Posons le décor, Millau capital du gant et connu également pour son majestueux viaduc, l’Aigoual haut lieu de la météo avec son observatoire dorénavant démantelé et bien vous avez la Migoual
Je précise, car les organisateurs sont peu loquaces … Il faut suivre le GR62, vous avez 30 heures pour être revenu au QG (le Golf Café) il n’y a rien d’autre, ravitaillement il y a la base de vie à Lanuéjols c’est déjà pas mal. Oups si équipe de 2 ou 3 impératifs. Le cadeau de bienvenu pour 2020 c’est le bonnet made in Larzac voir photo ! Certainement en souvenir de l’édition 2018 neutralisé grâce à la neige et au froid !
Enfin le cadeau finisher et bien c’est toi qui l’emmène une bière locale de chez toi et le second cadeau finisher c’est toi aussi enfin plutôt tes prédécesseurs sur le chemin qui doivent ramener un caillou sans quoi le chrono ne s’arrête pas :D, vous avez suivi non et bien tant pis, inscrivez-vous pour 2021 ( bientôt ce sera la seule course au calendrier lol) et vous aurez la chance d’avoir les mails des gentils organisateurs et surtout de Lionel Planes, un régal.
C’est tout bon alors on y va, retour arrière 2018, base vie de Lanuéjols au retour aux confins de la nuit Lionel le patron le boss stop la course trop dangereux trop de risque, nous avons déjà dû renoncer au sommet, record de neige à l’Aigoual pour un mois de mai ! Donc l’aventure s’arrête là pour nous. Bien content mais revanchard, nous laissons passer l’année 2019 (PBP oblige) et pas disponible. 2020, année au combien particulière, nous sommes à nouveau inscrits avec ma chérie pour cette fois, d’une, voire l’Aigoual avant le couché su soleil et rentrer à Millau avec notre caillou.
Nous nous sommes relativement bien préparés pour cette édition en multipliant notamment les randonnées, au Mézenc, en forêt de Saou, dans le Vercors avec notre pote Patrick, à Chamonix avec Philippe et Christelle et autour de chez nous en Ardèche. Je reviendrai sur la préparation de ce défi plus en détail dans un chapitre dédié.
Le 18 juillet 6h03 Golf café de Millau, le départ est donné, c’est parti pour 130 kilomètres, on attaque direct par 4km de montée, chacun trouve rapidement sa place, nous sommes dans le gruppetto mais tout va bien ça monte assez rapidement malgré tout. Premier pointage en haut par le boss en personne, en même temps il doit y avoir maxi 15 bénévoles ils sont admirables et vraiment extra, des passionnés assurément.
Nous cheminons en terrain connu donc pas de difficulté pour l’orientation, sachant que cette année Caro à la montre magique avec la trace donc tranquille. Second pointage c’est une boite aux lettres avec une feuille, chacun son crayon on note son n° d’équipe son nom d’équipe et son heure de passage j’adore nous pointons 42ème équipe. Les équipes qui nous entourent commencent à nous être familière même si chacune chemine à son rythme nous nous retrouvons avant de nouveau de nous éloigner.
La 1ère partie est assez cassante et nous avançons bien sans perdre trop de temps en revanche le soleil est déjà bien présent et comme on va plein est je ne vous fais pas de dessin ! La base de vie est au 42-43ème kilomètres. Nous devrions y être en environ 7h30 maxi. Des premières questions sur notre tenue devinez ?
Il fait chaud, nous faisons une course de « trail » et nous sommes tout les deux en pantalon, léger bien sûr, voire très léger, mais cela suscite des questions, nous nous en amusons. Bientôt nous sommes repérés pour le couple en pantalons de randonnée !
Certes nous sommes avec nos pantalons mais cependant nous commençons à revoir quelques équipes, et oui c’est bien connu les randonneurs sont toujours à la même allure et c’est vrai que depuis le départ, nous marchons beaucoup et courrons très peu notre vitesse globale de déplacement est malgré tout proche des 6km/h c’est parfait. J’en profite pour signaler que malgré la « petite » organisation en termes de nombre de bénévoles le reste n’a rien a envié des grandes organisations et il y a un suivi live. Nos proches à priori nous suivent car je reçois régulièrement des messages. J’alimente avec quelques photos.
Base de vie Lanuéjols 43ème kilomètres, en 7h20 je crois, nous préparons nos affaires en prenant nos frontales pour le retour car nous aurons certainement entamé la nuit avant de repasser par ici. De mon côté ça ne va pas trop mal, comme d’habitude je n’ai pas mangé grand-chose, une fajitas fromage et une barre en revanche j’ai bien bu et j’arrive à sec à la base de vie avec déjà un déficit hydrique. Je fais le plein en eau je prends de l’eau gazeuse, et je fais une Jean-François
Laissez moi vous expliquer, alors que Caro prend un bouillon de soupe et un bout de fromage, et bien moi je fais honneur aux lasagnes, les bénévoles sont généreuses donc j’hérite d’une très très belle assiette de Lasagne, elle va m’accompagner un bon moment. Je résume j’ai déjeuner il y a environ 10h, je n’ai pas manger ou très peu, j’ai tout de même fourni un effort et je suis légèrement déshydraté, n’en jeter plus, je vais passer les 4-5 prochaines heures dans un état lamentable mon corps luttant pour essayer de digérer, en faisant des efforts physiques et avec un déficit hydrique bref une Jean-François car mon pote avait fait le même au tour de l’Oisans non stop et derrière il l’avait payé pendant de longues heures. Les symptômes, effet indésirable sur la digestion, ballonnements, envie de vomir, et enfin envie de dormir, bref tout va bien. Pendant ce temps Caro gère relativement bien en essayant d’apporter suffisamment au niveau solide et en s’hydratant le plus régulièrement possible.
