Offre abondante.
Dans le cadre des instructions du wali de la région Béni Mellal-Khénifra et gouverneur de la province de Béni Mellal, relatives au suivi de l’approvisionnement des librairies en manuels et fournitures scolaires à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, la commission provinciale mixte de contrôle, en coordination avec les commissions locales présidées par les autorités locales, a entamé, depuis le 24 août 2026, une série de tournées de terrain dans les différents librairies et points de vente de livres et de fournitures scolaires de la province.
Ces opérations visent notamment à s’assurer de la disponibilité des manuels scolaires et de leur adéquation avec les besoins de la rentrée, ainsi qu’à évaluer le niveau d’approvisionnement du marché, suivre les prix pratiqués et veiller au respect des dispositions réglementaires en vigueur. Les opérations de contrôle menées jusqu’à présent ont concerné plus de 50 établissements. Elles ont permis de constater une offre abondante en fournitures scolaires ainsi qu’une relative stabilité des prix, aussi bien pour les fournitures que pour les manuels scolaires. Afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement du marché en livres et manuels scolaires, les services concernés sont informés de toute éventuelle pénurie constatée sur le terrain, afin que les mesures nécessaires puissent être prises pour accélérer la disponibilité des produits concernés. Par ailleurs, la commission a procédé à une campagne de sensibilisation auprès des libraires, les invitant à respecter scrupuleusement les dispositions légales et réglementaires en vigueur, à faire preuve de transparence dans leurs transactions commerciales et à éviter toute pratique susceptible de porter atteinte au pouvoir d’achat des citoyens, notamment la vente conditionnée.
À l’issue de ces opérations de contrôle, un procès-verbal d’infraction a été dressé à l’encontre d’un établissement pour défaut d’affichage des prix des livres et fournitures scolaires. Le dossier a été transmis au parquet compétent pour les suites prévues par la loi. Au-delà de sa mission de contrôle, le travail de la commission mixte revêt une importance particulière. Il contribue à garantir un approvisionnement régulier du marché, à prévenir les éventuelles pénuries et à veiller à la transparence des prix, tout en protégeant les consommateurs contre les pratiques commerciales susceptibles d’alourdir les dépenses des familles. Cette démarche permet également d’anticiper les difficultés d’approvisionnement et d’intervenir rapidement lorsque des insuffisances sont constatées, afin de réunir les conditions nécessaires à une rentrée scolaire dans de bonnes conditions.
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Le coup d’envoi du Programme national d’inspection des conditions de travail des agents de sécurité privée a été donné mercredi à Rabat par le ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri. Ce programme vise à renforcer le respect de la législation du travail et à améliorer les conditions d’exercice des employés concernés, notamment à travers l’application effective des dispositions relatives à la durée du travail à la lumière du nouvel amendement de l’article 193 du Code du travail. Ce dispositif s’articule autour de trois axes. Le premier axe est lié au contrôle sur le terrain à travers des visites d’inspection en vue de s’assurer du respect de la durée du travail. Le deuxième porte sur l’encadrement et la sensibilisation des employeurs et des salariés aux dispositions de l’article 193 tout en palliant les difficultés liées à leur mise en œuvre. Quant au troisième axe, il vise à favoriser la prévention des infractions et la promotion de la culture du respect de la loi. S’exprimant à cette occasion, M. Sekkouri a souligné que ce programme revêt une importance capitale compte tenu de la nature du secteur du gardiennage et de la sécurité privée et des défis qu’il pose en matière d’organisation du travail, notamment en ce qui concerne la durée du travail et le respect des autres droits fondamentaux des salariés. Le ministre estime que l’une des priorités majeures de ce programme consiste à veiller à l’application effective des dispositions légales relatives à la durée du travail dans les entreprises opérant dans ce domaine.
Le programme «Pour un travail digne» se propose de mettre à profit les résultats de l’inspection pour évaluer la situation du secteur en termes de la durée du travail, des salaires, de la protection sociale et de la sécurité au travail, tout en unifiant la méthodologie de contrôle et en renforçant la coordination entre les services régionaux et provinciaux.
