voici l’engin dont je possède encore deux exemplaires ; d’où vient-il ? pourquoi n’a-t-il jamais fonctionné correctement ? et encore moins commercialement ? et aujourd’hui , véhicules électriques , piles à combustible , hydrogène , où en est on ? à suivre
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pour me joindre : hbtecno@free.fr
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Je ne vais pas redire tout ce qui est parfaitement rapporté sur ce site , mais le compléter par l’histoire des hommes qui ont participé à cette aventure.
Jacques Jarret a donc “LE MOTEUR” et son idée géniale est de concevoir un véhicule à 3 roues dont la direction est obtenue par différence de vitesse entre les deux roues arrières motrices ( comme pour les chenilles d’un char d’assaut ) ayant vu certaines propriétés piezzo des caoutchoucs il invente un empillage de lamelles qui assure la commande ( comme un condensateur variable) aux ingénieurs d’inventer l’interface “électronique” qui va avec , on monte des batteries sur un châssis , une coque en polyester-fibre de verre et le tour est joué, reste à trouver les fonds , l’usine , les hommes… ça c’est pour la suite
]]>devant l’humble tombe d’un si grand homme…
Fort de ce premier succès il déclara “qu’à l’aube de l’an 2000, la France devra être indépendante sur le plan de l’énergie” ce qui impliquait la fin des exploitations de charbon nationales et un développement du nucléaire civil ( pas plus idiot que Kennedy qui voulait aller sur la Lune , mais plus utile aux français ) 58 réacteurs en sevice à l’heure actuelle et 78% de l’électricité produite. Le général De Gaule a aussi mis l’accent sur la recherche , souvenons nous de ce que cela a donné ( ou pas ) l’aérotrain de l’ingénieur Bertin, le concorde , le TGV… car il était persuadé qu’avec la recherche il y aurait des retombées pour tous , travail , confort, bien être et paix sociale…
deux anecdotes à ce sujet : lorsqu’on produit du charbon et qu’on le lave ( épuration ) il reste des schistes et ces stériles contiennent autant d’alumine que la bauxite ( env 30%) et dans les années 1975-80 je faisais partir du lavoir de La Houve à Creutzwald des trains entiers de schistes pour une usine expérimentale et secrète dans les Alpes ( Pechiney) l’aluminium étant indispensable pour l’aéronautique et d’autres appliquations industrielles .
Lorsque le général De Gaule eut l’occasion de visiter le CERN près de Genève ( LHC aujourd’hui = Large Hadron Collider ) le directeur du centre lui présenta le site et lui affirma : “mon général , ici vous avez plus de 20 000 chercheurs à l’oeuvre” et notre bon général jamais à court de bons mots ” eh bien mon brave , dites moi, parmi tous ces chercheurs y en a-t-il beaucoup qui trouvent ?”
C’est dans ce contexte de fermeture annoncée des mines de charbon que nous allons retrouver au autre grand bonhomme d’après guerre , le maire de Creutzwald de l’époque : Monsieur Felix Mayer; à suivre
Dans les années 1970 on parlait déjà de fermeture de la mine, mono-industrie qui embauchait tout le monde et qui assurait une certaine prospérité sociale grâce aux avantages en nature ( ça c’est une autre histoire ) et le maire de Creutzwald , Monsieur Felix Mayer se préoccupait déjà de ce qu’il allait faire de cette main d’oeuvre peu qualifiée ou alors trop spécialisé ( mineur de fond ) dans les décénies à venir ; il eut l’intuition géniale de créer une des toutes premières zone industrielle du bassin houiller , malgé les réticences des HBL ( Houillères du Bassin de Lorraine ) propriétaires de quasiment toutes les réserves foncières du secteur et malgré toutes sortes de difficultés il délimita une zone industrielle le long de la voie ferrée de Hargarten à Bening , sur un site nommé “Kohlen Wald” ( forêt de charbon) et fit construire une route reliant la gare de Creutzwald à la RN33 reliant Sarrelouis à St Avold en passant devant les usines de la carbochimie .
La première usine à s’installer fut Grundig n fabriquant des fameux magnétophones de la série des TK , puis il y eut Miro Company avec son célèbre Monopoly ainsi que des usines relais dont une fut la CEEDEVE ( Compagnie Européenne d’Etudes de Dévelopement et d’Exploitation des Véhicules Electroniques )
Voici l’usine en cours de montage dans les années 1970.
