Il y a deux façons pour profiter du carnaval :
Un bloco est un rassemblement de personne qui fête le carnaval dans la rue ; ils dansent et défilent dans la joie et la bonne humeur ! Il y en a dans presque tous les quartiers et à toute les heures, à partir de 8h du matin jusqu’au soir et il peut y avoir un thème prédéfini. Nous avons assisté à un des plus gros et populaire, Banda de Ipanema, très festif mais un peu étouffant lorsque tu te retrouves au milieu. Nous avons aussi eu un aperçu de plus petits blocos dans le quartier de Santa Teresa pendant une visite et à Copacabana. Durant ces blocos chacun est déguisé comme il le souhaite du plus petit accessoire au plus extravagants des costumes, il n’y a aucun jugement. C’est vraiment bon enfant et conviviale ! (On a peu de photos car nous ne prenions pas nos appareils par sécurité, tout le monde nous l’a déconseillé).


C’est un stade en forme d’avenue avec des gradins de chaque côté qui accueil tous les ans les meilleures écoles de Samba. Le carnaval est donc une compétition où chaque école de samba défile et danse pendant 1h00 tout en racontant une «histoire» sur un thème choisi. Nous y sommes allés le dimanche, c’est le soir qui regroupe les meilleures écoles (celles qui ont fait les meilleurs scores l’année précédente) et je peux vous dire que le spectacle était grandiose !! (Mais à mon avis chaque soir doit être exceptionnel). Les défilés commencent à 21h et se terminent au petit matin, nous, nous sommes arrivées à 22h et repartis à 4h du matin.
Toute la nuit nous avons suivis les pas dynamique des danseurs au rythme de la samba, transpirant la gaieté dans leur costume brillant de couleur. Sans oublier les superbes chars, toujours plus grand, plus fou, plus excentrique ! On en a pris pleins yeux et ressenti l’ambiance enivrante de la foule ! Une soirée exceptionnelle !


Le public du Sambodrome :





Nous sommes passés par un intermédiaire : voyagez-rio. Je recommande! Tout c’est bien passé et remise des billets en main propre. Nous avons payé 120€ pour être dans le secteur 7. Oui ce n’est pas donné mais c’est une fois dans sa vie et être à Rio pendant le carnaval et ne pas profiter du spectacle serait vraiment mais alors vraiment dommage !
Sinon il y a les sites officiels : LIESA et Riotur.
Nous avons choisi le secteur 7 afin d’être en face des jurés. Normalement c’est à cet endroit là où les danseurs donnent le meilleur d’eux même pour obtenir la meilleure note. Les secteurs à côté me paraissent également intéressant : 5, 6, 8 et 9. Si vous souhaitez avoir des places numérotés il faut choisir le secteur 9 qui est réservé aux touristes (mais nous on trouvait ça un peu dommage de ne pas se mêler à la population locale).

Aller dans les blocos ou au sambrodome sans déguisements serait un tantinet tristounet ! Si vous n’avez rien pris avant d’arriver à Rio pas de panique il y a pleins de stands avec costume ou accessoire dans les rues. Nous c’est ce qu’on a fait, bon on a pas fait dans l’originalité mais c’était fun. (Et notre hôte avait également quelques accessoires pour nous!). En tout cas si vous rêvez de porter un costume en particulier mais que vous n’avez jamais osé, ici c’est l’occasion, zéro jugement !



A Rio il y a pleins d’activités et visite à faire, impossible de s’ennuyer ! On a eu pleins de conseils de notre hôte airbnb Denise (un amour!) et idées via les différents blogs mais entre le carnaval et les jours pluvieux nous n’avons pas pu respecter tous ces conseils. En voici tout de même quelques uns !
Rio est connu pour posséder pleins de plages, des longues, des extras longue et des plus intimistes. Comme on dormait dans un appartement situé dans le quartier de Copacabana nous avons surtout profiter de la célèbre praia de Copacabana ! Elle fait 2 km et est surplombée par de gros et pas beaux immeubles mais elle possède tout de même du charme avec les serveurs qui se faufilent entre les serviettes pour servir des Caipi bien fraiches (les fameuses!) et son atmosphère conviviale.
On peut également marcher jusqu’au Fort de Copacabana qui contient un petit musée et offre un superbe panorama sur la plage et les contrastes entre les buildings, la forêt et les favelas sur les collines.

La plage de Ipanema totalement bondé ce jour du fait du bloco qui passait par là. Charmante avec ses quelques sommets rocheux autours et possibilité de voir le coucher du soleil depuis Arpoador.

La plage de Vermeilha, petite et mignonne mais pas plus intimiste où chaque mètre carré est sollicité par la foule (toujours en ce temps de carnaval). Mais superbe vue sur le pain de Sucre.

C’est le sommet où se trouve le célèbre Christ Rédempteur (une des 7 nouvelles merveilles du monde). Cette statue qu’on peut apercevoir de loin un peu partout dans la ville, même depuis la fenêtre de notre airbnb, on dirait qu’il nous surveille !
La statue est assez impressionnante et charismatique (38 m de long) et le lieu offre une superbe vue à 360°. On y aperçoit les buildings, le stade Maracana, le “pain de sucre”, les quartiers chics avec piscine qui contrastent avec les différentes favelas et l’épaisse forêt de Tijuna. En revanche il y a une foule phénoménale, cela ne nous a pas surpris sachant que c’est l’attraction touristique populaire de la ville et qu’on a mal calculé notre horaire. Possiblement qu’il y a moins de monde le matin dès l’ouverture et en fin d’après-midi. Mais avec une météo capricieuse on a pas vraiment eu le choix. On a eu la chance de voir un petit singe.
Comment y aller ?
1 – Soit par le train (toutes les 20 minutes depuis la gare de Cosme Velho). Notre hôte nous l’a chaudement recommandée sauf qu’avec une météo capricieuse nous ne l’avons pas réservé à l’avance et que la veille tout était déjà complet. Réserver à l’avance sur Tremdocorcovado.
2 – En taxi ou Uber. C’est ce que nous avons fait, mais arrivé à un point, les voitures sont bloqués et nous sommes dans l’obligation de prendre “un mini bus” pour aller jusqu’au bout (41R soit environ 8€ en 2020).
3 – A pieds en passant par la forêt de Tijuca. Mais attention ça monte ! Nous avons fait le retour. On s’attendait à une balade tranquille, et bien non, pas du tout ! Le parcours n’était pas si facile, surtout à cause de la pluie de la veille qui a rendu le chemin boueux et ultra glissant. Sur certaine portion il faut s’aider de chaine pour avancer. Les chaussures blanches de Jean-Phi s’en souviennent encore ! C’était quand même surprenant de se retrouver dans une telle foret alors que nous sommes à Rio. (1h/1h30 de marche pour la descente).
Le sentier depuis le Corcovado mène directement au parc.
Au pied du Christ Rédempteur, le parque Lage a vraiment beaucoup de charme avec ces jardins, ses hauts palmiers et son palais imposant et charismatique (ancien jardin de Henrique Lage, accueille aujourd’hui les arts visuels). A l’intérieur de la bâtisse l’appareil photo est interdit, en revanche il est possible de prendre des photos avec son smartphone. Quelle est la logique ? Le lieu s’est rendu populaire depuis que Pharrel et Snoop Dogg y ont tourné un clip. Ce jour il y a même la queue pour prendre sa photo instagram……..
A 35 minutes à pieds du Parque Lage on découvre le grand et sublime jardin botanique. Il regroupe les plantes et fleurs des 4 coins du Brésil. On peut également y voir des singes et Amandine et Manu ont vu des toucans !


Le “pain de Sucre” pic granitique emblématique de la ville de 396 mètre d’altitude est accessible en téléphérique. En haut on trouve une superbe vue à 360°, (j’ai préféré cette vue à celle du Corcovado), également des petits chemins à travers la végétation où l’on peut croiser des singes ou iguanes, mais aussi un bar tout en profitant du paysage (et en buvant une caipi!).
Comment y aller ?
En téléphérique depuis la plage de Praia Vermelha jusqu’à plateforme Morro da Urca puis un autre téléphérique qui monte jusqu’au Pao de açuzar. Il est possible de faire la première partie à pieds (Nous l’avons fait au retour par curiosité).
Quartier typique et culturel sur les hauteurs du centre ville de Rio. Nous avons surtout flâné et découvert le célèbre escalier coloré : Escadaria Selaron, oeuvre artistique du Chilien Jorge Selaron. Pour le visiter sans une horde de touriste il faut normalement y aller tôt. Nous, nous nous sommes pointés en pleine après-midi et pendant un bloco du carnaval (sans faire exprès) ! C’était blindé ! Mais aucun regret, car on a apprécié la chaleur conviviale et l’ambiance de folie !

