
J’ai malgré tout quelques petites victoires. La désintoxication des réseaux sociaux est presque complète, c’est à peine si je fais un petit passage de temps à autre sur les groupes Facebook. Seul habitude numérique qui reste, consulter les news. Je ne suis pas vraiment satisfaite du choix pré-maché de Google Discovery qui a tendance à me proposer des news en fonction de mes recherches google au lieu de me donner juste les vraies news de ce qui se passe dans le monde. La moitié de mes actualités sont en lien avec les aliments et le bio donc, parce que j’utilise principalement internet sur mon téléphone pour préparer mes courses d’alimentation et pour lire les recettes pendant que je cuisine. J’espère trouver dans le futur une meilleure alternative pour m’informer.
En février, j’ai :
Le mois de mars avec le retour des beaux jours devrait me permettre de démarrer une partie des projets du jardin. J’ai beaucoup planifié, alors il ne reste plus qu’à passer à l’action !
]]>Cette année, la neige aura été au rendez-vous. L’épais manteau blanc a magnifié la ville des jours durant. Sous sa blancheur immaculée, il était presque aisé d’oublier la grisaille du béton. Même si j’ai la chance d’habiter dans un quartier privilégié, où les jardins ont été préservés, “la ville” me pèse de plus en plus. Chaque année voit son lot d’abattages massifs. Ici, 30 arbres magnifiques pour construire une piste cyclable, qu’au vu de la déclivité, personne ne sera en mesure d’emprunter sans avoir recours à un moteur (“écolo”, car électrique, mais un moteur reste un moteur…). Un peu plus loin quelques arbres pour “rénover un parking”, et le transformer en fournaise pour gratter quelques places pour qu’il soit toujours plus facile de venir acheter des choses inutiles. Là encore, un arbre absolument gigantesque, magnifique, mais jugé trop proche d’un bâtiment. Les petits maigrichons souffreteux qui les remplacent dans des parcelles aménagées d’un mètre carré survivent un an ou deux… puis dépérissent. Les mauvaises herbes tentent de prendre le relais, jusqu’à ce que le béton finisse par tout recouvrir. À quand la fin du massacre ? Ironie ultime, le dernier bosquet d’arbres de l’hôpital, face au service de psychiatrie, qui abritait encore un pic épeiche, quelques mésanges et une famille de chats retournés à l’état sauvage sera rasé au bulldozer cet été… pour agrandir le service lié aux troubles psychiatriques (eux même provoqués, j’en suis persuadée, par cette déferlante de béton).
Je ne vous cache pas que j’ai aussi eu envie, très envie, d’envoyer balader pour de bon smartphone et autres poisons numériques. En fait, je l’ai fait, dans un gros accès d’angoisse/dépression j’ai effectivement fracassé le bidule. Dans un gros cruitch, l’écran a rendu l’âme et je me suis sentie libre et heureuse, bien décidée à le remplacer par un Nokia minimaliste qui ne pourrirait plus la vie. Jusqu’à ce que la banque m’informe qu’il était impossible de valider ma commande sur le site de Nokia ou de commander un nouveau chéquier sans l’application smartphone o-bli-ga-toire. J’ai attendu aussi longtemps que possible, mais j’ai été obligée de capituler. Me voilà donc repartie avec un nouvel engin diabolique, un peu plus simple que le précédent, la surenchère des fonctionnalités inutiles ayant visiblement pris fin au profit d’une meilleure autonomie de la batterie.
Je suis usée des agressions multiquotidiennes de notre société de surconsommation et d’instrumentalisation politique. Usée d’être matraquée par un très subtil lavage de cerveau qui me fait croire que le salut et le bonheur ne pourront se trouver que dans l’achat compulsif de quantités d’objets inutiles. Usée de voir le monde tourner dans le mauvais sens et tout le monde suivre, sans y prêter vraiment attention, le même mouvement. Qu’il est difficile de résister à la tentation de participer à cette espèce de grande fête nombriliste ou l’existence se résume à “je publie donc je suis”. Paradoxe de lire ça, puisque je viens de le publier ? Oui et non. Je tente une entrée en rébellion par un retour aux sources. Un retour à une époque où l’accès à l’information, la mise en place de communautés était au cœur d’échanges positifs et vertueux. Internet d’avant les réseaux sociaux et surtout, d’avant les algorithmes qui décident à notre place ce que l’on verra et ce qu’on ne verra pas.
Je ne veux plus me contenter de balancer des images. Et pire, de subir des images. Des images isolées, tronquées, magnifiées, tellement loin de la réalité que leur seul pouvoir devient celui de détruire le moral de celui qui les regarde. Même si on sait que c’est faux… même si c’est fait avec de bonnes intentions de transmettre des valeurs positives… on ne peut s’empêcher de comparer. Et de se demander pourquoi on est si nul là où tout le monde est si doué. Je veux revenir aux mots, qui, grâce au filtre de l’esprit, provoquaient moins de maux.
Je vous listerai bien mes “bonnes résolutions”, mais je me connais, je ne vais pas les tenir. Je ne les tiens jamais. Mon linge est toujours en désordre. Je ne mange toujours pas bio (en dehors de quelques produits). J’ai beau faire, je n’y arrive pas ! Alors je vais plutôt publier de temps à autre un bilan des choses accomplies et dont je suis fière. Probablement pour rassurer mon ego, “moi aussi je peux”, et peut-être pour essayer d’entraîner dans mon sillage d’autres âmes égarées qui souffrent autant que moi de ce que vivre en 2024 signifie.

