Dieu a dit dans la sourate AN-NŪR (LA LUMIÈRE)- verset(31) : «[…] Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines.[…] ».
La discussion est démarrée autour l’usage du verbe “dire” en tant qu’ordre du Dieu, puis le débat est aussi approfondi autour du verbe « rebattre » et quelle partie du corps doit être caché (le visage, le corps…). Ensuite, ce débat est conclu par un verset « de sourate AN-NISA« les femmes » en mettant l’accent sur le verbe « frapper » que Kichri et Zeinab Abdelaziz interprètent de manière complètement différente. Zeinab Abdelaziz est Docteur ès-lettres de l’Université du Caire, 1973, elle est aussi Professeur de Civilisation française à l’Université Al-Azhar et de Ménouféya. Membre de l’Union des Écrivains Égyptiens. Elle a orienté, depuis une quinzaine d’années, ses travaux de recherches sur la défense de l’Islam. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont, en langue arabe : Assiègement et anéantissement, le Vatican et l’Islam, les Traductions du Coran et, en français : Voltaire Romantique, le Jeu de l’Art moderne, Aperçus sur l’Islam. La Traduction du sens du Coran.
Zeinab trouve plusieurs sens du verbe « frapper » en origine arabe. Selon elle, ce verbe comprend plusieurs sens, ex : [conseiller, parler…]. Quand à Kichri, il prend le premier sens du verbe « frapper » qui vient à l’esprit et qui signifie : « punir, frapper d’une peine ».
J’ai beaucoup apprécié le débat à la fin de la journée d’étude, je voulais que ça se continue, mais nous n’avions pas assez du temps. Ce débat a brulé en moi la volonté d’aller approfondir mes recherches en arabe et sur l’interprétation du texte coranique, car il yavait des points qui ne se sont pas clarifiés et discutés.
Référence éléctronique
http://www.lenoblecoran.fr/zeinab-abdelaziz/
Le samedi, 25 février 2017 à 14h à l’ENALCO, j’ai eu l’occasion d’assister à un colloque consacré au Poète Mahmoud Darwich à l’occasion de la parution du numéro spécial de la revue Europe qui lui est consacré.
J’ai beaucoup apprécié ce colloque qui a été très riche et qui a fait voyager notre cœur suivant les mots forts de Mahmoud Darwich, les yeux fermés.
Pour ceux qui ne connaissent pas Mahmoud Darwich, voici une petite introduction biographique de lui :
Mahmoud Darwich est né en 1941dans le village Palestinien de BARWA qui se trouve à l’Est de la ville côtière d’AKAA et après la guerre de 1947, Israël a envahi une partie de la Palestine. Suite à cet envahissement, beaucoup de familles se sont trouvées obligées de quitter leur terre et d’immigrer vers les pays voisins. Par conséquent, Darwich se trouvait dans un village du sud du Liban avec des dizaines de milliers des réfugiés palestiniens de sa famille et il était âgé de moins de six ans.
Les réfugiés avaient l’espoir de rentrer chez eux, mais la famille de Mahmoud Darwich a compris que cela sera pour longtemps, elle est donc retournée dans son village, mais ils ont trouvé leur village avait été complètement détruits, ils ont habité dans une ville voisine appelée « le monastère de lion », et la famille de Mahmoud Darwich a déménagé à Haïfa et elle y est restée dix ans, où Mahmoud Darwich a terminé le lycée où a travaillé comme rédacteur dans le journal « l’Union ».
Arrêts dans la vie de Darwich
Le premier arrêt était à Moscou, où il a voyagé en vue de terminer ses études universitaires, et qui a été en 1970, il a appris au cours de ce voyage la langue russe, pourtant Moscou n’avait pas l’image qui était dans son esprit, donc il l’a quitté en direction de l’Egypte.
Le Caire a été le deuxième arrêt de la vie de Mahmoud Darwich, il y est resté deux ans. Il a rencontré lors de son séjour au Caire des écrivains très connus sur le plateau égyptiens comme Mohamed Abdel Wahab, Naguib Mahfouz et Youssef Idris, où il a travaillé au Club Al-Ahram à côté de Naguib Mahfouz et d’autres écrivains d’Al-Ahram . A cette époque, Darwich fréquentait des poètes de l’Egypte, comme : Salah Abdul Saboor, Ahmad Hijazi, et Amal Donqol. Il a été influencé par ces poètes, il y avait même un changement dans son expérience poétique. Darwich a eu le soutien de ces poètes en particulier dans la poésie nationale qui glorifient les poètes de la résistance, surtout après la défaite de la guerre arabe de 1967, où le peuple arabe encourage la poésie arabe qui parle de la Palestine et de la résistance.
