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Carnet de zoopoétiqueFri, 30 Oct 2026 19:04:58 +0000fr-FR
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1 https://wordpress.org?v=7.1.3La ménagerie du Muséum : questions scientifiques et politiques. Autour de l’ouvrage de Richard W. Burckhardt | Paris | Muséum national d’Histoire naturelle | lundi 16 novembre 2026
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Fri, 30 Oct 2026 19:04:58 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52892
La ménagerie du Muséum : questions scientifiques et politiques. Autour de l’ouvrage de Richard W. Burckhardt
The Leopard in the Garden: Animal and Human Lives in Paris at the First Public Zoo of the Modern Era (U of C Press, April 2026)
Lundi 16 novembre 2026 | Paris | Auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution | Muséum national d’Histoire naturelle, 36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris 5e (entrée libre)
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« Et c’est ainsi qu’une ménagerie générale se trouve pour ainsi dire successivement établie par le besoin du chasseur-guerrier, l’orgueil du dominateur, la curiosité du savant et le dévouement du citoyen »1. Dès sa création en 1793, la Ménagerie du Muséum national d’histoire naturelle condense des attentes diverses. Elle doit non seulement servir de lieu d’étude des animaux vivants les plus divers (provenant autant des collections privées que des nombreux entrepreneurs de spectacle) que d’espace d’éducation, voire de régénération, républicaine : pour les révolutionnaires, protéger et regarder les animaux est un moyen de devenir plus vertueux. La ménagerie continue de nos jours d’être un dispositif central de gestion et conservation in situ des populations animales pour les recherches sur les espèces, leurs comportements et relations aux environnements. Partant de l’ouvrage de référence de Richard W. Burckhardt, cette journée entend éclairer le dynamisme du champ des études animales, tant pour les approches historiques que pour ouvrir la conversation avec les pratiques et enjeux de la recherche de nos jours.
1 La ménagerie du Muséum national d’histoire naturelle […] par les CC. Lacépède, Cuvier et Geoffroy, Paris, chez Miger, an XII/1804, vol. 1, p. 6.
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Programme de la journée d’étude :
Matinée (9h15 – 12h)
9h15 – café d’accueil
9h45 – Mot d’accueil de Frédérique Chlous (MNHN, Directrice générale déléguée à la recherche, l’expertise, la valorisation, l’enseignement)
10h – Table ronde introductive : La ménagerie face aux enjeux historiographiques | Présidence : Marie Thébaud-Sorger (CAK)
avec Pietro Corsi, (CAK), Jean-Luc Chappey (IHMC),Violette Pouillard, (HARTIS, Université de Lille).
11h – Intervention de Richard W. Burckhardt : The Leopard in the Garden: Writing the History of the MNHN’s Menagerie
]]>Aàc Journée d’étude interdisciplinaire | Ce que les approches anthropocentriques ou anthropomorphiques des relations entre espèces (ne) nous permettent (pas) de voir | Université Jean Monnet | Saint-Étienne | 25 mars 2027 | Date limite des propositions : 18 décembre 2026
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Thu, 29 Oct 2026 09:47:52 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52856
Appel à communications – Journée d’étude interdisciplinaire
Ce que les approches anthropocentriques ou anthropomorphiques des relations entre espèces (ne) nous permettent (pas) de voir : un état des lieux interdisciplinaire
Organisée par le laboratoire junior GRRIS (Groupe de Recherche sur les Relations InterSpécifiques)
Université Jean Monnet, Saint-Étienne, jeudi 25 mars 2027
« Tout discours sur l’animal est un discours d’homme, reposant sur des choix, conscients ou non » (Gontier, 1998). Le constat du philosophe est applicable à tout type de discours qui prend pour objet le non-humain : sciences dites de la nature et celles dites humaines courent ensemble le risque de méconnaître les présupposés spécistes sur lesquels se fonde la parole humaine, quand elle s’aventure à évoquer les autres représentants du vivant, et leurs relations. Dans ce cadre, des travaux scientifiques s’efforcent depuis plusieurs décennies de dépasser les présupposés du regard anthropocentrique, qui accorde un statut d’exceptionnalité et de supériorité au sein du vivant à l’espèce humaine. Perçu désormais comme un biais cognitif, un obstacle épistémique qui empêche de saisir les réalités des autres espèces et de leurs relations, l’anthropocentrisme a mauvaise presse : pourtant, n’est-ce pas lui qui permet de poser les fondements de la responsabilité éthique des êtres humains vis-à-vis du reste du vivant (Boddice, 2011) ? Dans des approches scientifiques qui se veulent désanthropocentrées, toute subjectivité humaine est-elle alors à bannir ? L’anthropomorphisme, qui consiste à prêter des qualités humaines à d’autres qu’humains et que certain.e.s chercheur.euse.s mettent aujourd’hui en avant, peut-il ainsi émerger comme une notion opposée à l’anthropocentrisme, ou seulement concurrente, voire identique ?
Dans ce contexte, le laboratoire junior interdisciplinaire GRRIS (Groupe de recherche sur les Relations InterSpécifiques) organise une journée d’étude intitulée « Ce que les approches anthropocentriques ou anthropomorphiques des relations entre espèces (ne) nous permettent (pas) de voir : un état des lieux interdisciplinaire ». Cette deuxième journée d’étude, qui prolongera les travaux menés lors de la première manifestation (« Les relations interspécifiques à la croisée des disciplines : enjeux théoriques et méthodologiques », Saint-Étienne, 5 novembre 2026), entend réunir des chercheur.euse.s de différentes disciplines, issu.e.s des sciences naturelles, humaines, juridiques et sociales, afin de réfléchir aux pratiques contemporaines de description et d’analyse des relations interspécifiques, au prisme des notions d’anthropocentrisme et d’anthropomorphisme. Cette journée sera notamment l’occasion d’étudier les manifestations de l’anthropocentrisme et les effets interprétatifs qu’il induit dans le cadre de protocoles scientifiques portant sur l’étude des relations entre individus d’espèces différentes. Il s’agira également de réfléchir, en s’inscrivant dans le mouvement actuellement à l’œuvre de désanthropisation des savoirs scientifiques (Baratay, 2012 ; Despret, 2012 ; Pouillard, 2019 ; Jarrige, 2023), aux modalités de dépassement de ces biais anthropocentriques : à ce titre, on aura lieu de se demander si l’anthropomorphisme, dont la valeur heuristique mérite d’être reconsidérée, peut constituer une issue viable.
