Advertise with Googlier.com davan.ac https://postlmg.pics Un blog pour les constructeurs et les agriculteurs Wed, 07 Oct 2026 10:17:08 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 hacked by trenggalek6etar https://postlmg.pics/uncategorized/7050d4489964/ Wed, 07 Oct 2026 10:17:08 +0000 https://davan.ac/uncategorized/7050d4489964/

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La France récupère le titre de premier producteur mondial de vin https://postlmg.pics/vinification/la-france-recupere-le-titre-de-premier-producteur-mondial-de-vin/ Thu, 21 Sep 2023 12:07:52 +0000 https://davan.ac/?p=369 Face à une année difficile pour les raisins italiens, la France est sur le point de reprendre sa couronne en tant que premier pays viticole du monde, malgré les défis posés par le mildiou.

Les défis du climat italien

Avec l’arrivée de la récolte d’automne, les vignerons italiens se préparent à une nette baisse de leur production, conséquence de la chaleur inhabituelle et des fortes pluies qui ont perturbé le début de la saison de croissance et favorisé le développement du mildiou. Les prévisions annoncent que la production italienne chutera à moins de 44 millions d’hectolitres cette année, selon les syndicats viticoles et l’institut agricole public Ismea – soit une baisse de 12% par rapport à l’année dernière, où elle était de 50 millions d’hectolitres.

Les prévisions françaises

Pendant ce temps, le ministère français de l’Agriculture anticipe que la production de 2023 en France atteindra presque 45 millions d’hectolitres. Cela représente une baisse de 2% par rapport à 2022, mais c’est légèrement au-dessus de la moyenne quinquennale. Cela fait neuf ans que la France n’avait pas produit plus de vin que l’Italie. L’année dernière, l’Italie a produit près de 19% du vin mondial, contre un peu moins de 18% pour la France, selon les données de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin.

Le fléau du mildiou

Les deux pays ont été touchés par le champignon Plasmopara Viticola, responsable de la maladie appelée mildiou de la vigne. Prospérant dans des conditions chaudes et humides, ce champignon provoque des taches jaunes sur les feuilles de vigne et fait dépérir les jeunes raisins. Les fortes températures associées aux pluies abondantes en mai et juin ont créé les conditions idéales pour ce champignon, qui aurait détruit jusqu’à 45% de la récolte de raisin dans certaines régions du centre-est de l’Italie.

La situation en France

En France, c’est la grande région viticole de Bordeaux qui a été la plus touchée. Selon le ministère de l’Agriculture, la production de la région chutera de 9% par rapport à l’année dernière et de 17% en dessous de la moyenne des cinq dernières récoltes. Le sud-ouest a également été fortement touché, tandis que la région du Languedoc-Roussillon a souffert de la sécheresse. Néanmoins, 2023 s’annonce comme une année exceptionnelle pour le champagne, grâce à une météo plus clémente dans la région du nord-est. La production pourrait dépasser de 24% la moyenne, selon les chiffres du ministère. Les régions de Bourgogne, de la Vallée de la Loire et du Jura devraient également connaître une récolte meilleure que la moyenne.

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Ingénieur agronome français : L’endroit où j’ai trouvé ma vie idéale https://postlmg.pics/agriculture/ingenieur-agronome-francais-lendroit-ou-jai-trouve-ma-vie-ideale/ Mon, 28 Aug 2023 11:39:03 +0000 https://davan.ac/?p=364 Dabilly, ingénieur agronome français, est arrivé dans la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, il y a 16 ans. Il a d’abord cultivé des framboises dans la province et gère actuellement une plantation de baies dans le village de Longyuan, canton de Songyang, comté de Songming, situé à Kunming, la capitale du Yunnan.

Lors d’un voyage d’affaires en Chine en 2006, M. Dabilly a découvert que les framboises, un fruit que l’on trouve couramment en Europe, n’étaient pas très répandues sur le marché chinois. Cette constatation l’a incité à envisager l’introduction de ce fruit sur le marché chinois.

“Le climat agréable et les conditions écologiques du Yunnan m’ont attiré”,

a-t-il déclaré, soulignant les exigences strictes de la culture des framboises. Les framboises ont besoin d’un ensoleillement abondant, de températures favorables et d’un air pur, ce qui fait du comté de Songming un choix idéal. L’accent mis par le gouvernement local sur le développement durable est tout aussi important, car il correspond parfaitement à sa philosophie de développement.

Huang Jianwei, directeur adjoint du comité de quartier de Songyang dans le comté de Songming, a indiqué au Quotidien du Peuple que le gouvernement local s’était engagé à promouvoir les principes du développement vert. Ils ont mis en place une politique globale et une aide financière pour les agriculteurs afin de faciliter la transition vers des méthodes de production plus modernes.

