs de musiques sans frontières.
Top titres : ADHD, Daemoni, Blastbeat Falafel, Headbutt, Mustard Mucous…
Recommandé si vous appréciez : Mr. Bungle, Squarepusher, Fantômas, Secret Chiefs 3, Intronaut, Author & Punisher, Anaal Nathrakh, Venetian Snares, Blut Aus Nord, Deathspell Omega…
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Origine : Suisse
Genre : Thrash Metal / Metal Progressif
Sortie : 17 octobre
On aime : l’intensité et la précision chirurgicale avec lesquelles Coroner signe un retour absolument spectaculaire après plus de 30 ans d’absence discographique. Dissonance Theory frappe par ses riffs de guitares rapides, corrosifs et complexes, ses rythmes explosifs menés à une vitesse souvent maximale, ainsi que par une voix toujours aussi habitée, qui porte des textes tourmentés et profondément sombres. Tout ici respire la maîtrise, l’urgence et une volonté claire de repousser les limites du thrash metal traditionnel.
On aime cette impression que cet album n’aurait tout simplement pas pu exister plus tôt. Comme si ces trente années de silence avaient été nécessaires pour atteindre un tel niveau de maturité, d’ambition et de cohérence artistique. Là où Grin annonçait déjà en 1993 une volonté d’explorer des territoires plus progressifs et avant-gardistes, Dissonance Theory pousse cette démarche beaucoup plus loin et la concrétise pleinement. Les structures sont audacieuses, les compositions riches et imprévisibles, et chaque morceau contribue à une tapisserie sonore dense et fascinante.
Il s’agit d’un album exigeant, qui demande du temps et plusieurs écoutes pour en saisir toutes les subtilités, mais l’effort est largement récompensé. Plus on s’y plonge, plus la profondeur de l’écriture et la finesse de l’exécution se révèlent. Dissonance Theory n’est pas seulement un retour réussi : c’est une œuvre majeure, qui s’impose comme le meilleur album de Coroner à ce jour et, sans contredit, comme l’un des albums de l’année 2025. Une réussite stupéfiante que peu de groupes auraient été capables d’accomplir après une aussi longue absence.
Top titres : Consequence, Crisium Bound, Renewal, Symmetry, Sacrificial Lamb, Transparent Eye…
Recommandé si vous appréciez : Voivod, Watchtower, Vektor, Meshuggah (période technique), Death (période tardive), Mekong Delta, Exodus, Kreator, King Diamond…
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Origine : France
Genre : Metalcore / Nu-Metalcore / Metal alternatif
Sortie : 25 avril

On aime : l’intensité constante et la maîtrise avec lesquelles LANDMVRKS livre ici l’album le plus abouti de sa carrière. The Darkest Place I’ve Ever Been propose un mélange dynamique et parfaitement assumé de metalcore mélodique, de post-hardcore, de nu-metal et de touches hip-hop, sans jamais donner l’impression d’un collage forcé. Chaque influence est intégrée avec intelligence, au service de compositions puissantes, accrocheuses et émotionnellement chargées.
On aime particulièrement la façon dont le groupe joue sur les contrastes, alternant passages ultra-agressifs, refrains mélodiques fédérateurs et moments plus introspectifs, sans perdre en cohérence. La voix, capable de passer du cri viscéral au chant clair avec une aisance remarquable, devient l’un des principaux moteurs émotionnels de l’album. Les riffs sont massifs et percutants, la section rythmique est précise et implacable, et la production, moderne et musclée, met parfaitement en valeur chaque élément.
Là où plusieurs groupes du genre peinent à se renouveler, LANDMVRKS réussit à pousser sa formule plus loin, livrant un disque à la fois brutal et accessible, sombre mais incroyablement rassembleur. The Darkest Place I’ve Ever Been ne se contente pas d’être un excellent album de metalcore : il s’impose comme une référence du genre en 2025, démontrant que le groupe a atteint un niveau de maturité et de confiance artistique impressionnant. Un disque intense, cathartique et redoutablement efficace, qui confirme LANDMVRKS comme l’un des groupes européens les plus solides de la scène heavy actuelle.
Top titres : Blood Red, The Darkest Place I’ve Ever Been, The Great Unknown, Deep Inferno…
Recommandé si vous appréciez : Architects, Bring Me The Horizon (période heavy), While She Sleeps, Spiritbox, Bad Omens, Polaris, Linkin Park, Northlane…
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Origine : États-Unis
Genre : Experimental Hip Hop / Rap punk / Hardcore Punk / Rap Metal / Digital Hardcore
Sortie : 9 septembre
On aime : la démesure totale et l’énergie incontrôlable qui traversent Tomorrow We Escape, un album aussi chaotique que percutant, où Ho99o9 pousse son approche hybride à un niveau rarement atteint. Certes, le disque n’est pas toujours fluide ni parfaitement cohérent, mais c’est précisément dans cette instabilité que réside sa force. L’album frappe comme un bloc brut de hip-hop industriel, saturé d’ambiances agressives, de textures abrasives et d’un flow incendiaire qui ne laisse aucun répit.