L’histoire de l’anthropocentrisme est connue. Cette affirmation de l’exceptionnalité de l’être humain, qui le distingue du reste des formes de vie sur terre en raison d’une supériorité prétendue incommensurable de ses capacités cognitives, intellectuelles, adaptatives, etc., au fondement de l’ontologie naturaliste telle qu’elle se déploie en Occident (Descola, 2005), plonge ses racines dans l’Antiquité grecque et connaît, avec l’humanisme, un véritable essor dont l’influence se fait encore sentir sur le champ des savoirs scientifiques. Nous savons cependant que le développement du paradigme anthropocentrique n’est pas linéaire, et connaît, notamment au Moyen Âge, des inflexions (Dittmar, 2026). En définissant un propre de l’homme, reposant sur sa capacité à s’« élever » au-dessus de la condition animale par le savoir et la culture (Tonutti, 2011), la pensée humaniste a conforté les distinctions essentialistes nature/culture ; sujet/objet ; humain/non-humain, et affermi conceptuellement une vision anthropocentrique du monde, dont nous sommes encore largement tributaires, et qui autorise la domination de l’humanité sur le reste du vivant. S’il a offert une structure d’intelligibilité efficace du monde empirique (Boddice, 2011), l’anthropocentrisme du regard analytique fait aujourd’hui l’objet d’un examen critique au sein des différents champs disciplinaires. À la mise à distance du non-humain, considéré comme inférieur, s’oppose désormais un nouveau paradigme critique, fondé sur l’empathie avec l’objet non-humain observé, considéré comme d’égale dignité ontologique et appréhendé parfois au moyen d’analogies anthropomorphisantes (Kohler, 2025).
En raison de l’opposition radicale de ses fondements éthiques et philosophiques avec l’anthropocentrisme (il semble en effet, dans cette perspective, insupportable d’admettre un quelconque rapprochement avec des formes de vie dont l’espèce humaine doit se séparer pour se définir), le recours à l’anthropomorphisation des non-humains a longtemps été frappé de discrédit dans le champ scientifique. « Mot sale », « devenu synonyme de pratiques non-scientifiques, parce qu’il attribue aux animaux des émotions et une psychologie qui ne peuvent être démontrées sur la base de normes scientifiques » (Taylor, 2011), l’anthropomorphisme est encore aujourd’hui tributaire des condamnations qui ont jalonné son histoire dans le champ des connaissances humaines. Comme le rappelle Élisabeth Plas (2023), le terme renvoie originellement, dans le domaine de la théologie, à l’hérésie qui consistait à donner une forme humaine à Dieu. Puis il devient le nom d’une erreur de la pensée, d’un manque de rigueur dans la conduite de l’esprit, qui, égaré par des analogies inaptes, aboutit à des conclusions trompeuses ; obstacle épistémologique dont les principes sont condamnés par Descartes dans Les Règles pour la direction de l’esprit. La revalorisation prudente que l’anthropomorphisme connaît actuellement tient à plusieurs facteurs, dont deux apparaissent déterminants. En premier lieu, le développement à partir de Darwin de la biologie de l’évolution (considéré par Jean-Marie Schaeffer comme « l’ébranlement le plus décisif de la Thèse » anthropocentrique de l’ « exception humaine » ; voir aussi Tort, 2008). En second lieu, dans le domaine des sciences éthologiques, les « modèles d’explications réductionnistes [du courant béhaviouriste,] dans lesquels les notions de cause, de stimulus, de réaction ou de programme remplacent celles de sentiment, d’intention, de désir, de raison, etc. » (Cazaban-Mazerolles, 2022) ont conduit à des apories. A contrario de ces modèles analytiques épistémologiquement faibles, les travaux qu’ont menés Anne Simon (2021), Éric Baratay (2012), Frans de Waal (2016) et Baptiste Morizot (2020) pour leurs disciplines respectives (littérature, histoire, éthologie et philosophie) ont ouvert de nouveaux horizons pour reconsidérer la vertu heuristique de l’anthropomorphisme, et autorisent ainsi le recours à des analogies (parcimonieuses, circonscrites et critiques) entre les ressorts du comportement humain et non-humain. Ce nouveau paradigme interprétatif n’est pas étranger au contexte actuel de crise écologique, qui amène à reconsidérer et reconceptualiser les relations épistémiques et affectives avec les vivants au moment où ceux-ci connaissent une sixième extinction de masse.
Dans cette perspective, les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants :
Axe 1 : Les biais anthropocentriques en contexte d’étude de relations interspécifiques : spécificités et enjeux
Si les biais anthropocentriques sont davantage saillants et ont été mieux identifiés dans les contextes d’étude de relations entre humains et non humains, il y aura lieu de s’interroger, d’une part, sur l’actualité de ces biais dans les différents champs disciplinaires : quelles découvertes ont été faites récemment dans ce domaine, quelles avancées elles promettent. D’autre part, on s’intéressera à leurs manifestations en contexte interspécifique non humain, qui se caractérisent en premier lieu par le manque de travaux dans ce domaine : à titre d’exemple, le faible nombre d’études et de financements en mycologie, alors même que l’importance écosystémique des champignons est connue de longue date.
Cette inégale attention accordée aux différentes formes de vie ne se mesure pas seulement au nombre de travaux qui leur sont consacrés, elle se manifeste aussi dans les critères mobilisés pour les étudier. Le cas des poissons illustre particulièrement bien ce phénomène. Leur sensibilité demeure souvent évaluée à partir de critères humains et mammaliens (expressions faciales, regard, vocalisations) peu adaptée à des êtres évoluant dans un milieu aquatique (Simon, Corréard, 2024). L’éthologie elle-même s’est longtemps davantage intéressée à l’intelligence collective et à la mécanique des bancs qu’aux individualités qui les composent.
Dès lors que l’humain n’est impliqué que comme observant, ce sont davantage des biais d’ordre anthropomorphique qui courent le risque d’intervenir, avec la recréation de hiérarchies implicites ou explicites entre espèces, selon leur degré de proximité subjectif avec l’humanité, ou selon le rôle tenu dans la relation inter-espèces (prédateur/proie ; exploitant/exploité ; espèces dites « bâtisseuses » ; etc.), des phénomènes dont il conviendra d’exposer les mécanismes et les retombées.
Axe 2 : La réhabilitation de l’anthropomorphisme : vers un paradigme interdisciplinaire ?
Face aux accusations de constituer un biais cognitif, ou encore une posture militante, dont l’anthropomorphisme fait l’objet, il s’agira, dans cet axe, de dresser un état des lieux des formes selon lesquelles la réévaluation de ce concept se décline, dans les différents domaines qui étudient les relations entre espèces. On se proposera de rendre compte des méthodes émergentes, qui s’attachent à donner à l’anthropomorphisme une acuité analytique renouvelée, en les appliquant à des cas concrets. On pourra, en ce sens, s’inspirer des travaux dirigés par Éric Baratay dans L’Animal désanthropisé. Interroger et redéfinir les concepts ou de Jean-Baptiste Morizot dans Les Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant. Ce dernier invite à tourner le dos à un anthropomorphisme qui « interprète à faux » pour lui en préférer un considéré comme « une phase méthodologique heuristique, fondée sur le raisonnement analogique […] », dans une dynamique critique de constante comparaison avec les comportements observés.
En parallèle, et en réponse aux reproches de travestissement de la singularité de l’être au monde non-humain, la recherche en littérature s’attache elle aussi désormais à mettre en lumière les implications éthiques et poétiques de l’anthropomorphisme (Simon, 2021). On pourra donc s’intéresser aux enjeux esthétiques et philosophiques des procédés d’anthropomorphisation, interprétables comme des outils au service de l’exploration des formes singulières d’entrelacement des agentivités qui se déploient au cœur du vivant (Volpilhac, 2021 ; 2023).