Aujourd’hui, un nombre croissant de serres dans les environs ont adopté des films biodégradables et des engrais organiques. En outre, les autorités locales ont constamment amélioré la gestion de l’environnement aquatique en convertissant les berges des rivières en rizières afin d’améliorer naturellement la qualité de l’eau. Elles mettent également en place un contrôle régulier des sols et de l’eau d’irrigation afin de garantir la sécurité.

“Nos plants de myrtilles sont principalement destinés au marché hivernal”,

a expliqué M. Dabilly en inspectant l’état d’avancement des plants dans un atelier de plants de myrtilles.

“Nous avons des clients potentiels dans ces régions”,

a-t-il ajouté en montrant plusieurs marqueurs verts adjacents sur une carte du Yunnan.

D’après les informations fournies par le département provincial de l’agriculture et des affaires rurales du Yunnan, cette province est devenue une plaque tournante importante pour la production de baies en Chine. En 2020, la province a cultivé 101 200 mu (environ 6 747 hectares) de myrtilles, soit 9,5 % du total national. Le rendement s’élevait à 35 000 tonnes, soit 17,5 % de la production totale de la Chine.

Depuis sa création, l’entreprise de M. Dabilly n’a cessé d’améliorer ses résultats. L’année précédente, il a obtenu des brevets pour six variétés uniques de myrtilles qu’il avait cultivées, ce qui a conduit à plusieurs partenariats de collaboration. À l’heure actuelle, la superficie combinée des cultures de myrtilles de ces partenaires dépasse les 6 000 mu.

“Je considère cette entreprise comme plus qu’une simple profession ; c’est une quête personnelle”.

Actuellement, la plantation de Dabilly emploie plus de 30 villageois locaux, dont beaucoup travaillaient dans l’agriculture maraîchère avant de s’associer à l’entrepreneur français. Afin d’accélérer l’acquisition de compétences en matière de culture de baies, M. Dabilly organise régulièrement des sessions de formation à leur intention. En peu de temps, les villageois ont appris à évaluer la maturité des fruits, à les récolter efficacement et à les emballer.

“Ils sont devenus des semi-experts de la cueillette des baies”.

Dans sa quête de progrès agricoles, le village de Longyuan s’est également efforcé d’établir des industries distinctives au cours des dernières décennies. Le village a renforcé son soutien aux entreprises et aux produits prometteurs, dans le but de catalyser la croissance économique locale.

La forte croissance de l’industrie s’est traduite par une amélioration de la qualité de vie.

“Auparavant, de nombreuses familles du village vivaient dans des maisons en terre et en boue, et les villageois se déplaçaient principalement à pied. Aujourd’hui, la plupart d’entre eux ont construit de nouvelles maisons et ont acquis des véhicules. Je suis heureux d’avoir pu observer ces changements”.

Passionné de vélo, le Français se lance fréquemment dans des expéditions à vélo dans les zones boisées qui entourent le village de Longyuan, souvent accompagné de ses amis. Il éprouve une profonde affection pour les montagnes, les arbres, les paysages verdoyants et l’énergie vibrante de la région.

“C’est ici que je jouis d’un style de vie parfait”, a-t-il déclaré au Quotidien du Peuple.

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Un rare tracteur français appelé Phoebe https://postlmg.pics/nouvelles/un-rare-tracteur-francais-appele-phoebe/ Mon, 24 Jul 2023 09:16:13 +0000 https://davan.ac/?p=359 Ken Sanders garde des souvenirs nostalgiques de son enfance dans une ferme laitière de Te Poi. Il se souvient avec émotion d’être monté sur le tracteur de son père et d’avoir connu le plaisir de herser son propre enclos à l’âge de huit ans seulement, l’emplacement exact de cet enclos étant encore aujourd’hui gravé dans sa mémoire.

Suivant les traces de son père, Ken Sanders a lui-même poursuivi une carrière de producteur laitier.

“J’étais un peu un homme de Nuffield, et mon premier tracteur était un Leyland Nuffield, mais j’ai eu d’autres marques aussi”, se souvient Ken en souriant.

Finalement, il a opéré un changement important en 1992, en vendant sa ferme laitière pour acheter un verger à Katikati dans le but de cultiver des kiwis.

La collection de tracteurs de Ken a commencé lorsqu’il a pris sa retraite et qu’il a cherché un tracteur pour faire des randonnées avec le Tauranga Vintage Machinery Club. En 2019, il a fait une découverte extraordinaire sur TradeMe : un tracteur Massey Ferguson 30 inhabituel, fabriqué en France et datant d’entre 1962 et 1964. Cette trouvaille rare a ajouté une pièce unique à sa collection grandissante.

Bien que le tracteur Massey Ferguson 30 porte le design et le système hydraulique de Massey Ferguson, il présente des éléments uniques influencés par Renault. Conçu à l’origine comme un tracteur plus léger, il était spécialement destiné à des tâches telles que le fauchage des cours d’école. Son moteur diesel Perkins A4.107 à quatre cylindres fournit 30 CV et est équipé de huit vitesses avant et de deux vitesses arrière pour une fonctionnalité polyvalente.