En janvier, j’ai :

Si une idée vous plaît, piocher dedans. Et garder toujours en tête que tout autour de ces jolis accomplissements, il y a une panière à linge qui déborde, un plat surgelé dans le congel pour un soir de flemme et qu’aujourd’hui, je ne me suis habillée qu’en début d’après-midi. Les supers héroïnes existent peut-être, mais moi, je n’en suis pas une.
]]>Ce livre raconte les aventures du jeune Zeus, dernier-né des Titans qui échappa de justesse à son terrible père Chronos. Ce dernier avait en effet la fâcheuse manie de dévorer ses propres enfants pour s’assurer que personne ne le chasserait jamais de son trône…
Le courageux garçon délivra ses frères et sœurs, s’enfonça dans les profondeurs du Tartare et libéra Cyclopes et Cent-bras pour livrer bataille !
Un récit palpitant, qui raconte en détail l’arrivée au pouvoir de Zeus et des dieux de l’Olympe. C’est un indispensable pour bien comprendre la mythologie grecque.
La série de L’enfance des dieux comporte plusieurs autres tomes, pour découvrir les aventures tout aussi palpitantes des autres dieux mythiques de la Grèce antique.

Un des moyens les plus efficaces pour retenir la géographie est de manipuler. A l’aide d’une carte et de petits panneaux, explorer la géographie de la Grèce antique devient tellement ludique, que les connaissances se mémorisent sans effort. Un peu sur le même principe que les noms de pays avec le jeu des drapeaux Montessori…
Matériel :
Collez la carte muette sur les morceaux de carton. Piquez les points avec la pointe du compas.
Fabriquez les panneaux en scotchant les étiquettes sur les cure-dent.
Matériel :
Découpez une bande de carton à la taille du tour de tête voulu et agrafez-la (agrafes vers l’extérieur pour ne pas piquer la tête c’est mieux !)
Découpez une grande quantité de feuilles et collez-les en quinconce le long de la couronne, en partant du milieu arrière.
Matériel :
Un vieux drap et une ou deux épingles à nourrice suffisent à fabriquer une toge digne d’un Dieu ! Une ceinture ou une cordelette pour serrer à la taille et le tour est joué. Jamais un déguisement n’a été aussi simple à fabriquer.
Un peu de papier brillant sur un morceau de carton et voilà le foudre, l’arme de Zeus.
Avec la couronne qui scintille de mille feux, ce déguisement minute est d’une beauté… céleste ;)
Matériel :
Pliez la feuille en deux dans le sens de la largeur. Dessinez un demi-visage avec une grande bouche ouverte, puis découpez. L’adulte aide à évider les yeux au cutter.
Dessinez la ligne des sourcils et du nez, puis découper. Assemblez les deux morceaux avec des agrafes de manière à avoir un peu de relief.
Le tutoriel d’origine vient d’ici.
Découpez des décorations : feuilles de laurier, bandelettes de papier « frisée » pour les cheveux ou la barbe… puis collez-les sur le masque pour le décorer.
Je radote, mais je suis vraiment fan des Playmobil de la série historique… Pour les papis-mamies qui veulent toujours faire des tas de petits cadeaux c’est une super idée ! Un jour nous finirons probablement par avoir la collection complète, au moins des petites boîtes. Je suis juste un peu frustrée qu’ils n’aient pas (pas encore ?) fait Hadès : c’est le seul frère de Zeus qui manque à l’appel.
Activités réalisées par Baptiste, 8 ans et demi, classe de CE2.
Son avis sur la leçon : ♥♥♥♥
Commentaire : « J’ai failli mettre 5 cœurs, le thème est absolument génial. »
Mon avis : « Trouvez des idées pour renouveler les plateaux pour les 6-12 ans n’est pas toujours chose facile. La géographie se prête bien à l’exercice, car les apprentissages se font par répétition. »
]]>Les jouets, les dessins animés, les livres, même la nourriture : tout est millimétré, standardisé, normé, lissé… « parfait« . Quand j’étais enfant, Petit ours brun avait les oreilles pas toujours alignées et le texte des livres étaient encore manuscrits. Quand je lisais ça, j’avais la vague et diffuse impression que c’était le prolongement de ce que j’étais capable de faire. Que c’était une suite logique, que tout celà était… humain.

L’avènement du numérique et de la production de masse a retiré cette part d’humanité dans les créations. Non pas que les dessinateurs soient moins talentueux qu’avant, bien au contraire ! Tout a atteint un tel niveau de perfection qu’il ne laisse plus aucune place aux petites variations. Cet environnement induit, malgré nous, une pression incroyable sur la jeune génération dont les productions sont pleines de spontanéité, de vie et d’approximations, qui sont perçues, même par des enfants encore très jeunes, comme des « erreurs« .

J’aime dessiner. Je dessine relativement correctement, mais avec une recherche de justesse, une rigueur, qui entraîne malencontreusement une symétrie toute mathématique. Quand mon fils et moi dessinons le même sujet, je trouve ses dessins sincèrement plus vivants que les miens et donc, plus beaux. Je reprendrais une citation de Pablo Picasso que j’aime particulièrement « On met longtemps à devenir jeune. J’ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant.«
Les objets produits en masse, usinés par des robots, la nourriture de grande distribution, les dessins et les polices d’écritures basées sur des courbes vectorielles mathématiques… qu’est ce qui nous rattache encore à notre humanité et notre unicité dans notre quotidien ?
Il est urgent de revenir à une vie faite d’imperfections et d’erreurs, d’objets faits main, d’objets uniques, avec le charme du réel. La philosophie Waldorf a bien compris l’importance de la création et de l’art dans le quotidien. La pédagogie Charlotte Mason, qui prône un enseignement traditionnel, est également beaucoup plus ancrée dans le dessin et l’écriture manuscrite. Certains supports Montessori, comme ceux illustrés par Eve Hermann, sont aussi de bons candidats à plus de « fait main » dans l’univers visuel des enfants (oui, on aime beaucoup les dinos par ici…)