Le troisième arrêt dans la vie de Mahmoud Darwich où il s’est déplacé du Caire à Beyrouth en 1973 où il a vécu les situations de la guerre civile au Liban, Par conséquence, beaucoup de Libanais se sont déplacés vers d’autres pays. Mahmoud Darwish a fait partie des gens qui ont quitté Beyrouth après que l’armée Israélienne y entrée. Il a quitté Beyrouth, malgré son grand amour pour cette ville pour aller à la Tunisie.
La mort de Mahmoud Darwich
Mahmoud Darwich est mort aux Etats-Unis, le Samedi 9 Août 2008 après une chirurgie cardiaque au centre médical de Houston. Le deuil a été déclaré pendant trois jours sur sa mort en Palestine, son corps a été amené à la ville de Ramallah, où il a été enterré dans la cour du Palais culturel de Ramallah.
Le colloque comprenait trois tables ronde ; la première table ronde a été consacrée à la revue Europe et l’actualité de Darwich. Des poètes, critiques littéraires, traducteurs et maitres de conférences ont participé à cette première table ronde.
La deuxième table ronde était autour de l’Exil et poésie, l’exemple de Darwich.
La troisième concentrait sur une présentation de la chaire universitaire et culturelle, Mahmoud Darwich qui a été créée récemment à Bruxelles. La fin de colloque a été terminée par une projection d’un film sur la vie de Mahmoud Darwich. Ce film, nous a fait tracer la vie de Mahmoud depuis sa naissance en Palestine.
Je me suis arrêtée sur une phrase de Mahmoud Darwich pendant le tournage du film en Palestine où il contemplait un âne qui se baladait seul et suivait du regard le tournage du film. Mahmoud a déclaré une appréciation de cet âne en disant une phrase qui a basculée ma tête et m’a laissée perdu dans mes pensées. Il a dit : « si j’avais le choix, j’aurais aimé être un âne ».Cet âne dont parlait Mahmoud, avait un regard indifférent et cynique. Un regard très sage du monde autour de lui et de son destin.
Par ailleurs, j’ai trouvé la parole de Darwich très expressive quand il a parlé de ses séjours à Paris, où il résidait dans un hôtel. Il nous a parlé d’une solitude exceptionnelle à Paris où c’était la première fois dans sa vie qu’il a pu lire son journal du matin dans un café parisien tranquillement, sans être suivi du regard des gens et sans être dérangé par ses fans qui demandent régulièrement son autographe. Mahmoud nous a parlé d’un sentiment étrange qu’il a eu pendant ses séjours à Paris, il disait qu’il était « inconnu » et qu’il apprécie d’être inconnu pour pouvoir profiter d’une solitude Européenne qui n’est pas le cas dans un Pays arabe ou tout le monde le connait.
Référence éléctronique
www.mawdoo3.com
Dans le Ve arrondissement,
territoire de culture,
berceau historique des
universités, le livre a toujours
occupé une place à
part. Dans notre quartier
plus qu’ailleurs, pousser
la porte d’une librairie,
entrer dans une bibliothèque,
ouvrir un livre,
c’est prendre part à une histoire séculaire, c’est
prendre conscience de ce qui a forgé l’âme et
l’identité de cet arrondissement.
Célébrer le livre, remettre à l’honneur ce formidable
vecteur d’émancipation, telle est l’ambition du festival
Quartier du Livre, qui, pour la troisième année
consécutive, rassemble au coeur de la capitale les
amoureux de l’écrit et des belles-lettres : lecteurs,
libraires, maisons d’édition, auteurs, bibliothèques,
institutions culturelles et commerçants.
Du 17 au 24 mai, ce sont plus de 250 événements
qui sont organisés pour mettre en valeur le livre
et la littérature sous toutes leurs formes. Ateliers
d’écritures, conférences, débats, rencontres et
dédicaces, balades littéraires, autant de surprises
qui vous attendent au cœur du Quartier latin.
Profitons des beaux jours de printemps pour flâner
dans ces rues pavées chargées d’histoire, en
nous interrogeant sur les mystères de la grande
beauté littéraire.
Je vous souhaite un excellent festival Quartier du
Livre 2017 et remercie chaleureusement tous les
publics et tous les talents qui contribuent chaque
année à son succès.
Florence BERTHOUT
Maire du Ve arrondissement
Conseillère régionale d’Île-de-France
LE MOT DE LA MARRAINE DE LA TROISIEME EDITION
Qu’un quartier entier fête
le livre, voilà une bonne
nouvelle !
