Tout cela peut être des symptômes d’éco-anxiété.

L’éco-anxiété, c’est quand on est anxieuse à cause de l’écologie et de toutes les menaces qui pèsent sur la vie sur notre planète. C’est quand on se sent impuissante face aux problèmes environnementaux actuels : dérèglement climatique, disparition de la biodiversité… et que ce sentiment de fatalité entraine :
Quelque part, quand je pense à cette définition, j’ai envie de dire, l’éco-anxiété, c’est ce que l’on ressent quand on est au courant de l’état du monde et de la façon dont il est dirigé et qu’on a un peu d’empathie pour le vivant et un peu de bon sens en réfléchissant à sa propre vie et celle des Lutin·es de son entourage. Bref, un sentiment logique, qui montrerait que l’on est plutôt saine d’esprit ; une réaction normale face à une menace réelle.

On ressent de l’éco-anxiété lorsqu’on a conscience de la dégradation de la biodiversité et du climat et aussi en même temps du manque d’actions mises en oeuvre pour rétablir l’équilibre. La conscience de ces problématiques nous amène à penser à des sujets complexes, comme la mort – de la nature, de la biodiversité, de celle des humain·es et la notre – ou l’absence de sens – pourquoi se battre contre ces folies, quel est le sens de tout cela ?
D’autres raisons peuvent aussi être évoquées :

Même si ce sentiment d’éco-anxiété semble donc logique à éprouver dans notre société actuelle, vivre dans l’anxiété, ce n’est :
Alors, comment faire pour aller mieux soi et participer à faire aller le monde mieux ? C’est ce que je te propose d’explorer dans les articles de la série Éco-anxiété, comment agir ? dont la publication est prévue dans les mois qui viennent.
Et toi, tu ressens de l’éco-anxiété ? Tu te retrouves dans ce constat ? Quels sujets sur l’éco-anxiété aimerais-tu traiter ? S’il te plaît, partage ton expérience et ton point de vue en commentaires.
Cet article fait partie de la série d’articles sur l’éco-anxiété. Retrouve les autres articles :
]]>Entre les canicules à répétition cet été, les feux dévastateurs, la pollution de l’eau aux PFAS, les politiques qui vont dans le sens inverses de ce qu’il faudrait, les ultra-riches qui contrôlent les médias et nient tout ça… les raisons sont plus que nombreuses pour se sentir anxieuse de l’avenir, le notre, celui de nos Lutin·es, celui des animaux…
Alors que faire ?
La première chose, à mon sens, est certainement de prendre soin de soi. Car tant que l’on est trop mal, on est incapable d’être actrice d’un changement, incapable de s’engager pour faire bouger les choses. Or, c’est de cela dont on a besoin : des personnes qui montrent le chemin, ouvrent les possibles, changent la société petit à petit.

Pour prendre soin de toi, tu peux commencer par explorer ces idées :
Prends aussi du temps pour des activités que tu aimes, notamment des activités où tu crées quelque chose. Cela fait énormément de bien de terminer quelque chose : un projet couture, bricolage, artistique… peu importe. Fabriquer quelque chose de tes mains envoie un message positif au cerveau. De même, bouger, faire du sport est aussi un super moyen de prendre soin de soi, car cela déclenche la production d’hormones qui sont associées au bien être. Ces conseils sont certes classiques, ils n’en restent pas moins redoutablement efficaces.