Au-delà des interrogations sur la possible émergence d’un paradigme interdisciplinaire de l’anthropomorphisme, au moment où la notion est mise en débats à cause des récents développements des intelligences artificielles, il s’agit au fond de reconsidérer la place de l’empathie au sein des sciences, et de sonder sa portée heuristique comme didactique.
Axe 3 : Désanthropiser le regard : perspectives et limites d’une ambition scientifique
Si la logique de désanthropisation des savoirs vient répondre à un impératif de décentrement et de pluralisation des regards dans un contexte de crise environnementale et climatique, sa mise en œuvre se heurte à un certain nombre de difficultés : aussi bien du point de vue des sciences éthologiques que des arts plastiques, la recherche ne manque pas de buter sur une part « d’altérité incompressible » du non-humain (Morizot, 2020 ; Kohler, 2025). Même pour la littérature, capable de « comble[r] les trous de l’ignorance » en « s’impos[ant] là où la science achoppe », celle-ci ne manque jamais de « rappeler combien [les non-humains] nous échappent » (Volpilhac, 2021 ; Simon, 2017). Est-il donc possible de donner une voix à un interlocuteur non humain, alors que les savoirs situés nous mettent en garde contre toute prétention d’universalisation d’une expérience (Cavallin, 2021) ? En 1974, le philosophe Thomas Naguel défendait l’idée désormais bien connue qu’il est impossible de savoir ce que cela fait d’être une chauve-souris. Le développement des technologies nous permettant d’appréhender les univers conceptuels des non-humains entre dès lors en tension avec des limites de l’entendement humain. La question est alors de savoir comment cerner, dépasser ou composer avec les limites actuelles de nos savoirs.
Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots, accompagnées d’un titre ainsi qu’une brève présentation, seront à envoyer avant le 18 décembre 2026 à l’adresse suivante : labo.grris@gmail.com.Les auteur.e.s des propositions retenues seront prévenu.e.s au plus tard le 15 janvier 2027.
Le laboratoire junior GRRIS prendra en charge le repas des participant.e.s à la journée d’étude. Nous attirons toutefois votre attention sur le fait que les frais de transport ainsi que les éventuels frais d’hébergement resteront à la charge des participant.e.s, et de leur institution de rattachement.
Comité d’organisation
Allan Bernon–Mabboux (Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités, Université Jean Monnet)
Claire Mottion (Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités, Université Jean Monnet)
Agathe Faranda (Centre de recherches critiques sur le droit, Université Jean Monnet)
Aimé Guex (Fonds National Suisse, Université de Lausanne)
Thomas Barrière (Centre de recherche en littérature et poétique comparées, Université Paris Nanterre)
Aurélie Perrin (Centre de Recherches Historiques, École des hautes études en sciences sociales)
Indications bibliographiques
Baratay, Éric, « Introduction. Pourquoi croiser les sciences ? », dans Croiser les sciences pour lire les animaux, Paris, Éditions de la Sorbonne, « Homme et société », 2020, p. 7-17.
Baratay, Éric, Le Point de vue animal. Une autre version de l’histoire, Paris, Le Seuil, 2012.
Boddice, Rob, « Introduction – the End of Anthropocentrism », Anthropocentrism: Humans, Animals, Environments (dir. R. Boddice), Leiden, Brill, 2011, p. 11-18.
Boissy, Alain, « Quand l’éthologie recourt à la psychologie humaine pour comprendre la sensibilité des animaux », dans Croiser les sciences pour lire les animaux, op. cit., p. 159-166.
Brancher, Dominique, « Présentation », Revue de Synthèse (Brill), « Frontières du vivant. Troubles épistémologiques et linguistiques dans l’Europe de la première modernité » t. 143, no 1-2, 2022, p. 1-18.
Cavallin, Jean-Christophe, Valet noir. Vers une écologie du récit, Paris, Corti, « Biophilia », 2021.
Cavallin, Jean-Christophe et Romestaing, Alain (dir.), Fabula-LhT, n° 27, « Écopoétique pour des temps extrêmes », décembre 2021. URL : https://www.fabula.org/lht/27/
Cazaban-mazerolles, Marie, « Anthropomorphisme, anthropodéni et anthropocentrisme. Aspects théoriques et enjeux littéraires de la fin du XIXe siècle à nos jours », XXI/XX – Reconnaissances littéraires, n° 3, 2022, Faut-il en finir avec l’anthropomorphisme ?, p. 29-43.
Choné, Aurélie, « Vers un anthropomorphisme critique », dans Recherches germaniques [En ligne], 50 | 2020, mis en ligne le 12 décembre 2020, consulté le 7 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/rg/5086
Choné, Aurélie, et Repussard, Catherine, « Introduction », dans Recherches germaniques [En ligne], 50 | 2020, « Le biais anthropomorphique à la lumière des études animales littéraires et culturelles », mis en ligne le 12 décembre 2020, consulté le 7 octobre 2026. URL : https://journals.openedition.org/rg/5082
Corréard, Nicolas et Simon, Anne, « Introduction. La zoomorphie satirique : de la dégradation animale à la démultiplication de l’humain », Fabula / Les colloques, « Littérature et zoomorphie satirique (XVIe-XXIe siècles) » (dir. L. Pijaudier-Cabot, A. Simon, N. Corréard), URL : http://www.fabula.org/colloques/document14439.php
Descola, Philippe, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des sciences humaines », 2005.
Descola, Phillipe, « Critique de l’anthropocentrisme », dans L’environnement et ses métamorphoses (dir. C. Bréchignac, G. De Broglie, M. Delmas-Marty), Paris, Hermann, 2015, p. 202-206.
Despret, Vinciane, Que diraient les animaux, si… on leur posait les bonnes questions ?, Paris, La Découverte, 2012.
Dewitte, Jacques, « L’anthropomorphisme, voie d’accès privilégiée au vivant. L’apport de Hans Jonas », dans Revue Philosophique de Louvain, t. 100, n°3, 2002. p. 437-465.
Gallen, Timothée, et Monvoisin, Richard, « De la menace du biais d’anthropomorphisme dans nos rapports moraux aux non-humains. », Les ateliers de l’éthique / The Ethics Forum, vol. 15, no 1-2, automne 2020, p. 113–133.
Jarrige, François, La Ronde des bêtes. Le moteur animal et la fabrique de la modernité, Paris, La Découverte, 2023.
Kerbrat-Orecchioni, Catherine, Nous et les autres animaux, Limoges, Éditions Lambert-Lucas, 2021.
Kerbrat-Orecchioni, Catherine, « Anthropomorphisme ou anthropodéni ? » dans Écrire du côté des animaux (dir. É. Baratay), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2023, p. 221-232.
Kohler, Florent, Les Sociétés animales. Un regard sociologique, Paris, Armand Colin, 2025.
Kreutzer, Michel et Kohler, Florent, « Construire un point de vue animal ? Réflexions d’un éthologue et d’un anthropologue », dans Croiser les sciences pour lire les animaux, op. cit., p. 51-59.
Milcent-Lawson, Sophie, « Zoographies. Traitement linguistique et stylistique du point de vue animal en régime fictionnel. », Revue des Sciences Humaines, « Zoopoétique. Des animaux en littérature moderne de langue française », no 328, 2017, p. 91-106.
