
In this volume of papers, deriving from two conferences held in Rome and Leicester in 2016, nineteen leading European archaeologists discuss and interpret the complex evolution of landscapes – both urban and rural – across Late Antiquity and the Early Middle Ages (c. AD 300–700). The geographical coverage extends from Italy to the Mediterranean West through to the Rhine frontier and onto Hadrian’s Wall. Core are questions of impacts due to the socio-political, religious, military and economic transformations affecting provinces, territories and kingdoms across these often turbulent centuries: how did townscapes change and at what rate? What were the fates of villas? When do post-classical landscapes emerge and in what form? To what degree did Europe become an insecure, defended landscape? In what ways did people – cityfolk, farmers, nobility, churchmen, merchants – adapt? Do the elite remain visible and how prominent is the Church? Where and how do we see culture change through the arrival of new groups or new ideas? Do burials form a clear guide to the changing world? And how did the environment change in this period of stress – was the classical period landscape much altered through the attested depopulation and economic deterioration? And underlying much of the discussion is a consideration of the nature and quality of our source material: how good is the archaeology of these periods and how good is our current reading of the materials available? Combined, these expert studies offer valuable new analyses of people and places in a complex, challenging and crucial period in European history.
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Site des Tanneurs, Amphi 4 de l’Extension
Contact : antarec.archeo@gmail.com
(NB : Les 30mn affectées aux communications – de 20mn – incluent 10mn de questions et discussion)
Accueil des participants à partir de 9h00
9h30 – Ouverture du colloque et allocutions de bienvenue
10h-10h45 – Conférence inaugurale. Grégoire de Tours face à l’archéologue : regards croisés sur le centre et le centre-ouest de la Gaule durant l’Antiquité tardive. – Bruno Dumézil (Sorbonne Université)
pause
11h-11h30 –The Literary History of the Early Middle Ages in Gaul: ending up with inscriptions? –Danuta Shanzer (Université de Vienne)
11h30-12h – L’apport des sources non archéologiques à l’histoire politique, administrative et militaire du centre de la Gaule, IVe-VIe siècles. – Sylvain Janniard (Université de Tours, EA 6298 CeTHiS)
déjeuner commun sur inscription
14h-14h30 – Les Bagaudes du ve siècle : autonomie et révolte en Gaule lors des grandes invasions. – Bruno Pottier (Université d’Aix-Marseille, Centre Camille Jullian, UMR 6573)
14h30-15h – Présences germaniques et/ou militaires dans l’Antiquité tardive en Lyonnaise centrale et Aquitaine nord-est : réalités et limites. – Alain Ferdière et James Motteau (UMR 7324 CITERES – LAT)
15h-15h30 – La mémoire des évêques et leur position sociale à la croisée des provinces de Bourges, Sens et Lyon du IIIe au VIIe siècle. –Yann Jaouën (Université de Paris Nanterre, UMR 7041 ArScAn)
pause
16h-16h30 – La christianisation et le premier monachisme dans le centre de la Gaule du IVe au VIIe siècle. – Bruno Judic (Université de Tours, EA 6298 CeTHiS)
16h30-17h – Sidoine Apollinaire et la legatio Arverna (467 ap. J.-C.). – Fabrizio Oppedisano (Scuola Normale Superiore, Pise, Italie)
17h-17h30 – Dating the Consecration of the Basilica Sancti Martini by Perpetuus of Tours. – Rev. Maurus Mount, (St Vincent Seminary, Latrobe, Pennsylvania, USA)