Pendant ce temps aux Mureaux près de Paris était conçu les premiers prototypes de ce qui sera la Porquerolles.
Le bureau d’études des Mueaux est dirigé par les frères Jarret et c’est au salon de l’auto en 1969 que le véhicule est présenté à la presse et au président Georges Pompidou.
un extrait du journal “mineur de France ” de novembre 1969
on reconnait M.Jarret ainsi que M.Raymond Mondon ministre des transports et député-Maire de la ville de Metz ; sa devise était “voir grand pour demain…” dans la droite lignée du général de Gaule .
Raymond Mondon est décédé à Metz le 31 décembre 1970 , la même année décédait Felix Mayer le maire de Creutzwald et le 9 novembre 1970 s’éteignait le général de Gaule ; l’année 1970 fut le début et…la fin de la voiture électronique à Creutzwald , à suivre
]]>L’ETAT actionnaire à plus de 50% , quel argument de vente…
200 véhicules vendus? combien roulent?
Il y a des endroits où il pleut de temps en temps…
avec un vrai volant ( et pas en option…)
on voit déjà les idées pour adapter la gamme qui n’avait été pensée que pour le midi de la France et les vacances… toujours se remettre dans le contexte post-68 et une certaine “bourgeoisie” qui n’avait rien vu venir…
à propos du salon de l’auto 1969 ( 69 année …merci M.Serge)
avant la présentation de la Porquerolles au salon de l’auto 1969 ( un an après mai 1968 ) le directeur de la promotion M.Sarazac-Soulages avait interdit que les manequins apparaissant sur les photos de la Porquerolles soient en mini-jupe ou avec un décolleté de ce fait ces jeunes filles étaient toutes en pantalon et en col roulé sous une chaleur torride ( voir les reportages de l’époque…) c’est ça la Vielle France
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à partir de là les histoires se déroulent en parallèle , celle de la voiture et celle de l’usine avec ses hommes.
Le premier chef d’usine était originaire de Creutzwald , agent des HBL et adjoint au maire Felix Mayer ; né en 1930 j’ai eu le plaisir de le rencontrer au printemps 2008 et voici ce que j’ai pu en retenir :M.Kieffer était préparateur aux ateliers centraux des HBL (Houillères du Bassin de Lorraine – Groupe Charbonnage de France ) il travaillait sous les ordres de M.Jean en charge de l’organisation de l’entretien préventif des lavoirs ( lavoirs : installations de surface de la mine permettant de séparer le charbon à commercialiser des schistes roches inertes ) Il se retrouvait au siège de La Houve ( Creutzwald ) sous les ordres de M. Reinhardt comme contre-maître principal . Il était alors aussi au conseil municipal de la Ville de Creutzwald avec un maire à la très forte personnalité M. Felix Mayer . Ne pas oublier que dans le contexte de l’époque après le discours du Général de Gaule qui prônait l’indépendance énergétique de la France à l’horizon de l’an 2000 ( avec près d’un demi siècle d’avance …) certains avaient déjà compris que les mines de charbon fermeraient d’ici là et que notre électricité serait faite du nucléaire.
Dans le contexte de l’époque c’est M.Moussu qui était secrétaire général des HBL , et dans les administrateurs de HBL on trouvait en particulier M.Tranier ( X de formation , ancien de Panhard à la direction de CdF et conseiller financier aux HBL de plus président du BTE ) celui-ci ami de M.Marie (administrateur de colonies en Indochine) et très lié avec les frères Jarret .
C’est dans ce contexte que M.Kieffer se voit proposer un détachement de 6 mois à Paris pour prendre en charge la CEEDEVE avec M.Hemuth Vilemy , dans les locaux situés rue Chardon –Lagache ; ils seront logés à Puteaux dans un hôtel chez Mme Bovin et c’est dans cet hôtel que sera tourné le film « le Chat » avec Gabin et Signoret. Malheureusement le véhicule ne fonctionne pas à cause des problèmes de thyristors et de moteurs , en gros le principe est acceptable mais la technologie de l’époque ne permet pas d’associer l’électronique de puissance avec une fiabilité suffisante pour transformer ces prototypes en produit industriel.