Morizot, Baptiste, Les Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant, Marseille, Wildproject, 2016.
Morizot, Baptiste, Manières d’être vivant. Enquête sur la vie à travers nous, Arles, Acte Sud, 2020.
Moullard, Florian, « L’anthropomorphisme, un diable métaphysique ? Nouvelles perspectives en philosophie des sciences du comportement animal », dans Métaphysiques & sciences (dir. F. Papale), Éditions Matériologiques, 2026, p. 443-486.
Nagel, Thomas, « Quel effet cela fait, d’être une chauve-souris ? » [1974], trad. J. Henry, dans Vues de l’esprit : fantaisies et réflexions sur l’être des âmes (dir. Douglas Hostadter et Daniel Denett), Paris, InterÉditions, 1999, p. 391-404.
Nimmo, Richie, « The Making of the Human: Anthropocentrism in Modern Social Thought », dans Anthropocentrism: Humans, Animals, Environments, op. cit., p. 59-80.
Plas, Élisabeth, « Anthropomorphisme », dans Dictionnaire littéraire et culturel de l’insecte (dir. A. Montandon), Paris, France, Honoré Champion, 2023, p. 28-38.
Pouillard, Violette, Histoire des zoos par les animaux. Impérialisme, contrôle, conservation, Ceyzérieu, Champ Vallon, « L’Environnement a une histoire », 2019.
Schaeffer, Jean-Marie, La Fin de l’exception humaine, Paris, Gallimard, « nrf essais », 2007.
Simon, Anne, « La zoopoétique, une approche émergente : le cas du roman », Revue des Sciences Humaines, « Zoopoétique. Des animaux en littérature moderne de langue française », no 328, 2017, p.71-89.
Simon, Anne, Une bête entre les lignes. Essai de zoopoétique, Marseille, Wildproject, « Tête nue », 2021.
Taylor, Nick, « Anthropomorphism and the Animal Subject », dans Anthropocentrism: Humans, Animals, Environments, op. cit., p. 265-282.
Tonutti, Sabrina, « Anthropocentrism and the Definition of ‘Culture’ as a Marker of the Human/Animal Divide », dans Anthropocentrism: Humans, Animals, Environments, op. cit., p. 183-202.
Tort, Patrick, L’Effet Darwin. Sélection naturelle et naissance de la civilisation, Paris, Seuil, « Points Sciences », 2008.
Volpilhac, Aude, « Introduction. « Du temps que les bêtes parlaient » : pour une histoire littéraire de la poétique animale », « Créatures parlantes » et « truchement » du conteur : éthique et esthétique du discours animal, (dir. A. Volpilhac), Carnet Animots, juillet 2021, https://animots.hypotheses.org/14728 (consulté le 22/10/2026).
Volpilhac, Aude, « Présentation. Approches écologiques du XVIIe siècle », Dix-septième siècle, 2023/4, n°301, p. 611-634.
Waal, Frans de, Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ?, Paris, Les liens qui libèrent, 2016.
]]>Regards croisés entre sciences et littérature | MSH Sud | Montpellier | 30 octobre 2026
https://animots.hypotheses.org/52821
Mon, 26 Oct 2026 09:19:24 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52821
Journée d’étude “Regards croisés entre sciences et littérature”
Les actes des deux colloques tenus en 2023 à Cerisy (Faire avec le sauvage, renouer avec les vivants) sont publiés et permettent de croiser les disciplines des sciences de la conservation et de littérature pour offrir une perspective diversifiée sur le « sauvage ».
Cette demi-journée est l’occasion de présenter cet ouvrage, de rediscuter des enjeux et de partager des cas d’application concrète dans la région mais aussi de rendre hommage à Raphaël Larrère (co-directeur de l’ouvrage disparu en 2024).
Clôturée par un buffet : « Ferment fervent »
Salles Kouros et Caryatides de la MSH SUD, Montpellier
Comité d’organisation|
Raphaël Mathevet (Directeur de recherche CNRS & EPHE, CEFE de Montpellier), Colette Camelin (Professeure émérite en littérature, Université de Poitiers, directrice de la publication) et Laurent Germain (Coordinateur des politiques publiques, Office français de la biodiversité)
]]>Les Recommencements | Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter, réalisatrices, en dialogue avec Anne Simon | Espace Saint-Michel | Paris | 2 novembre 2026
https://animots.hypotheses.org/52738
Wed, 21 Oct 2026 11:25:04 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52738Projection spéciale du film Les Recommencements, de Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter
En présence des réalisatrices et d’Anne Simon, directrice de recherche CNRS et professeure ENS-PSL (autrice de l’essai de zoopoétique Une bête entre les lignes, 2021, rééd. Gallimard, “Folio Essais”, janv. 2027)
Vétéran de la guerre du Vietnam, Al Moon vit en solitaire sur les terres de sa tribu, en Californie du Nord. À mesure que la violence et les destructions écologiques s’abattent sur la réserve, d’anciennes angoisses refont surface. Al n’a plus le choix : il doit prendre la route pour affronter ce qui le hante, et retrouver les hommes de son bataillon. Chaque rencontre sur le chemin dévoile un pays divisé, aux prises avec ses propres blessures. Affronter la vérité est alors la plus rude des épreuves.
Documentaire Belgique/France – 1h27 – Couleur – Dolby Digital 5.1 – sorti le 21 Octobre 2026
]]>ÀàC 3es Doctorales de la Forêt | Amiens | 2-5 mars 2027 | date limite 20 novembre 2026
https://animots.hypotheses.org/52797
Wed, 21 Oct 2026 11:22:01 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52797
3es Doctorales de la Forêt
Amiens, 2-5 mars 2027
Date limite 20 novembre 2026
A destination des doctorant(e)s de toute discipline dont les recherches portent sur les forêts
Dans la lignée des deux premières éditions qui se sont tenues à Blois en 2023, puis à Poitiers en 2025, ces troisièmes Doctorales de la Forêt, organisées à Amiens par l’UMR EDYSAN (CNRS/université de Picardie Jules Verne) et ses partenaires, ont pour ambition de faire dialoguer des doctorant(e)s de différentes disciplines, des bio-géosciences aux sciences humaines et sociales, dont l’objet d’étude est les forêts et leurs usages.Ces journées ont pour objectifs de favoriser les échanges entre disciplines, de confronter des résultats et de partager les méthodes et approches. Elles permettront également de dresser un état des lieux des problématiques actuellement développées dans la sphère académique et en interaction avec les porteurs d’enjeux dans leur diversité.