17h30 – Présentation des posters par leurs auteurs
18h30 – Apéritif offert par le PCR AnTaReC
9h-9h30 – Les villes ligériennes d’Orléans à Nantes du IVe au VIIe siècle. –Elisabeth LORANS (Université de Tours, UMR 7324 CITERES-LAT) et coll. Viviane Aubourg (SRA Centre-Val de Loire), François Comte (Ville d’Angers), Julien Courtois (Pôle d’archéologie de la Ville d’Orléans), Nicolas Fouillet (Inrap), Laurine Guyot, Sébastien Jesset (Pôle d’archéologie de la Ville d’Orléans), Didier Josset, Anne-Marie Jouquand (Inrap/UMR 7324 CITERES-LAT), Pascal Joyeux, Thierry Massat (Inrap), Frédéric Mercier (Nantes Métropole), Martial Monteil (Université de Nantes), Maxime Mortreau, Martin Pithon (Inrap), Xavier Rodier et Jacques Seigne (UMR 7324 CITERES-LAT)
9h30-10h – Villes et campagnes des cités des Aulerques, Cénomans et Diablintes : quelles évolutions entre les IIIe et VIIe siècles ap. J.-C. ? – Anne Bocquet (Conseil départemental de la Mayenne), Hugo Meunier (Ville de Laval, UMR 6566 CReAAH-LARA), Martial Monteil (Université de Nantes, UMR 6566 CReAAH-LARA) et Maxime Mortreau (Inrap, UMR 6566 CReAAH-LARA), Florian Sarreste (Evéha, EA 3811 HeRMA)
10h-10h30 – Bourges et sa proche campagne durant l’Antiquité tardive (IIIe-VIIe siècles) à la lumière des fouilles récentes. – Raphaël Durand (Service d’archéologie préventive de Bourges Plus, UMR 5199 PACEA) et Mélanie Fondrillon, Emmanuel Marot (Service d’archéologie préventive de Bourges Plus, UMR 7324 CITERES-LAT)
pause
11h-11h30 – Mutations religieuses et dynamiques territoriales en Berry entre la 2ème moitié du IIIe et la fin du VIIe siècle. – Cristina Gandini (Université de Bretagne Occidentale, CRBC EA 4451) et Simon Girond (Evéha, UMR 7041 ArScAn)
11h30-12h – La fin des sanctuaires païens en Île-de-France. Chronologie et modalités d’une disparition protéiforme. – Vincent Apruzzese (Université de Paris Nanterre, UMR 7041 ArScAn-GAMA)
déjeuner commun sur inscription
14h-14h30 – L’évolution des habitats gallo-romains tardifs dans le nord-est de la cité des Aureliani autour de la voie Orléans-Pithiviers. Laurent Fournier (Inrap) et Édith Rivoire (Inrap, UMR 6273 CRAHAM)
14h30-15h – Les résidences rurales aristocratiques de l’Antiquité tardive dans les provinces de Lyonnaise III et IV. – Michel Kasprzyk (Inrap, UMR 6298 ARTEHIS)
pause
15h30-16h – Les monnaies d’imitation dans le centre et le centre-ouest de la Gaule (iiie-ive siècles) : production, diffusion, circulation. – Fabien Pilon (UMR 7041 ArScAn-GAMA)
16h-16h30 – Shifting Frontiers in 6th century central Gaul: coins and literary source. – Fernando Lopez-Sanchez (Oxford University, Wolfson College)
16h30-17h – L’artisanat en contexte monastique : l’exemple de Marmoutier aux IVe–VIIe siècles. – Gaël Simon, Elisabeth Lorans, James Motteau et Solène Lacroix (Université de Tours, UMR 7324 CITERES-LAT)
17h-18h – Assemblée générale ATEG
18h-19h – Présentation des posters par leurs auteurs
20h – Dîner commun sur inscription
9h-9h30 – L’artisanat céramique dans le centre de la Gaule durant l’Antiquité tardive (2e moitié du IIIe-VIe siècle), de la fabrication à la commercialisation de la vaisselle. – Jérôme Bouillon (Inrap), Sandra Chabert (UMR 5138 ARAR), Marie-Pierre Chambon (Inrap, UMR 7041 ArScAn-GAMA), Benoit Favennec, Emmanuel Marot (Service d’archéologie préventive de Bourges Plus, UMR 7324 CITERES-LAT) et Sébastien Millet (Inrap)
9h30-10h – « Bois Messire Jacques ». Un atelier sidérurgique des Ve-VIe siècles à Massay (Cher). – Argitxu Beyrie (IKER Archéologie et Patrimoine)
pause
