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Thu, 17 Sep 2026 11:09:03 +0000
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ONU : António Guterres appelle à renforcer la coopération internationale face à « une ère de profonde incertitude »
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Thu, 17 Sep 2026 11:08:40 +0000
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Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a lancé un appel pressant aux gouvernements pour renforcer la coopération internationale face aux menaces mondiales, avertissant que le monde est entré dans « une ère de profonde incertitude ». À l’approche du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), il ...
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Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a lancé un appel pressant aux gouvernements pour renforcer la coopération internationale face aux menaces mondiales, avertissant que le monde est entré dans « une ère de profonde incertitude ». À l’approche du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), il a désigné trois menaces existentielles : le développement incontrôlé de l’intelligence artificielle, la crise climatique et l’aggravation des inégalités.
S’exprimant devant la presse à New York, le chef de l’ONU a détaillé les risques liés à l’intelligence artificielle, reconnaissant son « potentiel considérable » dans les domaines de la santé, de l’éducation et du climat, mais avertissant que le monde « ne pouvait se permettre d’ignorer les préoccupations » liées à une technologie qui progresse plus rapidement que la compréhension de ses risques. Il a insisté sur la nécessité pour les gouvernements de protéger leurs citoyens et sur le caractère indispensable de la coopération mondiale, alors que les inquiétudes grandissent autour d’une course à l’IA entre les États-Unis et la Chine. Selon lui, des pauses volontaires dans le développement de cette technologie seraient inefficaces si elles restaient isolées et limitées à quelques pays, prévenant que « le monde ne peut pas se permettre une course au moins-disant en matière de sécurité de l’intelligence artificielle ».
Cette prise de position intervient dans un contexte international particulièrement tendu, marqué par la guerre en Ukraine, plus de quatre ans après le lancement de l’offensive russe à grande échelle, et par la situation à Gaza. La 81e session de l’Assemblée générale a débuté le 8 septembre, tandis que le débat général de haut niveau doit s’ouvrir le 22 septembre. Le Secrétaire général a réitéré son appel en faveur d’une solution à deux États au Moyen-Orient et d’un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine, tout en reconnaissant la nécessité de réformer les institutions internationales, y compris l’ONU.
Pour l’avenir, António Guterres a souligné que les engagements fondamentaux de l’Organisation en matière de maintien de la paix et de protection des droits humains demeuraient inchangés. « Moderniser nos structures ne doit jamais signifier abandonner nos principes ; cela doit au contraire signifier les appliquer avec encore plus de détermination », a-t-il déclaré. Il a appelé les États membres à respecter plus que jamais la Charte des Nations Unies, à défendre le droit international, à protéger les droits humains, à investir dans le développement durable et à promouvoir la paix. L’Assemblée générale devrait examiner les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine au cours de la semaine prochaine.
Le chef de l’ONU a également mis en avant le Panel scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle, créé sous l’égide des Nations unies. Selon lui, cet organe contribuera aux débats mondiaux en fournissant les meilleures données scientifiques disponibles sur les opportunités et les risques liés à l’IA. Il a plaidé pour l’adoption de garde-fous destinés à renforcer la confiance et à garantir une intelligence artificielle « sûre, transparente et responsable, plaçant la dignité humaine au centre ».
Concernant les conflits en cours, M. Guterres a cité la situation à Gaza et la guerre en Ukraine parmi les principales préoccupations actuelles, exhortant les dirigeants à privilégier « la désescalade, la diplomatie et le dialogue ». « À ce moment crucial pour le Moyen-Orient, la désescalade doit être la priorité numéro un, la priorité numéro deux et la priorité numéro trois », a-t-il affirmé. Il a également appelé toutes les parties impliquées dans le conflit au Moyen-Orient à respecter la liberté de navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb et à veiller à ne pas porter atteinte aux populations civiles, attirant l’attention sur les souffrances de la population palestinienne à Gaza et estimant que « l’annexion de la Cisjordanie par Israël doit cesser ». Concernant l’Ukraine, il a déclaré qu’« aucune issue n’est en vue », appelant à un cessez-le-feu immédiat comme première étape vers « une paix juste, durable et globale ». En conclusion, il a martelé : « La coopération internationale est plus nécessaire que jamais. »
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Chine-Afrique : quand la fin du boom chinois redistribue les cartes du commerce continental
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Thu, 17 Sep 2026 10:59:51 +0000
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Le ralentissement structurel de l’économie chinoise redessine en profondeur les relations commerciales entre Pékin et le continent africain, avec des effets contrastés selon les pays et les secteurs. Selon un rapport publié le lundi 14 septembre par le think tank américain Atlantic Council, cette mutation crée des perdants du côté des producteurs de matières premières ...
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Le ralentissement structurel de l’économie chinoise redessine en profondeur les relations commerciales entre Pékin et le continent africain, avec des effets contrastés selon les pays et les secteurs. Selon un rapport publié le lundi 14 septembre par le think tank américain Atlantic Council, cette mutation crée des perdants du côté des producteurs de matières premières traditionnelles et des gagnants parmi les exportateurs de minerais critiques, tout en accentuant la pression concurrentielle sur les industries manufacturières africaines.