Cette étude, qui intervient dans un contexte marqué par une pression croissante sur les ressources en eau et les effets du changement climatique, portera notamment sur l’interconnexion des barrages Sahla et Bouhouda, ainsi que sur celle des sous-bassins versants de l’Ouergha, du Lben et de l’Inaouen, afin de consolider les ressources du barrage Idriss Ier.
Selon l’ABHS, l’optimisation de la gestion des ouvrages hydrauliques constitue un levier majeur pour consolider la sécurité hydrique du bassin du Sebou.
L’étude devra notamment permettre d’évaluer les ressources en eau mobilisables et les besoins associés, de modéliser le fonctionnement hydraulique des systèmes étudiés et de simuler plusieurs scénarios d’interconnexion.
Elle devra également identifier les solutions optimales sur les plans hydraulique, technique, économique et environnemental, estimer les coûts d’investissement et d’exploitation et définir les programmes des investigations topographiques et géotechniques nécessaires à la poursuite des études.
Couvrant les zones des bassins versants de l’Ouergha, du Lben et de l’Inaouen dans les provinces de Taounate et Taza, l’étude sera structurée autour de deux missions principales. La première, consacrée à l’analyse hydrologique et à la modélisation du système, vise à évaluer les performances des différents projets d’interconnexion à travers une analyse hydrologique approfondie et une modélisation intégrée du système de gestion des ressources en eau.
Il s’agira de collecter, valider et analyser les données hydrologiques, hydrométéorologiques, climatiques et relatives à l’exploitation des ouvrages existants, avec l’objectif d’établir les bilans des ressources disponibles ainsi que des besoins actuels et futurs pour les différents usages.
Une attention particulière sera accordée aux impacts du changement climatique sur les ressources en eau, afin d’intégrer cette dimension dans les simulations et l’évaluation des différents scénarios.
Un modèle de simulation du fonctionnement du système hydraulique sera développé à l’aide d’un logiciel spécialisé de gestion des ressources en eau. Il prendra en compte les apports hydrologiques, les barrages existants, les règles de gestion, les différents usages de l’eau et les infrastructures d’interconnexion projetées.
La deuxième mission portera sur l’étude de faisabilité technique des variantes retenues à l’issue de la première mission. Elle portera respectivement sur l’interconnexion des barrages Sahla et Bouhouda et sur l’interconnexion des sous-bassins Ouergha-Lben-Inaouen.
Pour ces deux projets, l’étude offrira une analyse comparative des différentes solutions techniques envisageables, notamment les transferts gravitaires ou par pompage, les conduites sous pression, les canaux à ciel ouvert et les solutions mixtes.
La région renforce en parallèle ses capacités d’accueil pour accompagner cette évolution
Hausse des effectifs dans les établissements scolaires du Souss-Massa qui accueillent 698.927 élèves au titre de la nouvelle année scolaire. Un effectif en progression de 17.303 élèves par rapport à 2025-2026, une hausse qui concerne particulièrement les deux cycles du secondaire.
Le privé conserve une place non négligeable dans cette configuration. Il enregistre 91.916 élèves, soit 13,1% de l’ensemble des effectifs de la région. À cela s’ajoutent plus de 85.000 enfants inscrits dans l’enseignement préscolaire.
Cette progression continue des effectifs nécessite bien sûr une adaptation des capacités d’accueil. Pour cette rentrée, la carte scolaire s’enrichit ainsi de 22 nouveaux établissements. Fait notable, 15 d’entre eux sont implantés en milieu rural, où l’élargissement de l’offre scolaire constitue un enjeu important en matière d’accès à l’enseignement.
L’effort ne se limite pas aux nouveaux établissements. Il porte également sur l’ouverture de 72 salles de classe supplémentaires et de 202 classes de préscolaire. Quatre nouveaux internats viennent compléter ce dispositif.
1.375 nouveaux enseignants
A l’extension des infrastructures répond également le renforcement des ressources humaines. Le Souss-Massa bénéficie cette année de l’affectation de 1.375 nouveaux enseignants issus des nouvelles promotions. Un apport destiné notamment à couvrir les besoins générés par l’augmentation du nombre d’élèves et l’élargissement de l’offre scolaire.
