Advertise with Googlier.com cdha.fr - Centre de documentation historique sur l'Algérie https://cdha.fr/etiquettes/centre-de-documentation-historique-sur-lalgerie fr L’Académie des Sciences d’Outre-Mer de Paris : conférence le 24 mai https://cdha.fr/lacademie-des-sciences-doutre-mer-de-paris-conference-le-24-mai <div class="field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="og:image rdfs:seeAlso" resource="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/affiche_sas_detail.jpg?itok=dNePuasB"><img typeof="foaf:Image" src="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/affiche_sas_detail.jpg?itok=dNePuasB" width="480" height="267" alt="" /></div></div></div><div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" property="content:encoded"><p style="text-align: justify;">Un an après le déclenchement de la guerre d'Algérie, <strong>Jacques Soustelle</strong>, gouverneur général de l'Algérie, prend conscience de la nécessité de s'occuper sur le plan social, sanitaire, éducatif et économique de la population algérienne déshéritée des campagnes et des bidonvilles. L'administration locale s'étant désagrégée, il décide de confier cette mission de pacification à des officiers SAS (<strong>Sections administratives spécialisées</strong>), appelés Képis bleus. A l'aide d'instituteurs, de médecins, d'assistantes sociales, les officiers SAS, protégés par leurs supplétifs (les moghaznis), vont tenter de sortir du sous-développement les campagnes d'Algérie, de créer des citoyens musulmans, d'améliorer les conditions de la femme musulmane, de soigner et d'instruire la nouvelle génération de jeunes algériens. </p> <p style="text-align: justify;">Cette initiative méconnue a eu des échos dans l'histoire récente : elle a effectivement inspiré l’Armée Américaine qui à inscrit ce concept original dans l’enseignement dispensé dans ses écoles militaires et l’a mis en application dans sa stratégie en Afghanistan.</p> <p style="text-align: center;"><img alt="" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/SAS_ASOM/9_T._el_Djedid___Les_sportifs.jpg" style="width: 459px; height: 276px; margin: 10px;" /><em>Les sportifs de la SAS de Teniet el Djedid</em> - Fonds Benoit de Coignac </p> <p style="text-align: justify;">L'exposition <a href="http://www.cdha.fr/les-sections-administratives-specialisees">« Les Sections administratives spécialisées »</a> présente ainsi ce que fut <strong>la pacification des SAS</strong>, institution dans laquelle servirent des personnalités aussi différentes que le ministre J.-P. Chevènement, C. de Chergé abbé du monastère de Tibhirine, l'écrivain V. Volkoff, des hauts fonctionnaires formés à l'Ecole nationale de la France d'Outre-mer et de nombreux jeunes officiers sortis de Saint-Cyr ou ayant terminé leurs études à l'université. On y découvre la mission <strong>et la vie des hommes et des femmes en SAS</strong> en prise directe avec les réalités locales, les besoins et les aspirations des populations, la diversité de leurs activités et l’ampleur de leur tâche.  </p> <p style="text-align: justify;">Richement documentées, cette exposition est réalisée à partir des <strong>fonds du CDHA</strong> (ouvrages, iconographie, cartes et plans, archives privées etc.) et étoffée par les contributions, <strong>témoignages</strong>, et fonds privées d'anciens <strong>officiers SAS</strong> et de <strong>Moghzanis</strong>.</p> <p style="text-align: justify;">Elle  sera présentée du <strong>2 au 31 mai 2017</strong> à <strong>l’Académie des Sciences d’Outre-Mer de Paris</strong>.</p> <p style="text-align: justify;">Un ensemble de conférences viendra également parfaire cet évènement le mercredi 24 mai. Lors d’une séance de l’Académie sur le thème <strong>« Les sections administratives spécialisées de l'armée française en Algérie : analyse d'une expérience de pacification »</strong>, interviendront ainsi :</p> <p style="text-align: justify;">- <strong>Jacques FRÉMEAUX</strong><em> : L'administration militaire de la population en Afrique du Nord (Bureaux arabes en Algérie, Affaires indigènes au Maroc)</em></p> <p style="text-align: justify;">- <strong>Gregor MATHIAS</strong>, docteur en histoire et chercheur associé au Centre Roland Mousnier de Paris IV-Sorbonne<em> : La politique de pacification des officiers SAS pendant la guerre d'Algérie</em></p> <p style="text-align: justify;">- <strong>Raymond CÉSAIRE</strong><em> Témoignage d'un officier SAS formé à l'ENFOM</em></p> <p style="text-align: justify;">- <strong>Daniel ABOLIVIER</strong>, président de l'association : Les SAS<em> L'action d'assistance et d'insertion des anciens supplétifs par l'association des anciens SAS (mai 1962-2016)</em></p> <p style="text-align: justify;">Académie des sciences d'outre-mer : <a href="http://www.academieoutremer.fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=20&amp;Itemid=74">le programme des séances ici </a><br />15, rue La Pérouse 75116 Paris - Tél. : 01 47 20 87 93</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/SAS_ASOM/Affiche_SAS_1.jpg" style="width: 460px; height: 651px; margin: 10px;" /></p> </div></div></div><div class="field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above"><div class="field-label">Tags:&nbsp;</div><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/centre-de-documentation-historique-sur-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Centre de documentation historique sur l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/le-maroc-et-la-tunisie-academie-des-sciences-doutre-mer-de-paris-jacques-soustelle" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">le Maroc et la Tunisie; Académie des Sciences d’Outre-Mer de Paris; Jacques Soustelle ; Pacification; Guerre d’Algérie; Sections administratives spécialisées; Action sociale; Assistance; Administration militaire ; Moghaznis</a></div></div></div> Wed, 24 May 2017 06:35:43 +0000 cdha 428 at https://cdha.fr La sélection du mois d'avril https://cdha.fr/la-selection-du-mois-davril <div class="field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="og:image rdfs:seeAlso" resource="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/livres_0.jpg?itok=cGnEgoEp"><img typeof="foaf:Image" src="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/livres_0.jpg?itok=cGnEgoEp" width="480" height="360" alt="Livre" /></div></div></div><div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" property="content:encoded"><p><span class="fbPhotoCaptionText">Le CDHA vient de recevoir <strong>plusieurs livres offerts</strong> par leur auteur ou par les maisons d’édition <strong>en service de presse</strong>. Ces livres contribuent à l’histoire de l’Afrique du Nord par leur récit et leur témoignage, une histoire qui commence bien avant 1830 (cf. André Paul WEBER,<em> <a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7480503&amp;highlight=Weber%20%20Andre-Paul">Régence d'Alger et Royaume de France (1500-1800), Trois siècles de luttes et d'intérêts partagé</a></em><a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7480503&amp;highlight=Weber%20%20Andre-Paul">s</a>) et qui se poursuit bien après 1962 par la transmission de cette mémoire aux plus jeunes générations (cf. <a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7481203&amp;highlight=terre%20de%20memoire%20ancor">L'ouvrage de l'Amicale d'El Ançor <em>Terra Nostra</em></a>). Tous ces livres sont consultables au CDHA (<a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne" rel="nofollow nofollow" target="_blank"><span>http://www.cdha.fr/</span><wbr></wbr>catalogue-en-ligne</a>) ou peuvent être acquis auprès des éditeurs. Bonne lecture !