L’OCDE prévoit une croissance du PIB chinois de 4,5 % en 2026 et de 4,3 % en 2027, confirmant une tendance au ralentissement amorcée depuis plusieurs années. Le Bureau politique du Parti communiste chinois a lui-même adopté un ton inquiet en juillet dernier, appelant à soutenir la demande intérieure et à accélérer la transition vers de nouveaux moteurs de croissance. La croissance de 4,3 % enregistrée au deuxième trimestre 2026 constitue le niveau le plus bas depuis fin 2022. Cette faiblesse de la demande intérieure, conjuguée à la stagnation de la consommation et à la baisse des investissements, a rendu l’économie chinoise plus dépendante que jamais de la demande extérieure, gonflant son excédent commercial manufacturier à des niveaux record, notamment vis-à-vis des marchés émergents.
Cette configuration s’inscrit dans un contexte de multiplication des mesures protectionnistes aux États-Unis et en Europe, qui pousse Pékin à réorienter ses exportations vers de nouveaux débouchés. La Chine a cherché à consolider ses relations avec les pays africains en cultivant l’image d’un gigantesque marché pour leurs exportations et d’une source de stabilité économique. Mais l’évolution des dynamiques commerciales met ce récit à rude épreuve : les exportations chinoises vers l’Afrique ont progressé de 25,7 % en 2025 et de 19,3 % depuis le début de 2026, soit une croissance plus rapide que vers toute autre région du monde.
À l’avenir, cette réorientation devrait s’intensifier et remodeler durablement les équilibres économiques du continent sur trois fronts : en tant que marché pour les produits africains, en tant que fournisseur de biens manufacturés et en tant que concurrent sur les marchés tiers. Les économies africaines y font face avec des expositions très variables, selon leurs stades de développement, leurs structures industrielles et leurs mix d’exportation. L’étude de cas des trois plus grands exportateurs du continent vers la Chine, l’Angola, la RD Congo et l’Afrique du Sud, illustre cette diversité d’impacts et annonce des trajectoires divergentes pour les années à venir.
La demande chinoise de pétrole et de matières premières destinées à la construction, comme le minerai de fer, faiblit. Les exportations de pétrole brut angolais vers la Chine ont diminué de moitié en proportion du PIB de l’Angola au cours de la dernière décennie, et la recharge des véhicules électriques en Chine réduit désormais la consommation de carburant de 1,5 à 2 millions de barils par jour. À l’inverse, les exportations congolaises de cuivre et de cobalt, minerais critiques pour la transition énergétique, progressent rapidement, portées par une demande chinoise qui maintient les prix du cuivre à des niveaux très élevés. Les exportations de la RD Congo vers la Chine représentent désormais 25 % du PIB du pays, contre 16 % il y a cinq ans. Pour l’Afrique du Sud, les effets varient selon les minerais : stagnation du minerai de fer et du chrome, affectés par la surcapacité mondiale d’acier liée à la faible demande immobilière chinoise, mais envolée des exportations d’or entre 2022 et 2024, avant un ralentissement des volumes importés par la Chine en 2025 après la flambée des cours du métal jaune.
Elle peut aider les pays africains à remplacer des produits étrangers plus coûteux et contribuer au développement des infrastructures et à une électrification abordable. Mais cet afflux massif soumet les industries africaines établies à une pression concurrentielle accrue, menaçant de perpétuer la dépendance du continent aux exportations de matières premières brutes. C’est précisément pour cette raison que l’Afrique du Sud a pris des mesures de défense commerciale, imposant des droits antidumping sur l’acier chinois et envisageant des droits de douane pouvant atteindre 50 % sur les importations de véhicules en provenance du géant asiatique. Enfin, la concurrence entre la Chine et l’Afrique sur les marchés tiers demeure un risque limité : l’Angola et la RD Congo rivalisent peu avec Pékin, leurs exportations étant dominées par les matières premières brutes. Les exportations sud-africaines chevauchent davantage celles de la Chine, mais le degré de similarité des paniers d’exportation ne représente que la moitié de celui observé avec l’Allemagne, le Japon ou les États-Unis.
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Envois de fonds : l’Afrique a reçu 124,2 milliards de dollars de sa diaspora en 2025, cinq pays captent près des trois quarts des flux
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Thu, 17 Sep 2026 10:54:04 +0000
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L’Égypte, le Nigeria et le Maroc concentrent à eux seuls plus de 60 % des transferts reçus par le continent. Le FIDA alerte sur la dépendance de certaines économies et sur le coût encore prohibitif des envois. Les 46 millions de migrants africains ont transféré 124,2 milliards de dollars vers le continent en 2025, selon ...
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L’Égypte, le Nigeria et le Maroc concentrent à eux seuls plus de 60 % des transferts reçus par le continent. Le FIDA alerte sur la dépendance de certaines économies et sur le coût encore prohibitif des envois.
Les 46 millions de migrants africains ont transféré 124,2 milliards de dollars vers le continent en 2025, selon le rapport Sending Money Home 2026 publié le lundi 14 septembre par le Fonds international de développement agricole (FIDA). Ce montant représente plus du double des investissements directs étrangers reçus par l’Afrique et 18 % de ses exportations totales. L’Égypte arrive en tête des bénéficiaires avec 41,51 milliards de dollars, suivie du Nigeria (22,78 milliards) et du Maroc (13,65 milliards).