Nous passons à Camprieu ou la fête de l’été bat son plein, musique disco. A la fontaine où nous pouvons faire le plein d’eau, deux jeunes sont plongés dans la fontaine jusqu’au coup en train de prendre l’apéro certainement pas le premier il nous demande gentiment ou l’on va, et un des 2 nous dit c’est pire que la lecture ce que vous faites là ! En reprenant un peu de 51 !
Devinez quoi ! Nous les laissons et dans le chemin de la vallée du bonheur qui voit-on arriver avec une autre équipe nos 2 lascars bien décidés à monter jusqu’au col de Séreyrède, et là il nous dit c’est mieux que la lecture ! A priori ils iront jusqu’à Prat peyrot… Nous adorons ces moments et la vision décalé de deux mondes qui se croisent et se réunissent pour quelques instants.
Caro retrouve des couleurs pour monter à l’Aigoual alors que de mon côté ce n’est franchement pas la joie, les lasagnes sont bien là ! Nous arrivons heureux à l’Aigoual en 12h30 TTC bref pause comprise, vous avez calculé il nous reste 17h30 pour rentrer à Millau.
Nous avons basculé vers le retour et le premier objectif est atteint nous sommes montés à l’Aigoual, nous, les randonneurs
Je me marre car nous sommes dorénavant identifiés comme des randonneurs et encore le dimanche soir nous échangeons avec des participants à notre camping qui nous prennent vraiment pour des randonneurs sans rien de péjoratif car ils soulignent systématiquement notre capacité à avancer très régulièrement sans perdre de temps, une pensée pour notre groupe « ravito caro ».
Bref 14 ans après mon UTMB je suis dans la catégorie randonneur j’adore. Juste une question de perspective de détail et de regard, vous mettez un pantalon et le prisme sera faussé
Pour en finir avec les randonneurs, et l’auto dérision oui Guilhem et Duarte (préparez-vous on arrive en corse avec nos pantalons en octobre) en montant à l’Aigoual sur la partie finale comme j’aime parfois à le dire sans méchanceté aucune moi-même j’étais trailer et surtout un mauvais randonneur !
Nous continuons malgré tout à avancer nous descendons de l’Aigoual plutôt correctement jusqu’au lac de Camprieu, à l’aller j’avais repéré un bar restaurant et j’ai trop envie d’un perrier menthe, aller hop je sais que ça va me faire du bien et contribuer à ma réhydratation. Surprise nous tombons sur un groupe des Chilkoot, groupe cycliste qui organise eux aussi des évènements originaux dans le monde du vélo. Nous échangeons quelques mots avec eux et reprenons notre route en direction de la base de vie de Lanuéjols, le soleil tape toujours et Caro me le signale régulièrement.
Nous avons une dernière motte à passer avant Lanuéjols, Caro somnole en marchant la fatigue lui tombe dessus. La base de vie n’est plus très loin, on met les frontales le soleil se couche le crépuscule va être magique. Caro essaie de relancer pour ne pas s’endormir on descend le plus rapidement possible sur Lanuéjols arrivé vers 22h30 nous sommes toujours dans nos prévisions pour rentrer à Millau en moins de 30h.
Caro a besoin de dormir mais elle n’y arrive pas dans la salle, elle fait un premier petit malaise chute de tension, je me ravitaille et surveille, j’essaie également de plonger quelques minutes. Je me prépare pour la nuit, Caro n’est pas très bien, on échange sur la suite, je ne veux pas qu’elle est de regret, minuit approche, elle me dit ok je remplis mon camel mes gourdes et on repart. Second petit malaise, de nouveau allongé au sol, toute pâlotte. Terminé je dis au bénévole que l’on stop ici.
Nous n’avons aucun regret, car nous avons tellement profité pendant la préparation pour refaire de belles sorties « mémorables » en revoyant des potes. Malgré le confinement nous avons réussi à faire une préparation correcte, le renforcement musculaire a notamment contribué au fait que nous n’avons pas eu de soucis musculaires, tendineux, mécanique. Les heures de rando course plus rando tonique était clairement adapté à notre objectif sur ce défi. En complément quelques séquences de courses avec des intensités élevées nous ont permis de ne pas souffrir particulièrement sur cette épreuve, sans oublié quelques séances vélo pour moi. La difficulté a plus résidé sur la gestion de la charge externe notamment le stress engendré par le confinement pour Caro avec son activité d’indépendante. A creuser !
Aurions-nous du nous arrêter au premier signe de somnolence de Caro sans attendre la base de vie ? On ne refera pas l’histoire.
C’est un beau chantier cette « Migoual concept », le retour vers Millau a été compliqué pour tout le monde la chaleur a provoqué de gros dégâts. 40% de non arrivants … En revanche l’ambiance est également unique, un respect de tous et le repas apéro d’après course très bon enfant.
Bref pas grand-chose à jeter, la Migoual nous résiste et ma foi c’est comme ça …
L’essentiel est ailleurs.
Le Néo randonneur
Le col fait 10,7km au départ de la commune de St Priest aux mines
Des panneaux indiquent le kilométrage et la pente à chaque kilomètre.
Dans la montée il y a une source d’eau potable, une des meilleurs eaux de Privas
En arrivant au col, prenez à gauche vous allez découvrir le sud Ardèche au second plan. Vous êtes sur le plateau du coiron, profitez de sa richesse …
Le plus dur est fait, les éoliennes à gauche les pâtures à droite et à gauche, un dernier effort et vous allez plonger sur Rochessauve dans une descente assez longue avec quelques virages bien serrés. La route n’est pas en très bonne état soyez vigilant, le village de Rochessauve (il y a également de quoi se ravitailler, sur la gauche en arrivant sur la place du village). La descente n’est pas terminé, la route est meilleure, lever un peu la tête, la vallée de la Payre est devant vous et un peu après le massif des Grads qui sépare la vallée de la Payre et de l’Ouvèze. Alissas est là, vous pouvez rejoindre la voie verte pour regagner Privas.