“Le Massey Ferguson 30 présentait une évolution moderne dans la conception des tracteurs, avec ses deux premiers rapports synchronisés, une caractéristique relativement avancée pour l’époque. Cependant, malgré ses caractéristiques innovantes, ce modèle est assez rare car il n’a été produit que pendant deux ou trois ans”, explique Ken.

Massey Ferguson 30 de fabrication française

Il ajoute que lorsque la Massey Ferguson 35 a été introduite au Royaume-Uni, elle a surpassé la 30 en termes de performances, ce qui a entraîné une baisse des ventes de ce dernier modèle.

“Je suis assez surpris que les Massey Ferguson 30 aient fini par arriver en Nouvelle-Zélande”, admet Ken.

Malgré la rareté du tracteur, son moteur Perkins n’est pas rare, puisqu’il a été utilisé dans diverses autres industries, y compris dans le secteur maritime. Cependant, le tracteur présente des caractéristiques distinctes que les passionnés, en particulier ceux qui connaissent les modèles Massey Ferguson, peuvent facilement identifier.

“Le Massey Ferguson 30 se distingue par son châssis à bords uniques, qui accueille le moteur, et par un système de freinage distinct”, explique Ken.

Bien qu’il aime utiliser le tracteur pour ses randonnées, il admet qu’il sert surtout d’objet d’exposition. Un mécanicien qualifié s’est chargé de la peinture et de la restauration du moteur. La fascination de Ken pour les tracteurs rares ne se dément pas, puisque sa prochaine entreprise consistera à restaurer un modèle Muir-Hill 101 datant de la fin des années 1960.

Les informations sur les tracteurs Muir-Hill sont rares et, pendant son séjour au Royaume-Uni, Ken a visité York, le dernier emplacement connu d’une usine Muir-Hill, mais il n’a pas découvert grand-chose. Bien que le tracteur ne soit pas en état de marche, Ken est déterminé à le faire fonctionner à nouveau et est impatient de relever le défi de la restauration.

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Explorer l’avenir de la production alimentaire durable : Futura Gaïa https://postlmg.pics/agriculture/explorer-lavenir-de-la-production-alimentaire-durable-futura-gaia/ Wed, 14 Jun 2023 13:25:46 +0000 https://davan.ac/?p=351 Face à l’augmentation prévue de 30 % de la population mondiale d’ici à 2050, des efforts considérables sont déployés pour relever le défi de l’alimentation de cette population croissante. Futura Gaïa, une entreprise française, travaille activement sur un système d’agriculture verticale qui utilise un sol vivant pour permettre une production alimentaire durable en milieu urbain.

Les terres disponibles pour l’agriculture traditionnelle étant limitées, les approches alternatives telles que l’agriculture en intérieur dans les zones urbaines gagnent du terrain. Cette tendance croissante a suscité un intérêt considérable de la part des investisseurs qui cherchent à soutenir des solutions viables dans ce domaine. Les fermes d’intérieur offrent non seulement l’avantage de produire des denrées alimentaires, mais elles le font également en réduisant les ressources utilisées, telles que l’eau et les produits chimiques.

Futura Gaia, une entreprise française, fait des progrès remarquables dans le développement des fermes d’intérieur. Après avoir mené à bien sa première phase de financement il y a deux ans, en levant 2,5 millions d’euros, l’entreprise a déjà mis en place sa première ferme opérationnelle.

French company Futura Gaïa is developing a vertical agriculture solution on living soil
Les plantes à peine germées poussent à l’intérieur de grands cylindres rotatifs qui contiennent une fine couche de terre

Gaïa du futur : Pas de pesticides et une empreinte carbone réduite

En avril 2019, Nicolas Ceccaldi et Pascal Thomas ont fondé Futura Gaia avec une forte volonté de fournir des produits sains, riches en valeur nutritionnelle et dont la traçabilité est garantie.

L’entreprise vise également à minimiser les déchets, à garantir des prix abordables et constants tout au long de l’année, à cultiver les aliments localement sans utiliser de produits chimiques pour minimiser l’impact sur l’environnement, et à donner la priorité à la conservation des ressources, en particulier en préservant les ressources en eau potable.

Pascal Thomas, cofondateur de l’entreprise, a déclaré :

“Notre objectif premier est d’aider l’industrie agricole à nourrir une population croissante en minimisant l’utilisation de l’eau et en éliminant le besoin de pesticides. Nous sommes spécialisés dans la conception et la vente de solutions complètes d’agriculture d’intérieur. En outre, nous proposons un forfait mensuel complet appelé ‘Farming as a Service’, qui comprend un logiciel, des recettes sélectionnées et des services agronomiques, ainsi que la supervision d’un expert”.

Pascal explique que Futura Gaia se concentre sur trois marchés clés : l’industrie alimentaire, les cosmétiques et les produits pharmaceutiques. Leur ferme inaugurale à Tarascon, en France, est opérationnelle depuis mars 2021.