Car les livres nous invitent
dans un espace mouvant,
changeant, jamais figé.
Les livres nous emmènent,
nous guident, mais aussi
nous laissent bâtir entre
leurs lignes, dans les blancs de l’histoire ou du texte.
Lire, c’est aller à la rencontre de l’autre, toujours.
Prendre le risque de ressentir, de penser, de réfléchir
différemment. Lire, c’est faire le choix de l’ouverture,
de l’aventure. Lire, c’est accueillir.
Pour moi, la lecture est depuis longtemps une
manière d’être au monde, de tenter de le comprendre.
Aujourd’hui, plus que jamais, une
nécessité.
Alors réjouissons-nous de ces moments qui nous
réunirons autour de tous ces événements (lectures,
débats, de dédicaces, conférences…).
N’hésitons pas à nous perdre, à sortir de nos trajectoires
et de nos sentiers battus. Les livres sont
des balises qui toujours nous éclairent.
Je vous souhaite à tous une belle
Delphine de VIGAN
Marraine de la 3e édition
du festival Quartier du Livre
Pour plus d’information vous pouvez aller sur le site internet: www.quartierdulivre.fr
Profitez bien!
Le Soudan, ce pays au cœur d’Afrique est connu par sa culture de l’oralité. Il s’agit d’une littérature riche de récits mythiques, légendes, contes et fables que l’Institut français de Khartoum a essayé de partager avec le monde francophone et non francophone en commencant par les plus jeunes.
De ce fait, à l’occasion de la publication en France, aux éditions du Jasmin, d’un recueil de 14 contes du Soudan, rassemblés et traduits par Viviane Amina Yagi et illustrés par Amel Bashir, l’Institut français de Khartoum organisait du 24 janvier au 7 février 2016 une exposition des œuvres originales réalisées par l’artiste soudanaise.
La publication de cet œuvre d’Amina Yagi a laissé des traces aux âmes de tous les soudanais, ils en même très fiers.
Je vous invite à jeter un œil sur ce riche œuvre : contes du Soudan, Vivian Amina Yagi.
Très bonne lecture.
SITOGRAPHIE
http://www.ambafrance-sd.org/Contes-du-Soudan-publie-pour-la-premiere-fois-en-France-aux-Editions-du-Jasmin
Première Partie : Cadre théorique
Chapitre I
L’évolution des méthodes d’enseignement-apprentissage de fle
Et Les technologies et l’enseignement des langues
1. L’évolution des méthodes d’enseignement-apprentissage de fle.
• Parcours historique des méthodes de langue
1.1 La méthodologie traditionnelle d’enseignement des langues étrangères.
1.2 La méthodologie directe.
1.3 La méthodologie audio-orale.
1.4 La méthodologie structro-globale audiovisuelle.
1.5 La méthodologie communicative.
2.Les technologies et l’enseignement des langues.
2.1.1 L’évolution de la technologie.
2.1.2 Les technologies et la compréhension auditive.
2.1.3 Les technologies et l’expression orale.
2.1.4 L’audiovisuel et enseignement des langues.
Chapitre II
La lecture à haute voix
1.La lecture à haute voix.
1.1 Définition de la lecture à haute voix.
1.2 Objectifs généraux de lecture à haute voix.
• A quoi sert la lecture à haute voix en classe de FlE ?
Chapitre III
L’exploitation des textes théâtraux en classe
1. L’exploitation des textes théâtraux en classe.
1.1 Règles de base.
1.2 Pourquoi utiliser des textes théâtraux en classe ?.
1.3 Stratégies gagnantes.
1.4 Quelques thèmes à traité.
1.5 Activités pédagogiques variées.
Deuxième Partie : Cadre Pratique
Chapitre I
Contexte de la recherche
1. Contexte de la recherché.
1.1 Le public.
1.2 L’âge et le niveau.
1.3 Objectifs / besoins / attentes.
Chapitre II
Tests
2.Tests.
2.1 Conditions des tests.
2.2 Conditions de déroulement de l’expérience.
2.3 Résultats et analyse de données.
Chapitre III
Analyse et Interprétation du Questionnaire
Introduction.
Analyses des résultats obtenus.
Conclusion générale.
Annexes.
Bibliographie.
CICUREL .F, Pratiques de lecture et enseignement , 2001, dans Mondialisation et humanisme, actes du congres SEDIFRAIL XII, Rio-de-Janeiro.
CICUREL. F, La lecture Littéraire, 1991, « Propositions pour une approche interactive »
CICUREL. F, Les interactions dans l’enseignement des langues, 2011, ED.Didier
CEDIC.Ryngaert, Le jeu dramatique en milieu scolaire. Paris.