Celui-ci n’a rien de spécial à mon sens.
Dans un quartier populaire proche du port se trouve la magnifique fresque murale créée par l’artiste Edouardo Kobra. Réaliser pour honorer les JO, celle ci représente les cinq continents à travers cinq visages de tribus typiques. Celle-ci est très impressionnante.





Malgré la pauvreté, une ambiance joviale règne dans les rues de Rio, peut-être grâce aux Cariocas (habitants de Rio) pour la plupart souriant. Les paysages contrastés entre la végétation des monts, les hauts buildings et les favelas en hauteurs apporte une ambiance mystérieuse et particulière à la ville. Ces quelques jours à Rio ne nous auront pas laissé indifférent. Nous sommes loin d’avoir tout vu et l’envie de revenir un jour se fait déjà ressentir.
Nous continuons notre périple toujours tout les cinq :
Nous voulions un endroit relax et facile d’accès. En regardant sur la carte nous avons trouvé Ilhabela qui semblait avoir ces critères. Nous avons donc réservé une semaine dans un Airbnb, un peu en hauteur (à 10/15 minutes à pieds de la plage), avec une grande terrasse offrant une superbe vue !
Le programme fut simple : repos, organiser la suite de notre voyage, farniente sur la plage, baignade, coucher de soleil, barbecue et beaucoup de caïpirinha!
Mais encore ?!
On repère sur une brochure une plage qui avait l’air d’envoyer du lourd, sur la côte est : sauvage, sable blanc et eau turquoise ! Mais elle est accessible seulement en 4×4 ou bateau. Donc pas de bus, pas de taxi… En se renseignant directement sur place, pas moyen de faire juste l’aller retour en 4×4 avec une agence, on apprend qu’on est obligé de prendre un tour en jeep ou bateau (ou combiner les deux) qui nous montrera sur le chemin quelques cascades. Qu’il en soit ainsi ! Nous prenons l’aller/retour en jeep pour R$100 soit 20€. Nous décollons à 10h et nous sommes 8.
Premier arrêt de 10 minutes top chrono à une cascade sympa mais le cadre autour n’est pas foufou, c’est plus en bord de route qu’en forêt. Deuxième arrêt à une piscine naturelle, cool ! Sauf que tous les tours de l’île font exactement le même parcours et qu’on se retrouve à 50 dans ce petit lieu et petit bassin. L’eau rafraîchie ça fait du bien mais niveau intimité on repassera. On y reste 20 minutes, puis il faut vite repartir pour laisser la place au prochain tour qui vont arriver. Tout ce qu’on déteste !
La route pour arriver a la plage est longue et ça bouge dans tous les sens. On confirme l’accès est impossible sans 4×4.
Nous arrivons à 13h sur la plage, le guide nous donne rendez-vous à 15h40 devant un bar. Ça fait un peu tôt, on nous l’avait vendu avec un retour a 16h30. Ou alors on a mal compris.
Le cadre est magnifique : l’océan bleu entouré d’une forêt bien dense bien verte. On est quand même loin de la photo de la brochure photoshoppé à mort (du coup). Mais ça reste fortement agréable, l’eau est plutôt bonne, quelques vagues pour faire les foufous et un point de vue en hauteur offrant un joli panorama ! A savoir, le lieu n’est pas sauvage, il y a plusieurs restaurants qui bordent la plage.
Sur l’île il existe pleins de cascades ! Il y a l’embarras du choix !
Nous décidons de nous lever tôt pour en découvrir une accessible après 2km de marche (aller ; dans une chaleur étouffante !) et qui offre la possibilité d’observer beaucoup d’oiseaux dont des toucans ! C’est la cascade Veloso. A part entendre des perroquets qui braillent et d’autres oiseaux qui font un bruit de scie-sauteuse nous ne verrons rien ! Mais la chute d’eau est très joli et nous sommes seuls à profiter des lieux.
Nous partons vers une autre cascade : Paqueta ! Le cadre est vraiment très sympa et on peut même s’y baigner. Elle est fraîche mais ça fait un bien fou ! On arrive a accéder au plus près de la chute : effet jacuzzi garantie !
Plus haut, en passant par la forêt il existe une autre grande cascade et un bassin, mais seulement Manu la verra. Nous on fera nos flemmards dans la première. Et on apprendra plus tard, par notre hôte Many qu’il y en a une troisième encore un peu plus loin…
Durant notre séjour nous avons gouté “la moqueca“, une spécialité brésilienne à base de ragout de poisson, riz et sauce à la tomate et lait de coco. Très bon ! Nous avons aussi testé leur fameux restaurant au kilo ! C’est un buffet qui propose toute sorte de plats variés, chacun rempli son assiette puis la pèse. Le prix est en fonction du poids. C’est le premier qu’on essaie et durant notre séjour au Brésil on en testera pleins !
Sinon nous avons principalement mangé dans notre airbnb car on avait envie de profiter de notre terrasse avec la belle vue et un barbecue. D’ailleurs on essaiera aussi le “Churrasco” (barbecue) avec leur pièce de bœuf favorite : la picanha.
Ilhabela est une île très charmante, très prisé des brésiliens (beaucoup d’habitants de Sao Paulo?) qui ont envie de vacance et besoin de décompresser. Il est très rare de trouver des personnes qui parlent anglais ou même espagnol (je vous explique pas la galère!). Nous avons apprécié notre séjour et nous sommes loin d’avoir vu toute l’île. Je suis sur qu’elle a pleins d’autres trésors !
De plus, en arrivant sur l’île on aura vite compris que niveau maillot de bain, le string ou le tanga sont la norme ! Dans les magasins (sur l’île) il n’y a que ça et toutes les femmes en portent, qu’importe l’âge, la taille, le poids. C’est zéro complexe et personne ne juge ou regarde de travers !
Depuis São Paulo : 3h de bus jusqu’à São Sebastio + 20 minutes de ferry (gratuit pour les piétons).
Depuis Rio de Janeiro : 7h à 10h de bus jusqu’à São Sebastio + 20 minutes de ferry (gratuit pour les piétons).
Sur les conseils d’autres voyageurs nous décidons de nous rendre au parc tôt pour visiter en premier “Garganta del diablo” la chute la plus haute et la plus prisée pour ainsi éviter le monde. (Accès via un petit train). Sauf que le destin en aura décidé autrement. Notre taxi a plus de 30 minutes de retard et arrivé au guichet des billets nous rencontrons une famille de français désespéré car le guichetier n’accepte pas leur tickets achetés au préalable sur internet. Je vous épargne les détails mais on a fini par leur avancer les billets sinon ils n’auraient pas pu rentrer les pauvres. Donc un conseil n’achetez pas vos billets à l’avance via un intermédiaire : c’est plus cher, pas officiel apparemment et les prendre directement sur place c’est rapide et facile. Avec cette histoire on rentre dans le parc tardivement et on abandonne l’idée du petit train qui a l’air déjà blindé. On verra plus tard ! La visite du parc se fait via plusieurs sentiers, nous les avons tous fait.
Ce circuit permet d’admirer les chutes vue de face. On a énormément apprécié ce sentier qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur beaucoup de chutes et en plus il n’y avait pas grand monde. La beauté des chutes est incroyable ainsi que la forêt dense qui l’entoure. En face se trouve “l’île aux oiseaux” où l’on aperçoit justement au dessus de celle-ci une cinquantaine d’oiseaux qui volent et virevoltent. Un joli spectacle apaisant, mais un peu perturbé par les hélicoptères qui passent côté Brésilien.
Celui-ci permet d’admirer les chutes vu d’en haut. Il est un peu moins impressionnant car en hauteur on se rend moins compte de la grandeur des chutes. Et le monde fou n’a pas arrangé les choses. Les gens passent tellement de temps à prendre des selfies qu’ils en oublient de regarder le paysage et bouche le passage à ceux qui ont juste envie de contempler. A croire qu’il n’y a que ceux qui prennent des selfies qui on le droit de s’approcher au plus près… bref sur certains points de vue j’ai capitulé ! Sinon la balade est vraiment appréciable, on traverse le fleuve calme avant sa déferlante et il y a un passage en forêt. Nous avons même vu un petit singe !






Ce chemin de 7km (a/r) traverse exclusivement une forêt et mène à la petite cascade Arrechea (possibilité de se baigner). La balade n’a rien d’extraordinaire mais nous l’avons emprunté dans l’espoir de croiser plus d’animaux ! La chance nous a souri avec un petit groupe de singe qui gambadent sur le sol dont une mère et son petit ou sautent de branche en branche. Sinon on verra beaucoup de jolis papillons colorés, des fourmis énormes (jusqu’à 2cm) et énormément de moustiques !! (Répulsif obligatoire). Cette balade sous cette chaleur écrasante nous aura épuisé!