S’il s’agit d’accueillir des propositions abordant l’ensemble des thématiques de recherche menées par les doctorant(e)s, pour cette troisième édition, sans que cela soit restrictif, nous porterons une attention particulière aux dynamiques des socio-écosystèmes forestiers face aux (poly)crises. Dans ce cas, les propositions pourront interroger le concept de polycrise appliqué aux socio-écosystèmes forestiers, en tant que combinaison de crises (écologiques, socioéconomiques, voire géopolitiques…) ou perturbations qui, multiples et composées, modifient les trajectoires forestières. Les propositions pourront aussi analyser ces (poly)crises elles-mêmes, leurs natures et leurs interactions ; mesurer les effets de ces (poly)crises sur les différentes composantes des écosystèmes forestiers (faune, flore, sols, micro-climats…), sur la manière de gérer et renouveler les forêts ; ou bien encore s’intéresser aux conséquences en termes de représentations, d’usages et de gouvernance, aux réactions, qu’elles émanent du terrain ou des pouvoirs publics, qu’elles soient techniques, politiques ou juridiques. Les regards croisés, entre disciplines et/ou dans différents contextes géographiques et à différentes échelles temporelles et spatiales, seront particulièrement appréciés. Les propositions pourront porter sur l’une ou l’autre des crises qui affectent les forêts, voire sur plusieurs, à défaut de porter pleinement sur les polycrises, puisque celles-ci seront in fine questionnées à travers la confrontation des différentes interventions, émanant de différentes disciplines.
Notre intérêt se portera sur toutes les formations forestières, des forêts réserves de biodiversité aux forêts productives, en passant par les forêts de loisirs, les forêts sources d’inspiration culturelle ou objets de recherches scientifiques ; des forêts spontanées aux forêts cultivées, qu’elles soient tropicales, tempérées ou boréales, rurales ou urbaines.
Modalités de soumission
Les contributions pourront se faire sous forme de communication orale ou de poster scientifique (format A0), à préciser au moment du dépôt.
Les propositions sont à saisir sur le site internet dédié, dans la rubrique “Soumission des propositions” (voir menu en haut de page). Elles comporteront un titre, des mots-clés et un résumé de 4 000 caractères maximum (espaces compris) présentant la problématique/question de recherche, les méthodes, le terrain et les principaux résultats qui seront exposés lors de l’intervention ou sur le poster.
Date limite de soumission des propositions : 20 novembre 2026
Les propositions seront soumises à évaluation par les membres du comité scientifique. À l’issue de ce processus, l’avis sera adressé aux auteurs, vers fin décembre.
]]>Les Recommencements | Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter, réalisatrices, en dialogue avec Hélène Aji | Espace Saint-Michel | Paris | 27 oct. 2026
https://animots.hypotheses.org/52756
Tue, 20 Oct 2026 10:24:54 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52756Projection spéciale du film Les Recommencements, de Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter
En présence des réalisatrices et d’Hélène Aji, professeure de poésie des États-Unis à l’ENS-PSL, directrice du centre de recherche République des Savoirs
Vétéran de la guerre du Vietnam, Al Moon vit en solitaire sur les terres de sa tribu, en Californie du Nord. À mesure que la violence et les destructions écologiques s’abattent sur la réserve, d’anciennes angoisses refont surface. Al n’a plus le choix : il doit prendre la route pour affronter ce qui le hante, et retrouver les hommes de son bataillon. Chaque rencontre sur le chemin dévoile un pays divisé, aux prises avec ses propres blessures. Affronter la vérité est alors la plus rude des épreuves.
Documentaire Belgique/France – 1h27 – Couleur – Dolby Digital 5.1 – sorti le 21 Octobre 2026
]]>Exposition “Causeries animales” | Forum des Arts et de la Culture de Talence | 6 oct. – 26 déc. 2026
https://animots.hypotheses.org/52660
Sat, 10 Oct 2026 10:52:26 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52660
L’exposition « Causeries animales », présentée au Forum des Arts et de la Culture de Talence (du 6 octobre au 26 décembre 2026), propose une traversée sensible, ludique et poétique à la croisée des arts visuels, de la médiation scientifique et des réflexions contemporaines sur le vivant.
Une immersion au cœur du vivant
Conçue comme une promenade immersive accessible dès le plus jeune âge (dès 4 ans), « Causeries animales » invite à déplacer notre regard anthropocentré pour tendre l’oreille aux langages, présences et récits des animaux qui partagent notre environnement. L’exposition explore les formes multiples de la sensibilité animale, les dynamiques d’habitat et la mémoire des territoires urbains et naturels.
À l’intersection de la recherche scientifique et de la création plastique, le parcours tisse un dialogue entre études de terrain, éthologie, écologie et œuvres d’art contemporain. Il ne s’agit pas seulement d’observer le monde animal comme un sujet d’étude distant, mais d’interroger la possibilité d’un dialogue interspécifique, d’une « causerie » partagée où l’art devient un vecteur d’altérité et d’empathie.
Une sélection artistique plurielle
Le projet rassemble un collectif d’artistes aux démarches engagées, dont les œuvres abordent la faune sous des angles sculpturaux, picturaux, installatifs et sonores :
Christophe Doucet & Gaëlle Guingant Convert
Jean-Christophe Garcia & Karine Rapinat
Maya Andersson & Odile Guichard
Suzanne Husky (dont les travaux questionnent les relations homme-nature et la réhabilitation des écosystèmes, notamment à travers la figure du castor)
Zélie Boulestreau
Chaque démarche plastique apporte un éclairage singulier sur la fragilité des écosystèmes, la poésie des gestes animaux ou encore les hybridations entre imaginaire et réalité scientifique.
Un ancrage Art & Science et une programmation associée
Pensée en partenariat avec la Maison du développement durable de Talence, l’exposition s’accompagne d’un riche volet d’actions médiatives et d’événements satellites :
Rencontres et conférences : Notamment des interventions autour de la biodiversité urbaine avec le photographe animalier Bastien Campistron.
Ateliers et temps scolaires : Un parcours de sensibilisation permettant d’aborder avec les plus jeunes les notions d’empreinte écologique, de respect des espèces et d’écoute du vivant.
Résonances croisées : L’événement fait écho à des initiatives parallèles axées sur la biodiversité et l’écologie du territoire talençais (telles que l’exposition « Talence, éclats de nature urbaine »).
Informations pratiques
Lieu : Forum des Arts et de la Culture, Place Alcala de Henares, Talence.
Dates : Du 6 octobre au 26 décembre 2026.
Horaires : Du mardi au samedi, de 14h00 à 19h00.
]]>Armelle Fémelat, Leïla Jarbouai et Scarlett Reliquet | Rosa Bonheur et les autres. Créer avec les animaux | 2026
https://animots.hypotheses.org/52590
Thu, 08 Oct 2026 16:37:20 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52590
Rosa Bonheur et les autres. Créer avec les animaux
À la croisée de l’histoire de l’art, de l’histoire environnementale, des études animales, des études de genre et des études postcoloniales, cet ouvrage propose une lecture inédite de la création animalière au féminin, au xixe siècle. Prenant pour point de départ la figure de Rosa Bonheur, il rassemble des recherches consacrées à des femmes artistes, scientifiques et professionnelles, ayant vécu, travaillé et créé avec des animaux dans le contexte des sociétés occidentales et des empires coloniaux. Issues d’un colloque organisé à l’occasion de l’exposition « Rosa Bonheur (1822-1899) » présentée au musée des Beaux-Arts de Bordeaux, puis au musée d’Orsay, en 2022-2023, les contributions analysent les représentations animales produites par des femmes, les relations interspécifiques qui nourrissent leurs pratiques, ainsi que les métiers exercés à la frontière de l’art, du spectacle et des sciences naturelles. Elles mettent en lumière le rôle des animaux comme sujets de création, acteurs des processus artistiques et révélateurs des rapports de domination liés au genre, à la classe et au fait colonial. Mobilisant les apports de l’interdisciplinarité et de l’intersectionnalité, ce volume éclaire les liens complexes entre femmes, animaux et pouvoirs, à une époque décisive dans l’histoire des sensibilités envers le vivant et contribue au renouvellement des approches contemporaines de l’art du xixe siècle et de ses héritages.