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]]>Même durant la préparation, qui s’est déroulée à merveille je n’ai jamais je dis bien jamais envisagé de boucler le parcours en moins de 50h. Donc oui cette épreuve, ce défi est réalisé au-delà de mes rêves. Malgré mes expériences passées en course à pied que ce soit au spartathlon ou à l’UTMB et dans une moindre mesure à Embrun, je n’ai jamais vécu pareille aventure.
Que d’émotions en sentant à chaque instant le soutien de mes amis, de ma famille, de mes potes couxois ou cyclosportissimo, bref un grand et long moment de bonheur.
16h30 on vient de faire tamponner notre carton à Rambouillet.
C’est parti, la délivrance heureux d’être là heureux de pouvoir vivre ça.
Je suis très relax malgré le nombre de coureurs, nous partons par vague successive de 300 coureurs, il faut être très concentré. Le peloton est majoritairement composé de cyclistes étrangers, certains sont clairement là pour faire la course, Paris Brest Paris est une randonnée, en revanche je vous le dis là c’est la course. En gros ça roule assez vite, les bosses se montent gros tempo, le peloton s’amoindri et nous commençons déjà à rattraper des coureurs des vagues précédentes (16h et 16h15), avant même le premier contrôle de Villaine la Juhel au 217ème nous avons rattrapé bon nombre de cyclistes. Ça discute en anglais en allemand en je ne sais pas quoi (les néerlandais et les américains parlent forts !).
Contrôle de Villaines, je suis concentré car sur PBP les contrôles ce n’est pas forcément facile étant en autonomie il faut tout gérer, le contrôle de la puce facile on passe sur les tapis, ensuite contrôle manuel avec notre livret de route à faire tamponner, et clic et clac avec les chaussures de vélo pour aller dans la salle « contrôle » ensuite 2 options snack (sandwich, petit encas boisson) ou restauration (repas complet chaud avec entrée et/ou plat et/ou dessert) ce sera comme ça à chaque contrôle.
J’essaie d’être efficace, je prends un truc vite fait au snack, vais remplir mes bidons (2x950ml) et regagne mon vélo pour repartir. Je repars avec un gars bref déjà presque isolé au bout de 220km !!!
Direction Fougères, un petit groupe se reforme, à vrai dire je ne me souviens pas très bien de cette partie, nous sommes dans la nuit, il me semble que c’est là que nous franchissons un village qui va faire des dégâts avec une petite bordure très mal indiquée pas très haute mais suffisamment pour que de nombreux coureurs crèvent ou malheureusement chutent !
Bref on avance la nuit n’est pas fraiche en tout cas pas besoin de revêtir trop de vêtement, je reste avec mon sixs mon maillot manches courtes et manchette et bas cuissard court.
Fougères je dois manger un sandwich je crois et un KF.
Nous sommes au cœur de la nuit et les sensations sont toujours étranges, l’impression
d’aller vite et nous sommes sûr de longues lignes droites qui ondulent sans
arrêt. Franchement il me semble à cet instant qu’il vaut mieux y passer de nuit
Fougères – Tinténiac, les têtes sont maintenant connues, et notre petit groupe fonctionne plutôt bien, certains passent plus que d’autres mais aucun problème, soyons honnête un cycliste fait beaucoup de travail … j’y reviendrai plus tard.
Tinténiac petit déjeuner, je dois engloutir un croissant et un kf je ne traine pas en espérant pouvoir rester dans le petit groupe pour finir la nuit.
Je retrouve rapidement des compagnons de route, entre Tinténiac et Loudéac, le jour pointe son nez et le levé de soleil est très sympa. Rien de particulier sur le vélo senti légèrement le froid vers 6h du matin en revanche rien de bien méchant.
Loudéac c’est l’heure du petit déjeuner lol soupe sandwich et croissant ça passe crème comme dirait mon fils.
Aller direction Brest en passant par Carhaix, nous sommes assurément en Bretagne, il y a du monde au bord des routes et des ravitos « sauvages » nous sont proposés, le menu est copieux déjà jusqu’à présent nous avons enchainé pas mal de bosses, maintenant ça n’arrête pas et les pourcentages ne sont plus les mêmes les jambes répondent bien, le groupe avec qui je roule à l’air de prendre un peu le temps … je m’échappe avant de laisser revenir, inutile de laisser trop d’énergie ici. Contrôle secret sur le point d’accueil à St Nicolas du Pelem. Je repars « vite » et me retrouve seul puis avec 2 néerlandais.
Nous cheminons jusqu’à Carhaix ensemble plus moi devant dans les bosses et eux devant sur le plat descendant. Ils sont à priori ensemble.
Carhaix je prends un sandwich un perrier, et repars seul enfin il me semble !
Très vite je me retrouve avec un autre cycliste qui a été souvent dans les petits groupes avec lesquels j’ai roulé depuis cette nuit, je sais qu’il n’est pas avare de coup de pédale. Nous allons à Brest ensemble en échangeant quelques mots. Le vent défavorable se renforce à l’approche de Brest nous nous unissant pour être le plus efficace possible, l’arrivée à Brest n’est pas facile et pour accéder au contrôle il y a une belle bosse que je passe tranquille.
Brest nous voilà il est 14h23, un peu moins de 22h depuis le départ pause comprise, mes pauses se sont limitées à 1h10 en ajoutant les 30’ de Brest nous sommes à 1h40, très très correct et déjà au-dessus des prévisions sans être trop entamé.
Brest repas complet, mon acolyte qui est également en autonomie décide d’aller se doucher (drôle d’idée je trouve …).
Je mange rempli mes bidons (repas complet entrée plat dessert et far breton évidemment).