Nous prenons le dernier train de 16h00 qui nous amène à la chute la plus haute du site, la fameuse Garganta del Diablo. Pour la rejoindre (après le petit train) il faut d’abord parcourir 1,1km à travers la forêt et un large fleuve. On essaie d’être attentif au cas où il y aurait des toucans ou quelques caïmans sur les rochers. Mais non, rien… Arrivé au point de vue il y a du monde, on s’approche de la barrière et là, INCROYABLE ! La magie opère instantanément ! Je ne peux m’empêcher de sortir un « WOW » de surprise ! Quelle beauté, quelle grandeur et quelle puissance ! Tout autour d’autres cascades subliment encore plus le lieu. Finalement on est content d’avoir garder ce moment en dernier, le meilleur pour la fin comme on dit ! Le clou du spectacle !
En plus ayant pris le dernier train, cela signifie qu’une fois que les gens ont assez observé et qu’ils partent, personnes d’autres ne revient. A la fin il n’y a vraiment plus grand monde, même le photographe qui avait squatté un bon spot est parti (oui il y a bien un photographe pour sa photo si on le souhaite comme à Walibi). Donc on se retrouve juste nous et quelques autres privilégiés à profiter de la vue plus au calme. Jusqu’à ce qu’un coup de sifflet du gardien nous alerte de déguerpir afin de prendre le dernier train retour.
Dans le parc on aura également croisé une multitude de Coatis. Mais attention à ne pas leur donner à manger (comme pour les autres animaux), c’est mauvais pour leur santé.


Ce matin nous prenons encore un taxi qui nous amène au parc, nous fait passer la frontière, gardent nos gros sacs toute la journée et nous ramènera le soir à notre Airbnb côté brésilien. Pour 2300 pesos, à 4 c’est plutôt pas mal ! (32,50€ en 2020). Ça y est nous voilà dans un nouveau pays, avec une nouvelle langue… ça va nous faire bizarre ! hehe.
C’est la deuxième personne (le taxi) qui nous affirme que faire le bateau côté Brésilien est une expérience exceptionnelle et sensations fortes garanties. On avait pas forcément envie de faire cette activité pour le côté éthique mais aussi pour le prix, c’est quand même 50€ !!! Mais vue les arguments chocs on se laisse embobiner et on prend un billet. Est ce qu’on le regrettera ? Oui ! Le bus qui permet de se déplacer dans le parc nous dépose au premier stop : l’activité bateau. Nous montons dans une espèce de remorque et traversons la forêt avec les explications d’un guide. À 15 mins de l’arrivé, le guide nous propose de finir la balade à pied à travers un petit sentier si on le souhaite. On sera les seuls à le faire… Bon ça c’est le côté sympa du tour. Puis nous arrivons à la “station” d’où partent les bateaux, ça grouille de monde, pour éviter que nos affaires soient mouillées, il faut les mettre dans des casiers payants (oui payant, 2€! C’est que 2€, mais là c’est une question de principe. Comme si on avait pas payé assez cher déjà! )
Après avoir enfilé nos gilets de sauvetage on embarque sur un “speed boat” d’environ 30-40 places. Une fois sur le fleuve on se rend compte que le courant est impressionnant, on observe du bas la forêt qui est belle. Premier arrêt pour observer les cascades côté argentin, de loin. Certains bateaux se rapprochent plus près, certainement les tours argentin. Puis le bateau nous approche d’une cascade (côté brésilien) de façon à ce qu’on se prenne une douche ! Puis une deuxième. Rebelote sur une autre cascade encore plus puissante, 2 fois d’affilés ! La puissance de l’eau qui tape contre notre tête et nos épaules (enfin partout quoi) est impressionnante ! Puis… Ben c’est tout on rentre ! Qu’on ne puisse pas s’approcher au plus près de certaines cascades ok, car c’est dangereux mais le bateau ne s’est même pas arrêté pour qu’on puisse observer la Garganta del diablo. Le concept même de cette activité est JUSTE de se prendre la plus grosse douche de sa vie, et c’est tout. Pas d’observation, pas d’explication, pas d’émotions qui se dégagent lorsque tu es en bas, on avait juste l’impression d’être à Walibi. Alors certaines personnes dans le bateau avaient l’air heureuses, ça criaient, ça levaient les mains… Tant mieux pour elles. Moi ça ne m’a pas plus. En 15 minutes sur ce bateau nous avons perdu de l’argent, du temps, contribuer à polluer la rivière et à rendre ce type de lieu encore moins authentiques. Est ce qu’on a fait nos “connards de touristes”? Oui !
Un parcours permet d’observer l’ensemble des cascades, depuis la terre ferme où on voit les chutes du côté de l’Argentine mais aussi certaines qu’on avait pas encore vu, qui se trouvent sur l’île aux oiseaux. D’ailleurs cette partie est juste magnifique avec pleins d’oiseaux posés sur les rochers ou dans les mares d’eau créées par le flux des chutes. Ça fait un peu « petit coin enchanté », j’ai adoré !
Sur la route on croise pleins de petits lézards, papillons et même un gros lézard type iguane (pas de photo).
Arrivés au bout nous empruntons une passerelle qui permet de s’approcher des chutes et avoir une vue d’ensemble sur la garganta del diablo. Pas la peine de vous préciser qu’au meilleur point de vue il y avait foule. Qu’il y est du monde c’est une chose, mais que les gens soient irrespectueux envers les autres s’en est une autre ! Un groupe pousse littéralement Manu puis Tom pour avoir leur photo… Ces comportements me fatiguent. Je vais faire ma rabat-joie, mais plus haut et plus loin j’ai observé et je me suis suis rendu compte que certaines personnes arrivent au point de vue, prennent une photo, ou plutôt une photo d’elles devant le paysage et s’en vont. Sans avoir observer ce qu’il se passe devant eux, sans avoir profiter de la si belle vue. Je me demande ce qu’il retienne de ce lieu spécial à part le fait d’avoir une belle photo. Après, qui suis-je pour juger ? Chacun fais ce qu’il lui semble juste. Je trouve ça simplement dommage. Sinon les cascades envoient vraiment du lourd en matière de beauté et de puissance.
Pour continuer l’observation, nous pouvons prendre de la hauteur grâce à une tour. Le spectacle de ces nombreuses chutes est splendide. Dame nature nous rappelle à quel point elle est fascinante !

Il faut prévoir la journée pour visiter le côté Argentin en revanche celui du Brésil est plus rapide, environ 2-3h (sans compter le bateau).
Les chutes sont un site naturel extraordinaire ! Je n’imagine même pas la réaction des premiers hommes qui ont vu ce lieu, sans aucune infrastructures autour. Ça devait être complètement fou. Nous avons été charmé par ses chutes toutes plus belles et impressionnantes, sa forêt pleine de charme et ces quelques animaux qui s’y trouvent. Malgré le fait d’être confronté à quelques touristes peu respectueux, ces deux jours resterons de réel bon souvenirs. Par contre, je m’inquiète de la préservation du site et de ces habitants. Avec ces afflux touristiques toujours plus grandissant j’ai peur que les animaux partent et que le lieu soit au fil du temps dénaturé… Mais que faire, que dire, nous avons nous aussi contribué à cela…
Argentine : 12,5€ / 8h-18h ; Brésil : 15€ / 9h-17h
Argentine : Puerto de Iguazu ; Brésil : Foz do Iguaçu
Nous l’avons fait en taxi mais c’est relativement pareil en bus. Il faut s’arrêter une première fois au douane argentine pour le tampon de sortie. Puis une deuxième fois (coté brésilien) pour le tampon d’entrée dans le pays. C’est très simple et rapide. Si vous souhaitez juste visiter le parc sur la journée coté brésilien et rentrer le soir coté Argentin, vous n’êtes pas obligé de passer par la douane brésilienne.
Un endroit plutôt cocasse où l’on peut observer 3 pays en même temps : l’Argentine (là où nous sommes) , le Brésil et le Paraguay. Séparer par un fleuve, où plutôt deux qui se rejoignent : Iguazu river et le Rio parana.