La rentrée 2026-2027 est aussi marquée par la poursuite du déploiement des établissements pionniers. Dans le primaire, le dispositif concernera 619 écoles et 976 unités scolaires, pour un taux de couverture de 82,86%. Près de 269.806 élèves devraient y être scolarisés, soit plus de 91% des effectifs du primaire.
Le programme gagne également du terrain au collège. Le nombre d’établissements concernés passe à 101, soit 35 de plus que lors de la précédente année scolaire. Ils devraient accueillir près de 97.215 élèves, représentant 52,84% des collégiens de la région. L’enseignement des langues poursuit, lui aussi, son extension. L’amazigh devrait être enseigné à 143.723 élèves du primaire. Au collège, l’enseignement de l’anglais atteint désormais un taux de couverture de 100% dans l’ensemble des niveaux.
Le transport, autre maillon de l’offre scolaire
Mais augmenter le nombre d’établissements ne suffit pas, notamment dans les territoires ruraux. L’accès à l’école reste une composante importante du dispositif régional. Cette année, 71.233 élèves devraient bénéficier du transport scolaire, assuré par une flotte de 1.297 bus répartis entre les différents cycles.
Les autres mécanismes de soutien social accompagnent cet effort. Quelque 17.732 élèves bénéficient de bourses scolaires et 15.383 de la restauration scolaire. Des dispositifs qui contribuent à faciliter la scolarisation et à favoriser le maintien des élèves dans le système éducatif.
Avec plus de 17.000 élèves supplémentaires en une année, la rentrée 2026-2027 confirme ainsi la progression des besoins scolaires dans le Souss-Massa. L’élargissement des infrastructures, le renforcement des ressources humaines et les dispositifs de soutien social accompagnent cette évolution. Un effort qui devra se poursuivre au rythme de la croissance des effectifs et des besoins des différents territoires de la région.
Le bilan à mi-parcours de la première édition de la campagne nationale de sensibilisation pour la protection des enfants contre la violence a été présenté mercredi à Salé, par le ministère de la solidarité, de l’insertion sociale et de la famille. L’exposé présenté à cette occasion a jeté la lumière sur la dynamique communicationnelle ayant accompagné la campagne, qui a été marquée par la diffusion de contenus numériques de sensibilisation ayant suscité un débat sociétal, avant la diffusion du spot officiel à la télévision, à la radio et sur les plateformes numériques du ministère, enregistrant plus de 320.000 vues, outre des interventions médiatiques et des déclarations à la presse ayant contribué à renforcer la diffusion de ses messages. Cette campagne s’est déployée sur le terrain dans les différentes régions du Royaume, suscitant une forte mobilisation. Dans ce cadre, l’Entraide nationale a contribué à l’organisation de 213 activités de sensibilisation, en partenariat avec 340 organismes et associations de la société civile, au profit de 16.356 bénéficiaires, dont 8.583 hommes et 7.773 femmes. De son côté, l’Agence de développement social (ADS) a mobilisé 160 organismes concernés et organisé huit activités de sensibilisation ayant bénéficié à 752 participantes et participants, dont 313 enfants. Pour leur part, les associations de la société civile ont contribué à la mise en œuvre des objectifs de la campagne à travers des activités régionales, des rencontres et des concours, ainsi que des spectacles artistiques. Le bilan fait ressortir que le formulaire électronique dédié à cette campagne a suscité la participation de plus de 1.500 personnes, dont 60% ont déclaré avoir assimilé ses contenus, tandis que 68,4% des participants ont indiqué avoir vu le spot officiel.
A cette occasion, la ministre de la solidarité, de l’insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahya, a expliqué qu’un dispositif de communication intégré a été mis en place pour mettre en lumière les différentes formes de violence exercées contre les enfants, à l’intérieur comme à l’extérieur du foyer et dans l’espace numérique, parallèlement à des activités de terrain visant à prévenir les violences physiques et psychologiques ainsi que le cyberharcèlement, et à sensibiliser aux modalités de signalement et de demande de protection. De son côté, le délégué interministériel aux droits de l’Homme, Mohamed El Habib Belkouch, a indiqué que le Maroc poursuit son interaction avancée avec le Comité des droits de l’enfant, relevant que la délégation interministérielle œuvre actuellement à l’élaboration du rapport national global relatif à la Convention des droits de l’enfant, dont la présentation est prévue en janvier prochain.