Cette fois je reprends la route seul, le vent est plutôt favorable mais pas toujours, je reviens sur un coureur, et nous croisons les cyclistes en sens inverse, sensations étranges nous sommes sur le retour …
Jusqu’à maintenant j’ai fait, le BRM 600 l’an passé et le BRM 600 cette année plus la flèche avec 550km, dorénavant place à l’inconnu …
Dès la sortie de Brest ça monte, les jambes répondent bien je n’en ajoute pas et remonte quelques cyclos. Au bout de 40-45km un groupe de 4-5 revient (les 2 néerlandais de tout à l’heure et 2-3 autres têtes connues) les néerlandais ont le culot de me demander de rouler alors que je suis seul depuis Brest. Je les renvoie dans leur polder ! et me mets en fond de groupe …
Je me laisse emmener jusqu’à Carhaix.
Carhaix Loudéac, cette partie est difficile avec des bosses raides et des descentes rapides, bien content de passer là de jour. Je rattrape un cycliste un grand cycliste de PARIS BREST PARIS avec qui j’ai roulé la première nuit sans savoir qui il était, d’ailleurs à ce moment je ne sais toujours pas qui il est. Nous roulons un peu ensemble et il me dit de filer car il se ressent de ça chute de la nuit dernière, ce coureur n’est autre que Christophe Bocquet (8 fois PBP et 43h il y a 4 ans !) et plusieurs fois arrivant dans le groupe de tête… Au final je roulerai globalement plus vite mais il s’arrêtera moins et ne dormira pas, il arrivera une bonne ½ heure avant à Rambouillet.
Loudéac retour, là c’est un peu la cours des miracles entre les randonneurs qui sont à l’aller et nous qui revenons, je comprends vite qu’il va falloir bien gérer pour ne pas perdre trop de temps, contrôle ok, manger moins ok, il y a la queue au restaurant je choisis donc le snack, ou pour moi il y a largement ce qu’il faut, soupe sandwich il me semble. Je repars de Loudéac seul et rejoint rapidement quelques unités et d’autre se joignent à nous. Nous reformons un groupe qui roule sans plus et surtout par à coup au moins je n’ai pas sommeil. J’avais prévu au retour une pause sommeil vers 23h ou quand elle sera nécessaire donc vers Quedillac, étant bien « au chaud » dans le groupe tout en faisant ma part de travail je décide de rejoindre Tinténiac, je n’ai pas de besoin particulier en termes d’alimentation ni d’hydratation donc profitons du groupe… ce sera la dernière fois !
Tinténiac retour :
Arrêt je souhaite manger et éventuellement dormir, je commence par me changer en enfilant ma veste d’hiver, pas de restauration uniquement snack ok ok. Je remplis mes bidons et vais voir au dortoir sans grande conviction et choisi de repartir, j’ai dû perdre quelques minutes malgré tout…
Pas grave je suis largement dans les prévisions les plus optimistes…
Le remise en route est un peu poussive, il y a de la brume et il ne fait pas très chaud, je me souviens de mon compagnon du 600 de juin, ne va pas vite mais roule !
J’applique à la lettre cette formule, d’ailleurs je ne dois pas si mal avancer car personne ne me rattrape …
Fougères quasiment 24h après le passage aller me voilà à nouveau à Fougères, vous avez l’habitude maintenant, contrôle bidon, la je croise un cyclo avec qui nous avons déjà fait un bout de route depuis le départ : je lui dis tu fais quoi ? il me dis je me pose 30’ ok banco je fais comme toi et on repart ensemble. C’est bon !
Nous payons nos 2€ de dortoirs et hop je m’allonge et plonge quasiment instantanément. Réveil « naturel » mdr au bout de 20’, on repart sans passer par la case départ.
Je sais que le jour va bientôt arriver, pas chaud pas chaud au départ mais très vite on prend une belle bosse, mon compagnon est du coin donc il me « guide » malheureusement pour lui il n’a pas réussi à dormir et n’a pas les jambes, il me dit de filer.
Je lui dis que de toute manière j’ai grave la dalle et que, au lever du jour dès que je vois une boulangerie d’ouverte je m’arrête. Je vais rouler tout de même quelques kilomètres avant de trouver, ça fait du bien j’engloutis une énorme part de flan et un croissant aux amandes avec un grand KF. Pendant ce temps 2 allemands passent et mon compagnon. Je ne tarde pas à revenir, les 2 allemands ne montent pas très vite et je ne m’en occupe pas. Dorénavant je vois la ligne, je visualise. Jusqu’à présent à aucun moment je n’y ai pensé.
Je suis bien, un sentiment de plénitude et la joie de savoir qu’à priori je vais terminer ce P-B-P 2019.
Pour autant je reste concentré à mon sujet et me dirige tranquillement vers Villaines la Juhel ou je dois voir ma frangine, mes petites nièces et mon neveu qui habitent à quelques encablures. Cela fait du bien et me remonte à bloc pour terminer correctement.
A cet instant je viens de passer les 1000km, vous savez comme le jeu des 1000 Bornes
C’est pour moi assez magique en à peine plus de 40h j’ai parcouru 1000km outch !
Dernière ligne droite, je suis dans un autre monde, direction Mortagne les bosses continuent de s’enchainer sans guère de répit, j’arrive dans mon département d’origine la Sarthe et rejoint Mamers.
Mortagne au Perche il faut aller le chercher ce contrôle avec une rampe d’accès pas facile !
Les bénévoles sont là avec le sourire et je leur rends un grand hommage car ils sont présents 3 jours et 3 nuits. C’est fabuleux, j’ai le buffet pour moi tout seul et le parc à vélo idem
Je mange une assiette de riz afin de terminer correctement avec un perrier.
Mortagne Dreux théoriquement rien d’insurmontable en revanche il y a encore 2-3 enfin plutôt 5-6 bosses à passer !
L’arrivée sur Dreux avec ses lignes droites qui n’en finissent pas, la fatigue me rattrape néanmoins je reste lucide. Dreux 5’ d’arrêt un double expresso remplissage des bidons une tarte au citron et le mode chrono est enclenché.