Cinq pays seulement, l’Égypte, le Nigeria, le Maroc, l’Éthiopie et le Kenya, captent près des trois quarts des envois de fonds destinés au continent. L’Égypte se hisse au quatrième rang mondial des pays bénéficiaires, derrière l’Inde (150,7 milliards de dollars), le Mexique (64,4 milliards) et les Philippines (41,6 milliards). Le Nigeria conserve sa deuxième place africaine malgré une économie fragilisée, tandis que le Maroc confirme sa position de hub migratoire vers l’Europe. Le Top 10 africain est complété par le Zimbabwe (3,51 milliards), la RD Congo (3,31 milliards), le Sénégal (3,26 milliards), la Tunisie (3,25 milliards) et le Ghana (2,42 milliards). Cette géographie des transferts reflète autant l’importance des diasporas que la profondeur des liens historiques, linguistiques et économiques entre ces pays et leurs pôles d’émigration.
La dépendance aux transferts ne se confond toutefois pas avec les montants absolus. Les ratios entre envois de fonds et PIB les plus élevés concernent la Gambie (22 %), le Liberia (21 %), les Comores (21 %), le Lesotho (21 %) et le Cap-Vert (12 %). Pour ces économies, les transferts constituent une bouée de sauvetage, finançant la consommation courante, l’éducation et la santé. À l’échelle du continent, les envois ont progressé de 86 % depuis 2016, passant de 66,8 milliards à 124,2 milliards de dollars. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement mondial : les transferts vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 728,6 milliards de dollars en 2025, contre 375,6 milliards en 2016. Ils dépassent désormais largement les IDE et représentent plus de quatre fois le montant total de l’aide publique au développement.
La baisse du coût des transferts constitue une avancée réelle mais insuffisante. Le coût moyen d’un envoi de 200 dollars vers l’Afrique via des prestataires non bancaires est passé de 9 % au troisième trimestre 2016 à 7,2 % au troisième trimestre 2025, soit une baisse de 20 % en une décennie. L’Afrique reste néanmoins au-dessus de la moyenne mondiale et affiche un coût régional plus de deux fois supérieur au seuil de 3 % fixé par les Objectifs de développement durable. La numérisation progresse : plus de la moitié des transferts commencent désormais par voie numérique, mais seuls 35 % des services mesurés en 2025 étaient entièrement numériques, de l’envoi à la réception. Les fintechs, néobanques, opérateurs de transfert et opérateurs de téléphonie mobile transforment le marché, sans encore lever tous les obstacles.
La répartition par sous-région révèle des déséquilibres profonds. L’Afrique du Nord concentre 60,2 milliards de dollars, devant l’Afrique de l’Ouest (36,1 milliards), l’Afrique de l’Est (22 milliards), l’Afrique centrale (4,1 milliards) et l’Afrique australe (1,8 milliard). Cette hiérarchie s’explique par l’ancienneté et l’ampleur des diasporas nord-africaines, mais aussi par la proximité géographique avec l’Europe, principale destination des migrants de la région. L’Afrique centrale et australe, moins dotées en réseaux migratoires structurés, restent à l’écart de cette manne financière. Pour les pays du Top 20, les envois de fonds dépassent souvent les recettes d’exportation de produits agricoles ou miniers, ce qui pose la question de la soutenabilité de ces flux en cas de crise économique dans les pays d’accueil.
Le rapport du FIDA insiste sur un point souvent négligé : les transferts ne sont pas des investissements productifs par nature. Ils financent prioritairement la consommation des ménages, la scolarisation des enfants et les dépenses de santé. Leur contribution au développement dépend donc de l’environnement institutionnel et financier des pays bénéficiaires. En l’absence de systèmes bancaires inclusifs et de mécanismes d’épargne accessibles, une part importante de ces flux reste hors du circuit formel. La baisse des coûts, la digitalisation et la concurrence entre opérateurs constituent des leviers essentiels pour canaliser ces ressources vers l’investissement. Mais tant que les frais de transfert resteront supérieurs au seuil de 3 % fixé par les ODD, une partie de la valeur créée par les migrants africains continuera de se perdre en route, au détriment des familles et des économies qui en dépendent.
Top 20 des pays africains bénéficiaires des envois de fonds des migrants en 2025 :
1-Égypte (41,51 milliards de dollars)
2-Nigeria (22,78 milliards)
3-Maroc (13,65 milliards)
4-Éthiopie (7,13 milliards)
5-Kenya (5 milliards)
6-Zimbabwe (3,51 milliards)
7-RD Congo (3,31 milliards)
8-Sénégal (3,26 milliards)
9-Tunisie (3,25 milliards)
10-Ghana (2,42 milliards)
11-Algérie (1,79 milliard)
12-Côte d’Ivoire (1,77 milliard)
13-Ouganda (1,42 milliard)
14-Soudan du Sud (1,17 milliard)
15-Tanzanie (1,12 milliard)
16-Mali (1,06 milliard)
17-Liberia (1,01 milliard)
18-Afrique du Sud (1 milliard)
19-Cameroun (690 millions)
20-Niger (650 millions)
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Télécoms : Washington mise 99,6 millions de dollars sur Africell pour contenir Huawei en Afrique
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Tue, 15 Sep 2026 11:15:27 +0000
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L’administration de Donald Trump va accorder un prêt de 99,6 millions de dollars à l’opérateur Africell, via l’Export-Import Bank of the United States (EXIM). Ce financement doit permettre à l’entreprise d’acquérir des technologies auprès de fournisseurs américains et alliés, principalement pour ses activités en Angola. L’opération vise explicitement à offrir une alternative aux équipements du ...