</span></p> <p>- <span class="fbPhotoCaptionText">André Paul WEBER,<em> <a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7480503&amp;highlight=Weber%20%20Andre-Paul">Régence d'Alger et Royaume de France (1500-1800), Trois siècles de luttes et d'intérêts partagé</a></em>s, L'Harmattan</span></p> <p><span class="fbPhotoCaptionText">- Amicale Terra Nostra El-Ançor, <a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7481203&amp;highlight=terre%20de%20memoire%20ancor"><em>Terre de Mémoire</em></a><em>, </em><em>Mizensign Editions</em></span></p> <p>- Thérèse ZRIHEN DVIR, <a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7486503&amp;highlight=sable%20chaud"><em>Il sentait bon le sable chaud, mon légionnaire...</em></a>, Editions des Ecrivains</p> <p><em>- </em>Wolf ALBES, <a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7480803&amp;highlight=Albes%20%20Wolf"><em>L'Hôte, la nouvelle d'Albert Camus et la bande dessinée de Jacques Ferrandez dans le contexte colonial</em></a>, Ed. Atlantis</p> <p>- Didier POROT, <a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7435203&amp;highlight=Porot%20%20Didier"><em>Suite algérienne</em></a><em>, Société des Ecrivains</em></p> <p>- Général André ZELLER, <a href="http://www.cdha.fr/catalogue-en-ligne?id_doc=7481503&amp;highlight=Zeller%20%20Andre%20%28General%29"><em>Journal d'un prisonnier, Le témoignage d'un des quatre généraux du putsch d'Alger</em></a><em>, </em>Tallandier</p> </div></div></div><div class="field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above"><div class="field-label">Tags:&nbsp;</div><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/centre-de-documentation-historique-sur-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Centre de documentation historique sur l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/cdha" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">CDHA</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/catalogue" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">catalogue</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/service-de-presse" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">service de presse</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/ouvrage" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">ouvrage</a></div></div></div> Fri, 11 Apr 2014 09:59:46 +0000 cdha 130 at https://cdha.fr NAISSANCE DU VILLAGE DE MEURAD https://cdha.fr/naissance-du-village-de-meurad <div class="field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="og:image rdfs:seeAlso" resource="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/37bis_mv47.jpg?itok=omzELF80"><img typeof="foaf:Image" src="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/37bis_mv47.jpg?itok=omzELF80" width="480" height="314" alt="Meurad" /></div></div></div><div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" property="content:encoded"><p style="text-align: justify;"><strong>...ou création d’un village de colonisation<br />1872 - 1888</strong></p> <p><em>Le récit ci-après relate la façon dont le Gouvernement français a pris des dispositions de peuplement dans la plaine de la Mitidja à la suite des émeutes d'algériens de souche, conséquence de la défaite de 1870"</em></p> <p>La défaite de 1870 a bouleversé, au sens figuré comme au sens propre, la France et l’Algérie : capitulation de Sedan, chute de l’Empire, proclamation de la 3ème République le 4 septembre 1870, climat insurrectionnel dans plusieurs villes, notamment la Commune à Paris.</p> <p>En Algérie, du côté européen, il y a création à Alger et dans certaines villes de comités républicains, confrontation entre les élus européens, le pouvoir civil et le pouvoir militaire.<br /><img alt="" height="202" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/Meurad/33_MV47.jpg" style="margin: 10px; float: left;" width="283" />En Kabylie, Mokrani déclare la guerre à la France. Une centaine de milliers d’hommes marchent sur Alger. Des villages et des fermes isolées sont détruits, leurs occupants tués, des centres importants sont attaqués, dévastés, des colons massacrés.<br />Devant le danger, les Français civils et militaires, oubliant leurs rivalités, vont faire face. Un renfort de 22.000 hommes, expédié d’urgence par le Gouvernement, permet de reprendre l’offensive et de réduire les poches de résistance. Mokrani est tué, les autres meneurs se rendent.<br />Dans le reste du pays les mouvements de révolte sont maîtrisés. La répression est très dure : contribution de guerre de 36.000.000 francs or, 446.000 hectares de terres séquestrées, condamnation à mort ou au bagne des principaux responsables.<br />La peur a été grande et laissera des traces profondes.</p> <p>Le vice-amiral de Gueydon, nommé Gouverneur Général de l’Algérie, débarque à Alger début avril 1871. Le 29 juillet il crée le comité consultatif de colonisation, le 10 août il adresse à ce dernier une note dans laquelle il écrit : <em>« …l’écueil contre lequel s’est heurtée constamment l’Administration, c’est l’impossibilité dans laquelle elle s’est trouvée d’avoir des terres alloties en assez grande quantité pour faire un appel sérieux à l’immigration. Le Sénatus-Consulte du 22 avril 1863 a porté à la colonisation un coup terrible dont elle ne pourra se relever que par la reprise des terrains donnés aux arabes qui n’ont su témoigner leur reconnaissance pour cette libéralité du Gouvernement français, qu’en levant l’étendard de la révolte et en se livrant au pillage des fermes, à l’incendie des villages et au meurtre des colons européens. Il y a lieu d’espérer aujourd’hui que, grâce à l’application du séquestre, l’Etat rentrera dans la possession des ressources territoriales stérilisées pour ainsi dire entre les mains des indigènes…. ».</em><br />Ce même 10 août, devant le comité consultatif de colonisation, le Gouverneur Général de Gueydon déclare : <em>« … l’épreuve douloureuse que vient de traverser la colonie doit être pour tous un grand enseignement [….] il faut nécessairement arriver dans le plus bref délai possible à implanter dans le pays une population européenne assez nombreuse et assez dense pour faire contrepoids à l’élément indigène ; il faut en un mot coloniser sérieusement. »</em><img alt="" height="195" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/Meurad/35_MV47.jpg" style="margin: 10px; float: right;" width="317" /><br />Lors de la réunion du 7 septembre 1871 le comité propose :<br /><em>-    que le peuplement de l’Algérie par l’immigration européenne devienne une nécessité politique, la conservation de l’Algérie à la France est à ce prix,<br />-    qu’un million d’Européens et surtout de Français fassent équilibre à l’élément indigène,<br />-    que le peuplement s’effectue rapidement par la création de nouveayx centres.