Dans le cadre de l’exposition Demeure, POUSH et le Campus Condorcet seront ravis de vous accueillir pour le symposium Demeuré.es Vivant.es
Dans un contexte de chute de la biodiversité à l’échelle globale affectant la santé psychologique des individus et groupes humains, resurgit une question qui, millénaires après millénaires, n’aura cessée d’être fondamentale : comment faire face à la perte ? En 2023, Vinciane Despret (Les morts à l’œuvre ), propose de fabriquer un deuil de l’insistance vitale : un deuil qui, à défaut d’enjoindre à l’oubli, inclut les morts dans la communauté des vivants. Il s’agit de faire mémoire avec les morts, qui, en retour, participent à l’entretien des liens qui relient les vivants entre eux. Les pratiques rituelles du deuil dans de nombreuses sociétés traditionnelles avaient pareillement pour fonction de renforcer la cohésion de la communauté.
Déployée dans le cadre de Demeure, l’exposition des œuvres d’artistes dans et en dialogue avec le cimetière de Pantin, ce symposium se propose d’aborder la question funéraire à travers le prisme de l’écologie politique. À partir du plus grand cimetière d’Europe, abritant autant de sépultures que de formes de vies animales, végétales ou microscopiques, et accueillant une variété de rites funéraires issus de traditions culturelles multiples, cette journée nous invite à réfléchir aux liens d’interdépendance qui unissent les vivants aux morts. Il s’agira d’interroger l’impact écologique des rites funéraires et des pratiques rituelles du deuil, en s’intéressant en particulier aux nouvelles pratiques funéraires qui abordent la mort comme processus de transformation susceptible de régénérer à la fois le sol et le corps social.
Nos invité.es, issu.es de milieux académiques, militants et associatifs nous éclaireront ainsi quant aux manières de replacer le corps des défunt.es à l’intérieur d’un écosystème auquel il participe, sur un plan organique et biologique, mais aussi politique et social. Se faisant, pourront émerger des pistes de réflexion quant à une réappropriation de notre rapport à la mort, qu’elle soit humaine ou plus-qu’humaine.
Pensé et organisé par Tilhenn Klapper, avec le soutien et la participation du Campus Condorcet. Avec Firyel Abdeljaouad, Giovanni Aloi, le duo -h-, Vincent Lecompte, Magali Molinié, Grégory Nieuviarts, Marine Prunier, Léa Rivière, et Mathilde Tahar.
I. COMPRENDRE ET TRANSFORMER LES CIMETIÈRES — 10h00-10h30 : Firyel Abdeljaouad, conservatrice du cimetière parisien de Pantin. Rien d’important ne meurt. —10h30-11h15 : Magali Molinié, enseignante-chercheuse en psychologie, Université Paris 8 et Cornell University. Faire communs avec nos morts.es., épaissir nos milieux. > 11h15-11h30 : Pause café
II. RÉINVENTER NOS RITUELS FUNÉRAIRES
— 11h30-12h30 : Grégory Nieuviarts, co-fondateur de la coopérative funéraire de Rennes, en conversation avec Marine Prunier, artiste. — Modération par Tilhenn Klapper — 12h30-13h15 : Duo -h-, artistes et activistes. Pour les vivant.es et les mort.es des rituels entés. > 13h15-14h15 : pause déjeuner — 14h15-15h15 : Léa Rivière, artiste et poétesse. Apprendre à deuillier.
III. REVOIR LES MORTS NON-HUMAINES
— 15h15-16h00 : Mathilde Tahar, chercheuse en philosophie de la biologie, UCL. Deuils et liens chez les non-humains. > 16h00-16h15 : pause café —16h15-17h15 : Vincent Lecompte, artiste et enseignant-chercheur en esthétique, ECLLA – Université de Saint-Étienne. Dans l’œil de l’animal mort. Une prosopopée. — 17h15-18h : Giovanni Aloi, écrivain et enseignant en art, School of the Art Institute of Chicago. The secret death of plants. — Intervention en anglais.
Informations pratiques
Le 27 octobre 2026, de 9h30 à 18h À l’Auditorium 250 au Centre des Colloques du Campus Condorcet — Place du Front populaire, 93300 Aubervilliers Inscription gratuite
Avec le soutien du 19m, Grand partenaire de POUSH.
]]>Premiers usages et transformations de la métaphore écologique (XVIIe–XVIIIe siècles) | Université Sorbonne Nouvelle | Paris | 15-16 oct. 2026
https://animots.hypotheses.org/52497
Wed, 07 Oct 2026 18:07:30 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52497Premiers usages et transformations de la métaphore écologique (XVIIe–XVIIIe siècles)
FR : L’Oeconomia Naturae de Linné (1749) témoigne de l’importance croissante, à l’époque moderne, de nouvelles questions relatives à l’organisation de la nature.
Ces questions prennent forme au sein d’un champ conceptuel plus vaste et en constante évolution, structuré autour des idées d’économie, de maisonnée et d’habitation (oikos). Circulant entre philosophie, théologie, médecine et histoire naturelle, ce vocabulaire permet de penser la nature comme un tout ordonné et habité, dans lequel les êtres vivants — humains compris — occupent des places, remplissent des fonctions et entrent en relation les uns avec les autres comme avec
leur environnement.
Le modèle domestique n’est pourtant ni fixe ni réductible à une simple image de l’harmonie. Il fait apparaître des questions de répartition des ressources et des fonctions, de production et de consommation, de reproduction et de destruction,de dépendance et de domination, de croissance et de limitation, de stabilité et de perturbation. Selon les contextes — de Burnet et Poiret à Wolff, Crusius, Buffon, Blumenbach et Linné lui-même — l’« économie de la nature » peut ainsi désigner la conservation et l’équilibre, mais aussi la rareté, la régulation, la correction et la perte.
Ce colloque se propose de suivre les transformations de ce champ conceptuel aux XVIIe et XVIIIe siècles, avant que Haeckel ne forge, en 1866, le terme d’«écologie». Il mettra l’accent sur les circulations et les recompositions qui s’opèrent alors entre philosophie, théologie, médecine, histoire naturelle et géographie, et sur la manière dont ces différents savoirs contribuent à redéfinir l’ordre de la nature et la place qu’y occupent les êtres vivants.
EN : Linnaeus’s Oeconomia Naturae (1749) signaled the growing prominence, in the early modern period, of new questions about the organization of nature. These questions took shape within a broader and evolving conceptual field structured around the ideas of economy, household, and dwelling (oikos). Moving across philosophy, theology, medicine, and natural history, this vocabulary offered different ways of conceiving nature as an ordered and inhabited whole, in which living beings—including humans—occupied places, performed functions, and entered into relations with one another and with their surroundings.