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Les cylindres tournent ensuite au rythme défini par un ordinateur qui contrôle également le niveau d’eau et de nutriments

Le système géoponique rotatif

Pascal souligne les principaux avantages du système :

“Notre approche implique la géoponie rotative et l’utilisation d’une automatisation avancée avec différents robots. Grâce à notre système de culture, nous avons observé des rendements nettement plus élevés et une qualité supérieure des plantes par rapport aux systèmes hydroponiques.”

Le système géoponique rotatif fonctionne selon un principe simple. Les jeunes plantes sont cultivées à l’intérieur de cylindres rotatifs spacieux qui contiennent une fine couche de terre. Ces cylindres sont mis en mouvement à une vitesse contrôlée par un système informatique, qui régule également l’apport d’eau et de nutriments. Le sol vivant à l’intérieur des cylindres reçoit des micro-doses de nutriments et ne nécessite qu’un minimum d’eau. Le système géoponique rotatif crée ainsi un environnement climatique favorable qui optimise les conditions de croissance de la plante.

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Une ferme typique

Les fermes géoponiques verticales rotatives peuvent être facilement installées dans des bâtiments existants, tels que des friches industrielles. L’un des avantages remarquables de ce système est qu’il permet de cultiver des plantes en terreau dans une orientation verticale, contrairement au modèle conventionnel plat utilisé dans l’agriculture traditionnelle.

Réduire l’utilisation de l’eau

Dans les régions où la rareté de l’eau pose des défis importants aux systèmes agricoles, Futura Gaia la considère comme une opportunité. Pascal a souligné que leur approche implique l’utilisation de quantités minimales d’eau, soit seulement la moitié de ce qui est généralement utilisé dans les systèmes hydroponiques. Cette solution économe en eau est très compétitive en termes d’utilisation de l’eau.

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Le système Gigrow pour faire pousser des feuilles de basilic

Futura Gaia se spécialise principalement dans la culture de laitues et d’herbes aromatiques telles que le basilic, la coriandre et le persil, en utilisant des systèmes qui ne nécessitent que peu ou pas d’éclairage artificiel. Le système Gigrow utilise la lumière artificielle au centre d’une grappe de cylindres, ce qui garantit l’uniformité de la croissance des plantes.

En ce qui concerne les semences, Futura Gaia utilise exclusivement des semences certifiées biologiques ou non traitées. Ils sélectionnent soigneusement les meilleures variétés en fonction de leur poids et de leur couleur, et tous leurs choix de semences sont des sélections sans OGM.

Tout au long du processus de culture, Futura Gaia utilise des insectes bénéfiques comme méthode naturelle de lutte contre les parasites, et des bourdons sont utilisés pour la pollinisation des fraises. L’ensemble de la production se fait sans pesticides, fongicides ou insecticides chimiques.

De plus, l’entreprise assure la traçabilité en collectant des données de la semence à la récolte, fournissant ainsi aux clients des informations détaillées sur l’origine et le parcours des produits.

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La traçabilité est mise à disposition du client grâce aux données collectées de la graine à la récolte

La souveraineté alimentaire en ligne de mire

Ces fermes verticales d’intérieur innovantes, qui intègrent l’agronomie de précision et les technologies de pointe, offrent un autre avantage important. Elles ont le potentiel d’améliorer la disponibilité locale de produits agricoles nutritifs, répondant ainsi à la préoccupation urgente de la souveraineté alimentaire.

Le conflit en cours en Ukraine nous rappelle brutalement la dépendance de nombreux pays à l’égard des importations alimentaires mondiales. En France, par exemple, environ la moitié des fruits et légumes consommés proviennent de l’étranger. Des initiatives comme Futura Gaïa offrent une solution potentielle pour atténuer cette dépendance et contribuer à réduire la dépendance à l’égard des approvisionnements alimentaires extérieurs.

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Le ministère français de l’agriculture alloue 60 millions d’euros pour soutenir les agriculteurs biologiques en difficulté https://postlmg.pics/agriculture/le-ministere-francais-de-lagriculture-alloue-60-millions-deuros-pour-soutenir-les-agriculteurs-biologiques-en-difficulte/ Wed, 24 May 2023 13:34:49 +0000 https://davan.ac/?p=348 Le ministère français de l’agriculture accorde une aide d’urgence de 60 millions d’euros pour soutenir les agriculteurs biologiques en difficulté, alors que le marché des aliments biologiques connaît un déclin important dans le pays. Malgré des années de croissance et un intérêt accru pour l’agriculture biologique, le secteur a été durement touché par la crise du coût de la vie. Bien que le financement supplémentaire soit le bienvenu, le secteur de l’agriculture biologique estime qu’il a besoin d’un soutien plus important pour surmonter les difficultés auxquelles il est actuellement confronté.