DOLZ J., SCHNEUWLY B, Pour un enseignement de l’oral, 2000, ESF Editeur.
Dallez, G, La voix de l’autre, « réflexions sur une pratique de la langue par le théâtre». 1997, In Revue Les Langues Modernes, p. 17-22.
DELBONO.P, Le corps de l’acteur ou la nécessité de trouver un autre langage,2004,LES SOLITAIRES INTEMPESTIFS, Besançon.
Etienne Decroux, mime corporel, sous la direction de Patrick Pezin,2003, L’entretemps éditions, Saint-Jean-de- Vedas.
GIASSON.J, Stratégies de lecture, 1995 , Programme d’intervention auprès des élèves à risque. Une nouvelle option éducative,L. Saint-Laurent,J. Gisson, C. Simard, J.J Dionne et collaborateurs. Montreal : Gaetan Morin .
GIASSON.J , La compréhension en lecture, 1990, Boucherville : Gaëtan Morin..
GIASSON.J , La lecture. De la théorie à la pratique,1995, Boucherville : Gaëtan Morin.
GIASSON.J , Stratégies d’intervention en lecture, 1992: « quatre modèles récents ».In La lecture et l’écriture. Enseignement et apprentissage, C. Préfontaine et M. Lebrun, Montréal : Logiques..
GIASSON, J. 2003. La lecture – de la théorie à la pratique. Québec: Gaëtan Morin.
Gestes en éclats, direction AURORE DESPRES, Les presses du réel, Franche-Comté.
GITTAT.C, Etat des lieux, la vocation n’est qu’un choix persistant, 2015, Riveneuve éditions, Paris.
GODARD A, Des stratégies de lecture a l’expérience des lecteurs », 2011, dans GODARD A., HAVARD A.-M. & ROLLINAT- LEVASSEUR E.-M(dir.), L’Expérience de lecture et ses médiations. Réflexion pur une didactique, Paris, Riveneuve.
GODARD A. & ROLLINAT-LEVASSEUR E.-M: « Le dialogue théâtral, ‘’miroir grossisant’’ des interactions verbales », 2005, Le français dans le monde- Recherches et applications, « Les interactions, contexte, resources et enjeux », CICUREL F. & BIGOT V. (COORD.), Paris, CLE International.
GODARD A., HAVARD A.-M& ROLLINAT- LEVASSEUR E.-M(dir.) L’expérience de lecture et ses médiations. Réflexions pour une didactique, 2011, Paris, Riveneuve.
HEBRARD, J, Du parler au lire, ,in Diagramme pour la lecture. 1990. Alger O.N.P.S.
L’Harmattan Pierra. G. Une esthétique théâtrale en langue étrangère, 2006,
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J.M. DEFAYS, A.R. DELBART, S. HAMMAMI, F. SAENEN, La littérature en FLE Etat de lieux et nouvelles perspectives, 2014, Hachette, Paris.
JOUVE V, La Lecture, 1993, Hachette, Paris.
JOUVE V: . (éd) 2005 L’Expérience de lecture, actes du colloque de Reims 2002, L’improviste, Paris.
LAGORGETTE D. & ROLLINAT- LEVASSEUR E.-M.(dir.), Didactique du français langue étrangère par la pratique théâtrale, Chambery, université de Savoie.
La littérature dans l’enseignement du FLE, Sous la direction D’Anne Godard, 2015 ,Didier, Paris.
LE PAILLEUR.M, GISEL.M, et DOMINIQUE.C , Apprendre à lire aujourd’hui, 2002, automne ,Québec français.
LORELLE.Y, Le corps, les rites et la scène, 2003, Les éditions de de l’Amandier, Paris.
L’école du jeu, Sous la direction de Josette Feral, 2003, L’entretemps éditions, Saint-jean-de Vedas.
Pierra.G, Le théâtre contemporain, 2001, Nathan, Paris.
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PIERRA.G, Une Esthétique théâtrale en langue étrangère, 2001, L’Harmattan.
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SITOGRAPHIE
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http://activitesauthentiques-fsl.weebly.com/la-technologie.html
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http://www.tfo.org/sites/?s=10505)
http://www.francparler-oif.org/images/stories/parcours/theatre_monter.htm
http://www.leproscenium.com/(textes théâtraux)
http://fandefle.com/2014/10/10/le-theatre-en-classe-de-fle/
Besançon, le Dimanche 30 octobre 2016, à 20 heures du soir et dans un restaurant Pizzeria. Une étudiante invitée par son prof. Ils discutent autour du sujet de mémoire.