Ce changement ne doit pas se produire uniquement à l’échelle des enfants, mais aussi pour les parents. Fabriquer des jouets ou coudre des tenues complètes est quelque chose d’un peu ambitieux quand on a, comme moi, grandi à une époque où tout cela s’était déjà perdu… mais rien n’est inatteignable si nous acceptons, nous aussi, une petite dose d’imperfection. Un premier pas, tout simple, consiste à se tourner vers des objets artisanaux, qui ne sont d’ailleurs pas toujours plus chers que leurs équivalents industriels.
Si en tant que graphiste j’ai longtemps été tentée de mettre à profit mes compétences pour proposer des supports maison de qualité semi-professionnelle, mais j’en suis revenue. Ce qui explique aussi pourquoi le blog s’est un peu tari… Je privilégie désormais les exemples « minute« , réalisé à main levée avec toute la candeur d’un premier jet. Cela me demande un réel travail sur moi, car je suis de nature perfectionniste et que j’utilise l’outil informatique depuis que je suis haute comme trois pommes. Mais il en va carrément de la santé mentale de mon enfant, qui a trop souvent explosé en pleurs à la fin d’un dessin ou d’un bricolage parce qu’il était « raté« .
Revenons à l’écriture manuelle, aux croquis gribouillés, aux supports pédagogiques imparfaits. Parce que plus la différence entre ce que nous érigeons en modèle et ce qu’on leur demande de produire est grande, plus le découragement, lui aussi, se fera grand… au risque de ne même plus vouloir essayer.
]]>Laissons plus de place à l’approximatif et à la spontanéité !
Très clairement, les livres d’Yvan Pommaux sont les meilleurs livres sur la mythologie de la Grèce antique que j’ai eu l’occasion de lire. Les récits sont tous conformes, précis et les illustrations absolument splendides.
Accessibles en lecture offerte dès la fin de la maternelle, puis en lecture automne en primaire, ils sont tellement bien faits que même les adolescents et les adultes trouveront un grand plaisir à y découvrir ou redécouvrir les récits classiques.
Des informations supplémentaires comme des cartes en fin de livre permettent de mieux comprendre les récits.

Matériel :
L’enfant dessine au dos la carte la silhouette du vase et la découpe. Attention à se placer sur une table bien propre et à ne pas appuyer trop fort sur le crayon et la gomme pour ne pas abimer l’autre côté. Puis, en s’inspirant des motifs des vases grecs, il gratte la carte pour l’illustrer. L’adulte évide délicatement les anses avec le cutter.
L’enfant décore le pourtour du canson avec une frise au feutre noir puis colle son vase au centre. Voici quelques exemples de motifs possibles, faciles à réaliser :


Matériel :
Pour la réalisation, je vous envoie directement au tuto que j’ai suivi.
Pour prolonger le jeu, la série History de Playmobil est très probablement le meilleur apport ludique possible. Avec un large choix de 12 divinités et les plus grands héros (Ulysse, Hercule, Jason…) chaque enfant trouvera des possibilités d’aventure. Nous avons opté pour l’Illiade, avec comme boîte de base celle contenant Ulysse sur son radeau avec la magicienne Circé, ainsi que quelques divinités nécessaires au bon déroulement de l’aventure.

Combinés à nos unit blocks en bois Melissa et Doug – qui résistent merveilleusement bien aux années qui passent – le décors prends forme :

A l’heure où j’écris ces lignes, les blocs que nous possédons sont introuvables en France – j’avais déjà eu du mal à trouver les blocs architecture à l’époque, je les avais importé des Etats-Unis via Amazon… Mais pas de panique, vous pourrez trouvez facilement des blocs standards d’un autre fabriquant chez Tangram Montessori.