Si tu te sens vraiment mal, et que les idées pour prendre soin de toi ne suffisent pas, alors consulter un·e psychologue formé·e à l’éco-anxiété. Il y a le parcours remboursé en partie par la Sécurité Sociale, mais dont les séances restent limitées. Certaines mutuelles, comme Aesio, ont compris les enjeux, et remboursent ces séances de psychologues même en dehors de ce parcours. Donne-toi le droit de trouver la bonne personne pour ton suivi : c’est important de se sentir à l’aise, car tu vas explorer l’intime avec elle. Alors si tu le sens pas, essaie un ou une autre praticien·ne. Comme pour se faire des ami·es, ça ne peut pas matcher avec tout le monde !
Tu peux aussi tester le griffonia. C’est une plante qui est un précurseur de la sérotonine. En gros, quand tu en prends, ton cerveau reçoit l’information « fabriquer de la sérotonine ». Ce neurotransmetteur agit dans l’équilibre de l’humeur et est associé à la sensation de bonheur. Il aide aussi à réguler le stress. J’en prends pour ma part de façon ponctuelle, lorsque je sens que je pars dans une boucle de pensées négatives et cela calme le hamster dans sa roue. Comme il n’y a pas de dépendance, c’est sans danger.
Et toi, as-tu déjà ressenti de l’éco-anxiété ? Comment fais-tu pour prendre soin de toi dans ce contexte ? S’il te plaît, partage tes astuces et ton vécu en commentaires, il nous sera utile à toutes pour aller mieux !
]]>Les jeux sont un moyen que nous avons trouvé pour passer du temps de qualité ensemble, le Lutin et moi. On pique des fous rires, on discute, on se fait des câlins… Je te présente ici les 5 jeux que l’on préfère, et auxquels nous avons déjà joué des heures.

Un jeu de société coopératif sur les émotions, drôle, avec des règles vraiment originales, et qui en plus fait se découvrir les un·es les autres, c’est chouette non ? Affinity, c’est tout ça, dans un jeu. Je ne compte plus les parties que l’on a pu faire avec le Lutin, depuis ses 8 ans environ jusqu’à aujourd’hui.
Le principe est simple :

Il y a une version enfant, avec 3 émotions à deviner : Fun, Triste et Beau, et une version ados et adultes qui ajoute Glauque.
Ce que j’aime beaucoup, ce sont les débats qui sortent à chaque phrase, lorsqu’on ne voit pas les choses de la même manière. Les explications de la personne qui a créé la phrase, comment elle voyait les choses. On apprend à se connaître, on débat, on rigole. C’est certainement le jeu auquel on a le plus joué avec le Lutin.


J’ai croisé une mise en avant de ce jeu quelque part, et j’ai été subjuguée par les visuels. C’est beau, c’est tellement beau ! On joue Lutin ? Bien entendu, il a sauté sur l’occasion, car moi qui ai envie de jouer à un jeu vidéo, ça n’arrive pas souvent, voire jamais avant ça !
Neva, c’est un petit loup avec des bois de cerf qui suit partout une fille, Alba. Iels évoluent dans un monde rongé par une entité noire qui dévorent tout, et qui ne laisse derrière elle qu’un paysage dévasté. Capitalisme ? Pétrole ? Ce sont les premières idées que j’ai eu pour une entité qui représenterait en fait la Reine de la Corruption. Tout au long du jeu, la relation en Neva et Alba évolue. D’un petit loup dont elle prend soin, on passe à une aide précieuse dans la bataille contre l’entité noire.
On peut jouer à ce jeu sur ordinateur, donc pas besoin d’avoir une console spéciale. Il est édité par une maison d’édition indépendante, Nomada Studio, et ça c’est drôlement chouette. Il n’est pas fait pour jouer à deux, aussi nous jouions chacun à notre tour sur l’ordinateur du Lutin.


Par la même maison d’édition indépendante que Neva, Gris est tout aussi joli. On incarne encore une fois une jeune fille qui évolue cette fois dans un monde qui a perdu ses couleurs. Petit à petit, en explorant la carte et en construisant des constellations, on fait revenir les couleurs. Il n’y a pas de bagarre : c’est de l’exploration, de la réflexion et de l’adresse.
Ce monde poétique est une métaphore du deuil que traverse le personnage. La mort, symbolisée par une grande statue, est présente tout au long du jeu. On se perd dans les dédales du jeu, comme on se perd dans sa propre tête lorsque l’on n’est pas bien. Les couleurs qui reviennent petit à petit symboliseraient probablement les étapes du deuil.
Cette fois encore, il est possible de jouer sur ordinateur, window et mac. Comme pour Neva, le jeu n’est pas fait pour jouer à deux, aussi nous avons joué chacun à notre tour. Comme il n’y a pas de méchants, pas de combats, on ne risque rien, et donc on peut se passer l’ordinateur facilement.