L’açai est une baie qu’on trouve sur des palmiers d’Amérique du sud, cultivé au Brésil. On avait découvert ça par hasard en Australie. Et là, ayant vu un café en faire, nous n’avons pas pu résister à en goûter avant d’arriver au Brésil. ça se mange sous forme de glace, où on peut rajouter des fruits, des muesli, du coulis chocolat ou fruits rouge… Un régal !
Partie 1 : de Mendoza à Cafayate (à retrouver ici)
Partie 2 : de Cafayate à Salta
Nous prenons la RN 40 non goudronnée réputée pour ses jolis paysages. Nous traversons le mignon village de San Carlos, mais aussi d’autres villages perdus au milieu de nul part et un cimetière plutôt joli avec ses fleurs de papiers colorées.
Puis nous voilà à l’intérieur du parc de Quebrada de las Flechas, qui se traverse en voiture avec des arrêts points de vue : dont le mirador “el ventisquero” qui est sublime : un océan de roche! mais son chemin est plutôt escarpé et friable, donc faire attention.
Le midi nous nous arrêtons à Los Molinos pour manger au petit restaurant typique “los tres chinos” (à notre grand regret, ce n’est pas de la nourriture chinoise. Ça aurait changé pour une fois! haha).
Petit à petit nous quittons les paysages arides et rocheux pour trouver des panoramas plus verts. C’est dingue ce changement en si peu de temps.
Le soir nous dormons dans le charmant village de Cachi dans une hospedaje trouvé dans le centre (22€ pour 2 avec sdb privée). Nous mangerons le soir dans le restaurant “Oliver” à côté de la place principale : un guisos de lentejas (plat à base de lentille et viande) et un provolone (un fromage de chèvre fondu avec des tomates et olives).
Encore un parc qui se traverse en voiture avec des arrêts points de vue. Nous croisons de sublimes montagnes aux différentes nuances de couleurs et un véritable champ de cactus à perte de vue. On apprendra que les cactus ont en fait des racines très profondes et qu’ils peuvent garder une taille de 5 cm pendant 5 à 10 ans. Plus il est grand plus il est vieux !
Nous quittons le parc et progressons sur une magnifique route vallonnée qui serpente à travers des montagnes et vallée bien verdoyante. Nous croisons une mignonne chapelle et faisons un arrêt à un stand d’objet artisanal où est également vendu des tortillas au salami de lama et fromage de chèvre. C’est très bon !
Nous sommes dimanche, sur la route on croise énormément de familles ou groupes d’amis qui pique nique à l’ombre avec le traditionnel asado évidemment. On fait une pause glace artisanale dans le village pittoresque de Chicoana. Le soir nous dormons une nuit dans la banlieue de Salta pour reprendre la route le lendemain.
Nous arrivons au village de Calilegua pour explorer le parc du même nom. C’est une forêt dense presque tropical où vivent beaucoup d’animaux. A l’entrée il y a un centre pour les visiteurs où un guide donne des infos sur les différentes balades. Nous croisons beaucoup d’insectes dont de jolie papillon grand et bleu et on entendra une multitude de bruit d’oiseaux parfois étrange mais pas la trace d’un animal.
Puis, enfin, une fois perché sur un observatoire un bel oiseau puis ses copains viennent nous rendre visite : le geai acahé. Ils sont curieux et très jolis. On verra également un autre oiseau (sorte de rapace) posé sur une branche et lorsque qu’on sera plus en altitude dans le parc plusieurs groupes de perroquets verts qui volent tous dans la même direction. On remarquera d’ailleurs la différence de température lorsque nous sommes plus en hauteur dans le parc : plus de fraîcheur et ça fait du bien ! Un bien joli parc totalement différent de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent dans ce pays.
Le soir nous dormons dans un des deux hôtels du village et mangeons des pizzas dans le seul bar/restaurant à l’allure grunge. Plutôt sympa !
Après avoir pris une partie de la route en sens inverse, traversé Jujuy (qui se prononce rourouille!) nous arrivons à Purmamarca où les maisons paraissent être en terre cuite et où les marchés et boutiques colorées envahissent les rues. (on y fera d’ailleurs quelques emplettes).
Mais ce qui attire à la base les visiteurs ce sont les montagnes colorées qui entourent le village, dont la montagne aux 7 couleurs. Pour être honnête on a pas vraiment trouvé LA montagne au 7 couleurs mais chacune d’elle avait son petit truc qui en jette et qui apporte du cachet au paysage.
On se dirige ensuite à Maimara pour observer le mirador Paleta del pintor.
Le soir nous dormons dans un hostel à Tilcara et mangeons dans un restaurant plutôt coquet avec des bons petits plats et des pisco Sour !
Juste à coté du village, nous visitons les Ruines Pucara de Tilcara (350 pesos soit 5€ en 2020). Cette fois-ci pas de guide pour des explications plus poussées mais c’est toujours un plaisir de se balader à travers ce genre de site. Pendant quelques instants on s’imagine la vie de ces peuples d’antan. En plus le paysage autour est très beau.
Nous nous dirigeons ensuite à la Garganta del Diablo (100 pesos soit 1,50€). La route pour y accéder (en voiture) est bien escarpée et non goudronnée (évidemment). Plutôt sympa de se balader dans la gorge mais franchement ça casse pas trois pattes à un canard (ou alors on a zappé quelque chose).
De retour dans centre de Tilcara pour manger, on en profite pour observer ses rues et son marché. Dépaysant, charmant… comme tous les villages du coin.
Nous roulons ensuite jusqu’à Humahuaca. Depuis ce village il nous reste 25km de piste pour rejoindre le mirador Hornocal. Sur le coup on trouve la route pas si mauvaise comparé à d’autres (on a rencontré plusieurs personnes qui avaient crevé ici) sauf qu’à peine arrivé à l’endroit pour payer un droit d’entrée (80 pesos), la dame nous indique que nous avons crevé! Aussitôt Son mari vient nous aider. Nous ne dérogeons pas à la règle, nous voilà à 4000 mètres d’altitude à 4 pattes en train de changer un pneu. Enfin avec Amandine on est surtout là pour superviser hehe.
Enfin, nous arrivons devant la Montagne aux 14 couleurs. C’est incroyablement beau ! Une ribambelle de couleurs et de formes atypiques sont illuminées par le soleil. Nous empruntons le chemin pour s’approcher plus près de la montagne. L’aller est facile, ce n’est pratiquement que de la descente, c’est le retour qui sera moins marrant. Mais on peut compter sur les feuilles de coca pour nous aider ! Malgré l’altitude il fait bon, nous avons juste besoin d’une veste en plus à cause du vent.
Par moment les nuages assombrissent une partie des couleurs, cela donne du contraste. Mais lorsque la montagne est dégagé de toute « pollution » nuageuse celle-ci nous offre son plus beau visage. Quel magnifique peinture !
Le soir nous dormons au village de Huamahuaca dans un petit hôtel au propriétaire très bavard, ravis d’avoir des étrangers. Et goûterons « un pollo de mollo » plat mexicain à base de riz, poulet et sauce au cacao, dans un restaurant du coin. Plutôt bon !
Nous prenons la RN52 pour rejoindre las salinas grandes : une superbe route pleine de virages toute en montagnes, couleurs et cactus.
Au loin, on commence à apercevoir une grosse tâche blanche : le salar ! Arrivé à destination où se trouve un parking et des stands de nourriture, nous mangeons des tortillas et empanadas sur des tables de sel. Les cabanes autours sont également en sel ! C’est cocasse !
Nous cherchons ensuite les services d’un guide (400 pesos soit 6€ en 2020, c’est ne vraiment pas grand chose) pour avoir l’autorisation de s’aventurer sur le salar et donc d’en découvrir plus. Il est interdit de rouler en voiture sur le désert de sel sans guide. On ne regrette pas car on a pu voir des lagunes transparentes, des bassins d’eau magnifique (certains naturels, d’autres artificiels pour la récolte du sel). On apprend que le sol de sel peut mesurer jusqu’à 2 mètres de profondeurs. Le paysage blanc est superbe et le guide se charge de nous prendre en photo.
Après la visite guidée d’une heure, nous retournons au parking puis partons à pied sur le salar pour faire une séance photo « perspective » et on adore, on se marre ! Il est possible de marcher sur une centaine de mètre sans guide, sur la zone proche du parking.
Le soir nous rejoignons la ville de Salta pour 2 jours.
Pendant ces deux jours nous n’avons pas fait grand chose, on s’est surtout reposé. On s’est quand même baladé rapidement dans l’hyper-centre, admiré longuement la belle place principale « 9 de julio » notre airbnb étant placé juste en face, bu un verre avec d’autres voyageurs rencontrés sur instagram, les gones away et visiter un musée.
Parlons du musée : Le MAAM (Museo de Arceologia de Alta Montana). Un Musée donc sur l’archéologie de haute montagne qui « a été créé après la découverte, en 1999, des momies de trois enfants de civilisation inca sur le Volcan Llullaillaco, le troisième plus haut volcan actif du monde (6,739m) […]. Un sarcophage spécial est mis au point pour conserver les momies tout en les exposant : seule l’une d’entre elles est exposée, puis changée tous les six mois. Elles sont dans un état exceptionnel, conservées par le froid pendant cinq cents ans sans avoir jamais subi de processus de momification ». Nous, lors de notre passage nous avons observé la momie « Le garçon ». Les deux autres momies (que nous avons seulement vu en photos et vidéos) sont deux jeunes filles dont une de 4 ou 5 ans et l’autre de 13 ans. « Selon les archéologues, les enfants, de famille noble, auraient été enterrés vivant, selon un rituel sacrificiel, avec des statuettes en or et divers objets et vêtements. […] ». Avant le sacrifice les enfants étaient drogués et alcoolisés puis ils sont probablement mort d’hypothermie.