Pour sa part, la vice-présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE), Ghizlane Benjelloun, a fait savoir que le bilan réalisé «reflète l’ampleur de l’engagement et de la mobilisation collective», mettant l’accent sur la nécessité de donner une forte impulsion à la deuxième phase qui s’étale jusqu’au 20 novembre 2026. Cette campagne a réussi à créer une dynamique nationale qui doit désormais se traduire par des pratiques quotidiennes ancrées et un engagement institutionnel et familial, à la lumière des grands défis liés à la persistance des différentes formes de violence, a-t-elle indiqué. La représentante de l’Unicef au Maroc, Laura Bill, a, quant à elle, noté que le travail fondé sur les données probantes demeure une base essentielle pour élaborer des interventions plus efficaces et adaptées aux besoins des enfants. Elle a insisté sur l’importance de l’institutionnalisation effective des dispositifs territoriaux intégrés pour passer vers une approche préventive et globale. Mme Bill a salué l’engagement du ministère à mener une étude nationale pour diagnostiquer la situation exacte des différentes formes de violence, une démarche qui contribuera à «réorienter les interventions futures».
Pour rappel, le ministère de la solidarité, de l’inclusion sociale et de la famille a lancé cette campagne de sensibilisation le 17 juillet dernier, en coopération avec l’Unicef et avec la participation de départements gouvernementaux, d’institutions nationales, d’organisations internationales et de la société civile. Cette initiative vise à renforcer la prise de conscience de la culture des droits des enfants et d’assurer leur protection contre les différentes formes de violence, de maltraitance, de négligence et d’exploitation. Outre la consécration des pratiques préventives contre la violence faite aux enfants, cette campagne ambitionne de promouvoir un environnement sûr garantissant le développement sain de chaque enfant, à travers la mobilisation et la sensibilisation, ainsi que la promotion des mécanismes de protection existants.
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La préservation des ressources de l’assurance maladie obligatoire ( AMO) nécessite un contrôle rigoureux des prestations remboursées ou prises en charge. La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) poursuit ainsi ses actions de prévention, de détection et de traitement des anomalies susceptibles de concerner les assurés ou les professionnels de santé. Selon le rapport annuel de la CNSS au titre de l’année 2025 qui vient d’être publié, l’activité de contrôle a porté sur 450.288 dossiers de remboursement AMO et 1.126.322 contrôles médicaux. Le taux de rejet des dossiers de remboursement contrôlés a atteint 15%, soit 66.943 dossiers. Quant au nombre de dossiers rejetés suite au contrôle médical, il s’est chiffré à 116.643, soit un taux de rejet de 10%. La CNSS précise que 78.460 demandes de complément d’information sont restées sans réponse, représentant 7% de l’ensemble des décisions. Le contrôle médical a porté sur la conformité des demandes de remboursement et de prise en charge, la cohérence des actes déclarés et la présence des justificatifs requis. Il a également permis d’orienter vers un examen approfondi les dossiers présentant des anomalies ou nécessitant des informations complémentaires.
10.467 dossiers frauduleux
L’activité d’instruction s’est sensiblement renforcée avec 7.176 dossiers instruits en 2023, 8.068 en 2024 et 10.676 en 2025, soit des progressions annuelles respectives de 12% et 32%. Le cumul sur les quatre exercices atteint ainsi 29.023 dossiers instruits. Cet effort s’est accompagné d’une amélioration du ciblage des dossiers instruits. Une progression plus soutenue des dossiers frauduleux identifiés a été enregistrée : 5.320 en 2023, 7.655 en 2024 et 10.467 en 2025, soit des hausses respectives de 44 % et 37 %. Leur nombre cumulé atteint 24.302 dossiers.