</em><br />Le comité consultatif poursuit ses réunions et lors de sa séance du 18 janvier 1872 il va aborder la création de villages.<br />M. Humbert donne lecture du rapport relatif à la proposition faite par Monsieur de Malglaive :<br /><em>« Messieurs, le Gouverneur Général vous a soumis un rapport dressé par Monsieur de Malglaive, capitaine d’Etat Major, fils du fondateur de Marengo, par lequel, reprenant les projets de son père, il propose d’établir sept villages destinés à assurer la sécurité extrême de la plaine de la Mitidja. Cette question de création de villages doit être envisagée au double point de vue de la sécurité et de la colonisation, conditions qui ont entre elles une telle connexité qu’elles ne peuvent exister l’une sans l’autre. »</em></p> <p>Par arrêté du 16 mars 1872 le Préfet d’Alger crée la Commission de Marengo présidée par le capitaine de Malglaive qui va délibérer les 4 et 5 avril 1872 sur la création des centres approuvés par le comité consultatif de colonisation du 18 janvier 1872. Dans le procès-verbal de cette <img alt="" height="216" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/Meurad/36_MV47.jpg" style="margin: 10px; float: left;" width="364" />commission, le chapitre qui lui est consacré est intitulé : <em>« Le territoire sur lequel l’établissement du village a été projeté, dépend de la tribu des Béni-Menad. Il est compris dans le ressort de la commune de Marengo pour partie longeant les deux rives du conduit des eaux du barrage de l’oued Meurad et pour le surplus dans l’arrondissement administratif qui a son siège dans cette ville. L’emplacement de ce village a été définitivement fixé sur un point indiqué au plan par une teinte rosée. Il est placé à 4.400 mètres de Marengo sur une éminence suffisamment centrale facile à défendre, et d’où la vue s’étend sur la généralité du pays.<br />Traversé par le chemin de Marengo à la route d’Alger à Oran, côtoyé par les eaux du barrage, les dépenses urgentes, qui consistent en voies de communication et de conduite des eaux, seraient résolues à peu de frais, notamment l’aménagement des eaux au centre même du village, ne reviendrait pas à plus de 1.000 francs.<br />Le territoire assigné au village, tel qu’il a été délimité, a une longueur moyenne de 5.000 mètres du Sud au Nord, et de 3.500 mètres de l’Est à l’Ouest. Son exploitation serait donc d’assez bonnes conditions de distances. Sa contenance de 1.762 hectares serait affectée :<br />    1° à l’emplacement du village et à diverses réserves pour 20 ha.<br />    2° à 50 concessions à raison de 25 hectares pour chacune d’elles soit 1.250 ha.<img alt="" height="375" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/Meurad/37TER_MV47.jpg" style="margin: 10px; float: right;" width="265" /><br />    3° à des communaux forestiers et de parcours pour 492 ha.<br />D’où un total égal à 1.762 hectares.<br />Ce village, par sa situation et par ses terres, remplirait la double condition de concourir à la sécurité et au peuplement du pays.<br />En effet, d’une part placé sur la pente des montagnes qui dominent le pays de Marengo et de Bourkika, il rendra les indigènes des Béni-Menad moins osés, en cas de révolte, à s’aventurer dans la plaine. D’autre part, la salubrité due à son altitude et à son orientation, l’importance et la valeur de ses concessions, la proximité du marché de Marengo et les rapides communications de la plaine, assureront le bien être et conséquemment le développement de sa population. »</em></p> <p>L’arrêté du Gouverneur Général du 3 mai 1872, ci-dessous, entérine en partie les propositions de la Commission de Marengo, en décidant la création de six centres de population française dont celui d’El-Meurad.</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"><strong>ARRETE DU 3 MAI 1872</strong><br />Le Gouverneur Général civil de l’Algérie,</p> <p>Vu l’ordonnance du 21 juillet 1845 ;<br />Vu le décret du 16 octobre 1871 ;</p> <p><strong>Art 1.</strong> – Il sera immédiatement procédé à la délimitation et aux travaux préalables à l’installation de six centres de population française :<br />- Aux lieux dits : <strong>Iersen</strong> et <strong>El-Fedjana</strong>, sur la route de Cherchell à Alger, à 4 et 12 kilomètres de       Marengo.<br /> - Au lieu-dit : <strong>Le Nador</strong>, à 5 kilomètres de Marengo, sur la route de ce centre à Tipaza.<br /> - Au lieu-dit : <strong>El-Meurad</strong>, à 4 kilomètres de Marengo, sur l’ancienne route de Marengo à Miliana.<br /> - Aux lieux-dits : Oued-Sebt et les Gouraya, à 24 et 35 kilomètres de Cherchell, sur la route de cette ville à Ténès.</p> <p><strong>Art 2.</strong> – Il sera procédé au peuplement de ces centres de population, conformément aux dispositions du titre 2 du décret du 16 octobre 1871.</p> <p><strong>Art 3.</strong> – Le Directeur Général des Affaires civiles et financières, le Général commandant la division et le Préfet du département d’Alger sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera inséré au Bulletin Officiel du Gouvernement Général.</p> <p>Fait à Cherchell, le 3 mai 1872.<br /><strong>Vice-amiral Comte de Gueydon</strong></p> <p>En réalité le Gouvernement Général a réduit le nombre de concessions, de 50 à 25, sur 1.060 hectares.<br /> </p> <p style="text-align: justify;"><strong>Pierre LAGET</strong><br />Dernier Maire de Meurad</p> <p><em>Extrait de « Meurad un village de peuplement 1872-1888 »</em></p> <p align="center"><strong>Note de lecture</strong></p> <p style="text-align: justify;">Approche très fouillée de cette monographie sur la création du village tant du point de vue de l’origine des terrains attribués aux Français algériens, aux Français métropolitains, aux Indigènes, des textes de lois qui ont régi les attributions de concessions, que des conditions nécessaires aux attributaires. L’auteur, dernier maire de Meurad, nous relate avec précision les conditions de vie de ces familles, à leur arrivée sur des terrains souvent hostiles, les différentes périodes de peuplement avec leurs aléas dus aux remplacements par suite de non respect d’obligation de résidence ou de non présentation à la date prévue, par exemple.</p> <p style="text-align: justify;">Nous suivons ainsi l’évolution du village avec la construction de l’école, de la mairie, de l’église, l’organisation des offices. Nous découvrons les conditions de survie souvent très difficiles des familles qui, à cette époque, étaient souvent des familles nombreuses. C’est ainsi que nous apprenons que l’enseignement était assuré par les sœurs de St Vincent de Paul, communauté qui a beaucoup œuvré pour ce village : soins, conseils, secours, et a ainsi largement contribué à la prospérité du village dont l’auteur a été l’un des acteurs.