On aime cette capacité unique du duo à fusionner punk et hip-hop avec une telle efficacité, sans jamais tomber dans la caricature. Peu de groupes peuvent se permettre de convoquer, parfois au sein d’un même morceau, des influences aussi diverses que le rap expérimental, le hardcore punk, le metal industriel et le digital hardcore, tout en conservant une identité aussi marquée. Les guitares ultra-brutes, les rythmiques industrielles martelées et les enregistrements volontairement rugueux créent une atmosphère oppressante et viscérale, renforcée par un mélange constant de rap furieux et de cris sauvages.
On aime aussi l’évolution du propos : Tomorrow We Escape est sans doute l’album le plus poignant du groupe sur le plan des textes, abordant frontalement des thèmes sociaux lourds, notamment les émeutes de Los Angeles et la violence systémique. Cette dimension politique et émotionnelle donne au disque une profondeur supplémentaire, qui dépasse largement l’exercice de style sonore. Plus industriel, plus metal et plus radical que jamais, Tomorrow We Escape s’impose comme l’album le plus puissant et le plus abouti de Ho99o9 à ce jour — une œuvre extrême, dérangeante et intensément cathartique, réservée aux auditeurs prêts à se confronter à une musique sans compromis.
Top titres : Target Practice, Incline, Tapeworm, OK, I’m Reloaded…
Recommandé si vous appréciez : Death Grips, The Prodigy (période abrasive), Dalek, Nova Twins, Show Me The Body, Street Sects, Ministry…
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Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs – Death Hilarious
Bleed From Within – Zenith
Propagandhi – At Peace
Knives – Glitter
Calva Louise – Edge of the Abyss
The Armed – The Future is Here and Everything Needs to be Destroyed
La Dispute – No One Was Driving The Car
Health – Conflict DLC
Abbie Falls – Life is just a temporary plan
Tremonti – The End Will Show Us How
Hazzerd – The 3rd Dimension
L.S. Dunes – Violet
Dream Theater – Parasomnia
Jinjer – Duel
Killswitch Engage – This Consequence
Oversize – Vital Signs
Warbringer – Wrath And Ruin
SpiritWorld – Helldorado
Employed to Serve – Fallen Star
Ghost – Skeletá
McLusky – The World Is Still Here And So Are We
Rivers of Nihil – Rivers of Nihil
Cryptopsy – An Insatiable Violence
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Les meilleurs albums de Noël de 2025
Les meilleurs albums de 2025 – Artistes féminines anglophones
Les meilleurs albums de 2025 – Artistes masculins anglophones
Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Internationaux)
Les meilleurs albums de 2025 – Groupes anglophones (Made in Canada)
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Les meilleurs albums de 2025 – Albums francophones (22 DÉCEMBRE)
Les meilleurs albums de 2025 – Jazz / World / Instrumental et autres langues (23 DÉCEMBRE)
Les meilleurs albums de 2025 – Hip-Hop Francophone (27 DÉCEMBRE)
Les meilleurs albums de 2025 – Hip-Hop Anglophone (28 DÉCEMBRE)
Les meilleurs albums de 2025 – Musique électronique (downtempo, electro, techno…) (29 décembre)
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]]>On poursuit la grande revue musicale de l’année 2025 avec la seconde partie consacrée aux groupes anglophones, en s’attardant cette fois-ci aux formations Made in Canada. Encore une fois, la scène canadienne s’est montrée particulièrement riche et inspirée, avec de nombreux albums solides qui ont marqué l’année et confirmé la vitalité de nos talents d’ici.
Caissedeson.com demeure un portail francophone attentif à la musique de tous les horizons et de tous les genres, et se fait, année après année, un devoir — et surtout un plaisir — de mettre en lumière les artistes d’ici. En 2025, le Québec occupe une place de choix au sein de cette sélection, porté par une scène montréalaise et québécoise toujours aussi dynamique, créative et audacieuse. On constate également, et c’est réjouissant, une belle diversité stylistique à travers cette liste, allant de l’indie rock au folk, en passant par la dream pop, le post-punk et plusieurs autres déclinaisons.
Vous trouverez plus bas la liste complète de notre Top 20 des groupes anglophones (Made in Canada), une sélection qui reflète à la fois la qualité, la diversité et la personnalité de la scène canadienne actuelle. La suite demain avec la catégorie Albums de musique lourde (Hard Rock, Métal, Punk…), qui viendra poursuivre cette grande récapitulation musicale de l’année.
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Origine : Canada
Genre : Punk rock / Indie rock / Power pop / Post-Hardcore
Sortie : 2 mai

On aime : l’intensité émotionnelle constante qui traverse Who Will Look After The Dogs?, un album où PUP pousse encore plus loin ce qu’il fait de mieux : transformer l’anxiété, la colère et le doute en hymnes bruyants, accrocheurs et profondément rassembleurs. Le groupe torontois excelle toujours dans cet art du contraste, alternant pièces ultra-énergiques portées par des riffs de guitare abrasifs et moments plus calmes, presque vulnérables, où les émotions prennent le dessus.
On aime ces arrangements contrastés, ces harmonies vocales efficaces et ces refrains fédérateurs qui donnent immédiatement envie de chanter à tue-tête, même lorsque les textes abordent des thèmes lourds comme l’épuisement, l’incertitude ou la peur de l’avenir. Si l’album demande peut-être un peu plus de temps à apprivoiser que certains de leurs précédents disques, il révèle rapidement une richesse émotionnelle et une maturité accrues à mesure que les écoutes s’accumulent.