Les 45 derniers kilomètres sont particuliers avec des sensations et des émotions jamais ressenties ni en CAP ni en vélo évidemment. La barre des 1200km est franchi en 48h pauses comprises …
Je savoure les 10 derniers kilomètres et encore plus la traversée de la bergerie nationale pour rejoindre l’arrivée. Ma chérie m’y attend avec Marion, cependant je sais que beaucoup sont là également à travers leurs écrans ou par la pensée. Je plane je suis dans mes rêves.
liens :
Matériel : révision complète chez KOMBIKE
Bref je découvre avec grand plaisir le monde de l’ultra en vélo (je viens de la course à pied ), depuis l’an passé déjà je fais de belle rencontre et découvre des épreuves toujours différentes.
Le mois d’avril est un gros mois au niveau de ma préparation que je me suis concoctée. Patrick me propose entre deux brevets de participer à la Flèche Vélocio dans une équipe de la team cyclosportissimo et dans son équipe !
Difficile de refuser, malgré une appréhension car je connais Patrick et ses acolytes du team, généralement ça ne rigole pas trop enfin si avant et après mais pendant sa roule
Allons y on verra bien, le principe, en fait je n’ai pas vraiment tout saisi, à priori tous les ans à Pâques il y a un rassemblement … de gilets jaunes enfin non de vélocypédistes avec des gilets jaunes sur un point en France.
Ensuite vous partez d’un autre point et en 24h vous devez avoir fait minimum 360km avant d’arriver au lieu de rassemblement, c’est en équipe de 3 minimums souvent 4 et parfois 5, le reste m’a un peu échappé …
Je laisserai Patrick et les spécialistes préciser.
Notre sera composé de Patrick, Geoffrey, Thierry et moi, les pedigree de chacun laissent rêveurs ! Notre parcours, on part de Sisteron on va sur la côte et on rentre, comme j’ai dit à Patrick tant que l’on peut prendre une tropézienne à Ste Maxime ça me va (j’en reparlerai…).
Ce sera pour moi le 1er RDV avec l’association cyclosportissimo créée et présidée par Patrick.
Nous logeons au camping à Salignac à côté de Sisteron, deux équipes réalisent une boucle avec un départ légèrement décalé de l’arrivée histoire de respecter les règles !
On se retouve à huit vendredi soir pour une pasta party bien sympa dans un bungalow. Auparavant tout le monde c’est occupé de sa monture (sacoche, mécanique, ravito, vêtement, …).
On se couche assez tôt enfin avec Geoffrey on se couche tôt, on discute 10′ et dodo.
Départ prévu 8h, 8h01 on part du camping
Patrick nous a concocté une jolie boucle, nous partons pour 24h de vélo et un peu plus de 500km avec un joli dénivelé
Le groupe se met en route en dehors de Patrick je ne connais pas mes compères de jeu !
J’adore ces moments ou chacun trouve sa place, le groupe fonctionne bien les premières bosses arrivent vite, le vent est là plutôt défavorable si si Patrick on te confirme
Nous allons descendre tranquillement vers la côte en passant par des routes et des paysages très agréable.
Premier pointage/contrôle à St André les Alpes dans une station service on se ravitaille et on enlève une épaisseur de vêtement.
Direction Canjuers et le second contrôle à Comps sur Artuby petit KF au soleil tt va bien.
On se laisse descendre vers Draguignan et on passe pas loin de Bargemon (une pensée pour Stéphane D’Hondt qui nous m’a fait découvrir ces routes lors de stages velo-live.com).
Ste Maxime 200km de fait après un passage sur la route de Roquebrune pas vraiment agréable avec les automobilistes trop peu conciliant avec nos 2 roues, au final on aura 10km de route à fort passage encore une fois merci à Patrick d’avoir tracé un très beau parcours.
Je l’avais annoncé donc je prends mon millefeuille tropézien ! un perrier et on repart, nous sommes largement dans les temps, bord de côte beaucoup de vent heureusement plutôt très favorable.
On attaque la montée vers le col du taillude une montée assez longue où je vais sentir un coup de moins bien ! Descente sur Collobrières, arrêt remplissage de bidons dans ce sympathique village. Le groupe roule bien, un gros relais de Thierry tout le monde passe suivant les capacités du moment et suivant le profil.
Nous remontons à nouveau et je prends un coup derrière les oreilles, hypo bravo l’artiste le millefeuille a fait son effet (Oui Jean-François ça ne servait à rien et au contraire c’est contre productif sur des efforts comme celui là). Bref je connais l’histoire en haut je mange et je laisse passer l’orage.
Contrôle du soir, pizza merci au pizzaiolo femme de nous avoir fait passer avant tous ses clients, un tout petit peu de coca, on s’équipe pour la nuit. J’en profite pour vous parler de mon équipement, cette Flèche me permet de tester le nouveau cuissard OZIO spécial brevet et les jambières OZIO, je conseille vivement. Mes grosses cuisses sont parfaitement tenues et les frottements limités, la peau est parfaite. En haut sous couche SIX2 au top, une veste intermédiaire pour la nuit un veste classique et manchettes (je ne suis pas frileux).
La nuit, soyons honnête j’appréhende toujours un peu, pourquoi ben parce que la nuit moi je dors je suis un “gros” dormeur. De plus sur le vélo il y a la problématique de l’éclairage, en étant plusieurs c’est plus confortable, lors du dernier brevet ma lampe n’avait pas vraiment tenu, j’ai donc monté une seconde lampe (merci Jérôme).
C’est parti pour la nuit et le plat, très peu de relief pendant des kilomètres et des kilomètres, et là Patrick nous emmène et sans vraiment sans rendre compte il met de plus en plus de rythme je sens que Geoffrey et Thierry n’en veulent pas plus ! On demande à Patrick de lever le pied.
Geoffrey et moi essayons bien de prendre quelques relais mais Patrick a décidé de nous faire la nuit devant et souvent il s’échappe ! on en rigole
En revanche on ne trouve pas d’eau dans les différents villages traversés et Patrick fait plusieurs dizaines de kilomètres sans eau … Je finis moi aussi par être à sec.