La flambée des prix des denrées alimentaires, avec une augmentation globale de plus de 15 % au cours de l’année écoulée, a poussé les consommateurs à délaisser les produits biologiques au profit d’alternatives plus abordables. Selon une enquête menée par NielsenIQ, les ventes de produits biologiques dans les supermarchés français ont enregistré une baisse de plus de 7 % en 2022, tandis que les magasins spécialisés dans les produits biologiques ont connu une baisse allant jusqu’à 12 %. L’augmentation du coût de la vie a influencé le comportement des consommateurs et entraîné une modification significative des habitudes d’achat.

La situation actuelle a suscité un sentiment de découragement chez les agriculteurs, ce qui a poussé certains d’entre eux à abandonner leurs efforts dans le domaine de l’agriculture biologique. La réticence à se convertir aux méthodes biologiques est de plus en plus répandue. Lors d’une récente visite dans une exploitation laitière de l’Oise, le ministre de l’agriculture Marc Fesneau a fait part de son inquiétude en déclarant que la perte des producteurs biologiques serait un échec collectif. Il est décourageant de constater qu’au cours des deux dernières années, aucune exploitation de la région n’est passée à l’agriculture biologique.

M. Fesneau a annoncé des mesures d’aide et de soutien, dont un “paquet de crise” de 60 millions d’euros, en plus de l’aide d’urgence initiale de 10 millions d’euros décidée en février lors du Salon de l’agriculture. Par ailleurs, des initiatives ont été mises en place pour stimuler la demande. Les cantines financées par l’État, comme celles des ministères, des prisons et des armées, veilleront enfin à ce que 20 % de leurs menus soient composés d’aliments biologiques d’ici la fin de l’année. Bien que cet objectif ait été initialement fixé à 2022 par la loi “EGalim” de 2018, le pourcentage d’aliments biologiques stagne autour de 6 %.

“Commençons par montrer l’exemple et mettons de l’ordre dans nos propres affaires”, a déclaré M. Fesneau, invitant les collectivités locales, notamment celles chargées du financement des cantines scolaires, à faire de même.

Cependant, le plan d’aide n’a pas impressionné le secteur.

“Pour l’instant, l’engagement du gouvernement n’est que symbolique”, a déclaré Philippe Camburet, président de la Fédération nationale de l’agriculture biologique.

“Je suis curieux de voir si les autorités locales suivront. Pour l’instant, elles disent : “On couvre les factures de gaz et on voit ce qu’il reste” en termes de budget.

M. Camburet estime que les 60 millions d’euros, dont les détails seront déterminés ultérieurement, ne suffiront pas à résoudre les problèmes de trésorerie du secteur.

Mathieu Lancry, the head of Forebio, emphasized the severity of the organic farming crisis, stating:

“To address the challenges faced by the pork, milk, fruit, and vegetable sectors alone, we require €150 million in aid.”

As inflation takes its toll, more and more French people are turning to food banks for support. Additionally, consumers in France are grappling with significant price hikes for supermarket goods. Fesneau also underscored the role of large-scale distribution in the decline of organic product consumption.

The visibility of organic products on supermarket shelves has decreased compared to before, impacting their sales, according to Fesneau. He plans to address this issue with supermarkets and highlight that retailers often enjoy higher profit margins on organic products, leading to increased prices. France has set a target of dedicating 18 percent of agricultural land to organic farming by 2027, a significant increase from the current 10 percent.

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La stratégie de la France pour faire face au problème croissant de la pénurie d’eau https://postlmg.pics/ecologie/la-strategie-de-la-france-pour-faire-face-au-probleme-croissant-de-la-penurie-deau/ Thu, 27 Apr 2023 11:43:06 +0000 https://davan.ac/?p=337 La ministre de l’écologie a déclaré qu’en raison du niveau historiquement bas des nappes phréatiques, “nous n’avons pas d’autre choix que d’agir”. La France ne réutilise actuellement que 1 % de son eau.

Alors que la France est confrontée à une pénurie croissante de cette ressource essentielle, le pays a dévoilé les principales mesures de son plan de conservation de l’eau.

Avant de rencontrer les représentants de l’industrie, le ministre de l’écologie, Christophe Béchu, a donné des détails sur le Plan national pour l’eau du gouvernement dans une interview accordée au journal Le Parisien.