E : – Bonsoir Monsieur ! Comment allez-vous ?
P : – Bonsoir la parisienne ! je vais bien merci. Ravi de te revoir.
E : – Moi aussi. Je vous remercie de m’avoir invité à ce restaurant Italien.
P : Je t’en prie. C’est vrai qu’ici à Besançon, on a pas grand chose…C’est pas comme Paris. Par contre, Tu peux me tutoyer.
E : – Merci. J’y arrive jamais . Vous êtes mon professeur et….j’ai pris l’habitude de vous vouvoyer.
P : – ça me dérange pas si tu me tutoies, ça me fait plutôt plaisir. Tu ne tutoies jamais tes profs au Soudan ?
E : – Ah non…Jamais. C’est une question de respect et d’habitude.
P : – Alors dis-moi ! Tu t’amuses bien à Paris ?
E : – Oui, bien sûr, j’aime bien l’ambiance là-bas. Ça bouge beaucoup. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer.
P : – Et les parisiens, j’espère qu’ils sont pas antipathiques !
E : – Non, pas du tout. C’est toujours le stéréotype. C’est pas toujours vrai est-ce qu’on pense aux autres. Moi…au contraire, je les trouve très sympa et agréables, les parisiens.
P : – Tant mieux alors.
E : – Sauf que…(Hésitation)
P : – Continue ! Tu veux dire quoi ?
E : – Ah non, j’ai pas le droit. En plus, je me sens embarrassée.
P : – T’en fais pas ! je n’ai pas de tabous… Vas-y! Sauf que…..
E : – Sauf qu’ils draguent des fois dans la rue. Je vous jure que les premières semaines de mes séjours à Paris, j’étais choquée…. j’étais très mal à l’aise. Et puis…je savais pas que LES PARISIENS draguent comme ça dans la rue.
P : – Désolé! C’est partout dans le monde, s’il ya bien un domaine universel, c’est la drague.
E : A part ça, j’aime beaucoup l’ambiance à la résidence et à l’université, en plus les conseillers de notre résidence organisent souvent des soirées d’intégration, le but c’est de faire des connaissances, d’échanger avec les autres. Je m’amuse bien.
P : – Très bien. Je suis content pour toi.
Entrons dans le vif du sujet ! les études ? J’espère que tu t’en sors bien avec tes dossiers .
E : – Oui, je m’en sors bien. Sauf que…j’hésite beaucoup vis-à-vis de mon sujet de mémoire.
P : – Raconte-moi ! Pour quoi cette hésitation ? D’abord, dis-moi ! C’est quoi ton titre de mémoire ?
E : – Mon sujet de mémoire est intitulé : La lecture à haute voix en classe de FLE.
P : – Ton sujet a l’air très pointu. C’est très intéressant comme sujet.
Dis-moi ! De quelle lecture parles-tu ?Tu sais bien que ça fait partie de ma spécialité, je peux bien t’aider.
E : – Merci c’est gentil ! C’est pour cela que j’ai eu l’idée de vous contacter pour vous parler de mon sujet.
En fait, je veux bien parler de la lecture à haute voix en tant qu’une des activités d’expression au cours des quelles un apprenant ou plus lis un texte qu’il soit Littéraire, poétique ou des citations célèbres…etc de façon expressive face à un auditeur. Je trouve que cette activité de lecture à haute voix, contribue au développement des habilités et du goût pour la lecture, elle permet d’approfondir la compréhension des textes à lire.
P : – Tout à fait. De plus, elle permet d’ouvrir à une dimension culturelle, sociale et émotionnelle de la langue.
E : – J’aimerais me concentrer sur la lecture des textes théâtraux.
P : – T’as toujours cette passion pour le théâtre ?
E : – Ah oui, bien sûr. En fait, les ateliers de lecture des histoires et ceux de lecture et écoute simultané aux quels j’ai assisté avec vous en 2013, plus les cours d’activités théâtrales en classe de langue de M.Payet Adrien m’ont beaucoup inspiré.
P : – Très bien. Est-ce que t’as fait des expériences de théâtre au Soudan ?
E : – Oui, j’ai eu une expérience de trois ans de mise en scène au festival du théâtre étudiants, organisé par L’Institut Français de Khartoum.
P : – Tu dois en être fière.
E : – J’en suis très fière.
P : – Tu sais… la lecture à haute voix à des implications corporelles, culturelles, mémorielles, phonétiques, psychologiques en particulier la confiance des du prof et celle des apprenants.
E : – Vous avez raison. En plus les bénéfices liés à la pratique de la lecture à haute voix sont nombreuses, par exemple : elle permettent de travailler certaines compétences associées à l’apprentissage d’une langue, par exemple : la production orale.