Ouf à Mane juste avant Forcalquier nous trouvons une fontaine avec de l’eau potable. on fait le plein et on souffle un peu. Depuis quelques kilomètres le terrain est plus vallonné Thierry à l’air de souffrir un peu dans les bosses. Pas grave j’essaie de rester au plus près en espérant que ça l’aide un peu.
Nous entendons et croisons même des animaux, parfois c’est un peu flippant lorsque l’on entend les sangliers à quelques mètres, à priori nous dérangeons un peu. Questions que je me pose en pleine nuit, à combien court un sanglier et par conséquent à combien dois-je rouler pour ne pas me faire rattraper lol, on s’occupe comme on peut ! Jean-Claude tu dois avoir la réponse
On retrouve l’axe nous menant à Sisteron et on se rapproche des 500kms, le parcours part sur la gauche pour prendre une belle bosse, je dis à Patrick c’est une belle blague ou quelques choses du genre. On monte avec Patrick et le GPS indique hors parcours, pas grave il y a une épingle et parfois le GPS est un peu perdu. on continue : Erreur …
Patrick m’appelle je n’entends pas et continue avec le GPS hors parcours boulet que je suis . Je monte le col entièrement et en haut j’ai 10 appels de Patrick, 2 messages vocaux et 3 SMS
Je redescends en rigolant de ma bêtise ceux qui me connaissent le savent c’est ma spécialité de me perdre sur les courses longues là où ce n’est guère possible …
Aller CLM au bout de 500km pour les rattraper, Patrick m’attend à 6kms de Sisteron et Thierry et Geoffrey sont en direction de la boulangerie désolé Patrick
Dernier arrêt on retrouve une équipe un KF un croissant et on termine ce joli parcours à 4 dans un super esprit, malheureusement personne à notre arrivé à Upaix, et notre Flèche ne sera à priori pas validée !!! Tant pis nous avons vécu un bon moment.
A nouveau une riche expérience, ma lampe bien réglée a tenu la nuit, équipement vestimentaire Ok, encore quelques réglages mais globalement un très bon test pour PBP 2019, dans 5 jours BRM400 à Grenoble on prend les mêmes et on recommence n’est ce pas Patrick
Merci aux potes j’ai bien pensés à vous pendant cette flèche, les Nunus, les Moutons, les Evesques (la vitesse des sangliers STP), les Gounons, les Pastions Gilles, Jérome, … et bien sur à ma chérie qui me supporte et qui supporte tout mes défis et qui pendant ce temps a été faire un trail de 45km en préparation de son objectif de l’année …
Au départ de Privas vous entamez le col du moulin à vent, attention quittez la route principale pour rejoindre le col par le village de Lyas, route moins fréquentée en revanche pente moins régulière ;-), au col laisser vous descendre vers le pont de boyon, dans le hameau ne pas rater la route à gauche, un bon raidard (attention au braquet) pour rejoindre Pranles. Vous allez serpenter dans les hameau de Pranles avant de descendre vers le Moulinon (départ de spéciale du rallye monte-carlo), pour rejoindre la vallée de l’Auzène que vous longerez sur la rive gauche. Une très jolie route peu fréquentée mais peu large donc prudence. A pont d’Auzène (un très belle ouvrage) prenez le temps avant d’attaquer la montée vers St Etienne de Serre qui est exigeante avec de fort pourcentage, vous enchainerez les épingles comme à l’Alpe d’Huez
Vue sur la montagne vous rejoignez le Fival et Tauzuc au milieu des châtaigneraies, on parle bien ici de châtaignes cultivées donc il est interdit d’aller en ramasser, suivant la saison, les filets seront posés ou entreposés … Bref profitez et levez les yeux. St Pierreville, idéal pour faire une pause, fontaine, boulangerie, petits commerces, bar, profitez de la quiétude du lieu.
Quelques hectomètres dans la vallée de la Gluyère avant de rejoindre le col de la Faye et St Genest Lachamp suivant la saison respirez à pleins poumons les genêts parfumerons votre journée… N’ayez pas peur il y a bien une route pour prolonger après le village, direction le col des fourche, vous êtes à plus de 1000m d’altitude.
Les sucs, le gerbier le plateau ardéchois est là, Mézilhac sur la place du village vous avez une fontaine et des toilettes, un bar épicerie. Le plus dur est fait.
Encore un faux plat pour rejoindre le col des 4 viots avant de se laisser descendre vers Privas en passant par le col de la Fayolle, de Sarasset et enfin l’Escrinet.
115km et plus de 2000mD+
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Comment ne pas commencer par remercier Jean-Philippe pour l’organisation de ce brevet, après un faux départ le 5-6 juin. Cette fois le départ est donné samedi 16 à 4h10 de la place Sfax.
Nous ne sommes qu’une poignée, en fait à vrai dire peu importe …
C’est une première pour moi, jamais je ne suis parti pour faire autant de kilomètres à vélo, jamais autant d’heure de selle, étonnamment je suis plutôt détendu et assez « zen ». Le délai pour rentrer est assez large pour ne pas avoir trop de stress.
Bon entendons-nous bien je ne fais pas non plus le malin, surtout que Patrick Gilles a eu la bonne idée de dire à Pascal Bride que l’on pourrait rouler ensemble, bon ok mais en fait lui c’est de l’expérience en ultracyclisme à gogo et un physique hors norme, moi ben je l’ai déjà dit jamais plus de 330km pour le tour du Mt Blanc 2014…. Alors !
Nous voilà parti tranquillement tous ensemble pour passer les zones en travaux de la voie verte en sortant de Grenoble (jamais ils n’ont fait du vélo ceux qui gère ça …), rien de grave me direz-vous ! Sauf que je n’aime pas trop un risque de crevaison +++ au bout de 5km !!!