Musicalement, PUP reste fidèle à son ADN punk et indie rock, tout en affinant son écriture et en laissant davantage de place aux nuances. L’énergie est toujours là, brute et cathartique, mais elle est désormais accompagnée d’une réflexion plus posée, presque introspective par moments. Who Will Look After The Dogs? s’impose ainsi comme un disque à la fois actuel et nécessaire, qui capture parfaitement l’état d’esprit d’une génération déboussolée, mais toujours debout, confirmant que PUP demeure l’un des groupes canadiens les plus pertinents et connectés à son époque.
Top titres : Get Dumber, Olive Garden, Paranoid, Hallways, Hunger For Death…
Recommandé si vous appréciez : Jeff Rosenstock, The Menzingers, Japandroids, Fidlar, Pupculture, Against Me!, Cloud Nothings…
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Origine : Canada
Genre : Alt-rock / Rock experimental / Prog rock
Sortie : 28 novembre
On aime : le caractère profondément habité et patient de Klaus II, un album qui impose son rythme et demande une écoute attentive, presque contemplative. Dès les premières pièces, la voix grave et posée devient l’axe central du disque, guidant l’auditeur à travers des compositions qui privilégient l’atmosphère, la tension retenue et l’espace sonore. La production, d’abord minimaliste, se fait discrète pour mieux laisser respirer les arrangements et donner toute la place à cette présence vocale, qui s’installe lentement mais sûrement.
On aime cette façon qu’a Klaus de construire ses morceaux par accumulation graduelle, sans jamais forcer l’impact. Les chansons évoluent avec une logique organique, passant de moments épurés à des passages plus denses et texturés, où le rock expérimental et les influences progressives prennent toute leur ampleur. Chaque élément semble soigneusement pesé, évitant la surcharge au profit d’une intensité diffuse, presque hypnotique.
Musicalement, Klaus II s’inscrit comme une œuvre de maturité, réfléchie et cohérente, qui ne cherche pas l’immédiateté mais plutôt la profondeur. C’est un album qui se dévoile pleinement avec le temps, à mesure que les écoutes se multiplient, révélant une richesse sonore et émotionnelle subtile. Klaus signe ici un retour solide et pertinent, proposant une musique exigeante mais accessible à ceux qui prennent le temps de s’y abandonner — un disque en parfaite adéquation avec son époque, tout en restant résolument à contre-courant de la frénésie ambiante.
Top titres : Joy Will Find a Way, Smarties, The Pressure, Looping States…
Recommandé si vous appréciez : Godspeed You! Black Emperor, Timber Timbre, Talk Talk (période tardive), Low, Patrick Watson (volet expérimental), The Smile…
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Origine : Canada
Genre : Indie Folk / Dream Pop / Bedroom Pop / Shoegaze
Sortie : 19 mars
On aime : la capacité intacte de Men I Trust à créer un univers feutré et enveloppant à partir d’ingrédients en apparence simples. Equus Asinus repose sur des mélodies hypnotiques, des lignes de basse souples et chaleureuses qui flottent au-dessus de rythmes sensuels, une guitare aux accents légèrement jazzy et, bien sûr, la voix douce et immédiatement reconnaissable d’Emmanuelle Proulx. Tout ici semble couler de source, sans précipitation, dans une atmosphère apaisante et résolument contemplative.
On aime particulièrement ce sens du détail discret : chaque élément est soigneusement placé, laissant beaucoup d’espace aux silences et aux respirations, ce qui renforce le caractère planant de l’ensemble. La production reste volontairement épurée, mais jamais vide, offrant un équilibre subtil entre chaleur analogique et finesse moderne. Le trio de Québec excelle dans cet art de la retenue, où rien ne semble forcé et où l’émotion naît justement de cette simplicité assumée.
Avec Equus Asinus, Men I Trust poursuit son exploration d’une dream pop intime et élégante, capable de transporter l’auditeur dans une bulle hors du temps. Paru dans une année où le groupe a proposé deux albums convaincants, ce disque confirme leur constance et leur identité sonore bien affirmée. Equus Asinus s’impose comme une excursion douce et immersive, parfaite pour ceux qui cherchent à se laisser porter par une musique planante, sensuelle et profondément apaisante.
Top titres : I Come With Mud, The Landkeeper, Girl (2025), I Don’t Like Music, All My Candles…
Recommandé si vous appréciez : Air, Beach House, Munya, Japanese Breakfast, Cigarettes After SexCrumb, Alvvays, Mild High Club, The Marías, Khruangbin…
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Origine : Canada
Genre : Indie pop / Folk rock / Indie Folk
Sortie : 30 mai
On aime : la finesse et la luminosité qui se dégagent de 2, un album tout en nuances où Foxwarren affine encore davantage son art de la délicatesse. Les arrangements sont d’une grande richesse sans jamais être envahissants : clarinettes chaleureuses qui flottent doucement, synthés scintillants, cordes texturées, batterie minimaliste et une production aérée qui laisse respirer chaque élément. L’ensemble crée une atmosphère feutrée et accueillante, propice à l’écoute attentive.