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L’administration de Donald Trump va accorder un prêt de 99,6 millions de dollars à l’opérateur Africell, via l’Export-Import Bank of the United States (EXIM). Ce financement doit permettre à l’entreprise d’acquérir des technologies auprès de fournisseurs américains et alliés, principalement pour ses activités en Angola. L’opération vise explicitement à offrir une alternative aux équipements du chinois Huawei, qui domine le marché africain des infrastructures télécoms.
Selon Counterpoint Research, Huawei détient environ 52 % du marché africain des infrastructures 5G et aurait fourni plus de la moitié des équipements 4G et 5G du continent. Le prêt américain doit donc financer le déploiement des dernières technologies de réseaux mobiles par Africell, présenté comme le seul opérateur télécoms détenu par des intérêts américains en Afrique. Le groupe, fondé en 2001, revendique environ 15 millions de clients en Angola, en Gambie, en République démocratique du Congo et en Sierra Leone. En Angola, il a déjà mis en place un centre de données reposant sur des technologies de HP, Nokia, Dell et Oracle. L’objectif affiché par Washington est de réduire la dépendance du continent aux solutions chinoises.
Cette initiative prolonge l’initiative Clean Network, lancée durant le premier mandat de Donald Trump, qui visait à écarter les technologies, applications et opérateurs chinois des infrastructures américaines et de celles des pays alliés. Huawei est depuis soumis à de lourdes sanctions américaines, Washington l’accusant de pouvoir faciliter l’espionnage des utilisateurs, des accusations que l’équipementier rejette. En 2022, l’ancienne secrétaire d’État adjointe américaine Wendy Sherman avait estimé, lors d’une visite dans les bureaux d’Africell Angola, que les pays recourant aux technologies Huawei pouvaient compromettre leur souveraineté et leurs données. La stratégie américaine s’étend désormais à l’intelligence artificielle, aux centres de données, au stockage, au cloud et aux réseaux, domaines dans lesquels Pékin défend une lecture opposée.
La concurrence entre Washington et Pékin ne porte plus seulement sur les équipements de téléphonie. Elle s’étend aux infrastructures de données, aux services numériques et aux solutions destinées à élargir l’accès à internet. Chaque fournisseur dispose ainsi de plusieurs points d’entrée dans les économies africaines. Le financement d’Africell pourrait servir de test pour d’autres opérations du même type, alors que l’administration américaine cherche à élargir l’offre technologique occidentale sur le continent. À terme, la bataille se jouera sur la capacité des uns et des autres à accompagner la souveraineté numérique africaine, entre dépendance technologique et partenariats stratégiques.
Africell dispose déjà d’un ancrage continental et d’un historique de financement américain. En 2018, il avait obtenu un prêt de 100 millions de dollars de l’Overseas Private Investment Corporation, devenue depuis la Development Finance Corporation, pour développer ses infrastructures de communication. L’opérateur intervient également dans l’écosystème numérique : avec le PNUD, il participe à l’initiative Timbuktoo dans des espaces d’innovation destinés aux jeunes entrepreneurs en Sierra Leone et en Gambie, auxquels il fournit internet haut débit, équipements 4G MiFi et dispositifs connectés.
De son côté, Huawei continue d’intervenir sur des besoins très différents. En Guinée équatoriale, l’équipementier accompagne l’opérateur public GETESA dans un programme de six mois destiné à accroître la capacité du réseau, améliorer les débits et réduire les interruptions. En Éthiopie, son partenariat avec Ethio Telecom couvre désormais l’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité, l’Internet des objets et les centres de données. Au Malawi, il propose des solutions compactes et alimentées à l’énergie solaire pour réduire le coût du déploiement dans les zones rurales. Ces projets montrent que la compétition ne se limite pas aux réseaux mobiles : elle structure désormais l’ensemble de l’écosystème numérique africain.
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Mohammed ben Salmane au Caire : une visite sous tension régionale
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Tue, 15 Sep 2026 10:56:23 +0000
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Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est arrivé au Caire ce mardi 15 septembre 2026 pour une visite officielle, où il doit s’entretenir avec le président Abdel Fattah Al-Sissi. Cette rencontre intervient dans un contexte d’escalade militaire au Yémen, où les rebelles houthistes ont lancé une offensive éclair sur le détroit de Bab el-Mandeb ...
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Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est arrivé au Caire ce mardi 15 septembre 2026 pour une visite officielle, où il doit s’entretenir avec le président Abdel Fattah Al-Sissi. Cette rencontre intervient dans un contexte d’escalade militaire au Yémen, où les rebelles houthistes ont lancé une offensive éclair sur le détroit de Bab el-Mandeb et frappé plusieurs villes du sud de l’Arabie saoudite.