</p> <p style="text-align: justify;">La rigueur documentaire de cet ouvrage, avec des éléments comme l’ « Etat de lotissement du village en 1872 », la reproduction de textes officiels, d’affiches, de cartes, plans, croquis ou lettres, n’obère en rien son intérêt, nous permettant de comprendre ce long cheminement administratif que nécessitait la création d’un village de colonisation.  </p> <p>L’auteur* continue son travail, par une monographie sur la vie quotidienne de Meurad au XXème siècle</p> <p><em>* M. LAGET, recherche tous documents, photos, anecdotes et récits personnels sur le village.</em></p> <p><strong>Marie-Annick Gibergues</strong></p> <p style="text-align: justify;"><em>Mémoire Vive</em> n°47<br />                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         </p> <p> </p> </div></div></div><div class="field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above"><div class="field-label">Tags:&nbsp;</div><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/centre-de-documentation-historique-sur-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Centre de documentation historique sur l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/cdha" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">CDHA</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/histoire-de-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Histoire de l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/colonisation" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">colonisation</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/colonie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">colonie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/peuplement" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">peuplement</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/mokrani" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Mokrani</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/gueydon" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Gueydon</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/beni-merad" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Béni Merad</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/meurad" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Meurad</a></div></div></div> Sun, 08 Sep 2013 10:33:32 +0000 cdha 93 at https://cdha.fr LE GRAND LYCEE D’ALGER https://cdha.fr/le-grand-lycee-dalger <div class="field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="og:image rdfs:seeAlso" resource="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/au_premier_plan_la_medersa.jpg?itok=pHA3rH0t"><img typeof="foaf:Image" src="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/au_premier_plan_la_medersa.jpg?itok=pHA3rH0t" width="480" height="301" alt="" /></div></div></div><div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" property="content:encoded"><p style="text-align: justify;">Au début de la conquête, se met en place un enseignement d'excellence en Algérie dont<strong> le lycée Bugeaud</strong> est une illustration.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Des débuts très modestes</strong><br />Au lendemain de la prise d’Alger et au début de la conquête les autorités ne se préoccupent que fort peu de la création d’établissements scolaires, les opérations militaires restant l’objectif principal.<br />La première école libre ouvre le 27 mai 1833 à Alger sur une décision du baron Voirol. D’abord située rue Socgemah, puis rue du Sagittaire, c’est un modeste établissement qui compte au plus une vingtaine d’écoliers, fils de fonctionnaires, de militaires ou de colons de la première heure. Quatre professeurs y apportent des rudiments de connaissances à des élèves plus ou moins studieux.<br />Mais le nombre d’élèves va se développer rapidement et l’humble école devient vite inadaptée. La recherche de nouveaux espaces devient nécessaire et c’est une maison mauresque de la rue des Trois couleurs qui est choisie. Les 115 élèves qu’elle abrite deux ans plus tard vont se trouver de nouveau très à l’étroit.</p> <p><strong>La Création du Lycée d’Alger</strong><br />En 1840 l’humble école, devenue entretemps collège, se voit attribuer par le Gouverneur Général Damrémont une ancienne caserne de janissaires située à l’entrée de la rue Bab-Azoun. Cette caserne transformée en établissement d’enseignement par l’architecte Guiauchain, avait été construite par le Pacha Hassan pour renforcer les défenses d’Alger après l’attaque de Charles Quint.<br />Les dortoirs, longues salles sombres aux fenêtres grillagées, qui dominent une falaise battue par la mer sont particulièrement  lugubres. Les classes des humanités ont été aménagées dans les anciennes écuries des janissaires.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>L’Uniforme des collégiens</strong></p> <p style="text-align: justify;">Pour conserver une apparence militaire à l’établissement, un vieux tambour va être affecté au collège. Il est là pour remplacer la frêle cloche qu’on entendait à peine. A l’heure des cours il donne le signal de l’entrée ou de la sortie par un roulement sonore, sous l’œil sévère des maîtres d’études,  tandis que les élèves défilent d’un air martial.<br />Les collégiens, qui dépendent encore de l’autorité militaire,  portent un uniforme bleu roi avec une casquette et une capote à galons d’or. Les boutons sont gravés de l’inscription « Collège d’Alger » et un ceinturon à écusson doré complète la tenue.<br /> C’est le 7 septembre 1848, dès la création de l’Académie d’Alger,  que le collège va prendre l’appellation de Lycée.</p> <p><strong>Des conditions d’études de plus en plus précaires</strong></p> <p style="text-align: justify;">En 1855, Napoléon III rend visite  aux 500 élèves du Lycée. C’est l’apothéose. Après avoir crié « Vive l’Empereur, vive l’Impératrice ! » ils se voient gratifiés d’un jour de congé.  <br />Mais le nombre d’élèves s’accroît toujours. En 1859 l’afflux est tel qu’il faut trouver un nouvel emplacement car les lycéens poursuivent leurs études dans des conditions très difficiles, malgré l’adjonction de locaux annexes situés dans une ancienne caserne d’artillerie.<br /> <br /><strong>Vers la construction d’un nouvel établissement</strong></p> <p style="text-align: justify;">En février 1860, après de multiples tergiversations, le site d’un nouveau lycée est choisi. Il sera situé au delà des remparts de la Casbah à l’entrée du pauvre faubourg Bab-El-Oued. C’est une vaste esplanade au sol inégal, couvert de broussailles, de décombres, d’immondices et de<img alt="" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/M%C3%A9moire_Vive/La_cour_int%C3%A9rieure_et_la_Medersa_en_arri%C3%A8re_plan.jpg" style="width: 300px; height: 188px; margin: 10px; float: right;" /> traces d’anciennes sépultures. Sur la partie sud on voit encore les vieilles tombes des pachas et dans la partie basse, un vaste square.<br />C’est là que les condamnés militaires du Colonel Marengo y avaient aménagé en 1833 un jardin appelé « Jardin des condamnés » puis  « Jardin Marengo ».