On aime particulièrement l’univers sensible et intimiste porté par la voix douce et immédiatement reconnaissable d’Andy Shauf, qui agit ici comme un véritable fil narratif. Les chansons se déploient avec une lenteur maîtrisée, laissant place à de subtils détails mélodiques et à une écriture toute en retenue. Les intermèdes jouent un rôle essentiel dans la cohérence de l’album, accentuant ce petit côté cinématographique qui donne l’impression d’assister à une suite de scènes soigneusement assemblées.
2 se distingue par sa capacité à raconter des histoires sans jamais les surligner, préférant suggérer plutôt que démontrer. Chaque pièce se déroule comme une courte fiction, où les émotions s’installent progressivement et durablement. Foxwarren signe ici un album élégant, profondément humain et parfaitement équilibré, qui récompense les écoutes répétées et confirme la singularité du projet au sein de la scène indie canadienne.
Top titres : Deadhead, Dance, Yvonne, Strange, Dress, Wings, Say It…
Recommandé si vous appréciez : Andy Shauf, Big Thief, Timber Timbre, Sufjan Stevens, Wilco (période douce), The War on Drugs (volet contemplatif), Air, The Beatles, Elliot Smith…
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Origine : Canada
Genre : Indie Rock
Sortie : 11 avril
On aime : l’urgence et la tension brute qui traversent Bite Down, un album frontal et percutant où Ribbon Skirt transforme la colère, la vulnérabilité et la résistance en une matière sonore dense et viscérale. Dès les premières pièces, le groupe impose un indie rock rugueux, porté par des guitares abrasives, une rythmique lourde et une voix habitée qui refuse la complaisance. Rien ici n’est lissé ou édulcoré : chaque chanson frappe directement, avec une intensité émotionnelle assumée.
On aime cette façon de naviguer entre explosions sonores et moments plus retenus, où la tension reste palpable même lorsque le volume redescend. Les compositions jouent habilement sur les contrastes, alternant riffs tranchants, grooves pesants et passages plus introspectifs, donnant à l’album une dynamique constamment mouvante. Bite Down sonne parfois abrasif, parfois presque cathartique, mais toujours sincère.
Musicalement, Ribbon Skirt s’inscrit dans une tradition indie rock à la fois actuelle et engagée, où l’énergie punk rencontre une écriture plus réfléchie. L’album ne cherche pas à séduire immédiatement, mais à provoquer une réaction, à laisser une empreinte durable. Bite Down est un disque qui gagne en puissance au fil des écoutes, révélant une cohérence et une détermination impressionnantes, confirmant Ribbon Skirt comme une voix forte et nécessaire de la scène indépendante canadienne.
Top titres : Look What You Did, Cellophane, Wrong Planet, Deadhorse, Earth Eater…
Recommandé si vous appréciez : Mannequin Pussy, Savages, Wolf Alice (volet plus rugueux), IDLES, Warpaint, PJ Harvey…
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Motherhood – Thunder Perfect Mind
Bonnie Trash – Mourning You
The Damn Truth – The Damn Truth
Arcade Fire – Pink Elephant
The Franklin Electric – Victory Songs
Mother Mother – Nostalgia
U.S. Girls – Scratch It
TOPS – Bury the Key
Spite House – Desertion
CHANCES – And Now You Become a Seeker
Great Lake Swimmers – Caught Light
Fionn – Scum.
Big Wreck – The Rest of The Story
The Bros. Landreth – Dog Ear
Danko Jones – Leo Rising
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]]>On poursuit la grande revue musicale de l’année 2025 avec la catégorie des groupes anglophones (internationaux). Comme c’est désormais l’habitude sur caissedeson.com — et surtout en raison de l’abondance et de la diversité des sorties — les formations canadiennes et internationales sont, encore une fois, séparées afin de rendre justice à chacune des scènes.
Une chose saute particulièrement aux yeux cette année : la présence féminine au sein des groupes anglophones internationaux n’a jamais été aussi forte. Bien qu’elle soit en constante progression depuis plusieurs années, 2025 s’impose clairement comme une année charnière, où les femmes occupent des rôles centraux, moteurs et souvent déterminants dans l’identité sonore et créative de nombreuses formations marquantes. Qu’elles soient chanteuses, compositrices, musiciennes ou figures de proue de projets collectifs, leur apport est indéniable et contribue largement à la richesse et au renouvellement de cette catégorie.
L’exercice de classement n’a pas été de tout repos, tant la qualité était au rendez-vous, particulièrement dans les positions de tête. L’écoute de ces albums s’est révélée fluide, stimulante et souvent inspirante, au point où plusieurs disques auraient pu aisément permuter dans le haut du palmarès. Cela dit, selon l’odomètre de mes écoutes — et ce qui a le plus résonné dans mes propres « caisses de son » en 2025 — certains albums se sont démarqués de façon plus marquée.
Parmi les groupes qui ont particulièrement retenu l’attention cette année, on retrouve The Last Dinner Party, Turnstile, Wet Leg, Bon Iver, Other Lives, Wolf Alice, Lambrini Girls, Black Country, New Road, Folk Bitch Trio, Car Seat Headrest, Geese, Sorry, Balu Brigada, The Hives, Cardiacs, et plusieurs autres formations qui témoignent de la vitalité et de la diversité de la scène internationale.