Voici quelques-uns des points clés qu’il a évoqués

Des étés super secs et un manque de précipitations pour mettre en place un plan d'économie d'eau
  • L’été 2022 a marqué un tournant important puisque la quasi-totalité des régions françaises ont été soumises à des restrictions d’eau et que 700 communes ont eu du mal à accéder à l’eau potable.
  • Selon les prévisions, la situation devrait s’aggraver car les ressources naturelles en eau en France pourraient diminuer de 10 à 40 % d’ici 2050, ce qui ne nous laisse pas d’autre choix que de prendre des mesures, comme l’a déclaré le ministre de l’écologie.
  • Le gouvernement se concentre actuellement sur l’amélioration de la quantité et de la qualité des ressources en eau, ainsi que sur l’amélioration des stratégies de gestion de crise.
  • L’un des objectifs est de réduire de 10 % le volume d’eau extrait des sources souterraines d’ici la fin du mandat actuel du gouvernement, ce qui se traduit par une réduction de quatre milliards de mètres cubes par an.
  • Tout en exhortant les agriculteurs à utiliser l’eau de manière judicieuse, le gouvernement reconnaît qu’il serait hypocrite d’appliquer des restrictions excessives, car l’agriculture est fortement dépendante de l’eau, et des mesures trop restrictives pourraient potentiellement conduire à des importations d’eau.
  • Une application Ecowatt pour l’eau, similaire à l’application Ecowatt de suivi de la consommation d’énergie, est actuellement en cours d’élaboration pour aider les particuliers à suivre leur consommation d’eau domestique.
  • La lutte contre les fuites dans les infrastructures d’eau est une priorité absolue pour le gouvernement. Selon la déclaration de M. Béchu, 5 à 70 % de l’eau potable est perdue à cause des fuites, la moyenne nationale étant de 20 %. Le gouvernement entend remédier à ces problèmes en réparant les zones concernées et en veillant à ce que les autorités locales prennent les mesures qui s’imposent.
  • Le gouvernement prévoit d’augmenter le pourcentage d’eau réutilisée en France, qui n’est actuellement que de 1 %. À titre de comparaison, l’Italie réutilise 10 %, l’Espagne 20 % et Israël plus de 90 % de ses ressources en eau. Sur 33 000 installations de traitement des eaux, seules 77 sont en mesure de recycler entièrement l’eau. L’eau recyclée se compose principalement d’eaux grises (eaux ménagères légèrement contaminées) et d’eaux de pluie.
  • Au lieu d’utiliser l’eau potable, le gouvernement propose d’utiliser l’eau légèrement contaminée pour des activités telles que les chasses d’eau.
  • La France manque actuellement d’un outil permettant de connaître en temps réel les niveaux d’eau, c’est pourquoi le gouvernement travaille à l’élaboration d’un tel outil.
  • Le gouvernement prévoit d’imposer des restrictions d’eau bien avant l’été, qui seront non seulement moins sévères mais aussi plus efficaces, selon la déclaration du ministre.

Selon M. Béchu, “je ne me lève pas tous les matins avec l’objectif d’obliger les Français à économiser l’eau. Mais c’est une conséquence du changement climatique qui nécessite des ajustements de la part de chacun d’entre nous. Comme l’a déclaré le président, nous devons nous habituer à la fin de l'”abondance illimitée”, qui inclut également l’eau.

Changement climatique et cycles de l’eau

Des étés super secs et un manque de précipitations pour mettre en place un plan d'économie d'eau

L’expert Alexis Guilpart a expliqué au Parisien que l’impact du changement climatique sur les cycles de l’eau peut être compliqué :

“La ressource en eau renouvelable (l’eau qui ne s’évapore pas et qui reste dans les rivières et les nappes phréatiques) a diminué de 14 % entre les décennies 2000-2010 et 2010-2020.”

M. Guilpart, membre de l’association France Nature Environnement, qui demande au gouvernement d’agir davantage sur le sujet, a déclaré que l’été 2022 a été un “électrochoc” qui a considérablement aggravé la situation.

Selon M. Guilpart, il s’agit d’une “tempête parfaite” de facteurs, y compris des précipitations insuffisantes, une sécheresse historique et des vagues de chaleur, qui ont exacerbé la situation en réduisant davantage les niveaux d’eau déjà bas. Il a déclaré que tous les indicateurs sont à un niveau critique, le niveau des nappes phréatiques étant dangereusement bas. Il a ajouté que seules des précipitations importantes et prolongées pourraient inverser cette tendance.

Les Français et la consommation d’eau

Des étés super secs et un manque de précipitations pour mettre en place un plan d'économie d'eau

Selon une étude récente menée par l’Institut Toluna et Harris Interactive, la plupart des Français sont conscients de la gravité de la situation de pénurie d’eau et de la pression exercée sur l’approvisionnement en eau. En fait, la majorité des personnes interrogées ont exprimé leur inquiétude à ce sujet, les trois quarts d’entre elles se disant préoccupées par les restrictions et les pénuries d’eau potable à l’avenir.

Un tiers de la France est actuellement confronté à des pénuries d’eau, les régions consommant plus d’eau qu’elles ne peuvent en fournir. Si la situation est particulièrement grave dans le sud-ouest, elle l’est aussi dans des régions comme la Normandie et le Calvados.

Une autre étude a révélé que 66 % de la population réduit sa consommation quotidienne d’eau. Néanmoins, la plupart des individus (64 %) pensent que leur consommation est inférieure à 100 litres par jour, alors que la réalité est plus proche d’une moyenne de 150 litres par personne et par jour.

Selon M. Guilpart, certaines municipalités prennent des mesures importantes pour faire face à la pénurie d’eau. Par exemple, la ville de Niort, dans les Deux-Sèvres, a pu réduire de moitié sa consommation d’eau en s’attaquant aux fuites et en les réparant. En outre, les agriculteurs sont invités à réduire leur consommation d’eau, car ils sont généralement parmi les plus gros consommateurs individuels d’eau.