Selon le communiqué de la présidence égyptienne publié la veille, le programme de la visite prévoit un entretien en tête-à-tête entre les deux dirigeants, suivi d’une réunion élargie entre les délégations égyptienne et saoudienne. Les discussions porteront sur les moyens de renforcer les relations bilatérales dans divers domaines, ainsi que sur un échange de vues concernant les évolutions régionales et internationales d’intérêt commun. Cette visite s’inscrit dans une séquence diplomatique intense entre Le Caire et Riyad, marquée par une série de consultations de haut niveau ces dernières semaines.
Le contexte de cette rencontre est celui d’une dégradation sécuritaire majeure dans la péninsule Arabique. Les houthistes ont mené ces derniers jours une offensive éclair sur le détroit de Bab el-Mandeb, point de passage stratégique pour le commerce mondial, et ont frappé quatre villes du sud de l’Arabie saoudite, à savoir Abha, Khamis Mushait, Jizan et Najran. Selon la coalition militaire dirigée par Riyad, ces attaques de missiles et de drones ont fait au moins 73 blessés. L’Arabie saoudite, qui soutient les forces gouvernementales yéménites, se trouve ainsi directement visée sur son territoire.
La visite de Mohammed ben Salmane au Caire pourrait déboucher sur un renforcement de la coordination sécuritaire entre les deux pays. L’Egypte, qui a déjà condamné les attaques visant le Royaume, devrait réaffirmer son soutien plein et entier à Riyad face aux menaces pesant sur sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale. Les deux capitales cherchent également à consolider leur coopération institutionnelle et à explorer les voies de désescalade régionale, dans un environnement où les tensions entre l’Iran et ses adversaires régionaux continuent de structurer les équilibres du Moyen-Orient.
La veille de l’annonce de cette visite, Mohammed ben Salmane avait reçu à Djeddah l’amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), pour évoquer la situation régionale, selon l’agence de presse saoudienne SPA. Cette rencontre témoigne de l’imbrication des enjeux sécuritaires entre Riyad, Washington et Le Caire. Dimanche, en marge du 18ᵉ sommet des BRICS tenu à New Delhi, le ministre égyptien des affaires étrangères Badr Abdelatty s’était déjà entretenu avec son homologue saoudien, le prince Faisal ben Farhan, pour réitérer la condamnation par l’Egypte des attaques visant le Royaume.
Cette séquence diplomatique illustre la centralité de l’axe Le Caire-Riyad dans les équilibres régionaux. Pour l’Egypte, le soutien à l’Arabie saoudite constitue un pilier de sa politique étrangère, tant sur le plan sécuritaire que sur le plan économique, les deux pays entretenant des relations étroites à tous les niveaux. Pour Riyad, l’appui du Caire, poids lourd démographique et militaire de la région, représente un contrepoids important face aux menaces houthies et à l’influence iranienne. La visite du prince héritier saoudien dans la capitale égyptienne s’inscrit donc dans une logique de solidarité stratégique face à un environnement régional de plus en plus instable.
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Intelligence artificielle : la Fondation Gates mise 1 milliard de dollars pour une révolution plus équitable
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Tue, 15 Sep 2026 10:47:38 +0000
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La Fondation Gates a annoncé mardi à Seattle un investissement d’au moins 1 milliard de dollars sur deux ans pour promouvoir une intelligence artificielle plus équitable, prioritairement dans la santé, l’éducation et l’agriculture. Ce financement accompagne la publication du dixième rapport annuel « Goalkeepers », intitulé « Faites en sorte que cela compte : l’IA, ...
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La Fondation Gates a annoncé mardi à Seattle un investissement d’au moins 1 milliard de dollars sur deux ans pour promouvoir une intelligence artificielle plus équitable, prioritairement dans la santé, l’éducation et l’agriculture.
Ce financement accompagne la publication du dixième rapport annuel « Goalkeepers », intitulé « Faites en sorte que cela compte : l’IA, l’équité et les choix que nous ne pouvons plus repousser ». Le document souligne que les décisions prises aujourd’hui détermineront qui profitera des avancées de l’IA et à quelles conditions. La Fondation Gates met en garde contre une évolution dictée uniquement par les intérêts commerciaux, rappelant que les populations les plus vulnérables sont souvent celles qui ont le moins de moyens d’influencer les orientations technologiques. Selon Bill Gates, « l’IA pose le même défi, mais à un rythme bien plus rapide », appelant à ce que les outils développés répondent aussi aux besoins des plus démunis.
Le contexte de cette annonce est celui d’une accélération mondiale de l’IA, dominée par quelques acteurs privés et des modèles entraînés majoritairement sur des données anglophones. Plus de 90 % des données ayant servi à entraîner les premiers grands modèles linguistiques provenaient de sources anglophones, ce qui limite la représentation de nombreuses communautés, notamment en Afrique. Cette asymétrie risque de reproduire, voire d’aggraver, les fractures existantes en matière d’accès au savoir, aux soins et aux opportunités économiques. La Fondation Gates s’inscrit dans une dynamique de philanthropie technologique qui vise à corriger ces biais dès la conception des outils.