Ciblage renforcé
Les opérations de lutte contre la fraude ont porté sur des milliers de situations impliquant des assurés et des professionnels de santé, avec pour objectif de distinguer les erreurs administratives, les anomalies et les pratiques frauduleuses avérées. La CNSS signale dans son rapport que les opérations de lutte contre la fraude ont concerné 13.392 assurés et professionnels de santé contrôlés en chambre. Signalons qu’un contrôle en chambre de la CNSS est une visite inopinée effectuée par un médecin conseil ou un agent assermenté dans un établissement de soins (hôpital ou clinique) pour vérifier la présence effective d’un patient hospitalisé et la conformité des soins. Parmi eux, 8.876 cas ont fait l’objet d’une instruction, à travers des investigations sur le terrain ou une clôture sur la base d’éléments probants. Au total, 8.630 cas de fraude avérée ont été identifiés, concernant 8.606 assurés et 24 professionnels de santé. La CNSS explique que la proportion élevée de cas confirmés parmi les dossiers instruits s’explique par le ciblage préalable des situations présentant des indices d’anomalie. Elle ne reflète donc pas la fréquence de la fraude au sein de l’ensemble de la population couverte. L’exploitation des données, le contrôle en chambre et les investigations sur le terrain ont permis de mieux orienter les moyens de contrôle vers les situations présentant les risques les plus élevés.
Plus de 25 millions de bénéficiaires
La population éligible à l’assurance maladie obligatoire (AMO) atteint 25,08 millions de bénéficiaires en 2025, en hausse de 3% par rapport à 2024. Les prestations servies au titre des différents régimes AMO ont atteint 22,65 milliards de dirhams en 2025, en progression de 17% par rapport à 2024. Le régime AMO des travailleurs salariés a enregistré plus de 4 millions d’assurés principaux en 2025, en hausse de 5% par rapport à 2024, pour 9,22 milliards de dirhams de prestations servies, en progression de 12%. Le régime des travailleurs non-salariés a compté 1,69 million d’assurés principaux, en hausse de 4 % par rapport à 2024, pour 2,28 milliards de dirhams de prestations servies, en progression de 24%. Ce régime affiche un déficit structurel, les prestations servies dépassant largement les cotisations encaissées, avec un ratio prestations/cotisations de 157% en 2025, en hausse de 25 points par rapport à 2024. Pour y remédier, la CNSS et les départements concernés œuvrent au renforcement de l’adhésion à ce régime ainsi qu’à l’amélioration du recouvrement des cotisations. Le régime «AMO Tadamon» a couvert 3,95 millions de personnes, pour 8,49 milliards de dirhams de prestations servies, en hausse de 13% par rapport à 2024, tandis que le régime «AMO Achamil» a couvert 265.551 assurés principaux, en hausse de 70 % par rapport à 2024, pour 1,36 milliard de dirhams de prestations servies.
la CNSS mise sur la digitalisation
Contrôle La digitalisation concerne aussi les activités de contrôle. Dans le domaine de l’AMO, un nouvel outil a été développé pour faciliter le suivi des missions de lutte contre la fraude et mieux conserver la trace des contrôles réalisés. Au moment de l’élaboration de ce rapport, la CNSS indique que son développement et ses tests étaient réalisés à 90%. Un autre chantier vise à mieux repérer automatiquement les situations pouvant présenter un risque de fraude, grâce à une exploitation plus poussée des données disponibles. Les outils digitaux doivent également permettre de mieux suivre l’activité des professionnels et des établissements de santé. Une Vision 360° des professionnels de santé est ainsi en cours de mise en place afin de regrouper, dans une même fiche, les principales informations et données relatives à leur activité.
Le compte à rebours est lancé pour la 31ème édition du Festival du cinéma Méditerranéen de Tétouan (FCMT). Du 3 au 10 octobre 2026, la ville du nord du Royaume deviendra, durant huit jours, un espace privilégié de rencontres et d’échanges autour du septième art méditerranéen. Une édition qui revêt une dimension particulière puisque Tétouan a été désignée, aux côtés de Matera en Italie, capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue 2026. Le festival entend ainsi renforcer son rôle de passerelle entre les différentes cultures et cinématographies du bassin méditerranéen. Au programme : compétition officielle, coups de cœur, hommages, rencontres professionnelles, débats et ateliers. Pour cette nouvelle édition, le FCMT vient également présenter la composition de ses jurys ainsi que les six personnalités auxquelles il rendra hommage.