Le cyclope Polyphème de Playmobil n’est pas vraiment une réussite : ils ont juste repeint un troll, il a donc la forme des deux yeux encore très (trop) visible. De plus il est vendu avec Ulysse, ce qui ferait inévitablement un doublon. Nous avons donc décidé de faire notre propre cyclope à partir d’un troll que nous possédions déjà. L’astuce ? Recouvrir les yeux avec un petit boudin de Patafix et placer un petit œil mobile de loisir créatif en plein milieu. Et voilà un magnifique cyclope fait maison avec ce que nous possédions déjà !
Activités réalisées par Baptiste, 8 ans et demi, classe de CE2.
Son avis sur la leçon : ♥♥♥♥
Commentaire : « C’était vraiment chouette, le thème est très sympathique. J’ai aimé dans l’ordre les constructions Playmobil, l’œil du cyclope puis le vase. »
Mon avis : « La frise entourant le vase à gratter à déclenché à la maison une des pires disputes de toute l’histoire des disputes. Baptiste criait, je criais, son père criait… En cause ? Son perfectionnisme absolu lorsqu’il s’agit de faire un dessin ou du travail manuel. Il est éternellement insatisfait, recommence – dans les pleurs – 10 fois de suite en gaspillant une quantité de papier phénoménale. Et plus il s’énerve, moins le résultat est bon, ce qui conduit souvent à l’abandon pur et simple de l’activité. Ici, nous avons stoppé l’activité pour la reprendre, dans le calme, quelques jours plus tard. Mais une fois réussi, il a tellement aimé le résultat qu’il a refait des dessins avec une frise identique, pour nous et pour offrir à sa maîtresse. Ses copains, très intéressés, lui ont demandé d’expliquer la technique ! »
J’ai mené une longue réflexion sur la cause de cette éternelle perfection qui lui complique la vie, je vous prépare un article à ce sujet bientôt.
]]>Nous allons commencer par une lire une histoire intitulée « Mais où est donc Ornicar ?« , tirée du magazine Histoires pour les petits n°162 paru en avril 2017. Comme quoi, n’en déplaise à Marie Kondo, garder des choses anciennes dans un coin peut s’avérer utile…
Ce matin, la ferme toute entière a oublié de se lever. Le coq Ornicar a disparu ! Après une journée d’absence, il réapparait enfin, portant une grosse écharpe. Victime d’une extinction de voix, il s’est rendu en ville pour acheter un gros réveil bien bruyant pour le remplacer.

Une fois l’histoire lue, nous déclinons la leçon :
Les conjonctions de coordination servent à relier deux mots ou deux phrases entre elles. Elles sont invariables. Il en existe sept : mais, ou, et, donc, or, ni, car à retenir par la phrase mnémotechnique « Mais où est donc Ornicar ?« .
Mais et or indiquent une opposition.
Ou (ou bien – sans accent) indique un choix.
Et relie deux éléments.
Donc indique une conséquence.
Ni (ni, souvent par deux) permet d’exclure.
Car indique une cause.
Nous essayons ensuite d’inventer une phrase avec chacune des conjonctions. Attention à bien employer le ou de « ou bien » et non pas où l’adverbe ou le pronom… Pas du tout comme dans la phrase mnémotechnique donc ! ☺
Pour illustrer la leçon, quoi de mieux qu’un beau dessin ? Sur une grande feuille de papier, proposer à l’enfant de dessiner un poulailler avec le beau coq Ornicar portant fièrement une écharpe colorée et sept petites poules. Chaque poule sera accompagnée d’un phylactère dans lequel sera inscrit une des conjonction de coordination à retenir. Et voilà, la grammaire c’est aussi simple que ça !
J’ai créé un petit tuto pour dessiner facilement une poule étape par étape pour les enfants qui aiment suivre des instructions. Pour le coq, il suffit d’agrandir les plumes de la queue et de grossir crète et barbillons.
Les éditions Milan ayant refusé ma demande d’autorisation de diffusion de l’histoire sur le blog, je peux malheureusement pas la mettre en téléchargement ici : la diffusion pédagogique est autorisée seulement au sein des écoles et/ou pour un usage familial, mais pas via un blog.
Si vous êtes coincés, vous pouvez toujours m’envoyer un mail…
Cette activité est bon prétexte pour glisser une petite leçon de choses et jouer à rechercher les différences entre un coq et une poule, voir même embrayez sur bien plus, adopter des poussins, produire vos propres œufs… bref, voilà que je m’emballe encore. Les joies de l’instruction en famille et de son absence de barrière entre la vie et les savoirs !
Quelques idées de lectures (qui existent aussi en poche) :
Activité réalisée par Baptiste, 8 ans et demi, classe de CE2.
Son avis sur la leçon : ♥♥♥
Commentaire : « En tout cas, c’était une manière de travailler un peu mieux que d’autres ! »