Allez 30km de plat voir plat descendant pour rejoindre Vinay, on reste assez groupé sauf 1 il s’appelle Pascal vous savez celui avec qui je dois je devrais enfin peut être le reverrai-je pas… Patrick m’avait prévenu, pourtant on roule assez vite sur cette voie verte de nuit alors que nous avons tout de même 600km à faire, les lumières rouges de Pascal continuent de nous distancer, je reste avec le groupe jusqu’à la fin de la voie verte en me disant que le route est encore très longue … je m’arrête et laisse filer le groupe.
Vinay aller, en sortant de la voie verte nous sommes direct dans le vif du sujet, un petit talus, après mon arrêt je rattrape le groupe qui n’en est plus chacun rentre dans son truc …
Un mot et un petit signe à Jean-Philippe et très vite je me retrouve seul, et j’aime bien. Les choses se mettent en place, le rythme, le ravito, hydratation … des petits gestes qui vont rythmer la journée, et la prochaine nuit, le jour se lève tranquillement je pointe à Hauterives, les questions de Jean-Philippe sont parfois … pas simples lol enfin là ça va.
A priori j’avance plutôt bien, mon compteur m’indique juste les directions à suivre et le reste du temps il est en veille. Ça me convient parfaitement bien comme ça. Jusqu’à St Vallier et l’entrée de la vallée de la Cance le parcours est facile, 2 tours de rond point à St Vallier avec un doute sur le tunnel Alors que Jean-Philippe avait bien précisé dans le repérage de prendre à droite et pas le tunnel …
Il fait bon, la vallée de la Cance est toujours aussi magnifique, je suis en Ardèche c’est beau (Jean-Philippe ne cherche pas les plus beaux paysages c’est en Ardèche ).
Annonay pointage 120km d’effacés, rien de particulier les jambes tournent bien presque mieux qu’au départ, le rythme est en revanche assez élevé il me semble. Sortie d’Annonay on attaque le faux plat montant pour rejoindre Saint Marcel les Annonay et ensuite le col de la république enfin pas tout à fait jusqu’en haut, en revanche j’ai oublié en sortant d’Annonay je rejoins Pascal, il a fait un stop changement d’équipement à Annonay, à cette faveur je le rejoins. Bon il ne me faut pas plus de quelques minutes pour me dire : euh là à ce rythme dans la légère montée je vais y exploser avant la fin !!! Pascal est posé sur les prolongateurs et ils tournent les jambes comment dire … vite et surtout efficacement. Là pour être honnête à plusieurs reprises je me dis laisse faire …
On arrive dans le col de la république et je me sens mieux, enfin sauf en haut où Pascal relance, ou c’est moi qui faibli ??? bref on a pas trainé en route.
Saint Genest Malifaux on fait une halte pour remplir les gourdes, je prends un KF, notre binôme (tu ne m’en voudras pas Pascal prend forme. Enfin encore une fois rendons à César … Pascal joue la locomotive de luxe et j’essaie de rester dans sa roue, bon je ne rechigne pas à passer on est bien d’accord mais le Pascal ben tant qu’il n’a pas « décidé » de vous laisser passer vous rester derrière basta !
Globalement on a le vent de face, descente sur Firminy vent de face on ne traine pas en faisant une descente rapide 52×12 pas suffisant lol (55km/h)
Euh Pascal on a encore plus de 400km à faire …
Au moins je ne me pose pas trop de questions, il a de l’expérience j’en profite allégrement et on verra plus tard.
La partie Saint Bonnet le château la Chaise dieu est vraiment usante vent et petit talus sans arrêt on essaie de bien se relayer néanmoins Pascal assure l’essentiel du travail, encore merci à lui seul j’aurai été incapable de rouler à ces allures.
Brioude un peu plus de 270km de fait en 10h pause comprise, on décide de manger un bout, une bonne assiette de pâte carbo une boisson fraiche environ 35’ de pause.
Nous voilà reparti pour la vallée de l’Allier avec vent favorable cette fois enfin normalement, le binôme fonctionne plutôt bien. La montée vers Saugues n’a pas été simple pour moi, un coup de moins bien un peu plus de chaleur le contre coup du repas et du départ, bref je ne sais pas trop, j’avance au mieux, Pascal s’éloigne à cet instant je me dis que je ne le reverrai plus et aucun problème…
Au contrôle de Saugues Pascal est là à m’attendre, il n’a pas l’air super non plus, pause Coca à Sauges où l’aubergiste ne nous croit pas lorsqu’on lui dit que l’on rentre à Grenoble J je sors mon carton, il reste perplexe non seulement on rentre à Grenoble mais en plus on vient de Grenoble, s’en est trop pour lui. On repart, je vois encore son air dubitatif à travers son regard.
Bizarrement après Saugues, je retrouve des couleurs, Pascal rentre un peu dans le dur, Il n’empêche sur le vélo les 28 de moy sont toujours là outch, les bosses s’enchainent et l’un comme l’autre nous sommes surpris du dénivelé global.
Dorénavant j’assure un peu plus de relais, les jambes vont toujours bien, je commence à penser à la nuit et encore une fois ça me rassure de faire route avec Pascal car je ne connais pas ça en vélo jamais rouler une nuit entière … En attendant on rejoint le Puy, Pascal n’est pas extra en revanche en homme d’expérience il ne bronche pas et s’accroche tant et plus.
Au Puy vu l’heure on décide de manger car ensuite trouver un endroit pour se restaurer ne parait pas évident. Un Kebab pour Pascal 1/3 de pizza pour moi un kf l’addition et un doggy bag lol… Nos voisins ont des regards interrogatifs, c’est assez drôle surtout quand Pascal leur dit on rentre sur Grenoble lol Le père de famille vient voir nos vélos et nous dit presque gêner « ben moi quand je fais 20kms je suis fatigué » … Juste pour moi c’est la dernière fois où je vais manger !!!
Après le Puy je sais un peu ce qu’il nous attend, ce n’est pas simple surtout avec la nuit qui approche rapidement. Il faut rejoindre St Agrève et ce sera quasiment sans répit. De mon côté, étonnamment tout va bien, pas vraiment de douleurs, pas froid, jusque là hydratation alimentation Ok.