À court terme, il s’agit de soutenir des initiatives utilisant déjà l’IA dans les établissements de santé, les salles de classe et les exploitations agricoles. À moyen terme, la Fondation veut favoriser des solutions adaptées aux réalités locales et disponibles dans un plus grand nombre de langues. À long terme, l’enjeu est de permettre aux médecins, enseignants, agriculteurs et développeurs locaux de disposer des compétences et des moyens nécessaires pour évaluer et adapter les outils d’IA à leurs propres besoins. L’organisation appelle les gouvernements, les entreprises technologiques et les acteurs philanthropiques à contribuer à cet effort.
Quarante pour cent de l’enveloppe seront consacrés à l’éducation, notamment pour développer des outils capables de personnaliser l’apprentissage et d’appuyer le travail des enseignants. Quarante pour cent iront à la santé, avec des applications destinées au diagnostic, à la prise de décision clinique, aux soins maternels et néonatals et à la recherche de médicaments et de vaccins. L’agriculture bénéficiera de 10 % des financements, pour fournir aux petits exploitants des conseils adaptés à leurs cultures, à leurs sols et aux conditions météorologiques. Les 10 % restants serviront à renforcer les infrastructures et les données numériques nécessaires à une IA plus inclusive.
Sans données représentatives et sans compétences locales, l’IA risque de rester un outil conçu par et pour les pays riches. La Fondation Gates insiste sur la nécessité de mesurer le succès de cette technologie non seulement à sa performance, mais aussi à son impact sur les populations qui ont le plus à y gagner. « Nous pouvons mettre l’IA au service du bien commun. Mais cela ne se fera pas tout seul », avertit Bill Gates.
Enfin, cette initiative intervient dans un paysage où les débats sur la régulation de l’IA et sur le partage des bénéfices technologiques s’intensifient. Si la Fondation Gates ne peut à elle seule corriger les déséquilibres structurels, son engagement financier et son plaidoyer constituent un signal fort. Il reste à voir si les gouvernements et les entreprises suivront, et si les populations africaines, souvent reléguées au rang de simples consommatrices de technologies, pourront devenir actrices de cette révolution.
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Cameroun : la Banque islamique de développement mise sur le privé pour accélérer la diversification
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Tue, 15 Sep 2026 10:27:58 +0000
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La Banque islamique de développement (BID) a réaffirmé, lundi à Yaoundé, sa volonté d’accompagner le Cameroun dans la diversification de son économie et le développement de son secteur privé. À la clé, de nouveaux financements et partenariats, dont un montant global de 137 millions d’euros, et un Cadre d’engagement national en préparation pour la période ...
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La Banque islamique de développement (BID) a réaffirmé, lundi à Yaoundé, sa volonté d’accompagner le Cameroun dans la diversification de son économie et le développement de son secteur privé. À la clé, de nouveaux financements et partenariats, dont un montant global de 137 millions d’euros, et un Cadre d’engagement national en préparation pour la période 2027-2029.
Réunissant plus de 500 participants issus du gouvernement, du secteur privé, des institutions financières, des chambres de commerce et des partenaires au développement, la Journée du Groupe de la BID au Cameroun a permis de décliner les instruments dont dispose l’institution pour soutenir l’investissement, le commerce, l’assurance, la finance islamique et le renforcement des capacités. Plusieurs accords ont été signés entre la BID et l’État camerounais, tandis que des lettres d’intention ont été conclues entre la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD) et des partenaires financiers camerounais. Les échanges ont porté sur les partenariats public-privé, les infrastructures vertes, les énergies renouvelables, le financement des petites et moyennes entreprises ainsi que le développement du capital humain, avec une attention particulière portée à l’emploi des jeunes et des femmes.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où le Cameroun cherche à accélérer la transformation structurelle de son économie, conformément à sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Le pays mise sur la diversification de sa base productive, l’amélioration des infrastructures, la création d’emplois et une plus grande mobilisation des investissements privés. L’accès au financement demeure toutefois l’un des principaux obstacles au développement des PME camerounaises, un enjeu qui a occupé une place centrale dans les discussions.
Pour la prochaine étape, le Groupe de la BID prépare un Cadre d’engagement national (CEF) pour la période 2027-2029. Ce document devra être articulé avec la SND30 et le nouveau Cadre stratégique décennal du Groupe. À travers ce futur cadre, l’institution souhaite inscrire son intervention dans une approche plus globale et programmatique, en combinant financement des infrastructures, soutien au secteur privé, développement du commerce et investissement dans le capital humain. Pour Yaoundé, l’enjeu consiste désormais à transformer ces engagements financiers et institutionnels en investissements capables de soutenir une croissance plus diversifiée, inclusive et durable, tout en améliorant l’environnement des affaires et les perspectives d’emploi.
Le partenariat entre le Cameroun et la BID s’inscrit dans la durée. Depuis l’adhésion du pays à la Banque en 1977, environ 4,2 milliards de dollars de financements ont été approuvés en faveur de projets bénéficiant à la population camerounaise. La Journée a également mis en avant les interventions des différentes entités du Groupe, notamment l’ICD, la Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC), la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (ICIEC), l’Institut de la BID et le Fonds pour la vie et les moyens de subsistance (LLF).