Mon avis : « Une leçon facile dans tous les cas, mais qui est un bon prétexte pour faire d’une leçon de grammaire un moment vraiment ludique, pour dédramatiser la matière. »
Et je suis tellement fan du dessin avec ces poules qui regarde en haut, en bas, sous terre… qu’il est désormais encadré dans le couloir ♥
]]>Puis enfin, j’ai croisé par hasard le bon dosage, avec la série des Héritier des Draconis de Carina Rozenfeld, une autrice jeunesse primée à de multiples occasions et que j’ai eu l’occasion de rencontrer au cours d’un atelier d’écriture.
Avec 5 tomes format poche d’environ 200 pages chacun, la série s’adresse aux lecteurs de 9 ans et plus.
Le jeune Elliott n’a pas une vie facile… balloté de famille d’accueil en famille d’accueil, son tempérament impulsif finit toujours par faire des étincelles. Lorsque soudain, à quelques jours de son dixième anniversaire, une mystérieuse sphère lumineuse lumineuse s’écrase près de chez lui. Accompagné de ses deux amis Tamara et Gédéon, Elliott va alors découvrir le passage qui mène vers le monde de Draconia. Ce qu’ils vont y découvrir changera sa vie à jamais !
Les dragons restent clairement une valeur sûre pour l’imaginaire des enfants d’aujourd’hui. De la légende du Graoully, notre dragon messin local, aux dragons sur grand écran au cinéma, les occasions de se rêver dragonnier de manque pas.
Les jouets Playmobil proposent de nombreux dragons, soit dans les boîtes médiévale-fantastique, soit dans la série dédiée aux films Dragons©. Articulés et résistants, les nôtres vivent de grandes aventures depuis plusieurs années sans signe de fatigue. C’est un très bon rapport qualité/prix/durabilité par rapport à l’ensemble des jouets de dragon disponibles sur le marché.