Vous trouverez plus bas la liste complète de notre Top 25 des groupes anglophones internationaux de 2025, et nous vous invitons à revenir demain pour découvrir notre Top 20 des groupes anglophones (Made in Canada), qui poursuit cette grande récapitulation musicale de l’année.
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Origine : États-Unis
Genre : Rock / Post-Hardcore / Dream Pop / Post-Punk / Power Pop
Sortie : 6 juin
On aime : l’audace et l’assurance avec lesquelles Turnstile continue de repousser les frontières de son propre son sans jamais renier ses racines hardcore. Never Enough est un album de transition pleinement assumé, où le groupe prend des risques réels — et surtout payants — en s’éloignant par moments du punk-hardcore frontal pour explorer des territoires plus aériens, mélodiques et texturés. Cette évolution ne sonne jamais comme un calcul ou un compromis, mais plutôt comme une progression naturelle, guidée par une envie sincère d’élargir le langage du genre.
On aime cette capacité à injecter des éléments de dream pop, de post-punk et même de power pop dans une structure encore profondément marquée par l’énergie et l’urgence du hardcore. Les guitares gagnent en espace, les refrains respirent davantage, et les atmosphères deviennent plus lumineuses, parfois presque euphorisantes, sans jamais perdre leur intensité émotionnelle. Never Enough prouve qu’il est encore possible de proposer quelque chose de véritablement neuf dans un style souvent figé dans ses codes, tout en conservant une identité forte et immédiatement reconnaissable.
Musicalement, l’album frappe par son équilibre entre accessibilité et profondeur : les chansons sont accrocheuses, parfois même étonnamment pop dans leur structure, mais toujours portées par une tension sous-jacente qui rappelle d’où vient le groupe. Cette ouverture stylistique permet à Turnstile de toucher un public plus large, sans diluer son propos ni son impact. Never Enough s’impose ainsi comme un disque charnière dans la discographie du groupe, à la fois rassembleur, ambitieux et résolument tourné vers l’avenir.
Top titres : Never Enough, Look Out for Me, Birds, Dull, I Care…
Recommandé si vous appréciez : Fugazi, At the Drive-In, Refused, Jane’s Addiction, PUP, Touché Amoré, Backtrack, Deftones, IDLES, Militarie Gun…
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Origine : Angleterre
Genre : Glam Rock / Pop baroque / Indie Rock
Sortie : 17 octobre

On aime : la confirmation éclatante que The Last Dinner Party n’est absolument pas un feu de paille. Pour une deuxième année consécutive, le groupe se hisse sur le podium de cette catégorie, un fait rarissime dans l’histoire des revues annuelles de caissedeson.com, et surtout un exploit quand on connaît la pression qui accompagne un second album très attendu. Après l’immense engouement autour de Prelude to Ecstasy et les honneurs reçus aux BRIT Awards, From The Pyre relève le défi avec aplomb, maturité et une assurance artistique impressionnante.
On aime la façon dont les cinq musiciennes approfondissent leur univers sans en diluer l’impact : les arrangements restent théâtraux et flamboyants, mais gagnent en densité et en nuance. Les textes, toujours portés par un sens aigu de la dramaturgie, abordent des thèmes plus lourds — relations passées, désillusions, rapport à la célébrité — tout en conservant cette ironie mordante et ce ton espiègle qui font désormais partie de leur signature. Les images de feu, de nature et d’outils agricoles servent de métaphores puissantes, ancrant l’album dans une esthétique à la fois mythologique et très contemporaine.
Musicalement, le groupe affine son glam rock baroque avec une maîtrise accrue des dynamiques, alternant moments de grandiloquence assumée et passages plus retenus, presque intimes. Des pièces comme This Is the Killer Speaking flirtent avec la ballade meurtrière, tandis que Rifle (qui se permet même un bout chanté en français) capte avec une lucidité décomplexée le vertige d’une ascension fulgurante. From The Pyre n’est pas seulement un excellent deuxième album : c’est la preuve qu’un groupe peut transformer un succès fulgurant en trajectoire durable, sans sacrifier son identité ni son ambition.
Top titres : Rifle, The Scythe, This Is the Killer Speaking, Second Best, I Hold Your Anger, Inferno…
Recommandé si vous appréciez : Florence + The Machine, Wet Leg, The Beaches, Kate Bush, St. Vincent, Bat for Lashes, The Last Shadow Puppets…
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Origine : États-Unis
Genre : Indie Rock / Post-Punk / Garage Rock / Dance-Punk
Sortie : 11 juillet
On aime : la façon dont Wet Leg réussit haut la main le délicat exercice du deuxième album, en conservant ce qui faisait le charme immédiat de leurs débuts tout en élargissant leur palette sonore. Moisturizer déborde de mélodies bruyantes et enivrantes, de refrains accrocheurs et de cette écriture volontairement maladroite, un brin irrévérencieuse, qui fait sourire dès la première écoute. Les paroles anecdotiques, souvent absurdes ou caustiques, s’inscrivent parfaitement dans cet univers où l’humour impassible côtoie une énergie dansante assumée.
On aime surtout cette capacité à transformer une apparente désinvolture en véritable force créative. Derrière l’attitude nonchalante et les textes hilarants se cache un album étonnamment réfléchi, musicalement astucieux et beaucoup plus varié qu’il n’y paraît. Moisturizer multiplie les changements de ton et de texture, passant du garage rock abrasif à des élans dance-punk contagieux, puis à des moments plus pop et décalés, sans jamais perdre sa cohérence.