<br />Plus bas encore s’élève le Fort Neuf, appelé aussi « Bordj El Zoubia » (fort des immondices). Il domine une petite crique où à l’époque turque on démolissait les bateaux provenant des prises. Devenu prison militaire en 1843 le bâtiment sera plus tard démoli pour faire place à la caserne Pélissier.<br />Cette zone longtemps inoccupée porte le nom de Place Bab-El-Oued. (plus tard Place Jean Mermoz). C’était le lieu où l’on érigeait la guillotine les jours d’exécution des condamnés à mort.</p> <p>C’est sur cet emplacement de plus de 12.000m2 que sera érigé le nouveau lycée.<br />Il convient de noter au passage que le Maréchal Bugeaud s’opposa longtemps à la construction de l’établissement en ce lieu et Napoléon III visitant Alger en 1865, bien que les travaux fussent bien avancés, blâma lui aussi le choix de ce terrain.<br />Les architectes avaient vu grand. Le plan est ambitieux. Il s’agit de construire un bâtiment imposant, avec une façade à arcades grandiose et avec en son milieu un escalier monumental au haut duquel  s’ouvre la grande porte.<br />Le monumental édifice sera composé de trois corps de bâtiments parallèles reliés par des galeries superposées sur deux niveaux, formant ainsi trois cours.<br /> <br /><strong>Un coût particulièrement élevé</strong></p> <p style="text-align: justify;">De 1854 à 1864 de multiples expropriations ont été nécessaires pour l’édification du lycée qui va coûter très cher car, de plus, l’Etat a pris  <img alt="" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/M%C3%A9moire_Vive/Ann%C3%A9e_1910.jpg" style="width: 300px; height: 188px; margin: 10px; float: right;" />possession de l’établissement « sans réception préalable des travaux ». Sa mise service va être assimilée par les juges à une « réception définitive sans réserve ». Ce qui va permettre aux entreprises adjudicataires de facturer tous les travaux complémentaires imprévus, allant jusqu’à gagner un procès contre le maitre d’œuvre.<br />Les premiers travaux de déblaiement commencent le 10 décembre 1861, sur la base d’un descriptif détaillé et d’un quantitatif précis. Ce sont les entreprises Charles Martinelli et Pio Maselli qui ont remporté le marché. Les terrassements et la construction des bâtiments vont durer six années, de 1862 à 1868.<br />Dès  les premiers coups de pioche des terrassiers, des souvenirs de l’occupation romaine vont apparaître. En juin 1863, à douze mètres de profondeur les ouvriers vont découvrir une chambre funéraire. Le révérend Berbrugger va y recueillir de la vaisselle en terre cuite de caractère artistique. Ce caveau antique sera longtemps conservé dans le sous-sol du Lycée.</p> <p><strong>L’inauguration</strong></p> <p style="text-align: justify;">Le lycée sera inauguré, puis mis immédiatement en service en octobre 1868, tandis que les bâtiments de l’ancien Lycée Bab-Azoun de plus en plus délabrés seront voués à la démolition. Auparavant, le conservateur de la bibliothèque impériale, le R.P. Bruckberger, avait pris la précaution de faire transporter au Musée les inscriptions arabes qui s’y trouvaient, tandis que les colonnes ciselées et les précieuses faïences serviront à décorer la salle à manger du Palais d’Eté.<br /> Un mot sur l’horloge que tous les anciens ont bien connue. Elle a été placée en septembre 1870 et a coûté 2 190 francs. Le son familier de sa cloche a marqué la vie de générations d’élèves depuis la création du lycée.<br />Dans la cour centrale s’ouvre, au deuxième étage la chapelle. Des centaines d’élèves y ont fait leur première communion. Au rez-de chaussée la salle de permanence accueille, sous l’autorité d’un appariteur placé sur une haute estrade, les élèves qui n’ont pas de cours.<br />Hommage aux morts de la Grande Guerre<br />C’est le 23 novembre 1922 que le Gouverneur Général Steeg va procéder à l’inauguration des tables de marbre érigées dans le parloir à la mémoire des 250 professeurs, surveillants, agents et élèves du lycée tombés au Champ d’Honneur pendant le guerre 1914-18.<br />Par les soins de l’association des anciens élèves, organisatrice de la cérémonie, deux palmes de bronze vont décorer ces tables du souvenir, œuvre des architectes Petit et Garnier.</p> <p><strong> Le bombardement</strong></p> <p style="text-align: justify;">Le 24 novembre 1942 le Lycée d’Alger est la cible d’un bombardement par un avion isolé de la Luftwaffe. Deux bombes vont atteindre l’aile droite de la façade principale, entraînant la mort du proviseur Lalande et de sa petite fille adoptive alors qu’ils étaient réfugiés dans une cave. Le censeur, son épouse et leurs deux enfants vont également périr au cours de ce raid tragique.<br />Après le bombardement, les cours ne purent reprendre. Le lycée fut alors occupé par les Anglais. Les élèves furent envoyés pour certains à l’école de la rue Lazerges et pour d’autres à celles de la rue du Soudan et de la rue Rochambeau.<br />Les cours reprirent normalement en 1945/46.</p> <p><strong>Le Grand Lycée d’Alger devient Lycée Bugeaud</strong></p> <p style="text-align: justify;">Pourquoi Grand Lycée d’Alger et non Lycée Bugeaud ?<br />Selon Bernard Ducongé, de la « Taupe arabe »,  l’appellation « Lycée Bugeaud » apparaît aux alentours des années 1942. On manque de <img alt="" height="148" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/M%C3%A9moire_Vive/Le_grand_escalier.JPG" style="margin: 10px; float: left;" width="198" />précisions sur ce qui a motivé ce changement de nom.<br />Jusqu’en 1962, le Lycée Bugeaud  va conserver le quasi-monopole de l’enseignement classique et surtout la formation des élites dans les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques (la Taupe), littéraires (Khâgne), économiques (Agro), militaires (Saint Cyr, La Corniche).<br />Quelques élèves prestigieux<br /> Charles de Galland (1851-1923) professeur de lettres puis maire d’Alger. Alphonse Juin (1888-1967) Maréchal de France. Pierre Benoit, académicien, Louis Gentil de l’Académie des sciences. Jules Carde Gouverneur Général de l’Algérie de 1930 à 1935.</p> <p><strong>Des professeurs et des élèves devenus célèbres</strong></p> <p style="text-align: justify;">Fernand Braudel, Yves Lacoste, André Grec, Georges Aymé, physicien et océanographe spécialiste de la Méditerranée, Masqueray, Maurice Wahl, Louis Bertrand, Jules Lemaître, Jean Grenier y ont enseigné. Mohand Idir Aït Amrane, Dalil Boubakeur, Jacques Derrida, Alain Vircondelet, Roger Hanin, Mouloud Mameri, Paul Charles Robert (dictionnaire) y ont étudié. Ainsi que deux prix Nobel : Albert Camus et Claude Cohen Tannoudji.<br />La liste paraît inépuisable.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/M%C3%A9moire_Vive/Remise_des_prix_en_pr%C3%A9sence_des_personnalit%C3%A9s_le__2_juillet_1938.jpg" style="width: 300px; height: 183px; margin: 10px;" /><br /> <br /> <br /><strong>L’association des anciens Elèves</strong></p> <p style="text-align: justify;">Dès 1859, une association des anciens élèves s’est constituée. Elle organisera de nombreuses manifestations culturelles, littéraires, théâtrales et commémoratives, des expositions et des bals.