10h30-11h – La céramique de l’Antiquité tardive en Pays de Loire : à l’ouest, du nouveau (fin IIIe-VIe siècle ap. J.-C.) . – Laure Déodat (CNRS, UMR 6566 CReAAH-LARA), Christian Le Boulaire (DAPA Nantes), Maxime Mortreau (Inrap, UMR 6566 CReAAH-LARA) et Sébastien Thébaud (Inrap)
11h-11h30 – Une enquête en cours : la vaisselle en verre dans les territoires du centre de la Gaule entre la fin du IIIe siècle et le milieu du Ve siècle. –Céline Aunay (Verre Ant’ère, UMR 7324 CITERES-LAT), Magalie Guérit (Inrap, UMR 5138 ARAR) et James Motteau (UMR 7324 CITERES-LAT)
11h30-12h – Conclusions du Colloque. – Sylvie Crogiez-Pétréquin (Université de Tours, EA 6298 CeTHiS)
Les posters
Réflexions sur la contribution d’une nécropole « de plein champ » au bornage du territoire de Villa Villiaco (Vouillé, Vienne) de l’époque romaine tardive à la fin du premier Moyen Âge. – Damien Glad (UMR 6273 CRAHAM, UMR 8167 Orient et Méditerranée)
Deux ensembles funéraires en Eure-et-Loir : l’’ensemble funéraire gallo-romain de l’Étang de Guillandru à Thimert-Gâtelles et la nécropole des Bléras. – Pierre Perrichon (Service Archéologique d’Eure-et-Loir)
Une incinération inédite du Bas-Empire au nord de la civitas Carnutorum. –Alix Fourré (Inrap, UMR 7324 CITERES-LAT)
Évolutions et transformations d’un quartier domestique et artisanal en zone funéraire à partir de la première moitié du IIIe siècle de notre ère à Orléans : les fouilles du Lycée Saint-Euverte. – Julien Courtois et Laure Ziegler (Pôle d’archéologie de la Ville d’Orléans)
Des indices du travail du verre entre la fin du IIIe siècle et le VII e siècle à Saran (Loiret) : confrontation des données archéologiques et archéométriques. – Magalie Guérit (Inrap, UMR 5138 ARAR) et Bernard Gratuze (CNRS Orléans, IRAMAT Centre Ernest Babelon)
Des céramiques arvernes à la Gaule du Centre : faciès céramiques et modes d’approvisionnement aux IVe et Ve siècles. – Sandra Chabert (UMR 5138 ARAR)
Deux objets de prestige découverts dans la Loire à Blois (Loir-et-Cher). – David Schmit (Chercheur associé PCR Blois)
Un établissement rural de l’Antiquité tardive et du début du haut Moyen Âge à Lezoux (Puy-de-Dôme), rue du docteur Grimaud. – Cyril Driard (Evéha) et Coll.
Occupation tardive et édifice paléochrétien à Jouars-Pontchartrain. – Olivier Blin (Inrap, UMR 7041 ArScAn-GAMA)
La villa gallo-romaine de Saint-Saturnin du Bois (Charente-Maritime) : évolution architecturale, économique et sociale d’un établissement rural du Ier au VIIIe siècle ap. J.-C. – Léopold Maurel (DRAC Nouvelle-Aquitaine, SRA, UMR 5607 Ausonius)
L’occupation au Bas-Empire entre Seine et Eure : apports des deux fouilles de Val-de-Reuil « Chemin aux Errants » (Eure). – Yves-Marie Adrian (Inrap, UMR 7041 ArScAn-GAMA) et Dagmar Lukas (Inrap)
L’occupation rurale du Bas-Empire d’Isneauville (Seine-Maritime) . – Yves-Marie Adrian (Inrap, UMR 7041 ArScAn-GAMA)
Le déclin d’un axe majeur de Rennes-Condate. – Gaétan Le Cloirec, Françoise Labaune-Jean (Inrap) et Paul-André Besombes (DRAC Bretagne, SRA)
The attribution of imitation tremises with « T » markings. – Christian Cuello
D’Autricum à la Civitas Carnotum – Synthèse des connaissances sur la capitale des Carnutes. – Dominique Joly et Jonathan Simon (Ville de Chartres, UMR 7324 CITERES-LAT)
Évolution du quartier Saint-Julien-de-Brioude en Haute-Loire (IIIe–VIIe siècles.). – Fabrice Gauthier (Inrap)
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Comment Rome est-elle passée d’un million d’habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s’est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ?