Des rencontres bilatérales entre représentants du Groupe de la BID, entrepreneurs, investisseurs et institutions financières ont par ailleurs permis d’identifier des opportunités concrètes de coopération et de partenariats. La BID a réaffirmé sa disponibilité à poursuivre sa coopération avec les autorités camerounaises et le secteur privé afin d’élargir les opportunités d’investissement et de commerce et de consolider les partenariats stratégiques. Reste à savoir si ces engagements se traduiront par des décaissements effectifs et des projets mesurables, condition sine qua non pour que la diversification tant attendue de l’économie camerounaise ne demeure pas un objectif de papier.
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Djibouti signe les accords Artemis et devient le 72e pays engagé dans l’exploration spatiale responsable
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Tue, 15 Sep 2026 10:14:16 +0000
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Djibouti a signé lundi les accords Artemis, devenant ainsi le 72e pays à adhérer à ce cadre international promu par les États-Unis pour encadrer l’exploration pacifique et responsable de l’espace. La cérémonie s’est tenue au siège de la NASA à Washington, en présence notamment du vice-administrateur de l’agence spatiale américaine, Matthew Anderson, et du secrétaire ...
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Djibouti a signé lundi les accords Artemis, devenant ainsi le 72e pays à adhérer à ce cadre international promu par les États-Unis pour encadrer l’exploration pacifique et responsable de l’espace. La cérémonie s’est tenue au siège de la NASA à Washington, en présence notamment du vice-administrateur de l’agence spatiale américaine, Matthew Anderson, et du secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines, Frank Garcia.
L’accord a été signé au nom de la République de Djibouti par son ambassadeur aux États-Unis, Mohamed Siad Douale. En rejoignant ce cadre, le pays s’engage à respecter les principes établis pour favoriser une activité spatiale civile durable, conformément aux objectifs définis par le département d’État américain et la NASA, qui assurent la promotion et la mise en œuvre de ces engagements.
Les accords Artemis ont été établis en 2020 par les États-Unis et sept autres pays comme un ensemble de principes pratiques destinés à encadrer l’exploration responsable de l’espace. Cette adhésion s’inscrit dans le prolongement de la coopération entre Djibouti et Washington dans le domaine spatial. Le pays avait notamment participé en avril 2026 à une réunion de formation technique et réglementaire organisée dans le cadre des relations entre les États-Unis et l’Afrique.
Avec cette signature, Djibouti renforce sa position dans un secteur en pleine expansion sur le continent. Plusieurs pays africains développent progressivement leurs capacités spatiales, notamment à travers des satellites destinés aux télécommunications, à l’observation de la Terre, à la gestion des ressources et à la recherche scientifique. Cette dynamique pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de coopération internationale et de développement technologique pour la région.
Djibouti dispose déjà d’une première expérience dans le domaine satellitaire. Ses deux premiers satellites ont été lancés depuis la base spatiale de Vandenberg, aux États-Unis, respectivement en 2023 et 2024, selon le département d’État. Cette trajectoire illustre l’ambition croissante de ce petit État de la Corne de l’Afrique, qui cherche à diversifier ses partenariats stratégiques et à se positionner comme un acteur émergent dans le domaine spatial.
L’adhésion de Djibouti aux accords Artemis intervient dans un contexte où la course à l’espace se mondialise et où les pays africains cherchent à ne pas rester en marge de cette dynamique. Si les retombées concrètes de cette signature restent à préciser, elle témoigne d’une volonté politique de s’inscrire dans les cadres internationaux qui structureront l’exploration spatiale des prochaines décennies.
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Mali : l’armée revendique des frappes ciblées contre des groupes terroristes à Dioura et Tessalit
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Tue, 15 Sep 2026 03:58:38 +0000
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Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir mené des frappes précises dans deux localités distinctes du pays, neutralisant un groupe de terroristes ainsi que des armements, selon un communiqué officiel relayé par l’état-major. À Dioura, dans la région de Mopti, des combattants dissimulés sous un couvert végétal ont été ciblés, tandis qu’un site logistique ...
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Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir mené des frappes précises dans deux localités distinctes du pays, neutralisant un groupe de terroristes ainsi que des armements, selon un communiqué officiel relayé par l’état-major. À Dioura, dans la région de Mopti, des combattants dissimulés sous un couvert végétal ont été ciblés, tandis qu’un site logistique et militaire a été détruit dans la périphérie de Tessalit, dans la région de Kidal. L’armée présente ces opérations comme un succès dans sa lutte contre les groupes armés qui sévissent sur une large partie du territoire.
Selon les autorités militaires maliennes, l’opération menée près de Dioura a permis de neutraliser des terroristes qui tentaient de se soustraire aux frappes en fuyant les zones visées. L’état-major affirme que les mouvements de fuite ont été anticipés et que les combattants ont été traités avant de pouvoir se disperser. À Tessalit, plus au nord, c’est un site abritant d’importants matériels logistiques et de guerre qui a été la cible des frappes. Ces deux actions s’inscrivent dans une dynamique opérationnelle que l’armée présente comme méthodique, visant à dégrader les capacités de nuisance des groupes jihadistes et à reprendre le contrôle des espaces ruraux et sahéliens.