L’album regorge d’amusement ludique, mais ne se limite jamais à la simple blague ou au gimmick. Chaque chanson est construite avec une réelle intention, et cette légèreté apparente dissimule un sens aigu de la composition et du rythme. Moisturizer confirme que Wet Leg n’était pas qu’un phénomène momentané : c’est un groupe capable de s’installer durablement, en misant sur l’intelligence, l’autodérision et un instinct pop redoutablement efficace.
Top titres : CPR, Catch These Fists, Mangetout, Davina McCall, liquidize, pillow talk, Pokemon…
Recommandé si vous appréciez : IDLES, Dry Cleaning, Yard Act, The Breeders, Devo, The B-52’s, Yeah Yeah Yeahs…
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Origine : États-Unis
Genre : Indie Rock / Art-rock / Folk-rock / Pop orchestrale
Sortie : 10 octobre
On aime : la richesse et l’ampleur cinématographique qui caractérisent Volume V, un album où Other Lives déploie pleinement son sens de la dramaturgie et de la composition orchestrale. Dès les premières notes, le trio de l’Oklahoma nous plonge dans un univers luxuriant, fait d’arrangements romanesques aux accents parfois morriconiens, de voix finement imbriquées et de textures gonflées d’une pop orchestrale enveloppante. Chaque pièce navigue avec élégance entre douceur contemplative, tension dramatique et envolées presque théâtrales, créant un équilibre subtil entre intimité et grandeur.
On aime particulièrement la place centrale accordée aux cordes et aux chœurs, qui deviennent ici de véritables piliers narratifs plutôt que de simples ornements. Ces éléments confèrent à l’album une dimension majestueuse, parfois grandiose, sans jamais tomber dans la surcharge. Volume V alterne habilement chansons habitées et passages instrumentaux, renforçant cette impression d’œuvre pensée comme un tout, presque comme une bande sonore imaginaire.
Au fil de l’écoute, l’album se révèle rêveur, hypnotique et profondément immersif, démontrant la capacité du groupe à évoluer tout en préservant ce qui fait son identité : une écriture sensible, un sens aigu de la mélodie et une attention méticuleuse portée aux atmosphères. Volume V marque une nouvelle étape dans le parcours d’Other Lives, un groupe trop souvent passé sous le radar malgré la constance et la qualité de sa discographie. Un disque d’une grande profondeur émotionnelle, qui mérite amplement qu’on s’y attarde.
Top titres : What’s It Gonna Take, Versailles, Mystic, Show Us Some Love, Read My Mind…
Recommandé si vous appréciez : Sigur Rós, Beirut, Patrick Watson, The National, Alt-J, The Decemberists, Mercury Rev, Bon Iver, Arcade Fire, Grizzly Bear, Timber Timbre…
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Origine : États-Unis
Genre : Art Pop/ Pop Soul / Indie Folk / Folktronica
Sortie : 11 avril
On aime : la manière profondément apaisée et maîtrisée avec laquelle Bon Iver nous invite à ralentir et à renouer avec une forme de paix intérieure. Sable, Fable s’écoute comme une respiration longue et nécessaire, un album qui ne cherche jamais à impressionner, mais qui finit par toucher très juste à force de retenue et de sensibilité. Plus l’écoute progresse, plus l’univers se déploie naturellement, révélant une cohérence et une fluidité remarquables.
On aime cette voix toujours aussi émotive et habitée, qui semble flotter au-dessus d’arrangements délicats et enveloppants. L’atmosphère qui se dégage de chaque pièce est chaleureuse, presque réconfortante, tout en conservant une mélancolie douce qui fait partie intégrante de l’ADN du projet. Bon Iver réussit ici à créer un équilibre rare entre fragilité et force tranquille, où chaque nuance sonore semble soigneusement pesée.
Musicalement, Sable, Fable fusionne avec élégance folk introspectif, textures électroniques feutrées et élans de pop soul subtile, donnant naissance à un disque profondément immersif. La douceur n’y est jamais synonyme de mollesse : elle devient au contraire un vecteur d’émotion intense, portée par une production raffinée et un sens aigu de l’espace. Sable, Fable s’impose ainsi comme un album incontournable pour ceux qui cherchent à se laisser porter par la musique, à la fois dans l’intimité et la contemplation.
Top titres : S P E Y S I D E, Everything Is Peaceful Love, Walk Home, If Only I Could Wait…
Recommandé si vous appréciez : Sufjan Stevens, James Blake, Patrick Watson, Fleet Foxes, The National, Iron & Wine, Moses Sumney…
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Squid – Cowards
Divorce – Drive to Goldenhammer
Blue Foundation – Close To The Knife
Kaleo – Mixed Emotions
The Amazons – 21st Century Fiction
Activity – A Thousand Years In Another Way
King Gizzard & the Lizard Wizard – Phantom Island
HAIM – I Quit
Durry – This Movie Sucks
Moon By Moon – It’s So Nice In Here, Don’t You Think So?