On a trouvé cette histoire complètement dingue et fascinante. Rien que d’imaginer ces enfants parcourir des kilomètres et des kilomètres à une telle altitude juste avec leurs sandalettes est déjà invraisemblable. Et le reste est tout aussi surprenant ! C’était également fascinant de découvrir une momie dans un état aussi bien conservée. Le reste du musée est très intéressant, on y découvre des spécificités de l’Empire Inca et l’explication de ses rites, on y voit des tissus et des objets de l’époque. A faire absolument si vous passez par Salta.
C’est la fin de ce road-trip de 15 jours dans le nord-ouest de l’Argentine (toujours à 4, avec auxboubousdumonde). Tout comme la première, nous sommes très heureux de ce que nous avons découvert durant cette deuxième partie. Chaque village, chaque route, chaque paysage, chaque rencontre, chaque plat, chaque nouvelle découverte auront su nous remplir de souvenirs, tous avec une odeur ou une saveur saisissante que nous ne sommes pas prêt d’oublier.
Pour cette partie, quel lieu vous a le plus intrigué ? Y en a-t-il un que vous aimeriez découvrir ? (dites le nous en commentaire!).
Notre voyage en Argentine touche bientôt à sa fin… Mais avant il nous reste les chutes de Iguazu à découvrir !
]]>Partie 1 : de Mendoza à Cafayate
Partie 2 : de Cafayate à Salta (à retrouver ici)
Après être sorti de la ville nous rejoignons vite les routes désertiques et sauvages. Il nous faut presque 6h pour trouver le minuscule village de Balde del Rosario, là où nous passerons la nuit (Los Arienos 27€ pour 4). Il n’y a pas grand chose ici, mais les cactus qui bordent les routes et le soleil qui illumine la chaîne de montagnes à l’ouest suffisent à notre bonheur. On observe les poules et les poussins picorer les sols en plein air, les perruches vertes dans les arbres et mangeons dans le seul restaurant du coin : du cabri soit de la chèvre en ragoût ou de la milanesa, (le plat typique qu’on retrouve partout mais autant se l’avouer ce n’est pas fameux). On se sent bien ici.
A 25 minutes de notre petit village, nous arrivons au Parc National Ischigualasto inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’entrée est à 600 pesos par personne (8,50€ en 2020). Quand nous arrivons le prochain convoi par à 10h00 car la visite du parc se fait obligatoirement avec un guide. Celui-ci monte dans la première voiture, puis tout le monde se suit à la queue-le-le. Le parcours se fait sur 40km en voiture avec des arrêts sur des points clés et les explications du guide. Sauf qu’il ne parle qu’en Espagnol, donc on ne comprend pas tout et en plus nous sommes une quarantaine de personnes, ça fait beaucoup. On aurait préféré être autonome dans le parc mais c’est sûrement pour la préservation des lieux, surveiller les touristes pour éviter les débordements.
Pendant 4h00 nous roulons à travers des paysages lunaires, observons des roches et des sols de grès aux couleurs et aux formes extravagantes, des gros cailloux au format arrondie quasi parfait mais aussi des falaises rouges, droites et imposantes. Et tout cela dû à l’érosion provoqué par des vents constants.
Difficile à imaginer que cet espace désertique appelé aujourd’hui « vallée de la lune » était il y a 250 millions d’années une plaine tropicale bordé de rivières, marais et lacs. Le parc n’est d’ailleurs pas seulement connu pour ces paysages extraordinaires mais aussi grâce à la découverte de plusieurs fossiles de dinosaures. (il y a également 2 musées dans le parc qui nous en apprennent plus sur la faune et les dinosaures).
Nous reprenons la route dans l’après-midi, traversons plusieurs villages endormis où tout est fermé, des longues lignes droites puis rejoignons une route de terre qui serpente entre les montagnes d’une roche brut. Malgré la pluie et le chemin peu confiant, le paysage est beau avec une atmosphère particulière. Nous arrivons à Jagüe, il n’y a rien, à part quelques maisons et notre Posada Los Mudaderos, là où nous passerons la nuit. Je ne peux que recommander cet endroit si authentique. Un lieu charmant et confortable, de jolies chambres pour 4, des hôtes très attentionnés et un repas délicieux (qui nous a été offert par le propriétaire, extrêmement généreux). L’emplacement est également idéal pour se rapprocher de la Laguna Brava (plus que 1h30 de route contre 3h00 depuis Villa Union).
Après le petit déjeuner et les dernières recommandations de Carlos notre hôte, nous prenons la route sur une éternelle ligne droite, mais arrivons vite au plus près des montagnes de roches brutes aux formes atypiques, tel le dos d’un stégosaure ou celui de Godzilla ! Le chemin est également un peu chaotique : la pluie de la veille n’a rien arrangée. La route est effondrée sur 1/3, on passe 15 minutes à étudier le passage pour être sur de ne pas sombrer ni s’enfoncer dans les coins très boueux. Victoire ça passe ! Mais on redoute que les prochains 40 km soient aussi fastidieux. Si c’est le cas on n’arrivera sûrement pas au bout avec notre petite berline… Finalement la route s’arrange et l’espoir de voir la Laguna réapparaît. Mais avant d’arriver nous profitons du panorama EXTRAORDINAIRE qui défile sous nos yeux au fur et à mesure que nous avançons. Un paysage infini de montagnes aux différentes nuances de couleurs. Ce que nous voyons est vraiment dingue !
Nous arrivons à 4200m d’altitude sur une surface plate, face à la Laguna Brava et à différentes chaînes de montagnes. La aussi c’est incroyable ! Nous avons la chance de tomber sur un groupe de flamants roses et blancs, ils ont l’air paisibles. Le clou du spectacle c’est que grâce à la pluie, le sol de sel s’est transformé en miroir géant et reflète le paysage. GRANDIOSE ! Nous sommes seules à profiter des lieux, quelques personnes arriveront une bonne heure après.
Nous quittons ce lieu fantastique, les yeux pleins d’étoiles et toujours grand ouvert pour profiter une dernière fois de la beauté du chemin retour des montagnes colorées. Ce genre de moment qui nous donne des frissons et où nous nous sentons chanceux d’avoir pu découvrir une si merveilleuse nature.
Nous traversons Villa San José, une ville toute en longueur et totalement déserte, où il va être difficile de trouver à manger. Tout est fermé ou abandonné. Un dernier espoir nous fait de l’œil, une maison où est écrit “empanadas todas horas” mais les portes sont closes. Une passante appelle les propriétaires pour nous “Isabellaaaaa!!!”. On nous installe dans un salon où il n’y a qu’une table à coté d’une chambre. Il n’y aura pas d’empanadas mais un plat classique pour satisfaire notre faim, par contre leur hospitalité et leur sourire font chaud au cœur. Petit moment cocasse où on se croirait plus chez l’habitant que dans un petit restaurant.