The household model was neither fixed nor simply a metaphor of harmony. It brought into view the distribution of resources and functions, production and consumption, reproduction and destruction, dependence and domination, growth and limitation, stability and disturbance. In different contexts—from Burnet and Poiret to Wolff, Crusius, Buffon, Blumenbach, and Linnaeus himself—the “economy of nature” could thus encompass preservation and balance, but also scarcity, regulation, correction, and loss.
This conference traces the transformations of this conceptual field across the seventeenth and eighteenth centuries, before Haeckel coined the term ecology in 1866. It focuses on the exchanges and reconfigurations taking place between philosophy, theology, medicine, natural history, and geography, and on the ways in which these different fields of knowledge helped redefine the order of nature and the place of living beings within it.
PROGRAMME / PROGRAM
Jeudi 15 octobre / Thursday, 15 October
14h00 – Accueil et introduction / Welcome and introduction
14h15 – Fabrizio Baldassarri (Università Roma Tre) Œconomy of Nature in 17th-Century Study of Plants and Animals: Excerpts from La Brosse, Malpighi, and some Cartesians
15h05 – Arnaud Pelletier (Université Libre de Bruxelles) Living in a Ruined House: Thomas Burnet and the Habitability of the Earth
15h55 – Pause café / Coffee break
16h20 – Márcio Suzuki (Universidade de São Paulo, en ligne / online) Arbuthnot : la théorie du climat et l’écologie
17h10 – Pause / Break
17h25–19h00 – Table ronde / Round Table
De PHILOMED à Oecologie Philosophie, médecine et économie de la nature
Avec / With :
Delphine Antoine-Mahut (ENS de Lyon / IHRIM)
Marie Gaille (CNRS / République des Savoirs)
Anne-Lise Rey (Université Paris Nanterre / IRePh)
Claire Etchegaray (Université Paris Nanterre / IRePh)
Vendredi 16 octobre / Friday, 16 October
9h30 – Staffan Müller-Wille (University of Cambridge) Oeconomizing nature: Growth and its limitations from Linnaeus to Darwin
10h20 – Christian Leduc (Université de Montréal) Pierre Poiret et l’idée d’économie divine
11h10 – Pause café / Coffee break
11h35 – Tinca Prunea-Bretonnet (Académie roumaine / Université de Bucarest) Crusius on the World as “a Big House Built by God”
12h25 – Stéphane Schmitt (CNRS / AHP-PReST) Espèce et génération chez Buffon et C. F. Wolff
13h15 – Déjeuner / Lunch
14h30 – Stefanie Buchenau (Sorbonne Nouvelle, Paris / ERC Oecologie) The Chain of Being as Household: Blumenbach on the Economy of Nature
15h20 – Pause / Break
15h40 – Charles Wolfe (Université Toulouse – Jean Jaurès, en ligne / online) Diderot: natural history and materialism
16h30–17h00 – Discussion générale et clôture / General discussion and closing remarks
Modération / Chairs : Maxime Barbier et Sven Spaltner (Sorbonne Nouvelle / ERC Oecologie)
Informations pratiques / Practical information
Maison de la Recherche, Université Sorbonne Nouvelle
4 rue des Irlandais, 75005 Paris – salle Mezzanine
18:30-20h00 – 15 octobre 2026 Espace Mendès France 1 place de la Cathédrale – 86000 – Poitiers
Table ronde avec Colette Camelin, professeure émérite en littérature, laboratoire FoReLLIS, université de Poitiers ; Régis Barraud, maître de conférences, géographie, laboratoire Mimmoc, université de Poitiers et Farid Benhammou, géographe, chercheur associé au laboratoire Ruralités, enseignant en classes préparatoires.
Alors que l’érosion de la biodiversité s’accélère, réduire les pressions sur les milieux naturels apparaît insuffisant : il est également urgent d’interroger le regard que nous portons sur le vivant.
Comment trouver la bonne distance entre des animaux sauvages tels que les renards, les chevreuils, les loups et nous,
en respectant la diversité de leurs modes de vie ? Que nous apprennent certaines espèces domestiques, comme des chèvres ou des chiens, en cours de réensauvagement ? Et quelle attitude adopter face à des espèces devenues trop « envahissantes » ? Nos expériences sensibles, les recherches des sciences du vivant et certaines approches philosophiques et littéraires peuvent éclairer ces questions complexes et vitales.
Et aussi
Vendredi 16 octobre · 16h Au Musée Sainte-Croix, Poitiers Visite sur le thème du sauvage
De la Préhistoire au XXe siècle, les collections du musée témoignent d’une exploration artistique constante de la faune et de la flore. Fidèlement représentée, dominée ou idéalisée, la nature révèle au fil des œuvres un rapport mouvant entre les femmes et les hommes et le monde sauvage. En partenariat avec l’Espace Mendès France.
]]>Sonorités du vivant dans la littérature et la musique des XIXe, XXe et XXIe siècles | Sorbonne nouvelle – Université de Lorraine | Paris | 15 et 16 octobre 2026
https://animots.hypotheses.org/52444
Tue, 06 Oct 2026 09:43:13 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52444
Sonorités du vivant dans la littérature et la musique des XIXe, XXe et XXIe siècles
15 et 16 octobre 2026 · Salle Athéna · Maison de la recherche
« Chant de la pluie », « chant de la forêt », « chant du monde », « chant de la terre », « harmonie du monde », « clavecin des prés », « arbres musiciens », « orchestre des animaux » : la métaphore musicale intervient couramment pour exprimer la beauté des univers sonores autres qu’humain. Elle revêt chaque fois un sens différent, mais le fait linguistique demeure, reliant le langage, la sonorité musicale et la perception des phénomènes acoustiques naturels.
Consacré aux représentations des sonorités du vivant dans la littérature et la musique des XIXᵉ, XXᵉ et XXIᵉ siècles, ce colloque interroge chants, bruits, vocalisations, silences et paysages sonores, qui invitent à repenser la place de l’humain dans le monde sonore qu’il habite et qu’il transforme. À la croisée de l’écopoétique, de la zoopoétique, de l’écocritique, des études postcoloniales et des sound studies, il examine aussi les phénomènes d’intermédialité entre texte et musique et les dispositifs qui façonnent les « voix du vivant ».
Les six séances déclinent ces questionnements selon des approches complémentaires : « Écouter le monde : biophonies et chants du monde » s’intéresse aux langues animales et aux sonorités du monde vivant ; « Pratiques scientifiques et artistiques de l’écoute » aux techniques, instruments et formes d’attention ; « Chants de l’oiseau » aux poétiques de la faune aviaire ; « Bruits animaux et modernité » aux bruissements et sensibilités acoustiques modernes ; « La vie en images sonores » aux figures littéraires sonores par lesquelles le vivant est appréhendé ; « Texte et musicalité du vivant » aux relations entre littérature, musique et écoute.
Le colloque envisage ainsi la biophonie non comme une simple esthétique de la nature, mais comme une poétique de la relation, susceptible de renouveler notre manière d’entendre les voix multiples du vivant.