Deux premiers tomes déjà lus par Baptiste, 8 ans et demi, classe de CE2. Lecture du troisième tome en cours.
Sa note : ♥♥♥♥
Son avis : « Pour les lecteurs qui aiment l’action, mais qui sont prêts à patienter à certains moments où c’est un peu moins palpitant. »
Mon avis : « Des livres très bien écrits, avec un vocabulaire varié et riche, qui font d’une lecture plaisir un moment intelligent et enrichissant. Le meilleur de la langue française au service d’un imaginaire sans limite, c’est ça, la magie des livres ! »
]]>Face à l’urgence de la situation, les médias ont commencé à adopter ces dernières années un discours catastrophiste particulièrement anxiogène. Si les faits sont réels, présenter l’information de manière aussi brutale s’avère peu pertinente : pour fuir le stress engendré par l’incertitude de l’avenir, une partie de la population va se contenter de nier les faits et de se perdre encore un plus profondément dans notre société de surconsommation et de loisirs. Les plus réceptifs, eux, vont se retrouver paralysés par l’ampleur de la tâche à accomplir et par l’inertie des pouvoirs publics et des industriels.
Pour le bien être des enfants, il est important de veiller à ce que le discours qui leur soit adressé reste mesuré. Les titres accrocheurs mis en exergue pour secouer les consciences des adultes peuvent faire beaucoup de dégâts sur les esprits dotés d’une grande sensibilité.
L’état anxieux apparait généralement chez les enfants âgés d’environ 7 à 8 ans, lorsqu’ils prennent conscience du caractère inéluctable de la mort et de la finitude des choses.
Greta Thunberg explique elle-même avoir traversé à l’âge de 11 ans une période de dépression après avoir pris conscience de l’impact dévastateur de l’activité humaine sur l’habitat et la survie des ours polaires.
Les enfants se sentent plus facilement que les adultes investis d’une mission de protection envers les plus faibles qu’eux. La cause animale engendre chez eux une immense empathie. Cette responsabilité, si elle n’est pas partagée par les adultes qui les entourent, peut devenir lourde à porter.
Pour beaucoup de citadins, la nature est un concept assez éloigné. Nos actions quotidiennes ne semblent pas avoir énormément d’impact sur un environnement composé majoritairement de béton. C’est ce glissement, cet éloignement progressif sur plusieurs générations qui a donné un coup d’accélérateur à la société industrielle. Posséder est devenu un besoin, avoir a supplanté être.
Renouer le lien ancestral de l’homme avec la nature est une urgence absolue. Combien d’enfants, élevés « hors sol », ont peur de marcher pieds nus dans l’herbe ? Combien d’adultes, prisonniers de la modernité, sont incapables de nommer l’insecte qui s’aventure dans une craquelure du béton ? L’immersion dans la nature est un formidable remède à l’éco-anxiété. A son contact, les enfants vont pouvoir se rassurer et observer par eux même que la vie n’attends qu’une chose : qu’on lui laisse à nouveau une chance de s’exprimer.
Souvent focalisé sur ce qui ne va pas, le discours écologiste habituel oublie régulièrement de mentionner les avancées positives. Or l’encouragement est, les neurosciences l’ont démontré, beaucoup plus à même de faire changer durablement les comportements que la répression. Si beaucoup d’adultes sont encore prompts à jeter un déchet par terre, la grande majorité des enfants a été sensibilisée à la pollution de la nature par le plastique. Le positif est déjà en marche, à nous de soutenir les enfants pour qu’ils gardent cette vision respectueuse de notre belle planète.
Le meilleur moyen de lutter contre les angoisses, quel que soit le domaine, reste sans conteste d’agir. S’il est complexe pour un enfant de faire bouger les choses de manière planétaire, montrer l’exemple à sa propre mesure est déjà un moyen de passer à l’action. Lutter contre le réchauffement climatique est déjà possible à notre échelle, sous plusieurs formes.