Post Animal – Iron
Pile – Sunshine and Balance Beams
Black Honey – Soak
Nova Twins – Parasites & Butterflies
Big Thief – Double Infinity
La Dispute – No One Was Driving The Car
Shame – Cutthroat
Twenty One Pilots – Breach
NewDad – Altar
Thrice – Horizons / West
The Antlers – Blight
VOWWS – I’ll fill your house with an army
Psychedelic Porn Crumpets – Pogo Rodeo
Snocaps – Snocaps
Portugal. The Man – SHISH
White Lies – Night Light
Midlake – A Bridge To Far
Preyrs – The Wounded Healer
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Les meilleurs albums de 2025 – Musique électronique (downtempo, electro, techno…) (29 décembre)
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]]>Aujourd’hui, on poursuit la grande revue musicale de l’année avec la troisième partie consacrée au Top 20 des artistes masculins anglophones. Si 2025 aura une fois de plus été particulièrement marquante du côté féminin, plusieurs artistes masculins ont néanmoins su tirer leur épingle du jeu en proposant des albums solides, inspirés et sincères, capables de marquer l’écoute par leur créativité et leur authenticité.
Cette sélection met de l’avant des artistes qui ont su se distinguer par la richesse de leurs textures sonores, la force de leur écriture ou la justesse de leur interprétation. Des propositions souvent personnelles, parfois audacieuses, mais toujours habitées, signées Perfume Genius, Patrick Watson, Cass McCombs, Dove Ellis, Mappe Of, SYML, Sam Fender, BC Camplight, Asaf Avidan, Dressed Like Boys, Cocoon, Benjamin Booker, Duckwrth et plusieurs autres.
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Origine : États-Unis
Genre : Art Pop / Indie Folk / Indie Rock / Folktronica
Sortie : 28 mars
On aime : la manière dont Perfume Genius parvient à conjuguer grandeur et fragilité sur Glory, un album à la fois ample, lumineux et traversé par une vulnérabilité profondément humaine. Derrière des compositions souvent majestueuses et cinématographiques se cache une insécurité palpable, presque tremblante, qui donne à chaque chanson une intensité émotionnelle rare. On aime cette écriture délicate et introspective, où la beauté des mélodies contraste avec des thèmes intimes liés à la peur, au désir, à l’acceptation de soi et à la quête de paix intérieure. Musicalement, Glory navigue avec aisance entre folk intimiste, art pop sophistiquée et arrangements plus luxuriants, parfois teintés de textures électroniques subtiles. Les chansons prennent le temps de se déployer, alternant moments de retenue et élans plus dramatiques, sans jamais tomber dans l’excès. Perfume Genius trouve ici un équilibre remarquable entre maximalisme et retenue, donnant naissance à un album à la fois envoûtant et profondément touchant. Glory s’impose comme l’un des projets les plus aboutis de sa carrière, confirmant son talent unique pour transformer la vulnérabilité en force expressive.
Top titres : It’s a Mirror, No Front Teeth, In a Row,Me & Angel, Capezio…
Recommandé si vous appréciez : Sufjan Stevens, Moses Sumney, Anohni, Bon Iver, Perfume Genius (période Set My Heart on Fire Immediately), Rhye, Radiohead…
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Origine : Canada
Genre : Indie pop / Art Pop / Folk / Musique cinématique
Sortie : 26 septembre
On aime : l’atmosphère immédiatement envoûtante et onirique qui se dégage de Uh Oh, un album à la fois feutré, introspectif et profondément cinématographique. Patrick Watson y affine encore son art des arrangements délicats et des mélodies rêveuses, livrant des pièces qui vont droit à l’essentiel, sans jamais s’alourdir ni multiplier les artifices. Chaque chanson semble pensée comme une vignette sonore, portée par des envolées maîtrisées et une sensibilité presque tactile, parfois mystérieuse, parfois sensuelle.
L’idée d’un album largement construit autour de collaborations féminines aurait pu paraître conceptuelle, mais elle s’impose ici comme une évidence. À la suite d’une rupture de corde vocale survenue en 2023, qui l’a temporairement privé de sa voix, Watson a transformé cette épreuve en moteur créatif. En confiant ses chansons à une sélection d’invitées aussi pertinentes que complémentaires — de Charlotte Cardin à Solann, en passant par Martha Wainwright et Klô Pelgag — il enrichit son univers sans jamais s’effacer. Au contraire, cette pluralité vocale amplifie la charge émotionnelle de l’album.
Fidèle à son passé de compositeur de musique de film, Watson accentue ici son approche cinématographique. Les arrangements de cordes sur House on Fire donnent des frissons, Ami imaginaire juxtapose voix francophones et pulsations électroniques avec une tension parfaitement dosée, tandis que la pièce-titre Uh Oh cristallise toute la fragilité et la résilience qui traversent le disque. Un album calme, profondément humain et élégant, qui transforme la vulnérabilité en force créative.