</p> <p>Après l’Indépendance s’est créée une association des anciens élèves du Lycée Bugeaud.<br />(Voir le site Bernard Venis : Lycée Bugeaud).</p> <p><strong>Présentation de l’A.T.A. (les Amis de la Taupe Arabe)<br />Par Charles Pompéi Président</strong><br /> <br />« Très tôt après l’arrivée des Français en 1830, les autorités eurent pour souci de créer sur place des classes d’enseignement supérieur pour éviter que les étudiants aient à « s’exiler » en métropole, vue les conditions difficiles des voyages en cette époque. En 1873, il est déjà fait mention d’une classe de « spéciales » et de classes préparatoires à Saint Cyr et Navale en 1886 et 1889. Ces classes firent partie intégrante du Lycée jusqu’en juin 1962.<br />C’est sans doute dans les années trente que la désignation familière de « Taupe Arabe » fut attribuée aux classes de mathématiques supérieures et spéciales par les élèves eux-mêmes, pour se différencier de leurs homologues métropolitains avec lesquels s’était établie une <img alt="" height="239" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/M%C3%A9moire_Vive/La_cour_centrale_et_la_chapelle._1900.JPG" style="margin: 10px; float: right;" width="338" />amicale compétition. Les élèves d’origine indigène y étaient assez peu nombreux, en partie du fait d’une plus grande attirance pour les filières universitaires, droit, médecine, pharmacie qui avaient davantage de succès auprès d’eux.<br />Après la seconde guerre mondiale et jusqu’en 1962, la « Taupe Arabe » resta parmi une des meilleures écoles de France osant disputer certaines années, à de grands lycées parisiens ou à Sainte Geneviève à Versailles, les meilleurs taux de réussite à Polytechnique et Normale Supérieure.<br />Grâce à des professeurs dévoués, l’apport de ces élèves aux Académies, Instituts Savants dans la recherche et l’enseignement supérieur, tout comme les industries et le nucléaire notamment ne peut être passé sous silence  ».<br />On peut retrouver mention de ces résultats dans les archives des Grandes Écoles, et dans le remarquable ouvrage de René Mayer, ancien élève : « Le Dictionnaire biographique des Français d’Afrique du Nord ».<br />Parmi les plus éminents on compte Claude Cohen-Tannoudji, Prix Nobel de Physique en 1997.<br />Albert Camus est là pour rappeler que l’enseignement des lettres à Bugeaud n’avait rien à envier aux disciplines scientifiques. Une forte proportion des élèves venait des autres lycées d’Afrique du Nord. Ils étaient pensionnaires et vivaient en groupes soudés. Les jeunes filles n’y étaient pas rares à une époque où les « Grandes Écoles » étaient plutôt misogynes ! Certaines ont mené une grande carrière, en particulier dans l’enseignement.<br />Profondément marqués dans les années 1950 par la personnalité du professeur principal, le mathématicien Marcel Saint-Jean, les anciens élèves ont fondé en 1985 une association, l’A.T.A. qui reste aujourd’hui très active en dépassant leur naturelle nostalgie des années passées pour maintenir et développer des liens culturels, scientifiques ou tout simplement amicaux entre les survivants des classes de Mathématiques Supérieures et Spéciales du Lycée Bugeaud. L’A.T.A. s’est ouverte par cooptation à d’anciens élèves d’autres classes préparatoires de l’enseignement supérieur d’Algérie jusqu’en 1962. »</p> <p>Gérard SEGUY</p> <p>Sources :<br />Henri Klein, Centenaire du Lycée d’Alger 1833-1933 Feuillets d’El-Djezaïr.<br />Francis Curtes avec la collaboration d’Edouard Pons : Histoire du Lycée Bugeaud d’Alger    Site Francis Curtes Bugeaud.<br />Le site Lycée Bugeaud de Bernard Venis  <a href="http://lyceebugeaud.fr">http://lyceebugeaud.fr</a><br />Les Amis de la Taupe Arabe   : Le Sablier de nos souvenirs, histoire d’A.T.A des origines à 1962.</p> <p> </p> <p> </p> </div></div></div><div class="field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above"><div class="field-label">Tags:&nbsp;</div><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/centre-de-documentation-historique-sur-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Centre de documentation historique sur l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/cdha" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">CDHA</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/lycee-bugeaud" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">lycée Bugeaud</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/alger" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Alger</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/enseignement" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Enseignement</a></div></div></div> Mon, 29 Jul 2013 22:00:00 +0000 cdha 88 at https://cdha.fr Jean Alazard (1887-1960), directeur du musée des Beaux-Arts d'Alger https://cdha.fr/jean-alazard-1887-1960-directeur-du-musee-des-beaux-arts-dalger <div class="field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="og:image rdfs:seeAlso" resource="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/42_mv47.jpg?itok=EbWn4fOM"><img typeof="foaf:Image" src="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/42_mv47.jpg?itok=EbWn4fOM" width="381" height="480" alt="Jean Alazard par Corneau" /></div></div></div><div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" property="content:encoded"><p style="text-align: justify;"><strong>DOYEN DE LA FACULTÉ  DES LETTRES, DIRECTEUR DU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS D’ALGER<br />1887-1960</strong></p> <p>« La disparition d’un homme comme Jean Alazard qui a laissé un souvenir impérissable à Alger où s’est déroulée la plus grande partie de sa carrière universitaire, par son enseignement d’Histoire et d’Histoire de l’Art et son activité de Doyen à la Faculté des Lettres, qui a fait de magnifiques réalisations comme directeur de musée et exercé une influence profonde dans la vie artistique de la capitale de l’Algérie, nous incite à jeter un coup d’œil en arrière, à nous remémorer les étapes d’une carrière exceptionnellement brillante et à rechercher comment se sont préparés des succès aussi marqués. » (1)<br />Fils de terriens rouergats, émigré à Paris pour la fin de ses études au lycée Louis le Grand à Paris, il entre en khâgne qui « formait une société qui n’était pas secrète, mais qui avait une hiérarchie un peu étrange empruntée aux noms des personnages d’Ubu Roi ». Jean Alazard y joue le rôle de Doyen à l’autorité aimable, gagnant l’adhésion des cœurs.<br />En 1910 il passe le concours d’agrégation d’histoire.</p> <p><strong><img alt="" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/Jean_Alazard/44_MV47.jpg" style="width: 171px; height: 223px; margin: 10px; float: left;" />L’Italie sa seconde patrie</strong><br />Nommé à l’Institut de Florence, centre vivant de coopération franco-italienne pendant la guerre de 1914, où il exerce les fonctions de secrétaire général et de professeur d’histoire, il se révèle un maître dans le domaine de l’art italien. Parlant parfaitement la langue, doué d’une puissance et d’une facilité de travail exceptionnelles, il mène de front cours et conférences avec une inaltérable bonne humeur. À la fin de la guerre il se marie et son épouse sera pour lui dans le travail une collaboratrice inestimable et dans la vie le plus efficace des appuis, le plus sûr des guides.