Cette fois, ce n’est pas un jeu vidéo d’une maison d’édition indépendante : c’est Netflix qui a développé ce jeu. L’application est téléchargeable gratuitement sur téléphone et tablette et tu peux aussi jouer sur navigateur. Mix entre puzzle et énigme, tu vas créer des histoires avec des personnages et des lieux pour répondre à une consigne précise : La duchesse venge un meurtre, Une trahison finit bien…
Avec le Lutin, on aime beaucoup se partager la tablette et jouer en même temps, en testant les combinaisons. Chacun·e apporte ses idées pour arriver à la solution. On joue par petites touches de quelques minutes ici ou là. C’est l’occasion de petits moments ensemble sans autre ambition que d’être à deux, sans pression, et qui au final contribuent à ce que l’on garde une bonne complicité.


Présenté par le Lutin :
Micro Macro est un jeu de société coopératif basé sur la recherche. Une grand carte est installée autour de toustes les joueur·ses et des enquêtes guidées sont sont dispersées un peu partout sur celle-ci. La carte ne contient pas un moment fixe mais bien un flux de mouvement ; un personnage est trouvable plusieurs fois sur la carte, car il est présent à des moments differents : c’est ce qui permet de résoudre les enquêtes. Le jeu comporte 4 boîtes différentes avec 4 cartes et des enquêtes à faire avec les quatre cartes réunies.
Nous aimons étaler la carte, et chercher chacun de notre côté, suivre les personnages. De façon que je trouve assez surprenante, c’est vraiment collaboratif. On trouve l’un et l’autre les personnages, on émet des hypothèses, et ça fonctionne super bien ! Notre seule limite a été de trouver une table assez grande pour accueillir la carte.
Et toi, tu aimes jouer avec tes Lutin·es, qu’iels soient enfants, ados ou adultes ? Quels sont vos jeux préférés ? Que trouves-tu que cela vous apporte de jouer ensemble ? S’il te plaît, partage ton avis et votre expérience en commentaires.
]]>Ca ne veut pas dire oublier tout ce qui ne va pas dans le monde en ce moment. Ca veut simplement dire de choisir de voir aussi tout ce qui est chouette, pour avoir plus d’énergie pour ensuite travailler à changer ce qui ne va pas !

En ce moment, je suis débordée. Je me noie dans le quotidien. Entre mon envie de partir pour des mini-aventures autour de chez nous pendant cette période estivale, une grosse charge de travail, la recherche de où déménager, et avoir vécu entre 3 endroits différents sur le dernier mois, j’ai du mal à m’organiser, profiter, me poser. J’ai l’impression de courir après le temps, de ne jamais faire « ce qu’il faudrait faire », de juste chercher « l’efficacité ». Et ce n’est pas trop un état d’esprit que je trouve épanouissant. Alors, j’ai envie de revenir à un mode plus tranquille, plus organisé et surtout plus joyeux.
Et puis, être dans l’optique de ce challenge m’aide aussi à voir les choses positives au cours de la journée. Savoir que le soir, je vais noter 3 gratitudes me place dans un état d’esprit où je cherche à remarquer ces moments au fur et à mesure. Par exemple, je viens de me servir un verre de kéfir, et là je me dis « C’est vraiment très chouette d’avoir du kéfir dans le frigo, ça me fait plaisir d’en boire ».

Tous les jours, jusqu’à la fin de l’été, je te propose de prendre quelques minutes pour noter 3 gratitudes de ta journée. Pas besoin d’avoir gagné au Loto ou d’être allée en voyage à l’autre bout du monde pour ressentir de la gratitude. Et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de cet exercice : voir les petits bonheurs du quotidien. Cela peut donc être des tous petits trucs :
De mon côté, je les noterai dans mon carnet d’aventures, pour ne pas multiplier les carnets – j’en utilise déjà 3 quotidiennement, c’est assez ! Si de ton côté tu n’as pas de carnet du quotidien, tu peux t’en fabriquer un ou utiliser un petit bloc qui traine chez toi. Pense à regarder dans les affaires de tes Lutin·es/neveux/nièces… : iels ont souvent des carnets dont iels ne se servent pas.
Je les partagerai aussi sur Instagram, en story, parce que je crois que partager la gratitude, ça fait du bien. Relire mes carnets de gratitude ou lire les gratitudes d’autres personnes me fait toujours du bien. Alors, utilisons les réseaux sociaux pour partager des moments choudoudou !