P : – Il s’agit de la compétence la plus travaillée.
E : – Oui, mais non seulement au niveau de la prononciation, mais aussi comme vous me l’avez dit au niveau corporel qui peut utiliser des codes différents de ceux présents dans la langue maternelle des apprenants.
P : – Tu sais…des fois je pratique cette activité de lecture expressive à haute voix avec ma femme.
E : – Ah c’est vrai ? C’est intéressant.
P : – C’est très amusant. Ma femme est aussi prof de littérature. Elle est obsédée par la lecture à haute voix.
E : – Vous m’inspirez beaucoup tous les deux. Je souhaite bien la rencontrer, votre femme.
P : – Avec plaisir, je t’inviterai un jour pour venir diner chez nous. Peut- être on lirais ensemble un texte théâtral pour te faire plaisir.
E : – Merci beaucoup. C’est vraiment très gentil !Je suis très contente.
P : – Tu es la bienvenue.
Alors, dis-moi ! T’as déjà réfléchi à un terrain d’expérimentation ?
E : – Oui, j’en ai trouvé un. À l’université de Khartoum, à la fac de pédagogie, département de français.
P : – Quel est le public ?
E : – En fait, mon projet est adressé au niveau(A2-B2) afin de montrer que le travail de lecture à haute voix a beaucoup d’intérêt tant au niveau débutant qu’au niveau avancé et pour encourager les enseignants de FLE de ne pas hésiter à exploiter des textes littéraires, théâtraux visant la lecture expressive en classe du FLE.
P : – Et à la fac de pédagogie à l’université de Khartoum, le niveau (A2) et (B2) correspond à quelle classe ?
E : – En fait, le A2 correspond à la classe de la deuxième année universitaire, tandis que le B2, correspond à la quatrième année.
P : – Pour quoi t’as choisi ces classes, précisément?
E : – Parce que j’ai déjà travaillé avec ces deux classes. Je leur ai enseigné la compréhension et expression écrites et orales pendant trois ans.
P :- Ils ont quel âge ces étudiants ?
E : – Ils ont entre dix-huit et vingt-deux ans.
P : – Est-ce qu’ils ont le même niveau ?
E : – En fait, leur niveau est assez homogène. Certains apprenants ont un niveau un peux plus élevé que d’autres.
P : – Oui, c’est normal. Dis- moi, chez vous au Soudan, quel est le statut du français ?
E : – En réalité, le français n’est pas indispensable pour les apprenants soudanais, puisqu’il n’est pas une langue nationale au Soudan. Malgré cela, le français a un certain poids dans l’union européenne et les apprenants en sont conscients.
P : – Evidement. Dis-moi ! Comment ça se passe chez vous à la fac de pédagogie, au département de français ? Quels sont les objectifs de l’apprentissage du français chez vos apprenants ?
E : – Les apprenants à la fac de pédagogie ont des besoins spécifiques, ils apprennent le français pour pouvoir l’enseigner aux écoles secondaires, donc ce sont des futurs enseignants.
P : – Ils ont des attentes quand même ?
E : – Oui,….différentes attentes. En fait, Certains ont choisi le français, car ils ont besoin de parler la langue pour la réalisation de leurs projets professionnels, d’autres à l’opposé l’ont choisi pour des raisons personnelles : un intérêt pour la langue et la culture française.
P : – Ils ont bien sûr l’envie de pouvoir communiquer avec les membres francophones.
E : – Exactement. Mais,….vous serez étonné ?
P : – Pour quoi ?
E : – Parce qu’ils ont pas tous doués pour les langues, certains d’entre eux se trouvent même obligés de choisir le français, car ils n’avaient pas d’autre choix.
P : – J’espère qu’il ne sont pas nombreux ces étudiants sans objectifs précis ?
E : – J’aimerais vous dire le contraire, mais on peut pas échapper la réalité.
P : – Je suis très intéressé par ton sujet. Je te souhaite la réussite dans ton mémoire.
Tu sais bien que je suis toujours là pour te conseiller. Je peux très bien t’aider concernant la partie pratique.
E : – Merci. C’est très gentil !
P : – N’hésite pas à me contacter si tu as des questions !
E : – Ok. Et Merci encore pour l’invitation.
P : – Je t’en prie.
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Quand j’étais étudiante à l’université et lors d’un cours de production écrite, une de mes professeurs de français nous rappellait souvent l’importance d’un plan de travail avant l’étape de rédaction d’un sujet, elle nous disait que : « un travail sans plan c’est comme si on monte dans un avion sans savoir où on va », elle insistait à l’idée de la nécessité d’un plan en soulignant que ce dernier : « est comme un fantôme qui nous suit partout » non seulement dans la processus de rédaction, mais aussi dans toute la vie.