Le bureau d’études aux Mureaux est dirigé par les frères Jaret et c’est au salon de l’auto 1969 que le véhicule est présenté à la presse et au président Pompidou. C’est la même année en décembre 1969 que la CEEDEVE déménage à Creutzwald dans l’usine relais occupée aujourd’hui par EUROFIL. Cette usine fut construite par les HBL sous les directives de M.Wolff chargé de la construction de bâtiments ( lavoirs , ateliers , …) ce bâtiment est aujourd’hui occupé par Happich puis Johnson Control .
L’usine de Creutzwald en construction : 1970
Fin 70 un premier essai de fabrication en chaîne est lancé : les moteurs sont confiés à Leroy-Sommer ( Angoulème) les sièges à Bertrand Faure les châssis à une société alsacienne , l’électronique et la coque en fibre de verre étant réalisés sur place à Creutzwald . Le montage débute à partir de février 1971 .
photo posée prise pour le Japon ( on ne doute de rien…)
Première rupture : la direction admet (enfin) que le prototype ne fonctionne pas et associée à un industriel , c’est M.Chavannes de Leroy Sommer qui reprend l’usine . IL liquide le bureau d’études ( dont j’ai retrouvé les acteurs et qui en ont encore « gros sur la patate » ) et s’en remet à une technologie connue : le moteur à Courant Continu
moteur monté sur les roues arrière, avec une transmission par chaîne
les essais se poursuivent à Creutzwald et les techniciens s’épuisent à trouver des solutions pour faire tourner la machine
la plaque signalétique d’une de mes voitures
la suite on la connaît . le reste des ouvriers est occupé à tronçonner les châssis et à fabriquer des gardes corps pour les jardins de villages de vacances pour les CRS ( !!!) l’usine fini de se démanteler fin 1972 et disparaît du paysage au printemps 1973.
M.Kieffer ( chef d’atelier) rentre à la SAREL en avril 1974 et termine sa carrière en 1987.
à suivre…
]]>le premier prototype qu’on voit ci après avec au still -(volant) M. Carré sur le parvis de la Défense à Paris était équipé de moteurs-roues à réluctance variable et la roue avant était une « roue folle » ;
moi-même au”volant” d’un des bolides de l’usine de Creutzwald
un double châssis : le châssis tubulaire en T non suspendu supportant la roue avant libre , les roues motrices arrières ( comprenant les moteurs) un châssis suspendu servant de support à la coque, aux batteries et à l’électronique de commande. La liaison entre les deux châssis étant assurée à l’avant par butée élastique et à l’arrière par deux ressorts auto-amortisseurs ( brevet jarret) en forme de s ( compression hydrostatique d’élastomères )
le châssis nu
pour pouvoir immatriculer ce véhicule il fallait passer au Service des Mines (DRIRE aujourd’hui) et ces braves technocrates n’ayant quasiment jamais entendu parler d’électronique ( c’était de la science fiction pour eux ) ont imposé d’une part un couplage rigide entre le « volant » et la roue avant et des systèmes de freins mécaniques qu’on pouvait « voir ». Lorsque j’ai terminé ma carrière aux HBL dans les années 1990-2000 les choses n’avaient pas vraiment évolué , la DRIRE qui était notre « inspecteur du travail » avait toujours autant de « mécaniciens » et quasiment pas d’automaticiens ou d’électroniciens , le dialogue était toujours quelque peu délicat.
Pour en revenir à la partie électronique de départ du prototype , le schéma de principe était séduisant mais la technologie des composants de l’époque ne permettait pas d’encaisser les variations d’intensité pour commander les moteurs ; on n’était pas non plus aux micro processeurs et à l’électronique embarquée d’aujourd’hui ; lors de mon stage de fin d’étude d’ingénieur en 1976 j’ai réalisé des éléments en « logique câblée » avec les premières portes logiques intégrées et ce qui tient aujourd’hui dans une boite d’allumettes demandait à l’époque le volume de deux ou trois boites à chaussures. Il n’existe malheureusement plus beaucoup de traces de l’électronique expérimentale de l’époque sur ce premier prototype mais en lisant les avatars et aventures des « pilotes d’essais » on voit que soit « ça crâmait » et donc ça n’avançait plus soit « ça flashait » et ça fonçait ( tout droit dans le meilleurs des cas) ou ça tournait en rond. Les thyristors de puissance utilisés et fabriqués à l’époque ne résistaient pas aux courants de retour dus aux selfs des moteurs ou n’avaient pas les caractéristiques dans la gamme de tension voulue . ( on travaille ici en basse tension : 48V) on savait faire des gros thyristors pour les grosses machines ( laminoirs , bandes transporteuses, machines d’extraction…) mais pas pour les petites sinon pour les jeux de lumière ( 300 à 400 V qqs A) mais utilisés en courant alternatif.