Pour participer tu peux :
Et toi, tu aimes noter tes gratitudes tous les jours ? Sous quelle forme réalises-tu cet exercice ? Quelles sont tes 3 gratitudes de la journée ? S’il te plaît, partage ton avis et ton expérience en commentaire.
]]>Bref, des bébés, plein de bébés !
Et qui dit bébé dit faire-part de naissance. Et cadeau. Et remerciements. Et pourquoi pas carte de remerciement, comme la carte de remerciement de naissance Maison June ?

Souvent, quand bébé arrive, c’est l’avalanche de cadeaux. On demande des listes de naissance, on veut offrir le porte bébé à la mode, le body le plus mignon ou le super jouet qui fait ding dong – au secours ! Dans mon entourage, personne n’a besoin de tout cela : les équipements de puériculture passent d’un enfant à l’autre, les vêtements sont tellement nombreux que certains ne sont jamais portés, et les jouets finissent au fond d’une caisse, oubliés.
A la place, on a trouvé d’autres façons de fêter les naissances :
Ces moments partagés et ces coups de main seront bien plus précieux qu’un 25ème pyjama en 1 mois.
Il y a quelque chose que je trouve dommage lorsqu’un petit chou arrive, c’est que souvent la Maman est tout d’un coup oubliée. Toute l’attention est tournée vers le·la bébé. Bien entendu, il est normal d’être heureux d’enfin faire la connaissance du nouveau ou de la nouvelle venue.
Et en même temps, la maman vit un bouleversement intense : c’est le chamboule-tout des hormones, la grande fatigue pour se remettre de la naissance, l’adaptation aux besoins de ce nouvel être… Je trouve essentiel de s’occuper aussi des Mamans, et par exemple de leur apporter :

Pour remercier de tous ces gestes, une carte est un geste simple, et pourtant tellement apprécié. Une jolie carte, on a envie de l’afficher, la garder au creux d’un livre comme marque page, la mettre sur la frigo avec les autres trésors du moment, la glisser dans un album souvenirs… Avec un petit mot personnalisé pour remercier des attentions qui ont été portées, c’est une jolie façon d’exprimer sa gratitude. Et si en plus tu l’envoies par courrier postal, ça surprendra car on reçoit maintenant tellement peu de courrier.
Je te propose une carte à télécharger et imprimer si tu es plutôt de la team je fais moi-même. Sinon, tu peux commander en ligne ou chez ton imprimeur de quartier.
Et toi, que fais-tu lorsqu’un petit bout arrive dans ton entourage ? Comment célèbres-tu ? Comment remercies-tu pour les attentions portées envers toi et ton·a bébé ? S’il te plaît, partage ton avis en commentaires.
Contenu sponsorisé.
]]>Ma Maman, que nous appellerons par son petit nom « Mom » aime tenir des carnets de vacances. Elle note dedans tous les jours ce que nous faisons, et demande à toustes les volontaires d’écrire, dessiner, coller des trésors trouvés pendant les sorties dans son carnet. Et ça fait un sacré chouette souvenir ! Elle nous fait aussi toujours toujours un album photo format carré ou A5, dans lequel elle ajoute nos plus jolies photos, comme ça, nous aussi, on a un souvenir.

Jusqu’ici, les carnets que Mom utilisaient étaient des carnets achetés dans le commerce, principalement qui lui avaient été offerts par nous, ses filles ou par ses amies. Cette année, j’ai voulu inover en fabriquant un carnet collaboratif. On a choisi :
et nous avons préparé des pages. Chacune a laissé courir son imagination et son interprétation de ces deux consignes, et on eu plein de pages différentes ce qui donne un carnet déjà unique avant même qu’il ne soit rempli. Pour les pages uniformes, j’ai utilisé des enveloppes en papier kraft reçues au courrier, et j’ai découpé les pages dans les zones sans écriture.
Nous aimons ajouter dans le carnet :
C’est aussi une chouette activité pour les moments de vide, qui occupe bien les enfants, notamment J. notre grande artiste.