Depuis ce jour-là, je suis consciente de la nécessité de plannifier n’importe quel travail et même de la division de ce dernier en quelques parties qui facilite à son tour la processus de rédaction.
Dans l’œuvre de BRUNO Latour « changer de société, refaire de la sociologie », l’écrivain nous propose quatre carnets afin qu’ils nous aident à la rédaction de mémoire.
Selon Latour, le premier carnet nomé « carnet de bord » sert à documenter les événements que nous rencontrons au cours des terrains :[les rendez-vous, les avis des autres face à l’enquête, l’expérience du terrain, les difficultés rencontrées,…etc.
Le seconde carnet doit contenir la collecte des informations qui sont classées par ordre chronologique en les classifiant par catégories diverses.
Le troisième carnet de Latour vise l’écriture des mots, des phrases et des idées qui semblent pertinentes et nécessaire pour l’écriture de sa thèse.
Le quatrième et le dernier carnet proposé par Latour, a pour objectif de relier les effets produits par le compte rendu sur des acteurs performatifs.
Après la lecture de l’organisation des carnets fait par Latour, je me suis reposée sur mes propres réflexions sur la manière dont je vais plannifier mes propres carnets.
J’ai donc décidé de travailler sur trois champs(carnets) :
-le premier carnet est « horloge-agenda » qui sert à me rappeler les rendez-vous avec ma directrice de mémoire, les dates prévues pour rédiger des chapitres sur mon mémoire, les jours que j’ai choisi pour aller à la bibliothèque afin de consulter des livres, les jours de consultations des mémoires rédigés par des chercheurs…etc
-Le deuxième est intitulé « agrafeuse » qui est pour objectif de collecter des informations(un travail de documentation), des articles lus, des œuvres, des interviews, des contacts avec des profs des langues, des colloques aux quels j’ai assisté…etc
-Le dernier carnet porte le nom de « petits pas », cette partie vise la pratique ; la rédaction des phrases, des paragraphes qui me semblent pertinents pour mon mémoire. Je peux raconter des expériences concrètes et vivantes, des problèmes rencontrés, noter tous les commentaires de ma directrice de mémoire, développer toutes les idées qui tombent du ciel, écrire des réflexions personnelles vis-à-vis de mon sujet de mémoire, des expériences vécues.
J’ai pris l’habitude de noter tout sur des carnets papier que je trouve très pratique (des fois j’ai l’inspiration quand je suis dans des endroits différents, par exemple : dans la rue, dans un bus, un métro, un super marché ou même quand je discute avec mes amis, alors le fait d’avoir ces petits carnets papier avec moi m’évite de ne pas perdre les idées qui me viennent à la tête même si elles ne sont pas développées.
Parailleurs, l’intérêt des carnets est que lors de la processus d’écriture, on se sent à l’aise comme si on écrivait dans son journal intime, le seul endroit où il n’ya ni d’interdit ni de loi où tout est permis, où on ne craint pas l’erreur, on a plutôt le droit à l’erreur afin de s’améliorer et d’avancer.
Prenons le cas d’un enfant qui apprend à marcher et à chaque foi qu’il essaie de se lever il tombe , mais qu’il n’abandonne jamais. Comme le dit David LAROCHE, un coach, conférencier et jeune prodige de la confiance en soi « …les gens attendent une grande réussite pour célébrer….un enfant fait au moyen deux milles essais pour apprendre à marcher… » et c’est le vrai sens de réussite pour lui.(les tentatives de marche).
Enfin, grâce à mes trois carnets, je vais passer à l’action de la rédaction de mémoire sans attendre d’être parfaite.
Bibliographie :
Bruno Latour, Changer de société. Refaire de la sociologie, Paris, La Découverte, « Armillaire », 2006, p. 194-197
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Mon projet de mémoire est d’intégrer des TICES dans l’enseignement du FLE, mon intérêt essentiel est d’apporter des nouvelles connaissances scientifiques et les appliquer dans un avenir proche au profit de mon pays.
En plus, j’ambitionne à contribuer au développement et à l’ouverture de mon pays sur le monde entier.
L’un de mes souhaits, la poursuite de mes études jusqu’à l’obtention de doctorat.Actuellement, je suis enseignante de français à l’Université de Khartoum-Faculté de Pédagogie.Cette expérience m’a donnée envie d’aller plus loin dans l’acquisition de connaissance dans le domaine de l’enseignement et particulièrement dans la spécialité Didactique du Français et des Langues du Monde.