On ne peut plus désormais raconter l’histoire de la chute de Rome en faisant comme si l’environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L’Empire tardif a été le moment d’un changement décisif : la fin de l’Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l’évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais « les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d’une écologie des maladies qui ont assuré leur perte ». Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l’Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d’Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé.
Face à ces catastrophes, les habitants de l’Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l’islam, ont alors triomphé des religions païennes. (note de l’éditeur)
24-26 Octobre 2018
Université de Caen Normandie – Musée départemental Vieux-la-Romaine
Colloque de clôture du Programme collectif de recherche – Arbano, l’Antiquité en Normandie occidentale
Inscriptions sur le site :
]]>Exposition au Musée de Normandie, Château de Caen
15 juin 2018 – 6 janvier 2019
La nouvelle exposition-événement du musée de Normandie nous invite à un voyage dans le temps… à la rencontre des Mérovingiens. Plus de 900 objets, pour la plupart inédits, y illustrent 4 siècles de notre histoire du Ve au milieu du VIIIe siècle.
Dépliant de l’exposition :
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Nos résultats permettent de comparer notre territoire aux régions voisines de la façade atlantique de l’Empire (N-O de la France, Belgique, Grande-Bretagne, Irlande), pour présenter un tableau des caractéristiques de l’adaptation des sociétés à la présence romaine (fin du Ier s. av. J.-C./VIe s. ap. J.-C.), sur ces espaces culturellement éloignés du monde latin.
Les communications seront organisées en 4 sessions, reflets les thématiques principales des ateliers de travail de notre PCR, organisation des territoires, dynamiques de peuplement – réseaux, forme et diversité des sites agglomérés : habitat groupé, hameaux, petites agglomérations, sanctuaires, économie, matières premières, productions, chronologie et diffusion, évolution des réseaux de peuplement à la fin de l’Antiquité
]]>Dans le cadre de la table ronde, un pôle « modes de construction » a été créé. La base de données intègre cette thématique sous la forme d’une table (T_StrucBat), avec les informations issues de fiches construction[1]. Cette table est liée, à la fois, avec celle des entités chrono-fonctionnelles et celle des unités d’observation. La première triennale du PCR AnTaReC n’est pas achevée. Le caractère interinstitutionnel du programme de recherche nécessite un accès facile et une synchronisation des données.
[1] Les fiches de construction sont sous format Word. Elles sont remplies par les participants du projet et concerne uniquement une entité spatiale.
]]>A collection of essays on the archaeology of newly built cities of Late Antiquity (ca. AD 300-600). The beginning of Late Antiquity was marked by the foundation of Constantinople, the largest city ever founded by the Romans. Yet this was also the dawn of an era of hardships which undermined the ability, and perhaps need, of the Roman Empire to found new cities in its provinces. Active urbanisation after the late third century AD may appear paradoxical or unexpected to those who associate Late Antiquity with urban recession. Yet new cities continued to be founded, asserting the urban character of the late Roman state and society, which knew no better way of ruling and defending their lands than through cities. Foundations, re-foundations, relocations, or expansions of cities are particularly important events in urban history, encapsulating with clarity the realities, needs, and ideals of urbanism in each historical period. What was necessary for a settlement in order to be called a city? What were the functions a city was expected to perform? For the late antique period, answers to these questions tend to be sought for in the transformations of pre-existing Greco-Roman urban environments. This volume offers a different perspective on the debate, exploring the application of late antique urban ideals ‘on virgin ground’. Based on recent archaeological fieldwork and synthetic studies, twenty papers outline the state of research and discuss the motives and products of city-building from the late third to the seventh centuries AD.