</p> <p><strong>L’Algérie</strong><br />En automne 1921, il quitte l’Italie pour la Faculté des Lettres d’Alger où il est élu Doyen par ses pairs. Sur les conseils de son maître Emile Bertaux, dont il vénérera toujours la mémoire, Alazard choisit pour objet de ses premiers travaux scientifiques, sa thèse de doctorat, un chapitre important de l’art florentin : Le portrait de Botticelli à Bronzino. Retardé par la guerre, il soutient sa thèse et publie son livre en 1924.<br />A côté d’une œuvre monumentale telle que L’Art italien en quatre volumes publié de 1950 à 1960, il n’a point dédaigné d’écrire d’excellentes études plus brèves sur Pérugin, Giotto, Piero della Francesca, Fra Angelico. L’Italie est vraiment son pays, il est l’égal et l’ami de tous les grands historiens de l’art italien, Roberto Longhi, Lionello Venturi…. Pourtant il serait injuste de sous-estimer les très remarquables études qu’il a écrites sur l’art français ou l’art flamand. Il connaissait admirablement la peinture classique française, le Romantisme et les Impressionnistes.<br />«  Trapu, la tête carrée, les traits marqués, les yeux brillants, la voix bien posée, avec un léger accent rocailleux, parfois un débit plus rapide et de la violence, parfois une lenteur savante pour mieux lancer l’expression juste et toujours une autorité naturelle,  une aisance de grand seigneur, l’équilibre dans la force, tel paraissait à nous le Doyen Jean Alazard, le maître devenu pour nous un collègue et un ami, dans des congrès, des colloques, des réunions diverses. »2<br />Érudit et critique d’art, il permet à la Revue de la Méditerranée dont il est le directeur d’occuper une place importante parmi les organes d’expression de la pensée française.<br />À Alger, il associe ses efforts à ceux qui animent la vie culturelle, Gabriel Audisio, Louis Fernez, le compositeur Léo Barbés, les pensionnaires de la Villa Abd-el-Tif, le philosophe Camille Schuwer dans l’association les « Amis des lettres ».<br />Il sait insuffler une vie nouvelle, intense, avec une énergie sans cesse renouvelée au monde de la musique. Il est à l’origine de la création des Amis de la musique d’Alger et pour recevoir les musiciens, l’ancien bastion Berthezène, au-dessus de la Grande Poste est transformé en une vaste et somptueuse salle de concerts, la Salle Pierre-Bordes, construite et inaugurée au printemps 1930. Il joue également un rôle décisif à la commission des concerts de Radio Alger et aux conseils d’enseignement du Conservatoire ou de la Société des Beaux-Arts.<br />Jean Alazard se voit confier la direction du musée de la ville, rue de Constantine, aux salles poudreuses. Dans ces « catacombes », muni d’une baguette magique, il transforme, ce que certains n’hésitaient pas à appeler un dépotoir en une agréable galerie de peintures, gravures et dessins.<img alt="" height="275" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/Jean_Alazard/43_MV47.jpg" style="margin: 10px; float: right;" width="274" /><br />Il est clair déjà que sa tenace énergie, sa persévérance, son dynamisme contagieux allaient aboutir à la réalisation majeure de ce nouveau musée national des Beaux-Arts, ouvert en 1930 dans le quartier du Hamma.<br />Son grand souci est de constituer une collection équilibrée et de haute qualité, donnant avant tout une image complète de la peinture et de la sculpture françaises du XIXe et du XXe siècle, sans négliger les écoles anciennes.<br />Le musée d’Alger est l’un des plus riches en ce qui concerne la sculpture. Le goût de la sculpture de Jean Alazard devait certainement quelque chose au long séjour qu’il avait éffectué à Florence, sa seconde patrie, patrie aussi de Michel-Ange, il est profondément « helléniste ». Pour lui « La sculpture reste l’art de l’équilibre et des formes harmonieuses. ».<br />La noble statue de Bourdelle précède l’entrée du musée. La France reçoit, haute et droite, le bras levé le long de la lance, une main au-dessus des yeux, indifférente au serpent qui déroule derrière elle ses nœuds, elle scrute l’espoir de l’horizon marin. Elle devait commémorer, devant le phare de la pointe de Grave, le débarquement des troupes alliées en 1916.<br />L’aile Ekst  du musée est réservée à l’École d’Alger et aux Abd-el-Tif. Peu à peu, à travers la peinture française contemporaine, puis du XIXe siècle, on remonte aux collections anciennes XVIIIe-XVIIe siècles, jusqu’à des œuvres du XVIe, du XVe, et même du XIVe siècle.<br />Jean Alazard allie son goût de la peinture à une passion latine, une sorte de foi méditerranéenne.<br />Sorti de la tour d’ivoire universitaire, visitant sans trêve musées, collections, expositions, il a enrichi rapidement le musée de chefs-d’œuvre de maîtres comme Gauguin, Monet, Bonnard, Utrillo, Renoir, Dunoyer de Segonzac, rassemblé des créations des orientalistes de Delacroix à Marquet en passant par Chassériau, Fromentin. Dans son livre L’Orient et la peinture française, il a montré que cette dernière, séduite d’abord par le pittoresque oriental, puis par sa nature et sa lumière, se détache de l’ensemble européen pour s’épanouir dans la joie de la vie et de la couleur. Il a su communiquer son enthousiasme à des collectionneurs, provoquer des dons comme ceux de M. et Mme Frédéric Lung. Il connaissait experts et marchands mais surtout il avait un flair étonnant pour découvrir la beauté. Fort de sa science, rapidement  Jean Alazard sut  constituer un fonds choisi de peinture orientaliste et presque chaque année depuis 1931 - sans parler d’expositions en Afrique du Nord, de Tunis à Rabat -,  tantôt à Bruxelles ou à Vienne, tantôt en Roumanie, à Naples en 1934, à Genève en 1938, à Berne, à Lisbonne en 1950, à Liège en 1953, sous des titres analogues, il ne cessa de faire connaître à l’étranger « L’Algérie vue par des artistes français », « Les artistes français d’inspiration africaine », « L’Orient et l’Algérie dans l’art français des XIXe et XXe siècles ».<br />La Villa Abd-el-Tif fut l’objet de sa constante sollicitude. La proximité de la villa n’est peut-être pas étrangère au choix de l’emplacement du nouveau musée des Beaux-Arts ; les pensionnaires pouvant facilement y consulter les toiles de maîtres et profiter des richesses de sa bibliothèque. Présidant chaque année le Jury désignant les nouveaux pensionnaires, il repoussa les académismes de tous ordres. Il n’hésita pas à accrocher dans son musée auprès des maîtres que sont Delacroix, Chassériau, Fromentin, des « rétrospectives »  de pensionnaires disparus : Charles Dufresne, Albert Pommier, Jean Launois, Clamens, Caujan, Richard Maguet.<br /><img alt="" height="298" src="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/images/Jean_Alazard/45_MV47.jpg" style="margin: 10px; float: left;" width="176" />En 1955, ses collègues de Rome le font docteur  « honoris causa» de leur université et il reçoit en 1956 au Palazzo Vecchio la médaille d’or de la Ville de Florence.