Selon Philippe Jougla, représentant du syndicat agricole FNSEA, le changement climatique est déjà en cours et pourrait entraîner des “guerres de l’eau”. Certaines régions ont déjà connu des “batailles de l’eau” en raison de conflits liés à l’utilisation de l’eau, comme l’opposition aux plans d’eau à grande échelle pour les agriculteurs et la controverse sur l’utilisation de canons à neige dans les stations de ski.

En 2022, la commune de Berrien dans le Finistère a été confrontée à une sécheresse sans précédent, causée par une pluviométrie anormale et des températures grimpant jusqu’à 41°C pendant l’été. En conséquence, la ville a souffert d’une pénurie d’eau potable, l’eau potable locale n’étant pas disponible pendant un certain temps. Les habitants pouvaient utiliser l’eau locale pour se laver, mais elle n’était pas adaptée à la boisson ou à la cuisine.

Le maire a dû organiser des distributions hebdomadaires de 900 bouteilles d’eau.

Les moyens de réduire la consommation d’eau à la maison sont les suivants

  • Installer des dispositifs de limitation de la pression de l’eau sur les robinets et les pommes de douche.
  • Prendre des douches plutôt que des bains.
  • Utiliser les modes écologiques des lave-linge et des lave-vaisselle.
  • Arroser les plantes à la main ou utiliser des systèmes de goutte-à-goutte.
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La sécheresse s’aggrave en Europe, menaçant l’agriculture et l’industrie https://postlmg.pics/ecologie/la-secheresse-saggrave-en-europe-menacant-lagriculture-et-lindustrie/ Fri, 24 Mar 2023 11:55:22 +0000 https://davan.ac/?p=328 Les canaux asséchés de Venise, les incendies de forêt en Irlande et le déclin des pêcheries françaises font tous partie d’une période de sécheresse qui a débuté l’été dernier

Depuis 800 ans, les pêcheries de la région située au nord de Lyon prospèrent grâce à un climat pluvieux et frais, des centaines d’étangs artificiels constituant la principale source de poissons d’eau douce en France.

En raison d’une période exceptionnellement chaude et sèche qui a touché une grande partie de l’Europe depuis l’été dernier, de nombreux étangs artificiels de la région du nord de Lyon, qui alimentent les pêcheries depuis plus de huit siècles, sont presque vides. En conséquence, les agriculteurs ne prévoient que la moitié de la quantité de poissons qu’ils ont élevée la saison dernière et devront licencier les travailleurs qui aident habituellement à la capture.

Michel Grange, directeur d'une coopérative de pisciculteurs dans la Dombes
Michel Grange, directeur d’une coopérative de pisciculteurs dans la Dombes, affirme que seulement la moitié des étangs de la région peuvent être remplis de poissons

Michel Grange, directeur d’une coopérative piscicole de la Dombes, s’inquiète de la situation provoquée par le temps sec et chaud. Selon lui, la situation est catastrophique, car seule la moitié des étangs peut être remplie de poissons, et l’autre moitié restera sèche tout au long de l’été, ce qui ne vaut pas la peine d’investir.

Une sécheresse affecte actuellement l’économie européenne, touchant divers secteurs tels que l’agriculture, la production d’électricité et le transport maritime. Le temps sec a débuté au cours de l’été de l’année précédente, accompagné de températures élevées et d’un manque de précipitations. La situation a perduré tout au long de l’hiver, avec de longues périodes de temps sec en Europe occidentale.

La France a connu sa plus longue période de sécheresse depuis 1959, avec pratiquement aucune précipitation entre la mi-janvier et la fin février. La sécheresse a provoqué des incendies de forêt dans la campagne irlandaise, tandis que certaines parties du Pô, en Italie, se sont transformées en grandes flaques d’eau, provoquant l’assèchement presque total des canaux de Venise, qui sont alimentés par le fleuve.

une mangeoire à poissons flottante est inutilisée
Une mangeoire à poissons flottante est inutilisée

Selon les climatologues, la sécheresse actuelle en Europe est en partie due au changement climatique induit par l’homme, comme l’indique le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies. Ils expliquent que la hausse des températures entraîne une augmentation de l’évaporation de l’eau, ce qui a pour effet d’assécher le sol et les réserves d’eau souterraines. En outre, des éléments suggèrent que le changement climatique entraîne une réduction des précipitations estivales dans certaines régions d’Europe occidentale et méridionale.

Robert Vautard, expert des impacts régionaux du changement climatique et directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace, a déclaré que la température moyenne, les températures excessives et les extrêmes en Europe occidentale évoluent très rapidement en raison du changement climatique.

Selon certains scientifiques, la sécheresse qui sévit actuellement en hiver est une manifestation du fait que le changement climatique entraîne une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, caractérisés par de longues périodes de sécheresse suivies de brèves périodes de fortes précipitations.