Premièrement, il va s’agir de limiter les dépenses d’énergies et les rejets de CO² dans l’atmosphère. Concrètement, il peut s’agir de décider de faire le plus possible de trajets à pied ou en vélo, de limiter sa consommation d’écrans énergivores, d’acheter et de revendre livres, jouets et vêtements d’occasion. Mais si toutes ses actions ont un impact fort sur le long terme, pour un enfant la relation directe avec la nature est parfois difficile à saisir…
Si vous possédez un jardin, un bon moyen de mesurer l’impact d’une nature préservée sur le climat est de prendre la décision de revoir complètement la notion de jardin. Une pelouse tondue fait monter la température du sol à 24,5°, là où une herbe haute préservera une fraîcheur de 19,5°C. Une zone de terre à nue ou de béton, elle, montera facilement à plus de 40°C !
Régler sa tondeuse le plus haut possible et réserver des bordures sauvages de « fauchage tardif » est un moyen simple d’avoir un impact positif sur la biodiversité et sur la température. En quelques semaines la différence est flagrante, le jardin regorge d’insectes de toute sorte, la vie bourdonne et papillonne. Ces zones sauvage, lieux d’observation privilégiés, renforceront l’espoir qu’un changement est possible. Jardiner – ou simplement rester en retrait – est indéniablement apaisant.
Un point d’eau changé régulièrement permettra aux oiseaux et aux insectes de venir s’abreuver pendant les fortes chaleurs. Rien de bien complexe à mettre en œuvre là encore, il suffit de disposer quelques gros cailloux au fond d’une coupelle.
Pourquoi ne pas pousser la réflexion plus loin et devenir un refuge LPO ?
Si vous n’avez pas de jardin, ne soyez pas en reste : investissez balcons et rebords de fenêtres. L’effet fraîcheur des plantes est immédiat et les insectes volants viendront avec plaisir vous rendre une petite visite.
Depuis le début de la pandémie, les villes ont commencé à changer, ou en tout cas, ma ville. Les espaces verts sont moins millimétrés, les mauvaises herbes et les mousses poussent le long des routes. La vie explose partout ! La nature n’attendait qu’une chose, l’autorisation de reprendre ses droits. Aidons là.
Pour conclure, je terminerais sur cette jolie phrase pleine d’optimisme :
]]>«On n’est jamais trop petit pour faire une différence.»
Greta Thunberg
Cette année non plus je n’afficherai pas de poutre chez mois, car j’ai besoin de vivre au présent, sans me projeter. Je préfère donc vivre mois par mois avec un calendrier classique, que mon fils maintenant âgé de 7 ans et demi est parfaitement capable de lire également.
Mais comme je vais mieux que l’année dernière, j’ai du courage et (un peu) d’énergie pour vous, alors j’ai mis à jour la poutre pour que les petits qui ont besoin de cette forme de représentation puissent en profiter :)
Voici donc la version 2021, dans la version que j’avais préférée à savoir celle avec les couleurs des mois Waldorf :
Je rappelle que je fais ça bénévolement, et que je distribue ça gratuitement…
Je devance donc cette année les multiples demandes du style « et je peux avoir une version ceci ou celà ? » Oui, c’est possible, mais ce sera une prestation payante. Je suis informaticienne et graphiste freelance, j’ai tout ce qu’il faut pour facturer légalement et payer ma petite montagne de charges ;)
Je vous souhaite un joyeux non-réveillon sous couvre-feu et une bonne santé pour l’année à venir !
]]>Dans ma recherche d’une approche ludique, je suis tombée sur le jeu « panique sur la banquise » de LutinBazar. Succès immédiat ! Mon fils qui pourtant ne maîtrise pas bien ses tables en redemande, l’après-midi même il dessine même un nouveau plateau avec un thème de jungle et des flèches qui vont d’une case à l’autre pour rendre le jeu encore meilleur.
Je me suis dis qu’il avait raison et qu’on pouvait pousser le concept plus loin. Et me voilà changée pour la soirée en créatrice de jeu de plateau. Des aléas, des cartes défi à piocher pour glisser l’air de rien d’autres connaissances… je me sens inspirée.
Après quelques jours de tests en famille et deux versions successives, je suis fière de vous présenter Multiplimission ! Le jeu initial ne porte que sur les tables 2 à 5 qui sont au programme de mon fils de CE1, mais j’ai créé une extension pour les tables 6 à 10 (voir en bas de l’article).