<br />« Homme d’action, intellectuel de grande classe, animateur capable de susciter de profonds mouvements d’idées, Alazard représentait la personnalité dynamique » … dont on aurait tellement besoin dans la période difficile que nous traversons. 3</p> <p>1 Citation de M. Canard, Professeur honoraire de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines d’Alger in Jean Alazard, Souvenirs et Mélanges, Paris, Henri Laurens Éditeur, Juin 1963.<br />2 François-Georges Pariset, professeur à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Bordeaux.<br />3 Jacqueline Bouchot-Saupique, Conservateur du Cabinet des dessins au Musée du Louvre.</p> <p><strong>Elisabeth Cazenave</strong><br /><em>Mémoire Vive</em>, n°47</p> <p> </p> </div></div></div><div class="field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above"><div class="field-label">Tags:&nbsp;</div><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/centre-de-documentation-historique-sur-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Centre de documentation historique sur l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/cdha" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">CDHA</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/histoire-algerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Histoire Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/universite" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Université</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/vie-culturelle" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Vie culturelle</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/musee-des-beaux-arts" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Musée des Beaux Arts</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/abd-el-tif" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Abd el Tif</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/ecole-dalger" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Ecole d&#039;Alger</a></div></div></div> Sat, 27 Apr 2013 22:00:00 +0000 cdha 94 at https://cdha.fr 4 janvier 1960 : Albert Camus nous quittait https://cdha.fr/4-janvier-1960-albert-camus-nous-quittait <div class="field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="og:image rdfs:seeAlso" resource="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/camus18.jpg?itok=30-6_4k4"><img typeof="foaf:Image" src="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/camus18.jpg?itok=30-6_4k4" width="285" height="393" alt="Albert Camus (Harcourt)" /></div></div></div><div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" property="content:encoded"><p style="text-align: justify;"><span class="userContent"><strong>Albert CAMUS</strong> nous a quitté le 4 janvier 1960. En cette <strong>année de commémoration de sa naissance</strong>, nous posterons régulièrement ses réflexions ou ses citations. Pour commencer, réécoutons son discours sur le rôle de l'écrivain dans la société et face l'histoire, discours fait lors de la remise du prix Nobel :</span></p> <p style="text-align: justify;"> <iframe align="middle" frameborder="0" height="270" scrolling="no" src="http://www.ina.fr/video/embed/I09335536/1072446/ea996c81887466ed3f0f8910e2d8ffd0/425/319/0" width="480"></iframe></p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"> </p> </div></div></div><div class="field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above"><div class="field-label">Tags:&nbsp;</div><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/albert-camus" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Albert Camus</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/centre-de-documentation-historique-sur-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Centre de documentation historique sur l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/cdha" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">CDHA</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/commemoration" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Commémoration</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/archives-algerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Archives Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/histoire-algerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Histoire Algérie</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/documentation-algerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Documentation Algérie</a></div></div></div> Fri, 04 Jan 2013 13:44:49 +0000 cdha 61 at https://cdha.fr La Lettre d'Information n°19 https://cdha.fr/la-lettre-dinformation-ndeg19 <div class="field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="og:image rdfs:seeAlso" resource="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/lettre-dinformation-ndeg19.jpg?itok=hs9QJkQk"><img typeof="foaf:Image" src="https://cdha.fr/sites/default/files/styles/large/public/field/image/lettre-dinformation-ndeg19.jpg?itok=hs9QJkQk" width="355" height="480" alt="" /></div></div></div><div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden"><div class="field-items"><div class="field-item even" property="content:encoded"><p style="text-align: justify;"><strong>L'équipe des bénévoles</strong> du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie s'active ! Le 14 novembre 2012, elle s’est réunie à la Maison du Maréchal Juin pour l'envoi de <a href="http://cdha.fr/sites/default/files/kcfinder/files/Lettre%20n%C2%B019.pdf"><strong>la Lettre d'Information n°19</strong></a>. Bientôt dans la boite aux lettres de nos adhérents et sur le site, toutes les informations sur les dons d'archives, les recherches sur l'Algérie et l'Afrique du Nord et les nouvelles activités de l'association. N'hésitez pas à contacter le CDHA pour rejoindre cette équipe dynamique et passer avec nous un moment agréable de convialité !</p> </div></div></div><div class="field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above"><div class="field-label">Tags:&nbsp;</div><div class="field-items"><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/centre-de-documentation-historique-sur-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Centre de documentation historique sur l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/archives-sur-lalgerie" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Archives sur l&#039;Algérie</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/lettre-dinformation" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Lettre d&#039;Information</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/cdha" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">CDHA</a></div><div class="field-item even" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/courrier" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">Courrier</a></div><div class="field-item odd" rel="dc:subject"><a href="/etiquettes/benevolat" typeof="skos:Concept" property="rdfs:label skos:prefLabel" datatype="">bénévolat</a></div></div></div> Fri, 30 Nov 2012 10:51:03 +0000 cdha 57 at https://cdha.fr