Pour réaliser son album, Mom nous demande à toustes de choisir nos photos préférées et de lui envoyer. On le fait via :
Ensuite, elle fait un album en regroupant les photos de tout le monde, et en les classant par jour et par activité. Comme on ne fait pas toutes les activités ensemble, ça permet d’avoir une trace de sorties que l’on n’a pas faites. On aime bien les regarder ensemble de temps en temps, et parler de ces souvenirs.
Et toi, tu aimes les garder comment tes souvenirs de vacances ? Tu choisis de faire des versions papiers ? S’il te plaît, partage tes préférences en commentaires !
Je remercie Pop Carte pour son soutien financier à la rédaction de cet article, qui me permet de continuer à te proposer du contenu de qualité gratuitement.
]]>Je me souviens d’une fois, lorsque j’étais enfant, nous avons été surpris·es par le brouillard avec mon papa. On était au milieu d’un troupeau de chevaux de trait (des comtois de mémoire !) et on ne retrouvait plus le chemin. C’est un autre groupe de randonneur·ses qui nous a guidé à la voix vers le chemin.
Je me concentre ici pour une randonnée entre adultes ou ado, et je ne parle pas des spécificités de la randonnée avec les enfants, dont j’ai déjà parlé.

Une rando bien préparée, c’est une rando avec le bon matériel. Des chaussettes pas adaptées, et tu as des ampoules. Et le mal de pieds t’empêche de profiter du paysage. Pas assez d’eau ou de nourriture et tout le monde est grognon voire pire.
Pour le matériel, il te faut en gros :
Pour tous les détails, je t’invite à découvrir ma page Notion avec la liste du matériel que j’emmène lors d’une randonnée à la journée. Tu peux dupliquer cette page dans ton application Notion ou tout autre éditeur de texte, la modifier selon tes besoins et l’utiliser pour un check avant chaque randonnée.


Choisir un parcours dont la difficulté est cohérente avec ton entrainement et celui des personnes qui seront avec toi est essentiel. Il n’y a pas besoin de partir dans une grande bambée, avec un dénivelé énorme et des passages techniques pour que la randonnée soit magnifique et que tu passes un super moment.
Les trois points importants à considérer sont :
Avant de partir, regarde bien la météo locale, la veille ou le matin de ton départ. C’est important de regarder la bonne vallée, celle où se déroulera ta randonnée, car la météo peut-être très différente d’une vallée à l’autre, même toutes proches. J’aime utiliser l’application Météo Blue, qui donne une météo détaillée par tranche de 3h. Ne t’aventure pas en montagne s’il y a des risques d’orage.


Éviter l’hypoglycémie en montagne, encore plus qu’ailleurs, c’est essentiel pour ta sécurité. Je t’invite donc à toujours avoir sur toi de quoi grignoter au cas où, même pour une courte randonnée sans pique-nique :
Si ta randonnée est prévue à la journée, pense bien entendu à emmener un pique-nique nourrissant :
Un autre point important est l’eau : indispensable pour ne pas faire de malaise ! En randonnée tu vas faire des efforts. S’il fait chaud, tu vas transpirer, et t’hydrater est essentiel. La quantité d’eau à emmener dépend :


Si tu remplis ta gourde dans une source ou un ruisseau, pense à vérifier qu’il n’y a pas de troupeaux ou de zone d’alpage au-dessus de là où tu prends l’eau, pour ne pas tomber malade. Cela est vrai même si tu as l’impression de prendre de l’eau dans une source : parfois, c’est une résurgence d’un ruisseau plus haut, et pas vraiment une source.
Avec tout, te voilà fin prête pour partir en randonnée ! A toi les alpages verdoyants et le son des cloches, les forêts qui sentent si bons, et les lacs majestueux. Et qui sait, si tu as de la chance, tu croiseras peut-être une marmotte ou un chamois.
Et toi, tu aimes partir en randonnée en montagne ? Quels sont tes indispensables pour partir te balader en montagne ? As-tu déjà eu des mésaventures à cause d’une mauvaise préparation ? S’il te plaît, partage ton expérience en commentaires.
Je remercie Comme Avant pour son soutien financier à la rédaction de cet article, qui me permet de continuer à te proposer du contenu de qualité gratuitement.
]]>Que ce soit à pieds, en ski de randonnée, en VTT… je m’y sens bien, à ma place. Quand je cueille des framboises sauvages, des orties ou des fleurs de sureau ; quand je sens mon corps bouger, mes muscles travailler, mon coeur et mon souffle accélérer, alors j’ai la sensation d’être dans la vraie vie. Je me sens connectée à quelque chose de plus grand, comme si, la vie, la vraie, c’était beaucoup plus ça que les klaxons, le bitume, le cinéma 4D et les heures devant l’ordinateur. Et c’est une sensation tellement agréable que de se sentir à sa place, d’être dans la « vraie » vie.