Nous nous arrêtons un peu au milieu de nulle part pour se mettre en condition nuit.
Mars nous voilà, St Agrève nous allons pouvoir profiter de la descente. En revanche, la descente St Agrève Désaignes de nuit rien de très évident, Pascal est fatigué on s’arrête régulièrement, on va finir ensemble basta, comme je lui dis, tout à l’heure ce sera certainement mon tour d’être moins bien.
Lamastre pointage, Jean-Philippe toujours pas compris les réponses possibles lol. Ensuite je connais et en fait ça ne descend pas, on avance moins vite, enfin on plonge dans la vallée du Rhône, Tournon des bars sont encore ouverts il est à peine minuit, on a envie d’un thé, on s’arrête pas de chance ils ne servent plus de chaud en même temps autour ils sont plus à la bière au vin et autres alcools … Beaucoup de jeunes, ils nous regardent en souriant, ils ont eus des choses à raconter samedi soir en boite 2 hurluberlus qui débarquent de nulle part avec leur vélo et qui repartent presque aussitôt, bon je vous ai menti à Tournon j’ai pris une boule de glace vanille, on prend une photo et on l’envoie à Patrick
C’est pas le tout mais il reste 100 pitons pour finir le truc. Nous sommes au cœur de la nuit et les sensations sont étranges, difficile à décrire, contrôle de St Donat
La question de Jean-Philippe nous prend bien 5’ lol ok on est plus bien frais et on prend une photo pour assurer le coup …
Il nous reste un dernier col, pour Pascal il n’arrive jamais, une certaine lassitude nous gagne, on a envie de basculer et de terminer.
Vinay retour : jolie performance alors que l’on fait route commune depuis de nombreuses heures on arrive à ce perdre chacun de notre côté (à priori on est plus bien frais) je jardine un bon moment dans Vinay, demande aux gendarmes pour rejoindre la voie verte, ben ils ne savent pas, j’arrive à retrouver cette fichue voie verte. Évidemment Pascal a du filer vu le temps que j’ai perdu, je suis en colère après moi … pour ceux qui me connaissent c’est une habitude sur les ultras à pied j’arrive à me perdre là où personne ne se perd !!!
Au final on se retrouve avec un collègue à lui pour finir ensemble et heureux d’avoir partagé ce brevet.
Vraiment heureux d’avoir pu vivre ce brevet avec Pascal, juste un grand merci à ma chérie Caroline qui me soutient dans tous mes projets, merci à Patrick Gilles pour les échanges riches que nous avons, merci particulier à Dom, et un mot pour mon président et surtout ami du club cyclosportif Couxois Jérome pour les nombreux entrainements partagés ensemble. Préinscription Paris-Brest-Paris 2019 Ok.
Merci pour les photos Pascal
]]>Direction la neuve (site de baignade privadois), pour rejoindre le pont des chèvres qui enjambe le Mézayon une belle rivière à truites jusque là nous sommes sur un faux plat montant. A partir du pont des chèvres nous attaquons le col les Pierres de Faux un col rugueux irréguliers, il suit le Mézayon en contre bas, lever la tête et sur votre gauche vous avez le “Charaï”. Avant d’atteindre le col un dernier raidard au niveau de la ferme, observer les châtaigniers dans les derniers virages qui vous amènent au col (n’hésitez pas à prendre une photo du panneau je suis preneur). Vous avez fait le plus dur, en revanche la route n’est pas terminée, au col prener sur la droite pour rejoindre Ajoux et son célèbre Rocher,
la route ondule, prenez votre temps, pour découvrir le début du plateau ardéchois et deviner les vallées de l’Auzène (je vous en reparlerai), l’Eyrieux, … et au loin la vallée du Rhône. A Ajoux attention la route est étroite et souvent il y a du sable, une descente assez raide et sinueuse soyez vigilant. Au carrefour à droite direction les croix de Creysseilles (Privas), une montée assez facile sans gros pourcentage et pas très longue 3km. Au col prenez le temps si la vue est dégagée vous découvrirez le Vercors à l’est, le massif des 3 becs et pourquoi pas le Ventoux plus au sud, en premier plan vers le sud le plateau du Coiron et le bassin de Privas.
Direction “Privas” et le col du moulin à vent profil descendant avec un légère remontée pour “sortir” de Pranles, une nouvelle fois profitez la route est peu fréquenté en revanche soyez vigilant, les hameaux de Creysseilles et Pranles défilent, suivant la saison les orchidées seront sorties ou les genêts parfumeront votre sortie. Au col du moulin à vent direction Privas vous retrouvez une route avec plus de circulation, descente large et facile (pédalage quasiment tout le long). Vous y êtes 38km et 850mD+. Comptez entre 1h45 et 3h.
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Une première montée sur le Coiron célèbre plateau volcanique apprécié des géologues du monde entier. Vous passerez le village de Rochessauve et rejoindrez les éoliennes avant de bifurquez vers Freyssenet, Vue sur les cévennes au Sud et sur le Vercors à l’Est. Descente vers Darbres assez technique, à la sortie du village à droite sur une route garantie “presque sans voiture” le Solitary une belle montée route rugueuse. Vous rejoignez Pramailhet et sa chapelle … Après le hameau un kilomètre assez raide attention aux braquets Vous débouchez pas loin du col de l’Escrinet. Direction à droite toute la soulière pour découvrir la coulée de lave et en prime une superbe vue sur la vallée au premier plan Privas puis la vallée du Rhône, et au loin le Vercors et pourquoi pas les Alpes si le temps est avec vous. Traversée du hameau de la Prade avant une dernière petite bosse pour plonger sur Freyssenet et enfin le Benas pour une jolie descente sur Privas.
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]]>Ce site dédié au vélo en Ardèche découverte circuit et un peu à ma pratique varié du vélo de route entre découverte, longue distance ou courses locales.