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Institut National d’Histoire de l’Art, salle Fabri de Peiresc
2, rue Vivienne, 75002 Paris
Samedi 9 décembre 2017
Entrée libre
]]>Université de Tours, 6-8 décembre 2018
Appel à communication (fiche de participation en fin d’article)
Le colloque ATEG VI « L’Antiquité tardive dans le centre et le centre-ouest de la Gaule (IIIe-VIIe siècles) » s’inscrit dans la continuité des cinq rencontres consacrées à l’Antiquité tardive dans l’Est de la Gaule depuis 2008, dont il reprend les attendus méthodologiques de croisement entre histoire et archéologie, mais pour une aire géographique étendue à l’ensemble des provinces de Gaule et de Germanie. Cette extension du cadre territorial accompagne la transformation d’ATEG en association (L’Antiquité Tardive En Gaule). Le colloque marquera aussi les trois premières années d’activité du PCR AnTaReC (Antiquité tardive en Région Centre).
Moins bien étudiée que pour les provinces méridionales et septentrionales, grands centres urbains mis à part, la transition entre Antiquité et haut Moyen Âge dans le centre de la Gaule fait pourtant l’objet d’un intérêt renouvelé depuis plus de vingt ans. Cet intérêt s’explique par l’abondance des données récemment fournies par de nombreuses fouilles archéologiques préventives et programmées, ainsi que par le renouvellement des questionnements posés aux sources écrites. Les organisateurs souhaitent que les contributions au colloque servent à diffuser cette importante documentation récente, en offrent des outils d’analyse, voire en proposent déjà des premières synthèses régionales ou micro-régionales. Voulu expressément comme une rencontre entre archéologues et historiens de domaines variés, numismates et épigraphistes, le colloque devrait aussi permettre de mieux saisir les formes et les rythmes du passage de la société gallo-romaine classique aux mondes du haut Moyen Âge entre la fin du IIIe siècle et le milieu du VIIe siècle. Le cadre administratif et politique correspond aux provinces romaines d’Aquitaine Ière, Lyonnaises Ière, IIIe et IVe, ensuite intégrées aux royaumes franc, wisigoth, burgonde qui ont succédé à l’Empire romain, puis aux royaumes mérovingiens de Neustrie et d’Austrasie, c’est-à-dire au bassin de la Loire moyenne et inférieure (région Centre-Val de Loire, l’est des Pays de la Loire, le sud de l’Île-de-France, le nord de la Nouvelle Aquitaine, l’ouest de l’Auvergne-Rhône-Alpes et de la Bourgogne-Franche-Comté).
Le colloque comprendra trois thèmes.
Évolutions des territoires à la fin de l’Antiquité
Dès la fin du IIIe siècle, l’ensemble de l’Empire romain est soumis à plusieurs redécoupages administratifs qui ont pour effets de renforcer localement la présence des agents de l’État, y compris militaires, de recomposer la hiérarchie des centres civiques, mais aussi d’en modifier le statut et les fonctions. Dès le Ve siècle, l’installation en Occident d’entités politiques romano-germaniques, de plus en plus autonomes du pouvoir central romain, remodèle encore l’organisation des territoires, créant de nouvelles frontières, puis des structures politiques originales. Quels effets réciproques ces évolutions ont-elles produits dans les domaines de l’administration, de l’organisation et de l’occupation des territoires en Gaule centrale, et selon quels rythmes et modalités ?
Conséquences des transformations administratives et politiques, mais aussi des évolutions économiques et sociales, l’occupation des territoires ne présentent pas, en tous lieux, les mêmes formes qu’au Haut-Empire : ces questions pourront être envisagées tant pour les villes que pour les campagnes. L’étude des déclinaisons régionales des continuités ou des ruptures dans l’occupation des territoires doit passer, pour les organisateurs, par des présentations complètes par site, par cité, des approches par axe ou par réseau, voire des synthèses régionales ou micro-régionales.
Les organisateurs souhaiteraient que les communications proposées appréhendent les phénomènes sur le temps long de l’Antiquité tardive (IIIe-VIIe siècles). Une attention particulière devrait aussi être portée à l’axe ligérien.