Ces frappes interviennent dans un contexte sécuritaire durablement dégradé au Mali, où les groupes jihadistes liés à al-Qaïda et à l’État islamique étendent leur influence depuis plus d’une décennie. Depuis le retrait de la force française Barkhane et la fin de la mission onusienne de la MINUSMA, l’armée malienne, appuyée par des partenaires russes, a multiplié les opérations de reconquête, souvent au prix de pertes civiles documentées par des organisations internationales. L’opération Dougoukoloko, dans laquelle s’inscrivent ces frappes, est présentée par Bamako comme une vaste campagne de restauration de la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire national, un discours qui résonne particulièrement dans un pays où la question de l’autorité centrale sur les périphéries reste centrale.
Si les autorités maliennes célèbrent ces succès tactiques, la question de leur portée stratégique demeure posée. Les groupes jihadistes ont montré une capacité de résilience et de redéploiement rapide après chaque offensive. La reconquête durable des territoires passe moins par des frappes ponctuelles que par la capacité de l’État à y rétablir des services publics, une gouvernance locale et une protection des populations. Or, dans plusieurs zones du centre et du nord, les populations continuent de subir des exactions de tous ordres, qu’elles proviennent des groupes armés ou des forces de sécurité. Les prochains mois diront si l’opération Dougoukoloko se traduit par une stabilisation réelle ou par un simple déplacement de la menace.
La communication de l’état-major malien sur ces opérations s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des succès militaires et de légitimation de l’action des FAMa auprès de l’opinion nationale. Les communiqués mentionnent systématiquement des bilans humains et matériels, sans toutefois permettre une vérification indépendante sur le terrain, les zones concernées étant souvent inaccessibles aux médias et aux organisations humanitaires. Cette opacité nourrit un débat récurrent sur la crédibilité des bilans officiels et sur le respect du droit international humanitaire dans la conduite des opérations. Pour les observateurs, l’enjeu dépasse la seule dimension militaire : il touche à la confiance des populations, à la reconstruction du contrat social et à la capacité de l’État malien à imposer son autorité sans recourir exclusivement à la force.
Au-delà des frappes annoncées, la résolution durable de la crise malienne ne pourra faire l’économie d’une approche politique, incluant le dialogue avec certaines franges armées, la lutte contre les trafics et la pauvreté, ainsi que la réforme du secteur de la sécurité. Les succès militaires, aussi nombreux soient-ils, ne suffiront pas à éteindre une insurrection enracinée dans des griefs profonds et alimentée par des dynamiques régionales complexes. La véritable victoire, si elle advient, se mesurera moins au nombre de terroristes neutralisés qu’à la capacité des Maliens à vivre en paix dans un État qui protège et rend justice.
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ONU : les BRICS réclament une représentation géographique plus équitable
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Mon, 14 Sep 2026 11:03:22 +0000
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Réunis à New Delhi pour leur 18e sommet, les dirigeants des BRICS ont exigé une refonte en profondeur des Nations unies et des institutions de Bretton Woods. Dans une déclaration commune, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud réclament une représentation géographique équitable au sein des secrétariats onusiens et des postes ...
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Réunis à New Delhi pour leur 18e sommet, les dirigeants des BRICS ont exigé une refonte en profondeur des Nations unies et des institutions de Bretton Woods. Dans une déclaration commune, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud réclament une représentation géographique équitable au sein des secrétariats onusiens et des postes de direction, dénonçant une gouvernance mondiale figée dans un ordre dépassé.
Le texte issu du sommet ne se limite pas à des principes généraux. Il cible explicitement l’article 101 de la Charte des Nations unies, qui impose un recrutement fondé sur une répartition géographique aussi large que possible. Les BRICS pointent une sous-représentation persistante des pays en développement, y compris aux échelons décisionnels. Ils rappellent qu’aucune femme n’a jamais occupé le poste de secrétaire générale de l’ONU et que, depuis plus de 80 ans, un seul ressortissant d’Amérique latine et des Caraïbes, deux Africains et deux Asiatiques ont accédé à cette fonction. Cette concentration des postes clés entre les mains d’un petit nombre d’États, selon eux, mine la légitimité du système multilatéral.
Cette offensive s’inscrit dans une dynamique de fond. Depuis la création des BRICS en 2006, le bloc n’a cessé de réclamer une refonte de la gouvernance mondiale héritée de l’après-Seconde Guerre mondiale. Les pays du Sud global, qui représentent la majorité de la population mondiale et une part croissante du PIB global, restent marginalisés dans les instances décisionnelles du FMI, de la Banque mondiale et de l’OMC. La guerre en Ukraine et les sanctions occidentales contre la Russie ont accentué cette fracture, poussant Pékin, Moscou et leurs partenaires à accélérer leur quête d’un ordre multipolaire.
À court terme, cette déclaration risque de rester lettre morte. Les réformes du Conseil de sécurité ou des quotes-parts du FMI exigent l’accord des puissances occidentales, qui détiennent de facto un droit de veto. Mais à moyen terme, la pression pourrait s’intensifier. L’élargissement des BRICS à de nouveaux membres, déjà engagé, pourrait transformer le bloc en une plateforme de contestation