A 17h nous arrivons dans la ville également déserte de Villa Union. Nous trouvons un Hospedaje (sorte de petit hôtel) où les photos de famille trône dans la salle commune. A 20h nous sortons pour manger, on se croirait transporté dans une autre ville… Tous les magasins sont ouverts, les gens sont tous dehors, il y a de la vie ! Une tout autre ambiance. En fait l’été, ces villes vivent le matin et le soir, et de 13h à 18h tout le monde reste chez sois. Nous voilà prévenu ! (par contre il faut attendre 21h pour pouvoir manger).
Le lendemain, nous nous dirigeons vers l’Est, le début de la route est légèrement vallonné et elle serpente entre des décors digne de ceux du Far West : entre cactus et mont rougeâtre.
Nous faisons un détour sur notre itinéraire (conseil : le faire plutôt quand vous passez par Cordoba) pour découvrir un des plus grand désert de sel du monde, juste à coté du petit village de Lucio V Mansilla. (A ne pas confondre avec celui à côté de Salta, aussi en Argentine). Sauf que ce n’est pas touristique alors nous galérons un peu à trouver une route pour y accéder (voir sur mapsme). Nous arrivons pile poils pour le coucher du soleil. Sous nos yeux une étendu blanche à perte de vue qui s’assombrit petit à petit. Dommage qu’un épais nuage cache une bonne partie des jolies couleurs du coucher de soleil. Mais c’est quand même très beau !
Nous trouvons ensuite un petit hôtel au bord de la national (15€ pour 2 avec sdb privée) qui fait aussi restaurant. Parfait, on avait peur de galérer à trouver quelque chose dans ce coin perdu. Nous mangeons dehors à coté de messieurs concentrés devant la vieille TV cathodique qui retranscrit un match de foot (alors qu’il y a un énorme écran plat à l’intérieur!).
Après le repas, nous décidons de retourner au Salar avec une petite bière afin d’observer le ciel. Nous faisons bien, le ciel est totalement dégagé, dépourvu de pollution lumineuse et il est merveilleux ! Des milliards d’étoiles scintillent de milles feux au dessus de nos têtes et on aperçoit clairement la voie lactée. Incroyable ! Au loin on voit également des éclairs qui passent du jaune au rouge, surprenant. Si vous voyagez un jour dans l’hémisphère sud, prenez le temps un soir de vous écartez de la ville pour observer ce ciel si beau. Il parait encore plus étoilé que l’hémisphère nord.
Le lendemain nous souhaitons retourner au Salar, le voir de jour et s’amuser à faire des photos trompe l’œil. Sauf qu’il a plu toute la matinée et que le désert c’est transformé en une mare géante !
Tant pis, nous prenons la route plus rapidement que prévu et passons la nuit à Famailla dans un Airbnb pour se rapprocher de notre prochaine destination. Ici, nous retrouvons de la verdure à foison !
Départ à 10h ce matin, une portion de route serpente à travers une végétation dense avec des petites cascade. La brume qui se mêle au décor donne un côté “king Kong”. Ça nous change par rapport à ces derniers jours dans le désert. Nous faisons un premier arrêt à El Molar pour voir des menhirs. Oui des menhirs en Argentine. A priori ils étaient éparpillés un peu partout dans le pays, mais les colons espagnols ont décidé de tous les rassembler. Les paysages aux alentours sont superbes et bien vert.
Arrivé à Tafi del Valle, petit village paisible. Nous nous baladons à travers les boutiques artisanales et mangeons dans un petit restaurant “el museo” aux spécialités locales. Nous goûtons plusieurs empanadas : au lama, boeuf, et fromage/jambon ; tamales (sorte de pâte de maïs avec de la viande à l’intérieur cuite dans des feuilles de bananiers) ; locro (ragoût de viande, maïs, courge…) ; Umita (purée de mais avec du fromage). Tout est délicieux.
Nous filons ensuite aux Ruines de Quilmes. Nous prenons une guide qui nous en apprendra plus sur la culture et le lieu (il y a également un musée). Entre autre que c’est un peuple d’agriculteurs, récoltant du maïs, du quinoa, des pommes de terres et élevant des lamas qui a résisté aux Conquistadors Espagnol pendant 130 ans. Le toit des maisons étaient fait de bois de cactus. C’est très intéressant et en plus le paysage alentour est magnifique. On ne regrette pas d’être venu !
Ce soir nous roulons en direction de Cafayate où nous passerons 2 nuits.
Le programme de la journée est un parcours en voiture sur la RN 68 pour découvrir la réserve naturelle “Quebrada de las Conchas”, célèbre pour la beauté de ses paysages où nous ferons des arrêts sur différents points de vue. Nous décidons d’aller au point le plus haut pour ensuite redescendre tranquillement. (49km de Cafayate à Garganta del Diablo). Toute la journée nous sommes subjugués par cette nature fantaisiste et magnifique.
De retour dans le centre ville de Cafayate, nous décidons d’aller tester quelques Bodegas du coin. La première Mani, où nous assistons à une dégustation avec d’autres personnes. 250 pesos (3.5€ en 2020) pour goûter 5 verres de vin avec une hôtesse très agréable, un lieu sympa et des vins plutôt pas mal. Le second est Pietro, 50 pesos (0,75€ en 2020) pour 4 verres de vin. Ce n’est vraiment pas cher, mais il y en a moins dans les verres hehe. Nous Finissons la soirée dans un bar restaurant qui propose des happy-hour à côté de la place principale. La ville est vraiment mignonne et très agréable !
Nous sommes plus que satisfait de cette première partie, les paysages étaient surprenants et déjà bien diversifiés. Chaque lieu possède à nos yeux un détail, un souvenir, une couleur, une atmosphère… bien à lui, qu’il est difficile de faire un choix, un choix de ce qu’on a pu préférer. Mais les sites comme la laguna Brava, Ishigualasto ou la Quebrada de las Conchas sont à couper le souffle ! Et vous, à travers nos photos et récits, qu’avez-vous préféré? Y a-t-il un lieu que vous aimeriez découvrir ? (dites le nous en commentaire !)
A suivre, la deuxième partie de notre road-trip toujours dans le Nord-Ouest de l’Argentine (article ici).
]]>Au programme lors de notre séjour : l’essentiel de la ville, goûter leurs fameux vins et observer l’Aconcagua, le plus haut sommet d’Amérique du Sud.
Nous arrivons à 12h00 à Mendoza et récupérons notre voiture de location à 14h00 pour filer tranquillement dans un village proche du Parc national, y dormir puis faire la visite le lendemain. Il existe aussi l’option bus qui se fait sur une journée, avec 4h00 de route aller, puis 4h00 de route retour. C’est faisable, mais nous avons choisi l’option voiture pour être plus autonome et ça nous paraissait plus agréable et moins fatigant (et en plus à 4 c’est économique!).
Les clés en main nous sortons de la ville et apercevons les premiers domaines viticoles. Plus nous avançons plus les paysages deviennent arides et sauvages. Nous tombons sur un joli panorama, malgré le temps grisâtre.