Transformations culturelles et sociales
La période tardo-antique est particulièrement riche en transformations dans ces domaines. Si les cultes traditionnels ne disparaissent pas brutalement au IVe siècle, la société connaît cependant une christianisation croissante, bien que heurtée, dont les effets sont visibles, non seulement dans le paysage monumental des villes – d’abord – et des campagnes, mais aussi dans les pratiques funéraires. Dans le même temps, les recompositions sociales paraissent nombreuses : apparition de nouvelles élites, présence des agents de l’État, y compris sous leurs déclinaisons militaires et « barbares ». Ces recompositions accompagnent ou précèdent d’importants mouvements de mécontentements sociaux, bien attestés pour le centre de la Gaule entre le IIIe et le Ve siècle. Les organisateurs souhaiteraient que le devenir des cultes traditionnels, les processus de christianisation et leurs effets, les transformations sociales entre le IIIe et le VIIe siècle, fassent l’objet de communications qui associent sources écrites et archéologiques, ou qui intègrent un travail commun entre historiens et archéologues. La question de la culture écrite et littéraire et de ses évolutions devra être abordée dans ce thème.
Économie et culture matérielle
Les propositions en ce domaine devront faire dialoguer les sources écrites et les données archéologiques récentes. Les organisateurs apprécieraient de recevoir pour cette troisième session des propositions de communications sur l’évolution de l’artisanat et des sites de productions (sidérurgie, céramique, etc.), sur les mutations de l’économie notamment agro-pastorale, ainsi que sur la diffusion, la circulation et la consommation des produits. Ces thèmes impliquent que soient aussi traitées en parallèle les questions de réseaux de communications, d’organisation des échanges (monnaies, matières premières, denrées alimentaires, produits manufacturés etc.), et de l’évolution des modes de consommation, de production et de construction. Une attention particulière portée aux faciès régionaux des productions manufacturées serait appréciée.
Pour chacun des trois thèmes, le comité d’organisation privilégiera les communications traitant une documentation renouvelée ou proposant des interprétations nouvelles d’une documentation préexistante. Dans l’état actuel des connaissances et de l’avancement des recherches sur le centre et centre-ouest de la Gaule, il souhaite aussi recevoir des propositions de communications opérant des bilans ou des synthèses sur plusieurs phénomènes d’intérêt majeur : le fait urbain, les architectures et les constructions urbaines, les monuments religieux, l’exploitation du territoire (en particulier des territoires ruraux), les établissements ruraux.
Les organisateurs apprécieraient que les bilans et synthèses proposés fassent apparaître les éléments de continuité et de rupture pour chaque phénomène, mettent en lumière les scansions chronologiques et que ce colloque soit aussi l’occasion de comparaisons avec d’autres espaces régionaux, en particulier l’axe rhénan.
Peuvent être proposés, pour chaque thème, communications orales ou posters.
La proposition de communication devra comporter un titre explicite et un résumé d’une dizaine de lignes.
Les langues de communication pourront être le français, l’anglais ou l’allemand.
Les propositions de communications et de posters doivent être envoyées à l’adresse du comité d’organisation : antarec.archeo@gmail.com
Comité d’organisation :
Marie-Pierre Chambon – INRAP CIF / UMR 7041 ArScAn- GAMA
Sylvie Crogiez-Pétrequin – Université de Tours/ EA 6298-CeTHiS
Alain Ferdière – Université de Tours/ UMR 7324 CITERES – LAT
Laurent Fournier – INRAP CIF
Sylvain Janniard – Université de Tours/ EA 6298-CeTHiS
Florence Parot – INRAP CIF
Edith Rivoire – INRAP CIF/ UMR 6273 Craham
Comité scientifique :
Raymond Brulet – Université Catholique de Louvain (Belgique)
Pascale Chevalier – Université Clermont Auvergne / UMR 6298 ArTeHiS
Christian Cribellier – Conservateur en chef du patrimoine, Ministère de la Culture, Direction générale des patrimoines, Sous Direction de l’Archéologie / UMR 7041 ArScAn- GAMA
Bruno Dumézil – Université Paris Ouest Nanterre la Défense/ UMR 7041 ArScAn-THEMAM
Michel Kasprzyk – INRAP /UMR 6298 ArTeHiS
Elizabeth Lorans – Université de Tours / UMR 7324 CITERES – LAT
Gerhard Lubich – Ruhr-Universität Bochum (Allemagne)
Giuliano Volpe – Université de Foggia et Président du Consiglio superiore degli Beni Culturali (Italie)
Fiche de participation : ATEG VI
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