Par ailleurs, mon choix est motivé par la réputation que possède l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris3 par la qualité de ses formations.J’ai toujours rêvé de poursuivre mes études supérieurs au sein de cet établissement honorable.
En outre, les conseils de mes professeurs qui ont suivi des formations en France, m’ont beaucoup encouragé et m’ont donné l’envie de mener une expérience d’études à l’étranger.
De même, la maitrise de la langue française, l’envie de découvrir un autre pays; une autre culture, sont des raisons qui m’ont poussé à choisir la France pour poursuivre mes études.
INTRODUCTION DE COURT-METRAGE :
La projection de film de court-métrage en classe de français contribue parfaitement à la diffusion des savoirs, en plus elle présente précisément la synthèse de nombreux apprentissages fait en classe de façon segmentée et aident à développer de nombreuses habilités et à satisfaire les différentes intelligences de nos apprenants.
Mots-clés:
Tices- court-metrage- audiovisuel- innovation-didactique-
français langue étrangère (FLE), compétence orale– film – vidéo- éducation technologie- multimédia
Pourquoi utiliser de films de court-métrage en classe ?
Le public visé :
Le public visé par cette étude est des étudiants de facultés variées (pour les classes de première année universitaire ou A1) :
Faculté des langues.
Faculté des Lettres.
Faculté de Pédagogie
Ce projet adressé aux classes de première année universitaire qui correspond au niveauA1/A2, afin de montrer que le travail sur des documents audiovisuels a beaucoup d’intérêt tant au niveau débutant qu’au niveau avancé et pour encourager les enseignants du FLE de ne pas hésiter à exploiter un document audiovisuel du court-métrage pour le niveau débutant, car cela nous permettra de voir des résultats dans l’avenir et nous permettra aussi de faire une évaluation sur le progrès des apprenants.
La démarche pédagogique nouvelle que je souhaite mettre en œuvre :
Mon projet vise à améliorer le statut du français au sein de notre université en intégrant des innovations afin d’assurer le développement de la langue française dans mon pays, car le français est considéré comme une langue internationale et qui est la plus connue dans mon pays après la langue anglaise.
Je souhaite faire bénéficier mon pays de mes études en adoptant les dernières technologies, la qualité de l’enseignement ainsi que la valorisation de la recherche dans mon pays.
J’aimerais sensibiliser les enseignants du FLE à l’utilisation du court-métrage en classe, afin de favoriser l’expression orale en classe du FLE, car les séquences audiovisuelles du court-métrage peuvent aider les apprenants à comprendre une séquence en langue étrangère qui permettra à son tour de favoriser l’expression orale de l’apprenant, car un apprenant peut très bien s’exprimer a condition qu’il comprenne très bien la situation.
Le court a donc un impact non négligeable, il facilite la compréhension d’une séquence filmique en langue étrangère.
Les attentes à l’égard de la formation :
A travers ce Master en France, j’aurai la chance pour répondre aux exigences de mon établissement en raison de développer l’enseignement du français qui contribue à la diffusion de cette langue de façon efficace.
Comment réinvestir les aquis de la formation ?
Biblogrphie/sitographie/article/Dictionnaire
Bibliographie :
Livres :
1] BARBOT, MJ: 2000, >>Les auto-apprentissages << ,Ed.CLE International
2] DESMARAIS, L: 1998, >> technologies et l’enseignement des langues<< Ed.les Editions Logiques
3] Puren, C: 1988, >> Histoire des méthodologies d’enseignement des langues vivantes<< Ed. Nathan-CLE international
4] THIERRY.L :, 1998, >> Le multimédia << ,Ed.C LE International, Paris,
Articles :
1] Boulet, G : octobre 2012 >>Audiovisuel et éducation technologie et technopedagogie<<
2] Ducrot, JM : le mardi 19 avril 2005 >> L’utilisation de la vidéo en classe de FLE<<
3] Ile du pricne Edouard : 2008, >> L’exploitation des films en classe<< canada -éducation et développement de la petite enfance
4] Samater, S : Publié le 19 avril 2012 >> La technologie d’aujourd’hui et d’hier <<
Documents électroniques :
1] wikipedia.org/wiki/Court_métrage[D.]
2] http://forum-marcynema.fr-bb.com/t28-c-est-quoi-un-court-metrage-selon-wikipedia [S].
3] http://activitesauthentiques-fsl.weebly.com/la-technologie.html
Dictionnaires :
1] http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/court-m%C3%A9trage_courts-m%C3%A9trages/19980 [D]
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