]]>Quelles formes narratives pour l’écologie ? Littérature française et francophone (XIXe-XXIe s.) | Sous la direction de Jean-Paul Engélibert, Alessia Vignoli, Judyta Zbierska-Mościcka | Wydawnictwa Uniwersytetu Warszawskiego | 2026
https://animots.hypotheses.org/52415
Mon, 05 Oct 2026 08:00:08 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52415Quelles formes narratives pour l’écologie ? Littérature française et francophone (XIXe-XXIe s.), Jean-Paul Engélibert, Alessia Vignoli, Judyta Zbierska-Mościcka dir., Wydawnictwa Uniwersytetu Warszawskiego [Presses de ‘université de Varsovie], 2026
Le livre, mobilisant les outils de l’écocritique, de l’écopoétique et des humanités numériques, interroge les formes de la littérature capables d’exprimer les défis de l’écologie. Il analyse diverses stratégies d’une littérature écologiquement sensible, d’un XIX? siecle qui cherchait a saisir la complexité des relations entre l’etre humain et la Nature a la période contemporaine ou elle s’interroge sur son agentivité. On trouvera ici des exemples d’articulation entre science et fiction, d’exploration des échelles temporelles et spatiales, de nouvelles conceptions du lieu, du retour aux formes brèves, de la recherche d’une perspective non anthropocentrique, ainsi que des écopoétiques post- et décoloniales. L’ensemble présente la littérature comme un espace d’expérimentation formelle, capable de renouveler la relation de l’être humain a la Terre et aux autres formes de vie.
Contributions de :
Riccardo Barontini, Marceau Forêt, Judith Sarfati-Lanter, Judyta Zbierska-Mościcka, Marion Grange, Bertrand Guest, Anne Simon, Alba Pessini, Caroline Dumas de Rauly, Frédéric Poupon, Gisèle Bienne, Élisabeth Plas, Colette Camelin, Marie Vigy, Anna Maziarczyk, Natalia Nielipowicz,, Alessia Vignoli, Michał Obszyński, Małgorzata Sokołowicz, Sara Del Rossi
Jakie formy narracji dla ekologii? Literatura francuska i frankofońska (XIX–XXI w.)
Autorzy, wykorzystując narzędzia ekokrytyki, ekopoetyki i humanistyki cyfrowej, badają formy literatury zdolne wyrazić wyzwania ekologii. Analizują różne strategie literatury wrażliwej ekologicznie – od XIX wieku, w którym starano się uchwycić złożoność relacji między człowiekiem a Naturą, po okres współczesny, gdy w literaturze zrodziła się refleksja nad jej sprawczością. Czytelnicy znajdą w tym tomie przykłady powiązań między nauką a fikcją, eksploracji skal czasowych i przestrzennych, nowych koncepcji miejsca, powrotu do form krótkich, poszukiwania perspektywy nieantropocentrycznej, a także ekopoetyk post- i dekolonialnych. Całość przedstawia literaturę jako przestrzeń formalnych eksperymentów, zdolną odnowić relację człowieka z Ziemią i innymi formami życia.
What Narrative Forms for Ecology? French and Francophone Literature (19th–21st Centuries)
Drawing on the methodologies of ecocriticism, ecopoetics, and the digital humanities, this volume investigates literary forms capable of articulating the challenges of ecology. It examines a range of strategies employed by ecologically engaged literature, from the nineteenth century—when writers sought to apprehend the complexity of the relationship between human beings and Nature—to the contemporary period, in which literature reflects upon its own agency. The volume offers examples of the articulation between science and fiction, explorations of temporal and spatial scales, new conceptions of place, a return to shorter forms, and the pursuit of a non-anthropocentric perspective, alongside post- and decolonial ecopoetics. Taken together, these analyses present literature as a space of formal experimentation, one capable of renewing the relationship between human beings, the Earth, and other forms of life.
]]>Jonathan Hope | Escarres / Éditions du Quartz | Les Saisons d’un lac / Seuil | 2026
https://animots.hypotheses.org/52329
Sat, 03 Oct 2026 15:58:04 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52329
Après Ce lac, on retrouve Jonathan Hope avec un inquiétant road novel dans un Nord fantasmé. Usant d’une trame rapide, déconstruite à la Lynch, terrible, il visite à nouveau ses sujets de prédilection, les « paysages élimés par les vivants » et la boréalité. Il nous entraîne dans un récit de glissements, de disparitions et de résurgences. On connait l’auteur pour son usage étonnant de la langue et de la littérature grise. Ici, le point de départ — donc aussi le point de bascule — c’est Le Guide pratique d’identification des dépôts de surface au Québec, qui nous mènera, hallucinés et éblouis, jusqu’aux eskers abitibiens. De cette lecture aux contours oniriques, on ne sort pas tout à fait indemnes, mais assurés du talent incontestable de l’auteur pour nommer le monde en déroute.
C’est l’histoire d’un lac aux eaux troubles, polluées par la ville. Un lac qui, vu d’en haut, ressemble approximativement à un chien, une licorne galopante ou à une sorcière sur un balai.
Dans ce drôle d’inventaire à la croisée de la littérature et des sciences environnementales,
Jonathan Hope tourne librement autour de ce lac et de ses souvenirs.
Un texte plein d’esprit et de poésie, qui détourne les codes des récits sur la nature pour mieux faire réfléchir à notre manière de mettre en mots le vivant.
Jonathan Hope est professeur au département d’études littéraires de l’UQAM. Ses domaines de spécialisation sont le pragmatisme, les lettres et les humanités environnementales. Ce qui l’anime, ce sont les arrangements des vivants, leurs manières de se partager le monde. Ce qui l’intéresse, ce sont les configurations de signes, d’arguments, de documents, de métaphores, de récits, et leurs inscriptions dans le réel. Ce lac est son premier roman.
]]>Yamamoto Masao | Saru | Textuel | 2026
https://animots.hypotheses.org/52266
Sat, 03 Oct 2026 14:34:34 +0000https://animots.hypotheses.org/?p=52266
Délicieux « haïkus photographiques », ode aux facétieux saru (singe en japonais).
Yamamoto Masao développe depuis plusieurs décennies un travail d’une grande délicatesse, empreint d’une grâce et d’une poésie infinies. Encore trop méconnu du public français, il s’impose pourtant comme une figure majeure de la scène japonaise contemporaine. Avec Saru, série qu’il poursuit depuis plus de vingt ans, Yamamoto explore sa fascination pour la nature et notre relation au vivant. Dans le parc de Jigokudani, au cœur de la préfecture de Nagano, il retourne chaque hiver à la rencontre des singes. Dans ce paysage enneigé, il observe les animaux jouer, se témoigner de l’affection ou se réfugier dans les sources d’eau chaude, offrant des scènes d’une troublante humanité. Pourquoi ces singes le fascinent-ils? «Peut-être sont-ils nos véritables professeurs, ceux qui nous rappellent l’essence profonde de l’existence, que l’humanité tend à oublier peu à peu : ce que signifie vraiment vivre», répond le photographe. Selon Yamamoto, ces singes plongés dans les eaux thermales –comme absorbés dans une profonde méditation– reflètent l’image du bouddha Amida. Tels des haïkus photographiques, son œuvre capture un monde fragile.