Je me sens extrêmement chanceuse que de vivre au pied des montagnes – même si j’ai certes provoqué cette chance – et d’avoir accès à cet immensité naturelle au quotidien.
Tous les ans, en hiver et en été, les « monchus » viennent d’un peu partout. Les monchus, d’après le Larousse, c’est un « Vacancier en quête d’air pur (Parisien, partic.), qui séjourne dans les Alpes et dont on raille souvent la maladresse, l’accoutrement, voire la méconnaissance des usages locaux ». Ce sont les personnes qui ne sont pas habituées à la montagne, et qui ne savent comment se comporter. Un peu les bronzés font du ski. Cela donne des situations qui tendent : les personnes qui restent au milieu de la route pour mettre les chaines en hiver, celles qui mettent de la musique sur une mini-enceinte pendant leur randonnée, celles qui nourrissent les marmottes, laissent leur PQ dans la montagne…

Et puis, il y a aussi tous les gestes qui ne sont pas écolo, et dont le·a monchu·e ne se rend pas forcément compte. Par exemple, laisser ses déchets alimentaires pour qu’ils compostent sur place, ou se baigner dans un lac de montagne : si on ne connaît pas les problématique, on ne se rend pas forcément compte que ces gestes qui peuvent sembler anodins sont en fait délétères pour le milieu naturel.
Je te propose une série d’articles pour découvrir comment ne pas être une monchue à la montagne, et au contraire, que ton séjour rime avec protection de cette nature exceptionnelle et si fragile. Et si je ris de ce terme monchue, dont je m’affuble régulièrement, cette série d’articles est surtout l’occasion de me poser une question qui me semble essentielle : certes, passer du temps en nature sauvage me fait du bien, mais comment est-ce que moi, je peux lui rendre la pareil, et faire du bien à cette nature sauvage ?

On est en effet de plus en plus à aller en montagne, été comme hiver, et à pratiquer différents sports. Nous sommes toujours plus nombreux, toujours plus haut, toujours plus loin. Et je n’ai de cesse de me demander l’impact de tout cela, et comment faire en sorte de limiter ces impacts, et même, de transformer ma venue en impacts positifs ?
]]>Tu peux retrouver tous les articles autour de ces thématiques sur ce lien « Comment ne pas être un·e monchu·e : comment respecter la montagne ? » . En voici la liste, que je mettrai à jour au fur et à mesure de leur publication :
Les lacs de montagne sont des milieux naturels fragiles. L’altitude rend la vie plus complexe : le froid est plus intense, l’hiver plus long. L’été est plus court, et avec le réchauffement climatique, trop sec et trop chaud. La faune et la flore des lacs sont adaptées au milieu d’un lac en particulier, à sa température, à la composition de son eau, son pH… Chaque changement perturbe ce milieu, de façon parfois irréversible. Les lacs de montagne sont aussi parfois des systèmes fermés : ils sont remplis à la fonte des neiges au printemps et en été mais aucun ruisseau ne les traverse. L’équilibre de l’eau y donc d’autant plus fragile.

Alors, se baigner dans le lac de montagne, même si tu as fait attention à ne pas avoir de crème solaire toxique, c’est un risque pour l’écosystème fragile du lac. Pourquoi ? Je t’explique :
Lorsque tu te baignes, tu vas remuer les berges du lac, potentiellement de la vase un peu plus loin ; tu vas bouger des cailloux, arracher sans le vouloir des herbes… Tout cela, multiplié par toutes les personnes qui passent, perturbe la faune qui se cache dans le sol. De plus, à force de piétinement, la flore qui devrait pousser dans ces endroits est absente. C’est donc une flore qui disparaît, et tous les animaux qui y vivent, s’y cachent, s’y nourrissent…
Remuer le fond diminue l’oxygénation de l’eau :
Et c’est tout l’écosystème du lac qui est perturbé par ce fond piétiné bien plus que cela n’arrive naturellement.
Ce problème de piétinement est le plus documenté de toutes les perturbations dues à nos baignades dans les lacs d’altitude et vraisemblablement le plus important.