Andrea Toreti, climatologue au Centre commun de recherche de la Commission européenne, a prévenu que les conséquences de ces conditions météorologiques extrêmes pourraient être importantes.

A prolonged drought across Europe has reduced some of Venice’s canals to puddles
A prolonged drought across Europe has reduced some of Venice’s canals to puddles

L’Union européenne a enregistré une baisse de 19 % de sa production d’énergie hydroélectrique, ce qui représente son niveau le plus bas depuis 20 ans en raison de la sécheresse. Pour protéger la faune et la flore, la France a réduit la production de certains réacteurs nucléaires, car leurs eaux d’échappement réchauffaient trop les rivières. En outre, la sécheresse a entraîné une baisse significative des rendements de cultures telles que le maïs et le tournesol.

Selon les scientifiques, l’absence de pluie et de neige au cours de cet hiver a entravé la reconstitution des aquifères, des étangs et des rivières en Europe pour les mois d’été. Lundi, les autorités françaises ont déclaré que 80 % des aquifères du pays sont à des niveaux bas ou très bas. En outre, l’accumulation de neige dans les Alpes est insuffisante, ce qui signifie que le dégel du printemps ne fournira qu’une quantité limitée d’eau aux rivières du continent.

Jusqu’à présent, la sécheresse hivernale n’a pas eu d’effet notable sur la production d’énergie hydroélectrique dans les pays d’Europe qui en dépendent fortement, comme l’Espagne, l’Autriche, l’Italie, la Suisse et la France. Toutefois, en l’absence de précipitations et de chutes de neige considérables au printemps prochain, les analystes prévoient que la production hydroélectrique en Europe pourrait à nouveau être confrontée à des difficultés au cours de l’été. En cas de vague de chaleur, il est possible que les réacteurs nucléaires situés le long des rivières du continent doivent réduire leur production.

En France, les autorités des régions les plus touchées s’apprêtent à demander aux agriculteurs de réduire l’irrigation pour économiser l’eau. À Perpignan, ville proche de la frontière espagnole, un homme politique a même prévu une procession religieuse ce samedi pour demander de la pluie à Saint Gauderic, le saint patron des agriculteurs catalans.

Poisson dans l'étang
Poisson dans l’étang

Wolfgang Cramer, professeur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie, a déclaré que personne ne faisait de projections sur ce qui se passerait cet été en raison de l’absence de pluie et de neige au cours des deux derniers mois. Il a toutefois ajouté que la situation pourrait être très grave.

L’art de la pisciculture en Dombes est étroitement lié aux précipitations, au vent et à la température. La région, qui couvre une superficie deux fois plus grande que Manhattan, est parsemée de plus de 1 000 étangs, chacun d’une profondeur d’environ 1 mètre. Ces étangs ont été construits par les moines et la noblesse locale à partir du 13e siècle afin de fournir une source de poissons aux habitants de la région.

La méthode de pêche utilisée dans la Dombes est restée la même qu’il y a 800 ans : les pêcheurs pénètrent dans les étangs avec de grands filets et attrapent les poissons en balayant les eaux. Les étangs sont reliés entre eux et l’eau s’écoule des étangs supérieurs vers les étangs inférieurs, puis vers les rivières voisines. La carpe, qui est un mets délicat dans la région française de l’Alsace, près de la frontière allemande, représente 70 % du poisson produit dans la région.

Selon les pisciculteurs et les propriétaires terriens, les récents changements climatiques ont mis en péril l’identité fondamentale de la région de la Dombes, où la pisciculture occupe une place centrale. Ils affirment que les périodes de sécheresse sont devenues plus fréquentes au cours de la dernière décennie et que les températures élevées de l’été ont entraîné une plus grande évaporation des étangs, mettant ainsi en péril les populations de poissons.

Guy de Framond, qui loue ses étangs aux pêcheurs
Guy de Framond, qui loue ses étangs aux pêcheurs, se souvient de l’époque où la Dombes recevait près de 25 cm de neige en hiver, “ce qu’on ne voit plus du tout”.

Guy de Framond, qui loue ses étangs aux pêcheurs, explique qu’il y avait jusqu’à 25 centimètres de neige dans les années 1970 et 1980, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Il pense que les températures augmentent.

De nouvelles techniques de collecte du poisson, moins gourmandes en eau, sont expérimentées par les pisciculteurs, mais selon M. Grange, directeur de la coopérative piscicole, elles sont difficiles à mettre en pratique. En outre, les pisciculteurs envisagent d’augmenter la production de black-bass et d’autres espèces de poissons qui tolèrent mieux les températures élevées.

Selon M. Grange, la question est souvent débattue, mais les solutions viables sont rares. Par conséquent, il prévoit de mettre environ 25 % de son personnel (20 personnes) au chômage partiel pour la saison à venir et de suspendre tous les investissements de l’entreprise. “Et nous attendons que la pluie tombe”, a-t-il ajouté.

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