La verdure réapparaît, juste le temps de traverser la petite ville d’Uspallata. Nous nous y arrêtons pour siroter un jus de fruit frais. Puis, à partir de là, la route qui se présente sous nos yeux petit à petit est magnifique. Nous nous faufilons entre les montagnes de la cordillère des Andes à l’aspect volcanique et aux différentes nuances de couleurs. On se sent minuscule !

Nous arrivons à Los Penitentes, station de ski en hiver et déserte en été. Sauf pour les quelques randonneurs qu’on apercevra au refuge d’à côté. Nous, nous longeons dans un petit appartement Airbnb. Clairement je crois que nous sommes les seules dans l’immeuble avec Maximo le gardien. (ça pourrait presque faire un scénario de film d’horreur….!).
Après une bonne nuit de sommeil, au calme, nous nous dirigeons au parque provencial de l’Aconcagua. Son sommet atteint les 6962 mètres et est donc le plus haut d’Amérique du sud. A l’entrée, nous payons 300 pesos chacun qui nous donne le droit d’aller jusqu’au point : Los Horcones. Les lieux sont fabuleux, nous sommes entourés de montagnes à l’aspect volcanique et aux différentes nuances de couleurs. Et au bout, on l’aperçoit : le fameux, l’imposant, le colosse Aconcagua, enneigé, qui contraste avec le reste.
Nous arrivons au point de vue, nous sommes à environ 3500 mètres d’altitude, la balade n’est vraiment pas longue. On s’attendait à voir le mastodonte d’un peu plus près… Et la lagune n’est vraiment pas impressionnante (ou peut être que celle-ci a moins d’eau à cette période ?). Mais impossible d’être déçu avec un paysage pareil ! Un décors qui s’appelle “l’altiplano” qui signifie “plaine d’altitude”. La beauté des lieux est encore une fois difficile à faire retranscrire sur les photos.
Sinon il existe des treks sur plusieurs jours ou semaines pour aller jusqu’au pied du mont ou carrément pour l’ascension ! D’ailleurs un nouveau record a été atteint par le Tchèque Martin Zhor fin 2019 en 3h38 (9,18km et plus de 2600 mètres de dénivelé!).
Ensuite direction la statue du Christ qui se trouve à quelques kilomètres mais ce n’est que de la montée. C’est une route de terre, avec des virages très serrés, je ne faisais pas la fière ! En revanche le panorama sur la vallée est incroyable ! Des couleurs qui passent du marron au rouge, mais aussi du jaune et même quelques nuances de bleu/vert quand on cherche bien.
Au bout, nous trouvons le Christ qui se situe juste à la frontière entre l’Argentine et le Chili. Il y aussi quelques petites bâtisses où on y trouve des objets et nourriture artisanale. On nous fera goûter du dolce de leche, une liqueur, du chocolat et du gâteau à l’orange. C’est délicieux. Nous craquerons ensuite sur un empanada au fromage : un régal ! Et le patron, parlant quelques mots de français nous fera goûter plusieurs liqueurs dont une qu’il appelle “le cul de maquaque” bon pour l’altitude, nous dira-t-il. Ou possiblement une bonne excuse ! Nous sommes à 4000 mètres, les premiers symptômes de l’altitude se font sentir. Le souffle court lorsque tu fais un effort plus intense ou quelques vertiges quand tu te mouches un peu trop brusquement !
Avant de quitter le coin, nous faisons un dernier arrêt à “El puente del Inca” pour voir un pont naturel, coloré par le souffre, où passaient les Incas autrefois. Cette portion de route fait partie du célèbre “chemin des Incas”. L’édifice abandonné au flanc de la falaise sont des thermes construits par les anglais puis laissés à l’abandon… On les remercie d’avoir gâché le paysage mais le lieu reste tout de même beau et atypique.
Mendoza est réputé pour ses vignobles, appréciant le vin ça aurait bête de passer à côté ! Nous prenons un bus depuis le centre ville jusqu’à Maipu (30/45 minutes selon le bus). Nous nous arrêtons juste devant un magasin de location de vélo “Maipu Bikes” où nous louerons donc un vélo pour 450 pesos (soit 7€ en 2020). Le patron nous donne un plan avec les différentes Bodegas et leurs tarifs, plutôt pratique ! (mais il en existe pleins d’autres!).
C’est sous une chaleur écrasante que nous prenons la route des vins. Nous commençons par la Bodega Familiar Vina en Cerno, qui propose plusieurs vins biologique : 2 dégustations pour 200 pesos (3€). Nous choisissons de goûter un vin rosé pétillant et rouge Malbec. Je ne vais pas vous faire un descriptif détaillé des saveurs car je n’en ai pas les capacités mais c’était très bon !
Deuxième arrêt au domaine Trapiche, celui-ci était un peu plus haut de gamme, nous avons du le réserver à l’avance directement chez le loueur de vélo. Une dame nous accueille en petit groupe et nous fait une visite des lieux avec des explications en espagnol. Je n’ai pas tout compris mais c’était super sympa. Nous arrivons ensuite au meilleur moment : la dégustation ! Un blanc et 2 rouges dont le dernier qui a goût particulier avec des notes de poivrons. Il est bon mais étonnant, vraiment différent de tous les vins que j’ai pu goûter jusqu’à présent.
Nous faisons un troisième arrêt pour goûter d’autres mets locaux à Entre Olives. On se régale des différentes huiles d’olive, chimichuri (leur fameuse sauce aux huiles et herbes), tapenades, dolce de leche et condiment à base de vin (vraiment excellent!! à tartiner sur du pain ou du fromage). Mais aussi des diverses liqueurs : au chocolat, café, dolce de leche… surprenant ! On repartira avec quelques produits…
Après ça, on se serait bien refait un dernier vignoble, mais il est 17h30, les Bodegas vont déjà fermer et nous devons ramener le vélo à 18h00 maximum. Ce n’est pas grave nous profiterons de l’happy hour gratuit chez le loueur de vélo ! Haha. (Qui est entre 17h et 18h).
Les argentins adorent la viande (courage aux végétariens dans ce pays!) et leur spécialité c’est l’asado c’est-à-dire la viande cuite au barbecue. Plus particulièrement “el bife de chorizo” : une partie tendre du bœuf. Après avoir goûté un “mix asado” peu concluant en Patagonie à cause des boyaux frits et rognons qu’on apprécie guère, quelques très bon sandwish d’asado à un festival près de Cordoba, on avait envie de déguster leur spécialité dans un restaurant réputé de la ville. Sur les conseils de notre hôte, nous nous rendons au “patio del Jésus Maria” où nous prenons le fameux “bife de chorizo” (sauf Manu qui goûtera du porc très bon). La viande est succulente et la portion très copieuse, on se régale avec un bon vin rouge de la région ! Il n’y a que les frites qui sont inutiles et pas assez cuites comme souvent en Argentine. Et Manu et Amandine rajouteront que c’est comme ça presque partout en Amérique du Sud. Peut-être les préfèrent-ils ainsi ? Pour l’anecdote quand notre voisin de table (surement un habitué du restaurant ou le patron car il avait l’air de connaitre tout le monde) apprend que nous sommes français il appel le chef pour lui dire que nous mangeons la viande “bien jugosa!” c’est-à-dire “bien saignante”. Car ici, en argentine il la mange à point, voire bien cuite ! On vous rassure, la cuisson était parfaite !
A la base on souhaitait découvrir la ville sur une journée voire demie-journée. Mais finalement nous avons eu un contre temps, nous avons dû utiliser cette journée pour prévoir un potentiel planning pour un road trip jusqu’à Salta (en voiture ; car à la base on voulait le faire en bus). Cela nous a pris plus de temps que prévu. Tant pis, nous n’avions pas envie de décaler d’une journée juste pour une ville préférant profiter des parcs nationaux qui nous attendaient (et sachant qu’on doit arriver à tant à Rio pour le Carnaval!). Mais ayant logé en plein centre, nous avons tout de même eu un aperçu, un endroit qui paraît agréable à vivre.
Je ne peux malheureusement pas vous dire si la ville de Mendoza vaut le déplacement; mais sa région oui ! N’ayant pas l’habitude de voir ce type de paysage nous avons été subjugué par les lieux du parque de l’Aconcagua. Rien que la route pour y accéder vos le coup d’œil ! Et pour la route des vins, c’est toujours un plaisir de découvrir et déguster de bon produits régionaux, tout ça en vélo pour déculpabiliser !
A suivre : notre road trip de 15 jours dans le Nord-Est Argentin.
]]>Depuis Cordoba, nous arrivons en bus à San Luis où nous passerons 2 nuits. Nos hôtes airbnb sont adorables et nous donnent des conseils et recommandations pour visiter la ville. Seulement nous n’avons pas prévu de restez assez longtemps. San Luis était pour nous juste un point de chute pour découvrir un parc national de la région. On se baladera quand même dans le centre ville. C’est plutôt mignon et les gens qu’on croisent sont tous très sympa.
Après avoir récupérer notre voiture loué pour la journée, nous nous dirigeons au parc national (1h30 de route). Arrivée à l’accueil du parc, le thermostat indique presque 40°C! On va mourrir !!! Le ranger nous informe qu’une partie du parc est fermé à cause de la chaleur, du coup le parc est gratuit aujourd’hui. Ainsi, on ne pourra pas faire la randonnée Guanaco qui dure 3h00 environ. Nous pourrons juste faire les balades Mirador del Potero Trail (1h/1h30) et Flora Trail (30 minutes). De toute façon vu comment le soleil brûle je ne suis pas sur qu’on aurait pu faire plus.
A partir de l’accueil nous devons encore rouler pendant 6km jusqu’au point où commence les randonnées.
C’est sous un soleil de plomb que nous entamons la première balade à travers un décors qui nous fait penser au désert des États-Unis unis mais aussi à celui d‘Australie et plus particulièrement à King’s Canyon dans le centre du pays. Cette immensité, difficile à retranscrire sur les photo est incroyable ainsi que le contraste rouge de la roche et le vert des végétaux. Les monts rocheux un peu plus loin sont également surprenants de part leurs formes atypiques. Totalement dépaysant. Nous avons aussi le droit à la visite de deux condors qui volent au dessus de nos têtes et embellissent ce moment. De temps en temps le soleil se cache derrière un gros nuage et ça fait du bien !




La deuxième promenade est très courte et mène à des points de vue, toujours aussi beau.
Le parc abrite quelque habitants comme le Mara (le plus gros rongeur du monde), la tortue terrestre, le tatou, plusieurs espèces d’oiseaux et de lézards. A part les condors nous ne verrons rien, sûrement entrain de faire la sieste dans un coin à l’ombre.
Le parc national Sierra de las Quijadas est un peu perdu au milieu de nul part, mais si vous faite la route Cordoba-Mendoza (ou inversement) en bus ou en voiture, ça vaut le coup de faire un arrêt pour découvrir ces trésors.
Transport en bus (en 2020) :
Possibilité d’aller en bus depuis San Luis jusqu’au parc national.
]]>Durant notre court séjour (5 jours), nous avons découvert la capitale quartier par quartier, flâner dans les rues et les parcs, explorer un musée, manger une bonne glace, déguster diverses spécialités et bu quelques verres…
Ici je ne vais pas détailler chaque activité mais vous montrer notre séjour en images et récits courts.
Le mercado, sublime lieu où se mêle cuisine du monde, boutiques tendances et vente de vieillerie en tout genre. Après avoir scruté chaque stand de nourriture avec envie, nous choisissons (non sans mal!) la raclette… Celle-ci non pas avec de la charcuterie mais du bœuf effiloché.
La ruelle marchande photogénique de Domingo M French.
Bâtiments coloniales au 1179 de la calle Defensa. Ne pas oublier la place Dorrego à côté.