Top titres : Silencio, Uh Oh, Choir in the Wires, Gordon in the Willows, House on Fire, Ami imaginaire,
Recommandé si vous appréciez : Agnes Obel, Patrick Watson (période Love Songs for Robots), Antony and the Johnsons, Sufjan Stevens, Jesse Mac Cormack, Fink, Rhye, Efterklang…
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Origine : États-Unis
Genre : Indie Folk / Americana / Indie Rock
Sortie : 15 août

On aime : la sobriété et la beauté tranquille qui émanent de Interior Live Oak, un album ample et habité qui s’inscrit parfaitement dans la trajectoire singulière de Cass McCombs. Sur ces seize chansons, l’artiste privilégie une approche dépouillée et organique, où le folk et l’americana se teintent d’un léger blues-rock acoustique, parfois soutenu par des claviers hypnotiques qui ajoutent une profondeur presque méditative à l’ensemble. On aime cette simplicité apparente des structures, qui laisse toute la place aux mélodies et aux atmosphères, sans jamais chercher à épater. L’album est traversé par un sentiment de détachement serein, une distance volontaire qui se traduit par un regard posé sur le foyer, l’enfance et le passé, tout en reconnaissant pleinement la part d’imaginaire qui façonne ces souvenirs. Musicalement, Interior Live Oak avance à son propre rythme, invitant à l’écoute attentive plutôt qu’à l’immédiateté, et récompensant ceux qui prennent le temps de s’y plonger. Un disque élégant, chaleureux et profondément humain, qui confirme Cass McCombs comme un songwriter à part, capable de transformer la retenue en véritable force expressive.
Top titres : Priestess, Lola Montez Danced the Spider Dance, Asphodel, Who Removed the Cellar Door?, Peace…
Recommandé si vous appréciez : Bill Callahan, Kevin Morby, Will Oldham, Kurt Vile, Neil Young (période acoustique), Damien Jurado…
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Origine : Canada
Genre : Indie Folk / Folktronica / Art pop / Folk expérimental
Sortie : 19 septembre
On aime : l’ambition et la singularité de Afterglades, un album de folk expérimental à la fois conceptuel et profondément humain, qui aborde la fin du monde non pas dans la panique, mais dans l’intimité et la contemplation. Mappe Of propose ici une œuvre hors du temps, où les textures électroniques délicates, les arrangements organiques et les mélodies éthérées se fondent dans une atmosphère presque cinématographique. On aime cette manière d’évoquer l’apocalypse à hauteur d’humain, en se concentrant sur les liens, la mémoire et la présence des proches plutôt que sur le spectaculaire. Musicalement, l’album navigue entre avant-folk, folktronica et art pop, avec une approche minimaliste qui privilégie l’émotion et la suggestion. Les chansons semblent flotter, suspendues dans un espace indéfini, donnant l’impression d’un voyage intérieur autant que d’un récit de science-fiction intimiste. Afterglades est un disque exigeant, mais profondément envoûtant, qui se révèle pleinement à l’écoute attentive et qui confirme Mappe Of comme l’un des projets les plus audacieux et fascinants de la scène indépendante canadienne actuelle.
Top titres : Happiness In The Singularity, Honeyhaze, Obsoloscenic, All That’s Ever Mattered Is In This Greenhouse, A Scourge Laid Upon The Earth…
Recommandé si vous appréciez : Sufjan Stevens (période expérimentale), Grouper, Low, Tim Hecker, Bon Iver, Fleet Foxes…
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Origine : Irlande
Genre : Indie Folk / Indie Rock
Sortie : 5 décembre
On aime : cette impression immédiate d’assister à la naissance d’un artiste déjà étonnamment accompli. Blizzard est une magnifique surprise de fin d’année, un premier album tout en retenue, en nuances et en émotion, porté par une maturité qui détonne chez un musicien de seulement 22 ans. Exilé de Galway vers Manchester, Dove Ellis signe ici un disque entièrement autoproduit, où chaque détail semble soigneusement pensé sans jamais tomber dans la facilité. On aime particulièrement son phrasé legato, maîtrisé avec une élégance presque dramatique, qui lui vaut des comparaisons naturelles avec Jeff Buckley ou Rufus Wainwright, autant pour la sensibilité vocale que pour la capacité à faire monter l’émotion sans forcer le trait. Musicalement, Blizzard évolue entre indie folk et indie rock feutré, privilégiant des arrangements sobres, des mélodies délicates et une atmosphère hivernale qui colle parfaitement au titre de l’album. Chaque chanson semble respirer, laissant l’espace nécessaire à la voix pour s’exprimer pleinement. Blizzard est un disque intime, sincère et profondément touchant, qui annonce l’arrivée d’un auteur-compositeur-interprète à suivre de très près dans les prochaines années.
Top titres : Little Left Hope, Pale Song, It Is A Blizzard, Love Is, When You Tie Your Hair Up
Recommandé si vous appréciez : Jeff Buckley, Rufus Wainwright, Elliott Smith, Damien Rice, Nick Drake, Sam Fender (version plus intimiste)…
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Blood Orange – Essex Honey
Grandson – Inertia
Tom Odell – A Wonderful Life
Jeff Tweedy – Twilight Override
Jamie Woon – 3, 10, Why, When
Steve Gunn – Daylight Daylight
Jonathan Hultén – Eyes Of The Living Night
Panda Bear – Sinister Grift
Andy Bell – Pinball Wanderer
Jason Isbell – Foxes In The Snow
Steven Wilson – The Overview
Jeffrey Lewis – The EVEN MORE Freewheelin’
Calum Hood – Order Chaos Order
Alex G – Headlights
Quadeca – Vanisher, Horizon Scraper
Dijon – Baby
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