Le CA de l’université Paris-Saclay s’oppose au décret sur les droits d’inscription différenciés qui impose un encadrement renforcé des exonérations accordées aux étudiants internationaux hors Union européenne. D’une part, ce décret remet en cause le principe d’égalité à l’accès à l’enseignement supérieur public français. D’autre part, il ne saurait constituer une réponse durable à la crise budgétaire que connaissent de nombreuses universités, confrontées à un sous-financement chronique de l’enseignement supérieur et de la recherche. En s’élevant contre ce décret, le CA de l’université réaffirme avec force son attachement aux valeurs d’ouverture, de partage, de dialogue et de transmission. Elle appelle aussi à une politique réellement ambitieuse en faveur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’attractivité internationale de la France.
]]>Le décret modifiant les modalités d’exonération des droits d’inscription des étudiant·es internationaux est paru le 19 mai 2026.
Jusqu’à présent les universités pouvaient exonérer les étudiant·es internationaux extra-communautaires jusqu’à 10% du nombre total de leurs étudiant·es – ce qui permettait à l’Université Paris Cité d’exonérer de ces droits 100% de ses étudiant·es internationaux extra-communautaires. Avec les nouvelles modalités fixées par le décret, ce ne seront plus que 20% de ces étudiant·es qui pourront être exonérés.
L’impact de cette disposition, qui va à l’encontre des principes de gratuité et d’égalité d’accès à l’université, s’annonce donc massif. La réduction drastique du nombre d’étudiant·es pouvant être exonérés s’inscrit en rupture avec les valeurs d’humanisme et d’universalisme qui nous animent et qui structurent notre vision de l’enseignement supérieur et la recherche. Elle remet profondément en cause l’ambition internationale de la France, son rayonnement et son attractivité.
Les conseils centraux de notre établissement – sénat académique et conseil d’administration – se sont positionnés les 19 et 22 mai 2026 contre cette évolution au travers d’une motion. J’ai défendu, en tant que président de l’Université Paris Cité, cette même position au sein de France Universités (association qui rassemble les présidentes et présidents des universités et établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche), et lors d’une audition au Sénat.
En pratique pour la rentrée prochaine, à la demande de la gouvernance de l’université, les commissions d’admission et les services de l’université se sont mobilisés pour valider les inscriptions des étudiant·es internationaux avant la publication du décret. Je les en remercie chaleureusement. Grâce à cette mobilisation de l’établissement, l’ensemble des étudiant·es internationaux, y compris extra-communautaires, ne seront pas soumis en 2026-2027 aux droits différenciés.
En revanche, le décret s’appliquera pleinement à la rentrée 2027-2028. Seule une abrogation de la loi instaurant les droits différenciés permettrait aux étudiant·es internationaux de ne pas payer des droits d’inscription supérieurs aux droits d’inscription nationaux. Ce n’est qu’en mai 2027, à l’issue des élections présidentielles et des élections législatives qui s’en suivront, que cette abrogation pourrait être décidée selon le programme d’un futur gouvernement.
Sincèrement,
Édouard Kaminski
Président de l’Université Paris Cité
Bonne journée
]]>je découvre votre article alors que moi même je n’ai pas pu déposer mon dossier. J’ai une impression d’écran. Je reçois un mail automatique d’odysée.
Je renvois donc la même question.
De quelle façon l’autre personne (ou les autres) avait fait son recours svp?
Merci par avance,
Bien cordialement
Faire intervenir votre section CNU ?
]]>je découvre votre article alors que moi même je n’ai pas pu déposer mon dossier aujourd’hui !!!
De quelle façon l’autre personne (ou les autres) avait fait son recours svp?
Merci par avance,
Bien cordialement