Mónica López à la tête du jury officiel
Le jury chargé de départager les longs métrages de fiction et documentaires sera présidé par l’actrice espagnole Mónica López. Forte d’une carrière de plus de trois décennies au théâtre, au cinéma et à la télévision, l’actrice s’est notamment illustrée sous la direction de réalisateurs tels que Cesc Gay et Rodrigo Sorogoyen. Elle sera entourée de quatre professionnels issus de différents horizons du cinéma méditerranéen : Virginie Matéo, productrice française spécialisée notamment dans la télévision et la création de formats, Rossella Inglese, réalisatrice, scénariste et monteuse italienne ; Abdelhay Iraki, réalisateur et scénariste marocain et Michael Hapeshis, réalisateur, scénariste et producteur chypriote. Les cinq membres auront la responsabilité d’évaluer les dix œuvres en compétition officielle, offrant ainsi une diversité de regards sur la création cinématographique méditerranéenne contemporaine. Le jury de la critique Mustapha Mesnaoui réunira, pour sa part, trois journalistes et critiques de cinéma venus d’Italie, du Maroc et d’Espagne. Il sera composé de Saïd El Mezouari, critique de cinéma, enseignant, écrivain et scénariste marocain, d’Alessandra De Luca, journaliste et critique italienne spécialisée dans le cinéma, ainsi que de María Iglesias Real, écrivaine et journaliste espagnole ayant collaboré avec plusieurs médias, notamment EFE, Cadena SER, Diario de Sevilla et Canal Sur.
Six personnalités célébrées
La 31ème édition du FCMT sera également l’occasion de mettre à l’honneur six personnalités issues de six pays méditerranéens : le Maroc, la Syrie, l’Italie, Chypre, l’Égypte et l’Espagne. Parmi elles figure le réalisateur, scénariste et écrivain marocain Hicham Lasri. Le festival rendra également hommage à l’actrice syrienne Sulafa Memar, figure importante du cinéma, du théâtre et de la télévision syriens. L’Italie sera représentée à travers le réalisateur, scénariste et écrivain Roberto Andò, auteur notamment de Viva la libertà, Le confessioni et La stranezza. Du côté de Chypre, le festival distinguera l’actrice Popi Avraam, dont la carrière s’est principalement développée au théâtre, tout en s’étendant au cinéma et à la télévision. L’Égypte sera représentée par l’actrice Hanan Motawie, active depuis le début des années 2000 dans le cinéma, le théâtre et la télévision. Révélée notamment grâce à la série Hadith Al Sabah Wal Masa, elle a également joué dans plusieurs productions cinématographiques. Enfin, l’Espagne sera à l’honneur à travers Marina Salas, comédienne connue pour ses rôles au cinéma, notamment dans Tres metros sobre el cielo et The Pelayos, ainsi que dans les séries El Barco et Hache. Elle poursuit aujourd’hui une carrière entre cinéma, télévision et théâtre.
Une fois élue à l’Elysée, elle promet ni plus ni moins une chasse à la femme qui porte un voile, radicalisant ainsi la perception déjà fondamentale de l’extrême droite sur cette question très sensible au sein de la société française.
Marine Le Pen a fait montre d’une intelligence tactique. Au moment où l’opinion française était en train de découvrir que son parti souffrait d’énormes handicaps et contradictions sur son programme économique, le seul paramètre qui peut agir sur le pouvoir d’achat des Français et tenter éventuellement d’améliorer leurs niveaux de vie, Marine Le Pen jette un voile de fumée sur ces failles en allumant un contre-feu électoral.
Résultat. Au lieu de continuer à disséquer ce programme économique et à montrer à quel point non seulement il est irréalisable en termes d’économies annoncées, facteur qui aurait pu dissuader beaucoup de Français de voter RN, le débat des politiques dans leur ensemble s’est concentré sur le voile et la possibilité de l’interdire dans l’espace public.
Deux tendances se sont distingués dans ce débat qui nourrit encore les polémiques. La première, surtout située à gauche, s’en est emparée pour tenter de convaincre les Francais que, contrairement aux tentatives du RN de se dé-diaboliser et de faire oublier son passé raciste et xénophobie, cette brusque lubie sur le voile et la démarche punitive qui l’a accompagnée est venue confirmer que le RN nouvelle version Le Pen/ Bardella est exactement le même que celui des origines, sous le patriarche Jean-Marie Le Pen.