Pour jouer vous aurez besoin d’un dé à 6 faces, d’un pion par joueur (nous utilisons des bonhommes Lego mais vous pouvez prendre n’importe quels petits objets), d’un pion jaune pour le soleil (une pièce Lego, un cailloux, un pompon… ) ainsi que d’une fusée à construire (Lego toujours pour nous mais n’importe quel jeu construction convient ou même une simple image découpée en bandes !)
Plus votre fusée comporte d’étages et plus le jeu devient difficile. Cela permet d’ajuster la difficulté à l’enfant en fonction de son niveau !
Le principe est simple. Il faut avoir finit de construire la fusée avant l’éruption solaire.
On lance le dé, on avance son pion. On multiplie la valeur de la case avec celle du dé. Si la réponse est juste, on ajoute une pièce à la fusée 🚀
Sur les cases x² , on multiplie le dé par lui même.
Si le dé indique 1, on pioche une carte défi. Certains défi compte double et rapportent deux pièces !

Si le dé indique un 6, le pion jaune avance d’une case vers le soleil… le danger augmente !
Le jeu comporte aussi des aléas, le pire étant le terrible trou noir qui fait démonter toute la fusée ! Heureusement la soucoupe est un raccourci qui permet aux chanceux d’éviter la zone.

Je vous invite à télécharger gratuitement le plateau de jeu et les cartes défi. N’hésitez pas à me laisser des commentaires sur votre expérience de jeu, à la maison ou même en classe :)

Ps : les visuels viennent du site Freepik et son gratuits pour un usage personnel. Ne pas utiliser ni les visuels ni mon jeu de manière commerciale, merci.
UPDATE : voici les règles additionnelles et les cartes défi pour jouer avec toutes les tables de 2 à 10, pour les enfants plus grands :)