(voir l’article de Philippe Boursin et de l’ingénieur d’essais)
Le véhicule fabriqué à Creutzwald revenait à des technologies plus éprouvées et connues , en matière de commutation de puissance, deux options la première avec 10 transistors 2N3055 en parallèle ( si ça existé…)
extrait de la revue “Autovolt”montrant une platine avec 12 transistors.
les notes de calculs étaient remplies de poésie et manuscrites , dans mon prochain numéro…
]]>papier jauni par le temps et les UV , ( je n’ai pas fait l’analyse du reste…)
une caligraphie parfaite , à la main, sait-on encore écrire aujourd’hui avec des “Sergent-Major” trempées dans une Watermann bleue séchée au buvard rose ???
ce genre de document était “la bible” et tout le monde s’y référait sans discuter ni le fond ni la forme
agrandissez pour lire , ça vaut le coup d’oeil ;
c’est plus près de la philosophie et de la poésie que de l’énoncé de lois physiques
des phrases comme …”il est désirable”… dans une note de calcul semblent un peu originales de nos jours.
on en revient bien sûr à la machine à réluctance variable, en dehors de ça point de salut
beaucoup d’affirmations , peu de démonstrations , mes profs de maths et de physique des années 1970 m’auraient dit ” affirmations gratuites”
mon prof de maths aurait rajouté : “errare humanum est sed prseverare diabolicum est”
( véridique , de M. Jean Rattier , prof dans mon lycée avec qui j’ai eu 19,5 / 20 au bac en ces années là…)
zéro pointé pour la courbe ( échèle , orientation, … log ou lin?)
là ce n’est plus de la poésie mais de l’art pictural abstrait ( influence Picasso?)
Vous avez tout compris , c’est clair , comptez le nombre de “maximum” , “minimum”, sensiblement…
c’est avec ce type de papier qu’on allait voir un cabinet ministériel et qu’on obtenait des subventions conséquentes.
quelques lettres au lieu de données numériques , au moment où sort sur les écrans l’affaire Farewell, on est encore en plein syndrome d’espionnage, alors que de nos jours , tout ceci est dans le domaine public…
c’est quoi une valeur “convenable” en physique ?
“une machine géométriquement conforme au schéma précédent” qu’il faut garder en tête pour suivre correctement.
alternateur monophasé : c’est la même chose mais vu dans l’autre sens ; aujourd’hui on parlerait plutôt de récupération d’énergie , sans tous ces palabres.
enfin un schéma mais sans cotes, à mon avis quand même à l’échelle 1/1
voici quelques formules non couvertes par le secret d’état : relation entre pulsation et fréquence.
induction entre 0,293B et 1,707B précision de mesure ? dispersions des caractéristiques ?
là on fait allusion à un “dispositif de commutation électronique” , dont personne n’a plus trace sinon sur les prototypes en cours de restauration.
voyons la suite.
voilà, vous avez la notice au complet ; c’était la poésie des polytechniciens de l’époque , vous allez découvrir la mienne par la suite , j’attends vos commentaires.
]]>elle avait servi de support pendant près de 10 ans aux élèves de la section T.S.E.A.I.
qui ont ainsi touché du doigt la problématique de la voiture électrique
Le choix technologique s’était déjà porté sur des IGBT pour assurer la commutation de puissance , équivalent à ce qu’on trouve aujourd’hui sur les Prius et autres véhicules de série.
voici une vue de l’électronique embarquée avec comme idée novatrice la récupération d’énergie au freinage et en descente, le tout piloté par un micro contrôleur. Le plus surprenant c’est que ça fonctionnait très bien ( il fallait un PC portable sur les genoux mais ça c’est la phase de mise au point.
Dans le document de le promotion de mars 96 à mars 97 il y a foule d’informations techniques , relevés de courbes , …dommage que ce travail ne soit pas sorti de l’anonymat.
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