La seconde tendance, surtout à droite, avait tenté d’expliquer l’inanité de cette proposition. Comment alors distinguer un voile islamique, d’un voile chrétien, d’un voile juif, sans susciter une frustration généralisée, voire une désobéissance civile? Comment imaginer qu’un texte aussi ouvertement discriminatoire puisse passer les fourches Caudines du Conseil constitutionnel ?
En relançant la polémique sur le voile, Marine Le Pen voulait replacer la campagne électorale de ces présidentielles dans le cadre politique qui lui sied le plus. Une concentration sur la thématique de l’immigration et du voile participe certes à faire revenir dans les esprits l’extrême droite des origines, mais aussi à mobiliser tous ceux qui pourraient être tentés par une autre offre politique et priver le Rassemblement National de la majorité indispensable à son succès.
Avec cette stratégie, Marine Le Pen prend un énorme risque. Surtout qu’elle est la première, en tant qu’avocate, à savoir que cette mesure serait juridiquement inapplicable. Elle risque d’effrayer, tous ceux, à gauche comme à droite, qui commençaient à percevoir le RN comme un parti normal qui pourrait demain accéder le plus normalement du monde aux plus hautes fonctions de l’Etat. Cette partie de l’électorat pourrait être effrayée par le côté pyromane du RN au pouvoir et réfléchir à deux fois avant de déposer un bulletin Marine Le Pen dans les urnes.
Plus que quiconque, Marine Le Pen sait qu’il lui fait acquérir la confiance de 51% pour cent des Français si elle veut demain succéder à Emmanuel Macron à l’Elysée. Sauf à penser qu’une grande majorité des français s’est brusquement convertie à la religion de l’extrême droite, ce pari indispensable semble difficile à réaliser. Marine Le Pen mobilise sur son fonds de commerce habituel celui du cauchemar migratoire qui lui a garanti une progression historique dans les sondages au point d’être qualifiée au second tour dans tous les cas de figure possibles et imaginables.
D’un autre côté elle prend le risque de revenir à un clivage politique et idéologique qui a longtemps participé à renforcer le plafond de verre qui tuait dans l’œuf toutes ses ambitions présidentielles. Ce même clivage qui a fait que pendant des années, le Front National, puis maintenant le Rassemblement National était un parti diabolisé autour duquel il était de bon ton de mettre une ceinture sanitaire pour empêcher que ces idées extrêmes ne prennent le pouvoir.
Les inscriptions sont ouvertes pour la prochaine étape du cycle de séminaires consacré à l’environnement du commerce extérieur, organisé par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), avec l’appui technique et financier de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Prévue du 16 au 18 septembre 2026 à Agadir, cette nouvelle étape s’adresse aux entreprises et coopératives dirigées par des femmes, notamment les primo-exportatrices présentant un potentiel de développement à l’international. L’objectif est de renforcer leurs capacités et de les accompagner dans la conquête de nouveaux marchés.
Au programme figurent notamment l’identification de marchés à fort potentiel, la compréhension des accords de libre-échange et des dispositifs de soutien à l’export et à l’investissement, ainsi que l’élaboration de stratégies d’accès aux marchés internationaux. Les participantes bénéficieront également de sessions consacrées au marketing digital, à l’e-commerce et aux marketplaces, ainsi qu’au développement de leurs actions de prospection commerciale et à la préparation de leur participation aux salons professionnels. Des rencontres B2B et des échanges avec des experts du commerce international compléteront le programme.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme «Export Morocco Now Women», mis en œuvre par l’AMDIE avec l’appui de la BERD, à travers son programme Women in Business, et cofinancé par l’Union européenne. Elle est également menée en collaboration avec le ministère de l’industrie et du commerce, l’Asmex (Confédération marocaine des exportateurs) et l’AFEM. Dans le cadre de ce dispositif, les partenaires entendent contribuer à une meilleure intégration des entreprises et coopératives féminines marocaines dans les chaînes de valeur internationales et à accélérer leur développement à l’export.
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