Places et bâtisses colossales, sur des tons européens. La plaza de Mayo et la Casa Rosada.
Quartier moderne, entre buildings d’acier et bâtisses aux brique rouges.
Mais aussi, une végétation luxuriante, mêlant repos et plaisir : des bières sont proposées par des messieurs en vélo. A gauche la réserve écologique.
Couleur, chaleur mais aussi prix excessifs et touristes à gogo. Célèbre quartier qui perd peu à peu de son authenticité. Les bâtisses restent charmantes et photogénique par contre les marionnettes sur certaines fenêtres (photo 1) sont flippantes ! Haha. On a également pu voir quelques danseurs danser le tango aux terrasses de café.
Un air parisien sur l’avenue commerciale principale : l’avenida Santa Fe.
Ambiance plus underground à Bond street.
Le cimetière de la Recoleta, comme une ville mortuaire dans la ville.
Un peu de couleur après le cimetière.
Un arbre imposant qui a besoin de soutiens…

Cet immense quartier regroupe différent sous quartier comme Palermo Soho, ambiance bohème-chic. Du street art et multiples bars avec terrasse.



Dégustation d’une bonne glace dans le patio de Rapa Nui.
On pose avec Frida.
On profite d’une grande ville pour gouter d’autres spécialités. Ici le céviche à base de poisson cru qui vient du Pérou. Un régal !

Buenos Aires possède de multiple parcs, vraiment très agréable. Ici l’écoparque, ancien zoo, est en transition pour laisser les animaux en liberté : nandoux, capybara (le plus gros rongeur du monde), mara, canard, paons, lézards… Effectivement certains de ses animaux gambadent là où ils le souhaitent ; mais ce n’est pas encore le cas de tous… J’espère qu’ils auront bientôt un avenir meilleur. A suivre.
Le MALBA musée latino-americain regroupe des jolies peintures, de l’art moderne, parfois incompréhensif, mais qui prête à la réflexion mais aussi des expositions temporaires comme celle d‘Ernesto Neto Soplo, où le spectateur peut interagir avec les œuvres (sur la 3eme photo on se croirait dans avatar!).
Ce jour l’œuvre de Leandro Erlich “la pileta” nous a aussi beaucoup intrigué.


A Buenos Aires les logements airbnb ne sont pas cher (en 2020 nous en avons eu pour 35€ la nuit pour 4). Le notre avait une piscine sur le toit, parfait pour une petite bière au coucher du soleil. Et même une terrasse avec barbecue et jacuzzi. On en a profité pour se faire un asado un soir.




Buenos aires, est pour moi une ville pleine de contraste, à la fois étouffante et respirante, terne et colorée. Pas de coup de cœur mais elle restera comme une ville que j’ai apprécié. Agréable à visiter et probablement agréable à vivre, elle doit cacher encore bien des attraits…
]]>Depuis Trelew (là où nous avons atteri et loué une voiture) nous traversons des paysages désertiques, puis tout d’un coup se dessine une grande ville presque sortie de nulle part : c’est Puerto Madryn, la ville la plus proche de la péninsule. Nous réservons 2 nuits dans un appartement airbnb. Ici nous irons juste voir la plage un soir et manger dans un pub.
Depuis Puerto Madryn, il faut compter environ une heure de route pour rejoindre le parc. Ensuite à l’intérieur du parc les distances sont longues et la route est fastidieuse car c’est presque exclusivement de la “gravel road”. Mais lorsqu’on rencontre nos premiers animaux on oublie vite les désagréments.
Ici on découvre une île où vivent énormément d’oiseaux dont des Cormorans et des flamants roses. Ils sont loin mais grâce aux “jumelles” on peut les observer de plus près.
L’île a également inspiré Saint Exupéry pour le dessin du boa qui mange un éléphant, qu’on retrouve dans le livre “Le Petit Prince”.


Vous le voyez mieux là, l’éléphant avalé par le boa ?
Nous nous arrêtons sur la route, un point non indiqué sur la carte mais signalé par un panneau. Nous faisons bien car c’est le repère des manchots et en plus on peut les observer de très près. Ils sont juste TROP mignon !
Ici c’est le coin des Otaries (ou elephant sea), elles se prélassent sur la plage ou prennent un bain de mer ! Il y en a pleins ! Je ne sais pas si c’est par fainéantise ou si c’est dans leurs mœurs mais beaucoup font quelques pas ou plutôt quelques ondulations, mais ils en font deux et après s’arrêtent. C’est trop marrant. On aime les observer !
De plus, on a la chance de croiser un tatou, trop génial !!! Sauf que le plaisir sera de courte durée car des gosses ont décidé de l’embêter et celui-ci prend vite la fuite… J’ai réussi à prendre une photo mais on était trop dégouté de ne pas pouvoir plus l’observer.
A cet endroit se trouve principalement des phoques (et quelques otaries). Il y en a tout le long de la côte ! On ne pensait pas en voir autant. Ça me fait penser à nos plages en France l’été quand elles sont prises d’assauts par les vacanciers. On arrive bien a distinguer les mâles des femelles. Les mâles sont beaucoup plus imposant et portant “une crinière” tel un lion. Aujourd’hui, on comprends mieux le terme “lion de mer”. Encore une fois on apprécie les observer, parfois se chamailler, mais pas trop, juste grogner sur son collègue et montrer les dents. Pas au point de se bagarrer ça serait trop épuisant !
Sur la route il y a quelques miradors plutôt sympathique et on croise des Guanacos.

Très content d’avoir vu tous ces animaux par contre on aurait kiffé être à la saison des orques. Un animal que nous n’avons jamais vu et qui doit être très impressionnant. Le dernier vu sur les côtés était le 27 décembre, une semaine avant notre arrivée.
Il nous faut 2h30 environ pour rejoindre Punta Tombo. Les paysages arides sur la route nous font penser à ceux du Western Australia. Là-bas se trouve une des plus grande colonie de manchot de Magellan (ou pingouin en anglais et espagnol). Il y en a environ 500 000. Ils sont sur ce territoire de septembre à avril, le reste de l’année ils migrent vers la côte central du brésil.

Un chemin de 3km (aller/retour) délimité nous permet de nous approcher au plus près de leur habitat sans pour autant les embêter. Mais s’ils le souhaitent ils peuvent traverser le sentier, ils ont la priorité ! D’ailleurs l’un d’eux, se rapproche très près de nous, nous observe puis s’en va. Nous avons interdiction de les toucher ou de les nourrir (normal!). Franchement ils sont tranquilles et ils ont l’air de vivre une vie de pacha. Certains font la sieste pendant que d’autres vont bronzer sur la plage ou se baignent. D’ailleurs on les observe nager, ils sont plus agiles et rapides sous l’eau que sur la terre ferme. Mais même si leur marche de pingouin nous font marrer ils ne sont pas si lents. Une chose est sûr c’est qu’ils nous font craquer ! Et il y en a PARTOUT ! On voit même pleins de bébés manchots qu’on reconnaît grâce à leur duvet gris, certains pousse des petits cries tout choupi. En parlant de cri, celui de certain adulte est similaire à celui de Chewbaca !
Le cadre est également superbe, on comprend mieux pourquoi ils ont choisi ce spot. Il est aussi squatter par des Guanacos et Nandous (sorte d’autruches ou émeus).
Avant de venir je me demandais si ça valait vraiment le coup vu qu’on avait déjà vu des manchots la veille. Et bien franchement oui ! C’était génial de voir autant de ces animaux en une seule fois ! Je crois qu’on a eu notre cota pour toute la vie. Même si clairement j’espère en revoir un jour ! Ils sont vraiment trop mignons ! Et les lieux sont supers jolis.
Après notre dose de mignonnerie nous rejoignons Trelew pour passer la nuit. Le lendemain nous avons notre bus à 17h30. On décide d’aller jeter un œil au musée de paléontologie. Sympa mais rapide.
Sur la route, un dinosaure ! C’est une reproduction du plus gros dinosaure jamais découvert.
C’est ainsi que ce termine cette première partie du voyage, nous disons au-revoir à la Patagonie qui nous a tant émerveillé ! Nous prenons un bus pour 20h de route direction Buenos Aires. (On mettra finalement 25h, à cause d’une panne qui nous aura bloqué dans le désert pendant 5h en pleine nuit!).
Parc national Péninsule de Valdès : 13€/ personne + 2€ (taxe voiture)
Punta Tombo : 8€
Musée de paléontologie à Telew : 7€