Il y a d’autres problématiques, qui sont moins été étudiées pour l’instant. Pourtant, même si on ne connaît aujourd’hui pas exactement les effets, il est difficile de se dire qu’ils sont inexistants. Lorsque tu te baignes dans un lac, tu ajoutes dans l’eau :
Alors certes, juste toi, ce n’est pas grave. Mais à nous toustes, les conséquences sur les écosystèmes sont importantes.

Il y a bien d’autres choses qui viennent perturber les lacs d’altitude :

Nos baignades ne sont donc pas les seuls impacts à compter sur les lacs d’altitude. C’est une pratique sur laquelle nous avons un effet direct. Pour ces autres perturbations, sur lesquelles nous avons un effet indirect, notre pouvoir d’action est toujours réel : consommer du fromage issu de petites exploitations qui ne sur-pâturent pas les lieux, éviter d’aller en vacances dans des structures peut respectueuses des milieux naturels… Et puis aussi, comme toujours, nous pouvons avoir un impact plus global : voter pour des partis avec un véritable programme écologique, participer à des associations, signer des pétitions… J’en parle ici et ici aussi si tu veux de l’inspiration pour agir globalement.

Tu peux :
Et bien entendu, n’oublie pas de boire régulièrement de l’eau.
Et toi, tu fais comment pour te rafraichir lors de tes randonnées en montagne ? Est-ce que tu te baignais dans les lacs de montagne ? Quels sont tes gestes pour protéger la montagne ? S’il te plaît, partage ton avis en commentaires.
]]>S’il y a une partie de notre exposition sur laquelle nous ne pouvons pas avoir d’impact rapide au quotidien, par exemple les microplastiques issus des pneus de voiture que nous inhalons, il y a une partie de notre exposition sur laquelle nous avons un pouvoir immédiat. Nous pouvons nous créer un environnement le plus sain possible chez nous. Cela passe par la qualité de l’air que nous respirons, aussi que par ce que nous mangeons, et surtout, avec quoi nous le cuisinons.
Car s’il y a de toutes façons des microplastiques dans les aliments, c’est-à-dire dans la chaire des fruits et légumes, pas la peine d’en rajouter en faisant à manger dans du plastique ! Voici 5 leviers pour diminuer très fortement la quantité de microplastique que tu ingères en faisant à manger, et comment les remplacer facilement.

A chaque fois que tu fais bouillir de l’eau dans ta bouilloire en plastique, ce sont des millions de particules qui sont libérées dans l’eau. Effrayant, non ? Il existe des solutions simples pour remplacer ta bouilloire en plastique :

A chaque coup de couteau sur ta planche à découper en plastique, c’est plusieurs milliers de microparticules de plastiques qui sont libérées. Lorsque l’on voit comme les coups laissent des traces dans le plastique, on imagine facilement qu’on doit bien en manger un peu, de ce plastique. La solution la plus simple pour remédier à ça, c’est la planche à découper en bois. Si tu as peur que ce soit moins hygiénique :
Certains sachets de thé du commerce sont en plastique ou en papier plastifié. Pour le savoir, essaie de brûler un des sachets : si ça font, c’est qu’il y a du plastique. La combinaison plastique + eau chaude est très propice à la création de particules de microplastiques : c’est 11 milliards par tasse ! Les solutions sont ici aussi toutes simples :

Un blender en plastique, c’est plusieurs centaines de milliers de particules toutes les 30 secondes d’utilisation. On voit sa soupe autrement une fois que l’on sait ça. Il existe des solutions toutes simples pour éviter ça :

Comme pour les planches à découper, évite toute vaisselle en plastique. En coupant dedans, des particules se détachent. Au soleil, le plastique se dégrade. Bref, tu vas manger du plastique quoiqu’il se passe. Alors, à la place, tu peux utiliser :
Et toi, quelles sont tes actions pour éviter les microplastiques dans ta cuisine ? Par quoi as-tu remplacer tes outils en plastique du quotidien ? S’il te plaît, partage tes astuces en commentaires !
Je remercie Landmade pour son soutien financier à la rédaction de cet article, qui me permet de continuer à te proposer du contenu de qualité gratuitement.
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